Chapitre 16. Le communisme derrière l’environnementalisme (1re partie)

Le spectre du communisme n'a pas disparu avec la désintégration du Parti communiste en Europe de l'Est
Par Équipe éditoriale des "Neuf commentaires sur le Parti communiste"
13 mai 2020
Mis à jour: 16 mai 2020

Epoch Times publie, sous forme de série, un nouvel ouvrage, Comment le spectre du communisme dirige le mondetraduit du chinois et écrit par les auteurs des Neuf Commentaires sur le Parti communiste.

 

Table des matières

Introduction
1. Les racines communistes de l’environnementalisme
a. Les trois phases de l’environnementalisme
b. Environnementalisme et marxisme : des racines communes
c. Le marxisme écologique
d. Le socialisme écologique
e. Politique verte : quand le rouge devient vert
f. Écoterrorisme
g. Greenpeace : une histoire pas du tout pacifique
2. Le mythe du consensus sur les changements climatiques
a. Brève histoire du « consensus » dans la science du climat
b. Établir un dogme dans la communauté scientifique
Références

* * *

Introduction

La Terre est le milieu de vie de l’humanité ; elle la nourrit, lui fournit des ressources et les conditions pour son développement. Elle a permis à l’humanité de s’épanouir depuis des milliers d’années.

L’humanité a une relation étroite avec l’environnement naturel. La culture traditionnelle chinoise et la culture occidentale mettent toutes deux l’accent sur la relation symbiotique favorable entre l’homme et la nature. Comme l’a écrit l’ancien philosophe chinois Dong Zhongshu dans Riche rosée du classique Printemps et automnes, « Tout sur Terre a été créé pour le bien de l’homme ». [1] Le sens est que le but du Créateur était d’offrir des conditions favorables à la vie pour l’humanité et que tout ce qui est sur Terre peut être utilisé par l’homme. En même temps, les gens doivent suivre les principes du Ciel et de la Terre dans leur vie, et donc utiliser tout avec modération et maintenir et sauvegarder de manière proactive l’environnement naturel dans lequel les êtres humains doivent vivre.

La culture traditionnelle occidentale affirme que le Créateur fournit l’environnement naturel aux êtres humains et leur demande de le gérer. Ainsi, l’homme doit chérir et faire bon usage de l’environnement naturel. Dans la philosophie de la culture traditionnelle chinoise, il y a un équilibre à travers tout, et l’homme éviter d’endommager l’environnement. La doctrine confucéenne du juste milieu stipule que « c’est ce même système de lois par lequel toutes les créatures sont produites et se développent chacune dans son ordre et son système sans se blesser les unes les autres ; que les opérations de la nature suivent leur cours sans conflit ni confusion ». [2]

Les gens de la Chine ancienne accordaient une grande importance à la protection de l’environnement. Selon les archives historiques, à l’époque de Yu le Grand : « Pendant les trois mois du printemps, les gens n’amenaient pas de hache pour aller dans la forêt, afin que celle-ci puisse prospérer. Pendant les trois mois d’été, les gens ne mettaient pas de filets dans les rivières pour que les poissons puissent se reproduire. » [3]

Zengzi, un érudit confucéen, a écrit : « Le bois ne pouvait être coupé qu’aux bonnes saisons, et les animaux ne pouvaient être abattus qu’au bon moment. » [4] Ceci démontre la conception traditionnelle chinoise de modération en toutes choses, et du respect et de la protection de l’environnement naturel.

Après la révolution industrielle, la pollution a causé de graves dommages écologiques et les sociétés occidentales ont commencé à prendre conscience du problème. Après la mise en place de lois et de normes de protection de l’environnement, la pollution industrielle a été traitée efficacement et la qualité de l’environnement s’est grandement améliorée. Ce faisant, le public a été largement sensibilisé à la protection de l’environnement et a reconnu que cette protection était un objectif légitime.

Il faut distinguer plusieurs idées : la protection de l’environnement, les mouvements écologistes et l’environnementalisme. La protection de l’environnement, comme son nom l’indique, vise à protéger l’environnement. Depuis le début de la civilisation humaine, les gens ont compris la nécessité de le faire, et cela n’avait rien à voir avec une idéologie politique particulière.

Le mouvement écologiste est un mouvement social et politique autour des questions environnementales. Son objectif premier est de changer les politiques environnementales, ainsi que la pensée et les habitudes du public, par le biais de mouvements de masse, d’agitation politique et de l’influence des médias. L’environnementalisme est une philosophie et une idéologie qui met l’accent sur la nécessité de protéger l’environnement et la coexistence harmonieuse entre la société humaine et la nature. Les motivations qui sous-tendent la protection de l’environnement et l’environnementalisme ne sont pas les mêmes que celles du communisme – mais les communistes excellent à détourner les mouvements de masse et à les manipuler à leur avantage. Ainsi, nous constatons que depuis les débuts de l’environnementalisme moderne, les communistes ont systématiquement procédé au détournement du mouvement.

Les questions qui entourent l’environnementalisme aujourd’hui sont extrêmement complexes : le mouvement a utilisé une rhétorique sensationnaliste et le désir sincère des gens de protéger l’environnement pour créer un mouvement politique mondial. De nombreux participants sont bien intentionnés, ont le sens de la justice et se soucient réellement de l’avenir de l’humanité.

Cependant, ce que beaucoup ne reconnaissent pas, c’est la façon dont les communistes utilisent l’environnementalisme pour revendiquer une position morale élevée dans le but de promouvoir leur propre programme. C’est ainsi que la protection de l’environnement est devenue hautement politisée, poussée à l’extrême et même transformée en une pseudo religion – mais sans les fondements moraux traditionnels. Une propagande trompeuse et diverses mesures politiques obligatoires sont devenues dominantes, transformant l’environnementalisme en une sorte de « communisme léger ».

Ce chapitre se concentre sur la façon dont l’environnementalisme en tant qu’idéologie en est venu à être lié au communisme, et comment le mouvement écologiste a été détourné, manipulé et récupéré pour servir les objectifs du communisme, ainsi que l’impact que cela aura s’il reste non maîtrisé.

1. Les racines communistes de l’environnementalisme

Le communisme a préparé, de façon élaborée, de nombreux domaines pour la destruction de l’humanité. Originaire d’Europe, le communisme a lancé de violentes révolutions et s’est emparé du pouvoir dans les deux grandes puissances de l’Est – la Russie et la Chine. Le camp communiste et la société occidentale sont entrés dans une longue période de confrontation pendant la guerre froide. Après l’effondrement de l’Union soviétique et du bloc communiste d’Europe de l’Est, les communistes ont commencé à semer leurs fondements dans les sociétés tant orientales qu’occidentales et ont également amorcé l’établissement d’un gouvernement mondial étroitement contrôlé.

Pour atteindre cet objectif, le communisme doit créer ou utiliser un « ennemi » menaçant l’ensemble de l’humanité et intimidant la population du monde entier pour qu’il lui remette à la fois les libertés individuelles et la souveraineté de l’État. Créer une panique mondiale face aux catastrophes écologiques et environnementales imminentes semble presque être une voie inévitable pour atteindre cet objectif.

a. Les trois phases de l’environnementalisme

La naissance et le développement du mouvement écologiste sont inextricablement liés au communisme. Plus précisément, son développement est passé par trois phases. La première étape est la période de gestation théorique, qui peut être comptée depuis la publication du Manifeste du Parti communiste par Karl Marx et Friedrich Engels en 1848, jusqu’à la première Journée de la Terre en 1970.

Au début de cette étape, Marx et ses disciples ne considéraient pas l’environnementalisme comme le centre de leur discours théorique, mais l’athéisme et le matérialisme marxistes étaient naturellement en accord avec la tendance principale de l’environnementalisme. Marx a déclaré que le capitalisme est opposé à la nature (c’est-à-dire à l’environnement). Les disciples de Marx ont inventé le terme « écosystème » et ont discrètement inclus l’environnementalisme dans certains sujets dans lesquels il allait se développer.

Dans la dernière décennie de cette phase, de 1960 à 1970, deux livres à succès – Le Printemps silencieux (1962) et La bombe P (1968) – ont été publiés aux États-Unis. L’environnementalisme est entré dans l’arène publique sous le couvert de la « protection de l’environnement ».

L’événement marquant au début de la deuxième phase a été la première Journée de la Terre en 1970, les Nations unies ayant organisé peu après, en 1972, la première conférence des Nations unies sur l’environnement à Stockholm. À ce stade, une batterie d’organisations s’est rapidement constituée et leurs activités se sont multipliées. Aux États-Unis et en Europe, elles ont fait pression sur les gouvernements avec de la propagande, des manifestations et de l’activisme sous le couvert de recherches scientifiques, de législation, de réunions, etc.

Au niveau global, la contre-culture des années 1960 a opéré presque comme un défilé militaire des éléments communistes en Occident. Ces éléments se sont emparés du devant de la scène en détournant les mouvements des droits civiques et anti-guerre, puis se sont rapidement étendus à d’autres formes de luttes anticapitalistes, y compris le mouvement féministe, le mouvement homosexuel, etc.

Après les années 1970 et le déclin du mouvement d’opposition à la guerre du Vietnam, les idées communistes ont entamé leur processus d’institutionnalisation appelé « la longue marche à travers les institutions », tout en se propageant dans le féminisme et l’environnementalisme – et c’est la cause profonde de la montée en puissance de l’idéologie et de l’agitation environnementalistes.

L’une des forces les plus importantes qui ont porté la bannière de l’environnementalisme dans les années 1970 étaient les hippies, l’épine dorsale de la contre-culture. En fait, le communisme était en train de se déguiser sous la bannière de l’environnementalisme après son échec pendant la guerre froide, avec l’intention d’introduire le communisme mondial sous un autre nom.

Les Nations unies ont créé le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), et le concept de réchauffement climatique a commencé à faire son apparition dans la sphère politique. [5] À la veille de l’effondrement de l’Union soviétique en 1990, une conférence internationale sur l’environnement s’est tenue à Moscou. Dans un discours, le secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, a préconisé la mise en place d’un système international de surveillance de l’environnement, a signé un pacte pour protéger les « zones environnementales uniques », a exprimé son soutien aux programmes environnementaux des Nations unies et a appelé à la tenue d’une conférence de suivi (organisée en juin 1992 au Brésil). [6]

Presque tous les environnementalistes occidentaux ont accepté ces propositions, et c’est à ce moment qu’ils en sont venus à considérer le réchauffement climatique comme la menace principale pour l’humanité. La propagande utilisant la protection de l’environnement comme excuse pour l’établissement de politiques oppressives s’est soudainement intensifiée, et le nombre et l’ampleur des lois et réglementations environnementales ont proliféré rapidement.

L’environnementalisme est devenu le principal outil pour restreindre la liberté des citoyens du monde entier, priver les nations de leur souveraineté, et contraindre et combattre les sociétés libres d’Occident. C’est ainsi qu’après la fin de la guerre froide, les anciens communistes de l’Union soviétique, ainsi que les communistes et leurs compagnons de voyage dans l’Ouest, ont tous pris un nouveau départ pour rejoindre le mouvement de protection de l’environnement. L’environnementalisme est devenu une force sur la scène mondiale et a commencé à prendre de plus en plus une couleur communiste.

b. Environnementalisme et marxisme : des racines communes

Selon les pratiquants des religions orthodoxes d’Orient et d’Occident, les êtres humains ont été créés par Dieu à son image, et la vie humaine est donc dotée d’une valeur, d’un but et d’une dignité plus élevés que les autres formes de vie sur Terre. De même, l’environnement naturel a été créé par Dieu. L’homme a l’obligation de prendre soin de la nature, qui existe pour l’homme – et non l’inverse.

Aux yeux des athées et des matérialistes, cependant, la vie humaine n’a pas cette qualité particulière. Engels a écrit dans l’un de ses essais : « La vie est le mode d’existence des corps albumineux [c’est-à-dire protéiques]. » [7] Dans cette optique, la vie humaine n’est qu’une configuration unique de protéines, qui ne diffère pas de manière essentielle des animaux ou des plantes – il est donc logique que l’homme puisse être privé de sa liberté, et même de sa vie, au nom de la protection de la nature.

En 1862, dans un livre sur la chimie organique, le chimiste allemand Justus von Liebig, un collègue de Marx, a critiqué les agriculteurs britanniques pour avoir utilisé du fumier d’oiseaux importé comme engrais. L’agriculture britannique avait bénéficié du fumier d’oiseaux, un engrais efficace, et le rendement des cultures avait considérablement augmenté. Au milieu du XIXe siècle, les Britanniques disposaient de sources de nourriture abondantes et de qualité. Le commerce du fumier d’oiseaux avait profité aux hommes d’affaires de divers pays, ainsi qu’aux agriculteurs britanniques et au public.

Pourquoi von Liebig a-t-il voulu condamner cette pratique ? Premièrement, disait-il, le processus de collecte de la fiente d’oiseaux endommageait la nature ; deuxièmement, les marchands exploitaient des travailleurs à bas salaire ; troisièmement, les récoltes abondantes de nourriture stimulaient la croissance démographique, qui, à son tour, nécessitait plus de nourriture, dépassant ce que la nature pouvait fournir ; et quatrièmement, plus de personnes et de bétail signifiait plus de fumier et d’ordures. [8]

À l’époque, alors qu’il écrivait Das Kapital, Marx étudiait attentivement l’œuvre de von Liebig. Il le vantait pour avoir « développé, du point de vue des sciences naturelles, le côté négatif, c’est-à-dire destructeur, de l’agriculture moderne ». [9] Comme von Liebig, Marx considérait tout effort pour créer des richesses par l’utilisation des ressources naturelles comme un cercle vicieux, avec la conclusion qu’« une agriculture rationnelle est incompatible avec le système capitaliste ». [10]

Après que Lénine et son parti bolchevik ont organisé un coup d’État en Russie, ils ont rapidement promulgué le « décret sur la terre » et le « décret sur les forêts » pour nationaliser la terre, les forêts, l’eau, les ressources minérales, animales et végétales, et empêcher le public de les utiliser sans autorisation. [11]

Le météorologue et écrivain américain Brian Sussman a écrit dans son livre Eco-Tyranny : How the Left’s Green Agenda Will Dismantle America (éco-tyrannie : comment le programme de la gauche verte va détruire l’Amérique) que les idées de Marx et de Lénine étaient très cohérentes avec celles des environnementalistes d’aujourd’hui. Selon eux, personne n’a le droit de profiter des ressources naturelles. « Qu’il s’agisse de sauver les forêts, les baleines, les escargots ou le climat, tout cela revient à une croyance profondément ancrée selon laquelle la recherche d’un tel profit est immorale et finira par détruire la planète si elle ne s’arrête pas », écrit Sussman. [12]

Ce mouvement environnemental mondial a impliqué un grand nombre de penseurs, de politiciens, de scientifiques, d’activistes et de personnalités des médias. Il serait trop long d’énumérer ici l’intégralité de leurs pensées, discours et actions, mais il y a un homme qu’on ne peut pas ignorer : Maurice Strong, le fondateur du Programme des Nations unies pour l’environnement. Strong, un Canadien, a également organisé la Conférence des Nations unies sur l’environnement de 1972 et la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement de 1992. Il est le neveu d’Anna Louise Strong, une journaliste pro-communiste bien connue qui s’est installée en Chine. Strong, qui a été profondément influencé par sa tante, s’est décrit comme « un socialiste dans l’idéologie et un capitaliste dans la méthodologie ». [13]

Strong en est venu à occuper une place importante dans le mouvement environnemental mondial. « Il partage les vues du manifestant écologiste le plus radical, mais au lieu de s’égosiller devant une barricade de police lors d’une conférence mondiale, il est le secrétaire général à l’intérieur, brandissant le marteau. » [14]

Les vues défendues par l’agence des Nations unies dirigée par Strong semblent presque identiques au marxisme, comme l’écrit Sussman : « La propriété foncière privée est l’instrument principal d’accumulation de la richesse et contribue donc à l’injustice sociale. Le contrôle public de l’utilisation des terres est donc indispensable. » [15] Strong a choisi de s’installer à Pékin après sa retraite et est mort en 2015.

Natalie Grant Wraga, qui était experte de l’Union soviétique, a mené une étude approfondie sur la question et a écrit : « La protection de l’environnement peut servir de prétexte pour adopter une série de mesures destinées à saper la base industrielle des nations développées. Elle peut également servir à introduire un malaise en abaissant leur niveau de vie et en implantant des valeurs communistes. » [16] En fait, l’environnementalisme ne provient pas seulement de l’ancien bloc communiste. Il va plus loin et se rapporte à l’objectif général du communisme de saper la cause de la liberté dans le monde entier.

c. Le marxisme écologique

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les scientifiques britanniques Ray Lankester et Arthur Tansley ont développé les concepts de l’écologie et des écosystèmes. Tous deux étaient des socialistes issus de la Société fabienne, une variante du marxisme. Lankester était zoologiste et, à un âge relativement jeune, il s’est lié d’amitié avec un Marx vieillissant. Dans les dernières années de la vie de Marx, Lankester fréquentait son domicile et il fut l’un des rares à assister à ses funérailles. Lankester écrivit un jour à Marx pour lui dire qu’il étudiait Das Kapital, le texte de Marx de 1867, « avec le plus grand plaisir et le plus grand bienfait ». [17]

Tansley était la figure la plus importante de l’écologie et de la botanique à cette époque en Angleterre et, en tant que premier président de la British Ecological Society, il a été l’inventeur du terme « écosystème ». Pendant ses études à l’université de Londres, Tansley a été profondément influencé par Lankester. [18]

Les liens originels entre les conceptions écologiques et le marxisme semblent émerger de cette connexion entre Lankester, Tansley et le marxisme – bien que, évidemment, l’écologie et l’environnementalisme ne soient pas la même chose. L’écologie concerne la relation entre les êtres vivants et l’environnement, tandis que l’environnementalisme s’intéresse aux catastrophes écologiques. L’écologie, cependant, est étroitement liée à l’environnementalisme, car elle fournit la base théorique pour définir les catastrophes écologiques. Le marxisme écologique, qui est dérivé de l’écologie, s’éloigne de ces idées.

Le marxisme écologique ajoute le concept de crises écologiques pour renforcer les arguments de Marx sur la crise économique du capitalisme. Il cherche à élargir le conflit supposé entre la bourgeoisie et le prolétariat en ajoutant un conflit inhérent entre la production et l’environnement. C’est la théorie de la double crise ou du double conflit. Dans la théorie marxiste, le conflit fondamental du capitalisme se situe entre les forces productives et les rapports de production, ce qu’on appelle le conflit primaire. Le conflit secondaire se produit entre, d’une part, l’environnement de production (l’écosystème) et, d’autre part, les forces productives ainsi que les rapports de production. Dans cette théorie, le conflit primaire conduit à la crise économique, tandis que le conflit secondaire conduit à la crise écologique. [19]

Le développement centenaire du capitalisme a prouvé que le marxisme était erroné après l’échec de la prédiction selon laquelle le capitalisme s’effondrerait en raison de la crise économique. Au contraire, le capitalisme continue de prospérer. En réponse à cela, la conception de crise écologique est devenue un outil du communisme lorsque les universitaires de gauche ont découvert que le marxisme pouvait être une base théorique pour l’environnementalisme, radicalisant ainsi le mouvement et la vision du monde écologistes.

d. Le socialisme écologique

Comme son nom l’indique, le socialisme écologique est une idéologie combinant écologie et socialisme. Les critiques l’ont qualifié de « pastèque » – verte à l’extérieur et rouge à l’intérieur – parce qu’on a ajouté aux préoccupations écologiques des revendications typiquement socialistes, telles que la « justice sociale », dans une tentative apparente de faire progresser l’idéologie socialiste par de nouveaux moyens.

Une bonne illustration du socialisme écologique est le Manifeste écosocialiste, publié par Joel Kovel et Michael Lowy en 2001. Kovel a échoué dans sa campagne pour devenir candidat à la présidence des États-Unis pour le Parti vert. Lowy est membre de la Quatrième Internationale trotskyste. Le manifeste affirme que le capitalisme ne peut pas résoudre la crise écologique et qu’il sera remplacé par le socialisme écologique. Ils ne considèrent pas le socialisme écologique comme une branche du socialisme, mais plutôt comme le nouveau nom du socialisme dans la nouvelle ère. [20]

En 2002, Kovel a publié un livre intitulé The Enemy of Nature : the End of Capitalism or the End of the World ? (l’ennemi de la nature : la fin du capitalisme ou la fin du monde ?) Ce livre détaille la théorie du socialisme écologique, critique sévèrement le capitalisme et suggère un changement de la situation actuelle avec de nouvelles orientations radicales. [21]

e. Politique verte : quand le rouge devient vert

Lorsque l’environnementalisme est entré dans le domaine de la politique, la politique verte, ou l’écopolitique, est née. Le Parti vert, créé dans de nombreux pays du monde, est le résultat de la politique verte, qui s’étend généralement au-delà de la protection de l’environnement, à la justice sociale, au féminisme, au militantisme anti-guerre et au pacifisme. Global Greens, par exemple, est une organisation internationale associée au Parti vert, et sa charte de 2001 est fortement influencée par l’idéologie marxiste, notamment par l’emphase mise sur une supposée égalité entre l’homme et les animaux. [22]

L’environnementalisme est généralement propulsé par le socialisme et le communisme. Après la chute des régimes communistes en Russie et en Europe de l’Est, de nombreux anciens membres du Parti communiste et les forces communistes restantes ont rejoint ou créé des Partis verts, ce qui a donné naissance à l’idéologie de gauche du Parti vert, d’où le terme de la gauche verte.

Après la chute du Parti communiste soviétique, l’ancien dirigeant de l’Union soviétique, Gorbatchev a tenté, sans succès, de revenir en politique. Il est alors devenu écologiste et a créé la Green Cross International. De toute évidence, Gorbatchev était susceptible d’introduire des facteurs communistes dans ses activités environnementales, et il a souvent fait la promotion de la mise en place d’un gouvernement unique mondial afin de mettre un terme à la crise environnementale. [23]

De nombreux partis communistes occidentaux sont directement impliqués dans les mouvements de protection de l’environnement. Jack Mundey, l’un des fondateurs du mouvement australien des interdictions vertes « green ban », est membre du Parti communiste australien. Sa femme est la présidente nationale du Parti communiste australien. [24]

f. Écoterrorisme

En raison de ses influences gauchistes, l’environnementalisme est relativement radical depuis ses débuts. Il existe de nombreuses branches radicales, notamment l’écologie profonde, l’écoféminisme, l’écologie sociale, le biorégionalisme, etc. Certaines de ces branches sont extrêmement radicales. Parmi les plus connues, on trouve des groupes comme Earth First ! et le Front de libération de la Terre (Earth Liberation Front). Ils utilisent l’action directe (comme l’utilisation d’explosifs et les incendies criminels) – connue sous le nom d’écoterrorisme – pour mettre fin à des activités qu’ils considèrent comme nuisibles à l’environnement.

Le groupe Earth First ! a été créé en 1979, et son slogan est : « Pas de compromis pour la défense de la Terre mère ! » Le groupe utilise des actions directes contre des cibles importantes comme l’exploitation forestière, la construction de barrages et d’autres projets. L’une des tactiques bien connues du groupe est appelée « occupation d’arbres », qui consiste à s’asseoir sous les arbres ou à y grimper pour en empêcher l’abattage. Ces opérations de Earth First ! ont attiré de nombreux nouveaux membres, y compris des gauchistes, des anarchistes et d’autres qui cherchent à se rebeller contre la société en général.

En 1992, certains des membres les plus radicaux ont créé une branche appelée le Front de libération de la Terre et ont adopté l’incendie criminel comme tactique. Vers la fin de l’année 2000, neuf luxueux manoirs de Long Island ont été réduits en cendres pendant la nuit. La principale justification était que ces manoirs étaient construits dans une forêt naturelle. Après avoir commis un incendie criminel, le Front de libération de la Terre a affiché le slogan « Si vous le construisez, nous le brûlerons ! »

En 2005, le FBI a annoncé que le Front de libération de la Terre était la plus grande menace terroriste aux États-Unis, qu’il était soupçonné d’être impliqué dans plus de 1 200 incidents criminels causant des dizaines de millions de dollars en dommages matériels. [25] Leurs actions ont depuis longtemps dépassé les limites de la protestation politique normale ou des divergences de points de vue. L’idéologie communiste exploite la haine pour transformer certains écologistes en écoterroristes, qui ne sont pas différents des autres terroristes.

g. Greenpeace : une histoire pas du tout pacifique

Greenpeace, qui a été créée en 1971, est la plus grande organisation environnementale au monde, avec des bureaux dans 40 pays et des revenus de plus de 350 millions de dollars. Greenpeace est également l’une des organisations environnementales les plus radicales.

Le cofondateur de Greenpeace, Paul Watson, qui a quitté l’organisation en 1977, a déclaré : « Le secret du succès de David McTaggart [l’ancien président] est le secret du succès de Greenpeace : peu importe ce qui est vrai, ce qui compte c’est ce que les gens croient être vrai… Vous êtes ce que les médias disent de vous. [Greenpeace] est devenu un mythe, et une machine à générer des mythes. » [26]

Patrick Moore, un autre cofondateur de Greenpeace, était engagé dans la protection de l’environnement. Il a ensuite démissionné de son poste parce qu’il a constaté que l’organisation avait « pris un virage radical vers la gauche politique ». [27] Elle est devenue une organisation extrémiste avec un programme politique, comme l’hostilité envers toute la production industrielle et un programme basé davantage sur la politique que sur la science. [28]

La stratégie employée par les organisations environnementales radicales telles que Greenpeace consiste à utiliser tous les moyens nécessaires pour atteindre leurs objectifs. Sous cet aspect, l’environnementalisme radical est très cohérent avec le communisme. En 2007, six membres de Greenpeace ont fait irruption dans une centrale électrique au charbon au Royaume-Uni pour en perturber les activités. Ils ont été poursuivis en justice pour avoir causé environ 30 000 livres sterling de dommages matériels. Ils ont avoué avoir tenté d’arrêter les opérations de la centrale, mais ont affirmé qu’ils le faisaient pour éviter des dommages encore plus importants (une crise environnementale due aux gaz à effet de serre). Le tribunal a finalement déclaré que leurs actions étaient innocentes.

Avant cet événement, Greenpeace avait déjà remporté de nombreux procès de ce type, notamment des dommages causés à des centrales nucléaires, des fabricants d’automobiles et des usines de fabrication d’avions de chasse. [29] Les limites entre tactiques légitimes et illégitimes sont tout simplement brouillées par une telle logique.

Le marxisme-léninisme traditionnel utilise la promesse d’une utopie éventuelle pour légitimer les meurtres, les incendies criminels et les vols. De même, sous la bannière de l’environnementalisme, les communistes mettent en garde contre les crises environnementales afin de légitimer des tactiques violentes et illégales.

Dans l’exemple ci-dessus, les membres de Greenpeace ont réussi à persuader le jury d’accepter leurs motivations criminelles comme étant légitimes, démontrant ainsi qu’un grand groupe de personnes dans la société peut être trompé en acceptant des arguments spécieux et sans fondement. Tout cela est causé par l’abandon des valeurs universelles et est un signe de la dégradation morale de la société.

2. Le mythe du consensus sur le changement climatique

Le changement climatique est un sujet brûlant dans la société actuelle. Le débat public sur cette question est exceptionnellement actif, avec des opinions divergentes dans les médias, parmi le public en général et dans la sphère politique. L’argument le plus souvent entendu est que les émissions de gaz à effet de serre par les humains a provoqué un réchauffement de la planète qui entraînera de dangereuses catastrophes climatiques. Les défenseurs de cette thèse affirment que cette conclusion est le fruit d’un consensus scientifique ou d’une science déjà établie. Pour certains environnementalistes, les personnes qui rejettent cette conclusion sont non seulement considérées comme anti-science, mais aussi comme anti-humanité.

Les membres de Greenpeace susmentionnés qui ont endommagé la centrale électrique ont été acquittés de leur crime parce qu’un expert connu, partisan de ce « consensus », a témoigné en leur faveur, affirmant que la quantité de gaz à effet de serre émise par la centrale électrique chaque jour entraînerait l’extinction de jusqu’à quatre cents espèces, etc.

La communauté scientifique est-elle vraiment parvenue à un consensus ? Richard Lindzen, professeur de météorologie à la retraite de l’Institut des Technologies du Massachusetts (MIT), a écrit un article en 2007 dans lequel il exprime son opinion selon laquelle la science du climat n’est pas, en fait, établie. [30] Steven Koonin, ancien sous-secrétaire à la science du Département américain de l’énergie et professeur à l’université de New York, a écrit dans un article de 2014 : « La science du climat n’est pas établie. Nous sommes très loin d’avoir les connaissances nécessaires pour définir une bonne politique climatique. » [31] Dans un autre article, Koonin rappelle aux lecteurs que : « Le public n’est pas du tout conscient des débats intenses qui ont lieu au sein de la science du climat. Lors d’une récente réunion du laboratoire national, j’ai observé que plus de 100 chercheurs du gouvernement et des universités se remettaient en question les uns les autres alors qu’ils s’efforçaient de séparer les impacts humains de la variabilité naturelle du climat. Il ne s’agissait pas de nuances, mais d’aspects fondamentaux de notre compréhension, comme le ralentissement apparent – et inattendu – de l’élévation du niveau de la mer au cours des deux dernières décennies. » [32]

La température de la surface de la Terre a globalement augmenté depuis 1880, et le dioxyde de carbone et les autres gaz à effet de serre émis par l’homme dans l’atmosphère ont un effet de réchauffement sur le monde. Sur ces questions fondamentales, les scientifiques ne divergent pas d’opinion. Cependant, les questions les plus importantes, qui sont des questions qui font l’objet de débats animés dans les milieux scientifiques, sont les suivantes : le réchauffement est-il principalement causé par l’activité humaine ou par des facteurs naturels ? Quel sera le degré de réchauffement du monde d’ici la fin du XXIe siècle ? L’humanité a-t-elle la capacité de prédire comment le climat changera à l’avenir ? Le réchauffement provoquera-t-il une catastrophe ?

D’un autre point de vue, cependant, la communauté scientifique semble avoir atteint une sorte de consensus ou avoir une idée arrêtée de la science du changement climatique dans une certaine mesure, puisque les voix de ceux qui s’opposent au soi-disant consensus apparaissent rarement dans les médias ou les revues universitaires.

Le physicien Michael Griffin, ancien administrateur de la NASA, a déclaré dans une entrevue à la National Public Radio en 2007 :

« Je ne doute pas que la tendance au réchauffement de la planète existe. Je ne suis pas sûr qu’il soit juste de dire que c’est un problème contre lequel nous devons lutter. Supposer que c’est un problème, c’est supposer que l’état du climat de la Terre aujourd’hui est le climat optimal, le meilleur climat que nous puissions avoir ou que nous ayons jamais eu et que nous devons prendre des mesures pour nous assurer qu’il ne change pas.

« Tout d’abord, je ne pense pas qu’il soit du pouvoir des êtres humains de garantir que le climat ne change pas, comme des millions d’années d’histoire l’ont montré, et ensuite, je pense que je voudrais demander quels êtres humains – où et quand – auront le privilège de décider que ce climat particulier que nous avons ici aujourd’hui, en ce moment même, est le meilleur climat pour tous les autres êtres humains. Je pense que c’est une position plutôt arrogante. » [33]

Bien que Griffin ait tenté d’exprimer l’humilité que les gens devraient avoir à l’égard de la science, il s’est immédiatement heurté à de sévères critiques de la part des médias et de certains climatologues, qui ont même qualifié ses remarques « d’ignorantes ». Le lendemain, sous une pression immense, il a été contraint de s’excuser. [34]

Quelques mois plus tard, lors d’une autre entrevue, M. Griffin a émis un commentaire : « Je pense personnellement que les gens ont dépassé les bornes dans la discussion sur les changements climatiques, à tel point qu’il est devenu presque illégitime de le considérer comme un sujet technique. Il a presque acquis un statut religieux, ce que je trouve déplorable. » Avec le point de vue de M. Griffin en ce qui concerne le « consensus scientifique », nous voyons que ce soi-disant consensus concernant les changements climatiques ne fait pas partie, en fait, du processus scientifique. Selon lui, les progrès scientifiques sont le résultat d’un débat : « Vous développez vos théories, vous publiez vos données, vous faites avancer votre concept, et d’autres le réfutent ou essaient de le faire. Le consensus scientifique évolue de cette façon. » L’utilisation de tous les moyens possibles pour étouffer le débat scientifique viole en soi l’esprit de la science.

En raison de sa réputation exceptionnelle et de son statut dans son domaine, le professeur Lennart Bengtsson, membre de la British Royal Meteorological Society et ancien directeur du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, a rejoint la Global Warming Policy Foundation (GWPF), un groupe de réflexion qui remet en question les théories du réchauffement climatique. En conséquence, il a dû faire face à un examen minutieux et à une pression intense de la part de ses pairs dans le monde entier. Deux semaines plus tard, il a été contraint de démissionner.

Dans sa lettre de démission, M. Bengtsson a écrit : « Ces derniers jours, j’ai été soumis à une pression collective tellement énorme de la part du monde entier que c’est devenu pratiquement insoutenable pour moi. Si cela devait continuer, je ne pourrais pas mener à bien mon travail normal et je commencerais même à m’inquiéter pour ma santé et ma sécurité. […] Des collègues me retirent leur soutien, d’autres collègues se retirent de collaborations sur des publications, etc. […] Je ne me serais jamais attendu à quelque chose de semblable [à l’époque du sénateur McCarthy] dans une communauté aussi pacifique et basique que celle de la météorologie. Apparemment, elle a été transformée au cours des dernières années. » [36]

L’observation de M. Bengtsson est correcte : cette « transformation au cours des dernières années » est le résultat de l’idéologie communiste et des tactiques de lutte qui ont détourné le domaine de la météorologie.

En réalité, le prétendu consensus scientifique concernant le changement climatique a transformé la théorie du changement climatique en dogme. Le changement climatique est également une doctrine cruciale de l’environnementalisme actuel, sacro-sainte et inviolable. Les scientifiques, les médias et les activistes environnementaux qui acceptent ce principe travaillent ensemble pour répandre la peur d’une catastrophe imminente. Cette doctrine est un outil important utilisé par le mouvement écologiste pour effrayer le public et l’amener à obéir à un programme politique. En établissant et en consolidant ce dogme, les techniques de lutte politique de type communiste, notamment la tromperie, le harcèlement, l’humiliation publique, l’interpellation et les conflits ouverts, sont toutes évidentes.

a. Brève histoire du « consensus » dans la science du climat

En 1988, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) a été créé. L’une de ses missions importantes était d’évaluer les recherches scientifiques existantes environ tous les cinq ans et de publier une déclaration faisant autorité sur le changement climatique. Il était censé établir un consensus scientifique sur les questions climatiques et fournir une base scientifique pour l’élaboration des politiques. [37] Le rapport d’évaluation du GIEC comprend souvent une liste de milliers de premiers auteurs, de coauteurs et de réviseurs. C’est pourquoi les conclusions des rapports du GIEC sont souvent décrites comme le consensus de milliers de scientifiques de haut niveau.

En 1992, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a déclaré que son objectif était de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. Il est important ici de noter que déjà à ce stade, il était tenu pour acquis que les changements climatiques étaient causés par l’homme et qu’ils étaient dangereux. Plus tard, le GIEC a été chargé d’identifier « les influences humaines sur le climat » et « les impacts environnementaux et socio-économiques dangereux des changements climatiques ». [38] L’hypothèse de la CCNUCC selon laquelle les gens sont responsables d’un changement climatique dangereux a restreint la portée de ce que le GIEC devait identifier. De plus, si les changements climatiques n’étaient pas dangereux ou s’ils n’étaient pas causés uniquement par l’industrie, alors l’élaboration de politiques devenait non nécessaire et le GIEC n’avait plus aucune raison d’être. Ces conflits d’intérêts limitent également le sujet de l’enquête du GIEC. [39]

Suppression des déclarations d’incertitude des rapports du GIEC

Juste avant que le GIEC ne publie son deuxième rapport d’évaluation en 1995, Frederick Seitz, un physicien de renommée mondiale, ancien président de l’Académie nationale des sciences et président de l’université Rockefeller de New York, a obtenu une copie du rapport. M. Seitz a découvert par la suite que le contenu du rapport avait été largement modifié après examen scientifique et avant qu’il ne soit envoyé à l’impression. Toutes les incertitudes à savoir si les activités humaines ont une incidence sur les changements climatiques avaient été supprimées.

Dans son article paru dans le Wall Street Journal, M. Seitz déclare : « En plus de soixante ans de carrière en tant que membre de la communauté scientifique américaine […] je n’ai jamais été témoin d’une corruption aussi inquiétante du processus d’examen des pairs que les événements qui ont conduit à ce rapport du GIEC. » [40]

Les déclarations supprimées sont les suivantes : [41]

« Aucune des études citées ci-dessus n’a démontré clairement que nous pouvons attribuer les changements [climatiques] observés à la cause spécifique de l’augmentation des gaz à effet de serre. »

« Aucune étude à ce jour n’a attribué positivement en tout ou en partie [les changements climatiques observés à ce jour] à des causes anthropiques [d’origine humaine]. »

« Toute affirmation de détection positive d’un changement climatique significatif restera probablement controversée tant que les incertitudes sur la variabilité naturelle totale du système climatique ne seront pas réduites. »

Bien que plus tard, le GIEC ait affirmé que toutes les modifications avaient été approuvées par les auteurs, les altérations révèlent à quel point le rapport du GIEC a été influencé par la politique. Le rapport d’évaluation ne contient aucune recherche originale, mais résume principalement les recherches existantes. Le GIEC s’était fixé pour objectif de « parvenir à un consensus », mais comme les recherches existantes contiennent plusieurs points de vue différents, il s’est simplement débarrassé des points de vue opposés.

En avril 2000, le troisième rapport d’évaluation du GIEC déclarait dans sa version préliminaire : « Il y a une influence humaine perceptible sur le climat mondial. » La version publiée en octobre de la même année affirme : « Il est probable que les concentrations croissantes de gaz à effet de serre anthropiques aient contribué de manière significative au réchauffement observé au cours des cinquante dernières années. » Dans la conclusion finale, officielle, la déclaration était encore plus forte : « La plus grande partie du réchauffement observé au cours des cinquante dernières années est probablement due à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre. »

Lorsque le porte-parole du Programme des Nations unies pour l’environnement, Tim Higham, a été interrogé sur les bases scientifiques de ces changements rhétoriques, sa réponse a été honnête : « Il n’y avait pas de nouvelle science, mais les scientifiques voulaient présenter un message clair et fort aux décideurs politiques. » [42]

En d’autres termes, la CCNUCC a donné un mandat au GIEC, en lui expliquant clairement la réponse qu’il souhaitait recevoir. Le GIEC a ensuite fourni ce qui était attendu.

Le rapport du GIEC façonne le « consensus sur les catastrophes »

Paul Reiter, professeur à l’Institut Pasteur en France, est un expert de premier plan sur le paludisme et d’autres maladies transmises par les insectes. Il était en désaccord avec le rapport du GIEC et a dû menacer d’engager des poursuites contre le GIEC afin de faire retirer son nom de la liste des 2 000 scientifiques de haut niveau qui auraient approuvé le rapport. Il a déclaré que le GIEC « fait croire que tous les scientifiques de haut niveau sont d’accord, mais ce n’est pas vrai ». [43]

Dans son témoignage devant le Sénat américain le 25 avril 2006, Reiter a déclaré : « Un aspect irritant du débat est que cette ‘science’ fallacieuse est approuvée dans la sphère publique par des groupes d’ ‘experts’ influents. Je pense en particulier au Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC). Tous les cinq ans, cette organisation issue des Nations unies publie un ‘consensus des scientifiques les plus renommés du monde’ sur tous les aspects des changements climatiques. Outre le processus douteux de sélection de ces scientifiques, ce consensus est l’affaire de la politique, et non de la science. » [44]

Les écologistes défendent l’idée que les maladies transmises par les insectes, comme le paludisme, feront des ravages à mesure que le réchauffement climatique progressera, ce qui est également le principal argument du GIEC. Comme l’a déclaré Bloomberg le 27 novembre 2007 : « Le réchauffement climatique exposera des millions de personnes supplémentaires au paludisme et à la dengue, selon un rapport des Nations unies qui appelle à un examen urgent des dangers sanitaires posés par les changements climatiques. » Mais Paul Reiter ne reconnaît pas cette corrélation simpliste entre le réchauffement climatique et la propagation des maladies infectieuses.

Il souligne que le paludisme n’est pas confiné aux zones tropicales. Une épidémie massive de paludisme s’est produite dans l’ex-Union soviétique dans les années 1920, et une autre dans la ville d’Arkhangelsk près du cercle arctique, où l’on a recensé 30 000 cas de paludisme causant 10 000 décès. Selon un rapport publié en 2011 dans la revue Nature, les scientifiques ont découvert que, contrairement à la supposition précédente, la transmission du paludisme par les moustiques ralentit lorsque les températures augmentent. Cela confirme l’opinion de M. Reiter.

Le retrait d’un autre scientifique du GIEC montre également que l’organisation a utilisé un prétendu « consensus sur les catastrophes » dans le cadre de sa culture opérationnelle. Christopher Landsea, chercheur sur les ouragans à l’Administration américaine des études océaniques et atmosphériques et l’un des principaux auteurs du quatrième rapport d’évaluation du GIEC, s’est retiré du GIEC en janvier 2005. Dans une lettre ouverte, il a déclaré : « Personnellement, je ne peux pas continuer à contribuer de bonne foi à un processus que je considère comme étant à la fois motivé par des programmes préconçus et scientifiquement non fondés. » Il a exhorté le GIEC à confirmer que le rapport s’en tiendra à la science plutôt qu’au sensationnalisme. [48]

M. Landsea est en désaccord avec l’auteur principal du rapport du GIEC concernant la relation entre les ouragans et les changements climatiques. L’auteur principal du GIEC (qui n’est pas un expert en recherche sur les ouragans) a souligné que le réchauffement climatique provoquerait des ouragans plus intenses, sans données factuelles solides pour étayer son affirmation. Landsea a souligné que les études passées ont montré que les archives historiques ne pouvaient pas vérifier une telle corrélation ; théoriquement, même s’il existe une corrélation, elle est minime et négligeable.

David Deming, géologue et géophysicien à l’université de l’Oklahoma, a compilé des données historiques de température pour l’Amérique du Nord s’étalant sur cent cinquante ans, en étudiant des carottes de glace, et a publié son article de recherche dans Science. Les partisans du consensus ont alors considéré M. Deming comme défenseur du consensus. Lors d’une audience au Sénat américain, M. Deming a déclaré qu’un auteur principal du GIEC lui avait envoyé un courriel disant : « Nous devons nous débarrasser de l’optimum climatique médiéval. » [49] L’optimum climatique médiéval fait référence au réchauffement climatique de la région de l’Atlantique Nord qui a eu lieu environ entre l’an 950 et l’an 1150 après J.-C. Effacer cette période dans la courbe historique du changement climatique renforcerait l’affirmation selon laquelle le réchauffement actuel est sans précédent.

Il existe de nombreux incidents de ce type. Dans son livre Red Hot Lies, How Global Warming Alarmists Use Threats, Fraud, and Deception to Keep You Misinformed (mensonges rouge vif, comment les alarmistes mondiaux sur le réchauffement utilisent les menaces, les fraudes et les tromperies pour vous garder mal informés), Christopher C. Horner, chercheur américain principal au Competitive Enterprise Institute, a énuméré un grand nombre d’auteurs originaux du GIEC qui s’opposent aux conclusions du GIEC et à ses opérations politisées. [50] Ils ont soulevé des questions raisonnables avec des données à l’appui et ont contesté le soi-disant consensus du GIEC. Cependant, dans le milieu universitaire et médiatique actuel, leurs voix ont été marginalisées.

b. Établir un dogme dans la communauté scientifique

L’établissement et la consolidation du prétendu consensus sur les changements climatiques sont une étape importante dans l’utilisation de l’environnementalisme pour manipuler le public, amplifier le sentiment de désastre et déformer les valeurs humaines. Si l’on va jusqu’au bout, la trajectoire naturelle est l’établissement d’un super-gouvernement mondial – c’est-à-dire le communisme. Bien que ce phénomène se soit principalement produit dans la communauté scientifique, il a été soutenu par la force conjointe des médias, du gouvernement et des institutions universitaires.

Quelle que soit la réputation académique d’un scientifique, dès qu’il exprime publiquement des doutes sur le dogme du consensus, il est immédiatement confronté à une pression énorme de la part de ses pairs et des institutions académiques, le forçant à se soumettre. Les personnes qui ont vécu dans une société communiste totalitaire ont vécu des expériences similaires, la seule différence étant qu’elles ont remis en question le dogme du Parti communiste.

David Bellamy est un militant écologiste britannique bien connu et président de la Royal Society of Wildlife Trusts. Mais lorsqu’il a déclaré publiquement qu’il ne croyait pas au dogme d’un consensus sur la théorie du réchauffement climatique, l’agence a publié une déclaration exprimant son mécontentement. [51] Il a alors cessé d’être président, et les environnementalistes qui le respectaient auparavant ont commencé à soupçonner qu’il avait perdu la raison ou qu’il recevait de l’argent des grandes compagnies pétrolières. [52]

Henk Tennekes, ancien directeur de la Société royale néerlandaise de météorologie, a été licencié parce qu’il ne soutenait pas le dogme du consensus sur les changements climatiques. De même, Aksel Winn-Nielsen, responsable de l’Organisation météorologique mondiale, a été calomnié par les responsables du GIEC comme étant « un instrument de l’industrie ». Après que les chercheurs italiens Alfonso Sutera et Antonios ont remis en question la théorie du réchauffement climatique anthropique, ils n’ont plus pu obtenir de financement pour leurs recherches. [53]

Dans son livre Climate of Extremes: Global Warming Science They Don’t Want You to Know (climat des extrêmes : la science du réchauffement mondial qu’ils ne veulent pas que vous connaissiez), Patrick J. Michaels, ancien président de l’Association américaine des climatologues d’État et climatologue à l’université de Virginie, a énuméré de nombreux exemples d’écologistes qui ont réprimé les dissidents scientifiques afin de parvenir à leur prétendu consensus. Parce qu’il insistait sur le fait que les changements climatiques ne mèneraient pas à une catastrophe – et cette position optimiste était en contradiction avec le dogme du consensus – le gouverneur de la Virginie lui a dit un jour qu’il ne pouvait pas parler du réchauffement climatique en tant que climatologue d’État. Il a finalement choisi de démissionner.

George Taylor, de l’université d’État de l’Oregon, un autre climatologue d’État, a rencontré les mêmes difficultés et a finalement été contraint de démissionner. David Legates, ancien directeur du Centre d’études climatiques de l’université du Delaware et climatologue de l’État du Delaware, a été informé par le gouverneur qu’il ne pouvait pas s’exprimer en tant que climatologue d’État sur la question du réchauffement climatique. Mark Albright, assistant du climatologue de l’État de Washington, a été licencié parce qu’il avait envoyé un courriel, en réponse à la question d’un journaliste et de citoyens, pour leur communiquer l’ensemble des données sur les chutes de neige dans les Cascade Mountains, au lieu de sélectionner des données partielles (qui semblent indiquer un réchauffement), alors qu’il avait été averti par son patron. [54]

Le débat porte ici sur le domaine d’expertise des climatologues – les questions de science du climat plutôt que les questions politiques de l’État. Dans les pays communistes, l’ingérence politique brute dans la science est courante. Dans les pays occidentaux, les politiques environnementalistes sont utilisées pour interférer avec la liberté académique.

Les recherches universitaires qui mettent en doute le dogme du consensus sont rarement publiées dans les revues spécialisées, un phénomène qui a débuté dans les années 1990. Dans le documentaire The Greenhouse Conspiracy (conspiration de la Maison verte), diffusé en 1990 sur la chaîne britannique Channel 4, M. Michaels a déclaré que quand le point de vue d’une personne est politiquement inacceptable, elle va avoir des problèmes. Son article a été rejeté par plus d’une revue scientifique. Lorsqu’il a demandé à un rédacteur en chef d’une revue pourquoi, la réponse a été que son article devait répondre à des critères plus élevés que les autres.

Selon le rapport du GIEC de 1990, il était entendu à l’époque que l’ampleur du réchauffement climatique était équivalente aux changements naturels du climat. Par conséquent, même si le point de vue de M. Michaels était différent de celui de beaucoup d’autres, il ne pouvait pas être considéré comme particulièrement hérétique. Cependant, l’objectif d’établir un faux consensus avait déjà été fixé, et tout le monde devait emboîter le pas.

Le penchant du financement gouvernemental a grandement contribué à la formation et à la consolidation du prétendu consensus. L’hypothèse selon laquelle l’homme est à l’origine du réchauffement climatique et a provoqué des catastrophes naturelles a permis à la recherche sur les changements climatiques d’exercer une influence sur l’élaboration des politiques. Par conséquent, les recherches soutenant cette hypothèse bénéficient naturellement d’un financement important et un grand nombre d’articles scientifiques sont publiés. À l’inverse, le consensus forcé empêche les scientifiques d’explorer et de faire des recherches dans d’autres directions.

William Gray, un professeur de renom, a été un pionnier de la recherche américaine sur les ouragans. Parce qu’il a critiqué le dogme du consensus dans la théorie du climat, il s’est soudain aperçu que ses demandes de financement de la recherche étaient constamment rejetées. [55]

En mars 2008, de nombreux scientifiques qui doutaient du dogme du consensus sur les questions climatiques ont organisé un événement académique privé à New York. Ces scientifiques ont déclaré avoir rencontré divers obstacles lorsqu’ils ont essayé de publier les résultats de leurs recherches dans des revues scientifiques. Le météorologue Joseph D’Aleo, ancien président du Comité d’analyse et de prévision météo de la Société météorologique américaine, a déclaré que certains de ses collègues n’avaient pas osé assister à la réunion de peur d’être licenciés. Il a estimé qu’il y avait « très probablement une majorité silencieuse » de scientifiques en climatologie, météorologie et dans les sciences connexes qui ne soutenaient pas la position « consensuelle ». [56]

La professeure Judith Curry, ancienne doyenne de la School of Earth and Atmospheric Sciences de l’Institut de technologie de Géorgie, a déclaré lors d’un témoignage au Sénat en 2015 qu’un scientifique employé par la NASA lui avait confié : « J’étais à une petite réunion de scientifiques affiliés à la NASA et notre haut responsable m’a dit que son patron (le patron de la NASA) lui avait dit que nous ne devrions pas essayer de publier des articles contraires aux affirmations actuelles sur le réchauffement climatique, car sinon ça lui donnerait des maux de tête d’avoir à contrer la mauvaise publicité. » [57]

Judith Curry a également déclaré dans son témoignage : « Un climatologue qui fait une déclaration sur l’incertitude ou le degré de doute dans le débat sur le climat est classé comme un négationniste ou un ‘marchand de doute’, dont les motifs sont supposés être idéologiques ou motivés par le financement de l’industrie des combustibles fossiles. Ma propre expérience de discuter publiquement sur la façon dont l’incertitude est caractérisée par le GIEC m’a valu d’être qualifiée d’ ‘hérétique du climat’, ce qui s’est retourné contre mes collègues. […] Il y a une pression énorme pour que les climatologues se conforment au soi-disant consensus. Cette pression ne vient pas seulement des politiciens, mais aussi des agences fédérales de financement, des universités et des sociétés professionnelles, ainsi que des scientifiques eux-mêmes qui sont des militants et des défenseurs de l’environnement. Des intérêts économiques importants, des questions de réputation et d’autorité viennent renforcer ce consensus. » [58]

Judith Curry est membre de la Société américaine de météorologie et membre du comité de recherche sur le climat du Conseil national de la recherche. Malgré ses succès académiques, elle a choisi de prendre une retraite anticipée, car elle ne voulait pas continuer à vivre sous une telle pression. Parce qu’elle a contesté le « consensus » du GIEC ces dernières années, elle a été stigmatisée et considérée comme « anti-science », « négationniste », etc., à la fois par les médias, d’autres scientifiques et un sénateur. Un membre du Congrès a même envoyé une lettre au doyen de l’Institut de technologie de Géorgie pour mettre en doute les motivations de Mme Curry. Elle a déclaré qu’une autre raison justifiant sa retraite anticipée était qu’elle estimait ne pas pouvoir dire aux étudiants et aux chercheurs post-doctoraux comment « s’en sortir avec la folie actuelle dans le domaine de la science du climat ». [60]

Roger Pielke Jr., professeur à l’université du Colorado, a travaillé avec Judith Curry sur des questions liées aux changements climatiques. Il était à l’origine au Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences (CIRES) de l’université. Même s’il était d’accord avec la plupart des conclusions « consensuelles » du GIEC, il a été soumis à des pressions similaires, car il avait souligné que les données ne soutiennent pas l’idée que les événements météorologiques extrêmes tels que les ouragans, les tornades et les sécheresses sont influencés par les changements climatiques. Il a finalement migré au Centre de gouvernance sportive de l’université du Colorado. [61]

M. Pielke a souligné que l’expérience de Mme Curry montre qu’« avoir un poste permanent n’est pas une garantie de liberté académique ». Il n’est pas étonnant que Joanne Simpson, académicienne de l’Académie américaine d’ingénierie et ancienne scientifique atmosphérique chevronnée de la NASA, ait déclaré son scepticisme à l’égard du « consensus » après sa retraite : « Comme je ne suis plus affiliée à une organisation et que je ne reçois plus de financement, je peux parler franchement. » Elle a déclaré : « En tant que scientifique, je demeure sceptique. » [63]

Lire la suite : Chapitre 16 (2e partie) – Le communisme derrière l’environnementalisme

Sommaire

 

Références

[1] Dong Zhongshu, Luxuriant Dew of the Spring and Autumn Annals, Images for the regulation of dress, 14. 董仲舒:《春秋繁露·服制象》,第十四,https://ctext.org/chun-qiu-fan-lu/fu-zhi-xiang/zh. La ligne en question apparaît selon les deux exemples suivants en chinois «天之生物也,以养人» et «天地之生萬物也以養人.»
[2] Confucius, The Universal Order or Conduct of Life, a Confucian Catechism, “Being a Translation of One of the Four Confucian Books, Hitherto Known as the Doctrine of the Mean” (The Shanghai Mercury, Limited, 1906), 68. https://bit.ly/2T74Dsb
[3] Le livre perdu de Zhou. Da Jujie.《逸周書·大聚解》, https://ctext.org/lost-book-of-zhou/da-ju/zh. [En chinois]
[4] The Classic of Rights. Zhai Yi.《禮記·祭儀》,https://ctext.org/text.pl?node=61379&if=gb&show=parallel. [En chinois]
[5] Rupert Darwall, The Age of Global Warming: A History (London: Quartet Books Limited, 2013), Chapter 1.
[6] Wes Vernon, “The Marxist Roots of the Global Warming Scare,” Renew America, June 16, 2008, https://web.archive.org/web/20100724052619/http://www.renewamerica.com:80/columns/vernon/080616.
[7] Frederick Engels, “Notes et Fragments” Dialectique de la Nature, 1883, consulté le 18 Decembre 2018, https://www.marxists.org/archive/marx/works/1883/don/ch07g.htm.
https://www.marxists.org/francais/engels/works/1883/00/engels_dialectique_nature.pdf
[8] Brian Sussman, Eco-Tyranny: How the Left’s Green Agenda Will Dismantle America (Washington, D.C.: WND Books, 2012), 8–9.
[9] Ibid., 10.
[10] Ibid., 11.
[11] Ibid., 14–15.
[12] Ibid., 11.
[13] Grace Baumgarten, Cannot Be Silenced (WestBow Press, 2016), Available: http://j.mp/2HgHJ0q
[14] Wes Vernon, “The Marxist Roots of the Global Warming Scare,” Renew America, June 16, 2008, https://web.archive.org/web/20100724052619/http://www.renewamerica.com:80/columns/vernon/080616.
[15] Sussman, Eco-Tyranny, 35.
[16] Vernon, “The Marxist Roots.”
[17] Lewis S. Feuer, “The Friendship of Edwin Ray Lankester and Karl Marx: The Last Episde in Marx’s Intellectual Evolution,” Journal of the History of Ideas 40 (4): 633–648.
[18] John Bellamy Foster, “Marx’s Ecology in Historical Perspective,” International Socialism Journal 96, Winter 2002, http://pubs.socialistreviewindex.org.uk/isj96/foster.htm.
[19] James O’Connor, “Capitalism, Nature, Socialism: A Theoretical Introduction,” Capitalism, Nature, Socialism 1, no. 1 (1988): 11–38, http://www.vedegylet.hu/okopolitika/O%27Connor%20-%20Capitalism,%20Nature,%20Socialim.pdf.
[20] Joel Kovel et Michael Löwy, Septembre 2001, Manifeste écosocialiste international, http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article7891.
[21] Joel Kovel, The Enemy of Nature: the End of Capitalism or the End of the World?, (London: Zed Books, 2002).
[22] Kevin Andrews, “The Ideological Drive Behind the Greens,” ABC News, Novembre 11, 2010, http://www.abc.net.au/news/2010-11-12/the_ideological_drive_behind_the_greens/41010.
[23] Mikhail Gorbachev, “We Have a Real Emergency,” The New York Times, December 9, 2009, http://www.nytimes.com/2009/12/10/opinion/10iht-edgorbachev.html, and “What Role for the G-20?” The New York Times, April 27, 2009, http://www.nytimes.com/2009/04/28/opinion/28iht-edgorbachev.html.
[24] “Jack Mundey,” Sydney’s Aldermen, http://www.sydneyaldermen.com.au/alderman/jack-mundey/.
[25] Noel Moand, “A Spark That Ignited a Flame: The Evolution of the Earth Liberation Front,” in Igniting a Revolution: Voices in Defense of the Earth, eds. Steven Best and Anthony J. Nocella, II (Oakland, Calif.: AK Press, 2006), 47.
[26] Leslie Spencer, Jan Bollwerk, and Richard C. Morais, “The Not So Peaceful World of Greenpeace,” Forbes, November 1991, https://www.heartland.org/_template-assets/documents/publications/the_not_so_peaceful_world_of_greenpeace.pdf.
[27] Ted Thornhill, “Humans Are NOT to Blame for Global Warming, Says Greenpeace Co-founder, as He Insists There Is ‘No Scientific Proof’ Climate Change Is Manmade,” Daily Mail, February 27, 2014, http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2569215/Humans-not-blame-global-warming-says-Greenpeace-founder-Patrick-Moore.html#ixzz2vgo2btWJ.
[28] Patrick Moore, “Why I Left Greenpeace,” The Wall Street Journal, April 22, 2008, https://www.wsj.com/articles/SB120882720657033391.
[29] John Vidal, “Not Guilty: The Greenpeace Activists Who Used Climate Change as a Legal Defence,” The Guardian, Sept 10, 2008, https://www.theguardian.com/environment/2008/sep/11/activists.kingsnorthclimatecamp.
[30] Richard Lindzen, “The Climate Science Isn’t Settled,” The Wall Street Journal, November 30, 2009, https://www.wsj.com/articles/SB10001424052748703939404574567423917025400.
[31] Steven E. Koonin, “Climate Science Is Not Settled,” The Wall Street Journal, September 19, 2014, https://www.wsj.com/articles/climate-science-is-not-settled-1411143565.
[32] Steven Koonin, “A ‘Red Team’ Exercise Would Strengthen Climate Science,” The Wall Street Journal, April 20, 2017, https://www.wsj.com/articles/a-red-team-exercise-would-strengthen-climate-science-1492728579.
[33] “NASA Administrator Not Sure Global Warming a Problem,” Space Daily, May 30, 2007, http://www.spacedaily.com/reports/NASA_Administrator_Michael_Griffin_Not_Sure_Global_Warming_A_Problem_999.html
[34] Alicia Chang, “NASA Chief Regrets Remarks on Global Warming,” NBC News, June 5, 2007, http://www.nbcnews.com/id/19058588/ns/us_news-environment/t/nasa-chief-regrets-remarks-global-warming/.
[35] Rebecca Wright, Sandra Johnson, Steven J. Dick, eds., NASA at 50: Interviews with NASA’s Senior Leadership (Washington, D.C.: National Aeronautics and Space Administration, 2009), 18.
[36] “Lennart Bengtsson Resigns: GWPF Voices Shock and Concern at the Extent of Intolerance Within the Climate Science Community,” The Global Warming Policy Foundation, May 5, 2014, http://www.thegwpf.org/lennart-bengtsson-resigns-gwpf-voices-shock-and-concern-at-the-extent-of-intolerance-within-the-climate-science-community/.
[37] Judith Curry, “Climate Change: No Consensus on Consensus,” CAB Reviews Vol 8, No 001, 2013, 1–9.
[38] Judith A. Curry, “Statement to the Committee on Science, Space and Technology of the United States House of Representatives,” Hearing on Climate Science: Assumptions, Policy Implications and the Scientific Method, March 29, 2017, https://docs.house.gov/meetings/SY/SY00/20170329/105796/HHRG-115-SY00-Wstate-CurryJ-20170329.pdf.
[39] Ibid.
[40] Frederick Seitz, “Major Deception on Global Warming,” The Wall Street Journal, June 12, 1996, https://www.wsj.com/articles/SB834512411338954000.
[41] Ibid.
[42] Larry Bell, “The New York Times’ Global Warming Hysteria Ignores 17 Years of Flat Global Temperatures,” Forbes, August 21, 2013, https://www.forbes.com/sites/larrybell/2013/08/21/the-new-york-times-global-warming-hysteria-ignores-17-years-of-flat-global-temperatures/.
[43] Christopher C. Horner, Red Hot Lies: How Global Warming Alarmists Use Threats, Fraud, and Deception to Keep You Misinformed (New York: Simon and Schuster, 2008), 319; quote attributed to Brendan O’Neill, “Apocalypse My Arse,” Spiked Online, March 9, 2007, https://www.spiked-online.com/2007/03/09/apocalypse-my-arse/, accessed January 19, 2019.
[44] Paul Reiter, “Malaria in the Debate on Climate Change and Mosquito-Borne Disease,” Hearing Before the Subcommittee on Global Climate Change and Impacts of the Committee on Commerce, Science, and Transportation, United States Senate, April 25, 2006, https://www.commerce.senate.gov/pdf/reiter-042606.pdf.
[45] Ibid.
[46] Ibid.
[47] Zoë Corbyn, “Global Warming Wilts Malaria,” Nature, December 21, 2011, https://www.nature.com/news/global-warming-wilts-malaria-1.9695.
[48] James Tylor, “Climate Scientist Quits IPCC, Blasts Politicized ‘Preconceived Agendas,’” The Heartland Institute, April 1, 2005, https://www.heartland.org/news-opinion/news/climate-scientist-quits-ipcc-blasts-politicized-preconceived-agendas?source=policybot.
[49] Horner, Red Hot Lies, 108; David Deming, “Statement to the U.S. Senate Committee on Environment and Public Works,” Full Committee Hearing on Climate Change and the Media, December 6, 2006, https://www.youtube.com/watch?v=u1rj00BoItw.
[50] Horner, Red Hot Lies, 329.
[51] Jonathan Leake, “Wildlife Groups Axe Bellamy as Global Warming ‘Heretic,’” Times Online, May 15, 2005, https://web.archive.org/web/20080906161240/http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/article522744.ece.
[52] Christopher C. Horner, Red Hot Lies, 110–111.
[53] Ibid.
[54] Patrick J. Michaels and Robert C. Balling Jr., Climate of Extremes: Global Warming Science They Don’t Want You to Know (Washington, D.C.: Cato Institute, 2009), X–XIII.
[55] Christopher C. Horner, Red Hot Lies, 73.
[56] “Climate Skeptics Reveal ‘Horror Stories’ of Scientific Suppression,” U.S. Senate Committee on Environment and Public Works Press Releases, March 6, 2008, https://www.epw.senate.gov/public/index.cfm/press-releases-all?ID=865dbe39-802a-23ad-4949-ee9098538277.
[57] Judith A. Curry, “Statement to the Subcommittee on Space, Science and Competitiveness of the United States Senate,” Hearing on “Data or Dogma? Promoting Open Inquiry in the Debate over the Magnitude of Human Impact on Climate Change,” December 8, 2015, https://curryja.files.wordpress.com/2015/12/curry-senate-testimony-2015.pdf.
[58] Ibid.
[59] Ibid.
[60] Scott Waldman, “Judith Curry Retires, Citing ‘Craziness’ of Climate Science,” E&E News, January 4, 2017, https://www.eenews.net/stories/1060047798.
[61] Rich Lowry, “A Shameful Climate Witch Hunt,” National Review Online, February 27, 2015, https://www.nationalreview.com/2015/02/shameful-climate-witch-hunt-rich-lowry/.
[62] Waldman, “Judith Curry Retires”
[63] “U. S. Senate Minority Report: More Than 650 International Scientists Dissent Over Man-Made Global Warming Claims. Scientists Continue to Debunk ‘Consensus’ in 2008,” U.S. Senate Environment and Public Works Committee Minority Staff Report (Inhofe), Dec 11, 2008, https://www.epw.senate.gov/public/_cache/files/8/3/83947f5d-d84a-4a84-ad5d-6e2d71db52d9/01AFD79733D77F24A71FEF9DAFCCB056.senateminorityreport2.pdf.

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