Chapitre 17. La mondialisation, outil du communisme

Le spectre du communisme n'a pas disparu avec la désintégration du Parti communiste en Europe de l'Est
Par Équipe éditoriale des "Neuf commentaires sur le Parti communiste"
21 mai 2020
Mis à jour: 21 mai 2020

Epoch Times publie, sous forme de série, un nouvel ouvrage, Comment le spectre du communisme dirige le mondetraduit du chinois et écrit par les auteurs des Neuf Commentaires sur le Parti communiste.

 

Table des matières

Introduction
1. La mondialisation et le communisme
2. La mondialisation économique
a. La mondialisation engendre une économie de type communiste
b. La mondialisation encourage le communisme dans les pays en développement
c. La mondialisation crée une polarisation de la richesse, promouvant l’idéologie communiste
d. L’opposition à la mondialisation favorise l’idéologie communiste
e. Le capitalisme occidental a alimenté le Parti communiste chinois
3. La mondialisation politique
a. Les Nations unies ont élargi l’influence politique des communistes
b. L’idéologie communiste a subverti les idéaux de l’ONU en matière de droits de l’homme
c. La mondialisation favorise les idées politiques communistes
d. Le gouvernement mondial mène au totalitarisme
4. La mondialisation culturelle : un moyen de corrompre l’humanité
a. La mondialisation culturelle détruit la tradition
b. Les pays occidentaux développés exportent une culture anti-traditionnelle
c. Les sociétés multinationales répandent une culture déviée
d. L’ONU diffuse des valeurs déformées
Conclusion
Références

* * *

Introduction

À partir de la Renaissance, l’histoire de notre humanité est entrée dans une période de changements fondamentaux. La Révolution industrielle qui a commencé à la fin du XVIIIe siècle a énormément augmenté la productivité. La puissance nationale de chaque pays a subi d’énormes changements, et la structure de l’ordre mondial s’est transformée radicalement. En même temps, les structures sociales, la pensée et les traditions ethniques et religieuses ont également connu des changements spectaculaires. Les croyances orthodoxes ont décliné, la moralité humaine a commencé à se détériorer, les sociétés sont devenues désordonnées et le comportement humain s’est distancié des normes universelles qui le déterminaient. Ces conditions historiques ont vu naître le communisme.

Après la révolution bolchevique russe en 1917, l’Internationale communiste, connue sous le nom de Troisième Internationale, a essayé d’exporter la révolution communiste dans le monde entier. Le Parti communiste des États-Unis a été fondé en 1919 et le Parti communiste chinois (PCC), en 1921. À la fin des années 1920 et au début des années 1930, une dépression économique mondiale a davantage encouragé les idéologues communistes. Les idéologies politiques et économiques du monde entier ont commencé à virer à gauche, l’Union soviétique s’est fermement établie et le PCC a saisi l’occasion pour se renforcer.

Plus d’une décennie plus tard, en 1949, le PCC a installé son règne sur la Chine, puis le communisme violent a commencé sa propagation mondiale. L’Union soviétique et la Chine communiste ont pris ensemble le contrôle des dizaines de pays et d’un tiers de la population de la planète, formant un bloc opposé au monde occidental. La guerre froide qui a suivi a duré un demi-siècle.

Alors que le communisme violent représentait une menace pour toute l’humanité, la plupart des citoyens du monde libre occidental ne prêtaient pas attention aux phénomènes communistes non violents qui se développaient tranquillement au sein de leurs propres sociétés. À part l’infiltration des agents et de l’idéologie de l’Union soviétique, toutes sortes d’idéologies et de mouvements para-communistes répandus en Occident – y compris les communistes purs et durs, la Société fabienne et les sociaux-démocrates, entre autres – ont pénétré le gouvernement, le monde des affaires et les milieux éducatif et culturel.

Le mouvement de contre-culture en Occident dans les années 1960, ainsi que la Révolution culturelle chinoise, a été provoqué par des éléments communistes. Après les années 1970, les jeunes rebelles de l’Occident ont lancé « la longue marche à travers les institutions » – une tentative d’éroder la culture traditionnelle de l’intérieur et de prendre le leadership social et culturel. En un peu plus d’une décennie, ils ont connu un succès impressionnant.

Après la chute du mur de Berlin et la désintégration de l’Union soviétique, certains ont applaudi à la fois la fin d’une étape historique et la fin de l’idéologie communiste, tandis que d’autres s’inquiétaient que cela pourrait amener à un choc des civilisations. Cependant, peu de personnes se sont rendu compte que le communisme était en train de prendre de nouvelles formes et apparences dans la poursuite de son but de contrôler le monde. La mondialisation est devenue sa nouvelle bannière.

À la suite de la Révolution industrielle et du développement de la science et de la technologie, les déplacements des gens ainsi que les changements économiques, politiques, scientifiques, technologiques et culturels sont devenus beaucoup plus fréquents. Aujourd’hui, les télécommunications, les transports, les ordinateurs et les réseaux numériques modernes ont raccourci les distances et effacé les frontières qui existaient depuis des milliers d’années. Le monde semble devenir petit, et l’ampleur des interactions et des échanges entre pays est sans précédent. Un tel accroissement de la collaboration mondiale est le résultat naturel du développement technologique, de l’expansion de la production, des différents échanges et de la migration. Ce type de mondialisation est le résultat de l’évolution historique naturelle.

Cependant, il existe aussi un autre type de mondialisation qui provient de l’idéologie communiste et qui détourne l’évolution historique naturelle de mondialisation dans le but de ruiner l’humanité. Ce second type de mondialisation est analysé dans ce chapitre.

La mondialisation sous le contrôle du communisme consiste essentiellement dans la propagation rapide et généralisée de tous les pires aspects des régimes communistes et non communistes. Les moyens d’une telle propagation comprennent des opérations politiques, économiques, financières et culturelles à grande échelle qui effacent rapidement les frontières entre les pays et les peuples. Son objectif est de détruire la croyance, la moralité et les cultures traditionnelles dont l’humanité dépend pour sa survie en tant que société humaine. Tous ces moyens visent à détruire l’humanité.

Cet ouvrage a déjà précisé que le communisme n’est pas seulement une théorie, mais un spectre pervers. C’est une entité vivante et son but ultime est la destruction de l’humanité. Ce spectre ne tient pas à une seule idéologie politique mais, lorsque les conditions le permettent, il est susceptible d’utiliser même des théories politiques et économiques qui sont contraires à l’idéologie communiste classique. Depuis les années 1990, la mondialisation qui prétendait promouvoir la démocratie, l’économie de marché et le libre-échange a fait l’objet de protestations de plusieurs groupements de gauche. Toutefois, ces groupements ne se rendent pas compte que le spectre du communisme agit dans les coulisses à un niveau supérieur. La mondialisation économique, la gouvernance politique mondiale, l’Agenda 21 et diverses conventions environnementales et internationales sont tous devenus des outils pour contrôler et détruire l’humanité.

La mondialisation, également connue sous le nom de « mondialisme », telle qu’elle est manipulée par le spectre du communisme, a fait des progrès étonnants dans plusieurs domaines en utilisant divers moyens et en empruntant divers chemins à travers le monde. Ce chapitre traite de ces aspects économiques, politiques et culturels.

Ces trois aspects de la mondialisation ont fusionné en une idéologie du mondialisme. Cette idéologie prend différentes apparences à différentes époques, et elle utilise parfois des contenus contradictoires. Cependant, en pratique, elle présente des caractéristiques très proches de celles du communisme. Basé sur l’athéisme et le matérialisme, le mondialisme promet une belle utopie : un royaume des cieux sur terre qui est riche, égalitaire et exempt d’exploitation, d’oppression et de discrimination – un royaume qui est supervisé par un gouvernement mondial bienveillant.

Cette idéologie est vouée à supprimer les cultures traditionnelles de tous les groupes ethniques – les cultures qui se fondent sur la foi en Dieu et qui enseignent la vertu. Ces dernières années, il est devenu de plus en plus évident que cette idéologie est basée sur le « politiquement correct », la « justice sociale », la « neutralité de jugement des valeurs » et « l’égalitarisme absolu » de la gauche. C’est la mondialisation de l’idéologie.

Chaque pays a sa propre culture qui, traditionnellement, était fondée sur les valeurs universelles. La souveraineté nationale et les traditions culturelles de chaque groupe ethnique jouent un rôle important dans l’héritage national et dans l’autodétermination. Elles offrent une protection pour tous les groupes ethniques contre l’infiltration des puissantes forces extérieures, y compris du communisme.

Une fois qu’un super-gouvernement mondial est formé, le communisme atteindra facilement son objectif d’éliminer la propriété privée, les nations, les races et la culture traditionnelle de chaque ethnie. La mondialisation, ou le mondialisme, joue un rôle destructeur à cet égard, en sapant les traditions et l’éthique humaines, et en propageant les idéologies de gauche et le communisme. Révéler les racines communistes de la mondialisation ainsi que les similitudes entre le mondialisme et le communisme est une question épineuse, mais extrêmement importante et urgente.

1. La mondialisation et le communisme

Karl Marx n’a pas mentionné le concept de mondialisation dans ses écrits. À la place, il a utilisé le terme « histoire universelle » qui a des connotations très proches. Dans le Manifeste du Parti communiste, Marx affirmait que l’expansion mondiale du capitalisme produirait inévitablement une immense classe des prolétaires, puis qu’une révolution prolétarienne balaierait la planète, renversant le capitalisme et instaurant le « paradis » du communisme. [1] Marx a écrit : « Le prolétariat ne peut donc exister qu’à l’échelle de l’histoire universelle, de même que le communisme, qui en est l’action, ne peut absolument pas se rencontrer autrement qu’en tant qu’existence ‘historique universelle’. » [2] En d’autres termes, l’instauration du communisme dépend des actions conjointes du prolétariat dans le monde entier – la révolution communiste doit être un événement mondial.

Bien que Lénine ait plus tard modifié la doctrine de Marx et ait suggéré que la révolution puisse être initiée dans le maillon faible du capitalisme (la Russie), les communistes n’ont jamais abandonné leur objectif de la révolution mondiale. En 1919, les communistes soviétiques n’ont pas perdu leur temps pour établir à Moscou l’Internationale communiste avec des succursales réparties dans plus de soixante pays. Lénine a déclaré que le but de l’Internationale communiste était d’établir la République fédérative soviétique mondiale. [3]

Le penseur américain G. Edward Griffin a résumé les cinq objectifs de la révolution mondiale communiste formulés par Joseph Staline, le dictateur soviétique qui a succédé à Lénine :

1. Confondre, désorganiser et détruire les forces du capitalisme dans le monde entier.
2. Rassembler toutes les nations dans une seule économie mondiale.
3. Obliger les pays avancés à verser à long terme une aide financière aux pays sous-développés.
4. Diviser le monde en groupes régionaux [comme les actuelles associations et organisations régionales] en tant qu’étape de transition vers un gouvernement mondial universel. Les populations abandonneront plus facilement leurs loyautés nationales à une vague loyauté régionale qu’à une autorité mondiale.
5. Puis, soumettre les autorités régionales à une seule dictature mondiale du prolétariat. [4]

William Z. Foster, l’ancien chef du Parti communiste américain, a écrit : « Un monde communiste sera un monde unifié et organisé. Le système économique sera une grande organisation, basée sur le principe de planification qui se dessine actuellement en URSS. Le gouvernement soviétique américain sera une section importante de ce gouvernement mondial. » [5]

Des écrits de Marx, Lénine, Staline et Foster jusqu’à l’idée de la « communauté de destin pour l’humanité » avancée par le Parti communiste chinois, on voit bien que le communisme ne se contente pas d’avoir le pouvoir seulement dans quelques pays. L’idéologie du communisme, du début à la fin, inclut l’ambition de conquérir l’humanité entière.

L’idée de la révolution mondiale prolétarienne prédite par Marx ne s’est pas matérialisée. Ce qu’il pensait être un capitalisme désespéré et mourant s’est avéré être un capitalisme triomphant, prospère et florissant. Avec l’effondrement des régimes communistes en Union soviétique et en Europe de l’Est, qui ne laissait le Parti communiste au pouvoir qu’en Chine et dans quelques autres relativement petites dictatures, le communisme semblait être sur le point de disparaître. Il paraissait que c’était une victoire pour le monde libre. Cependant, alors que l’Occident croyait que le communisme serait balayé et mis aux oubliettes de l’histoire, le socialisme (cette première étape du communisme, selon la théorie marxiste-léniniste) était en plein essor.

Le spectre du communisme n’est pas mort. Il se cache derrière divers mouvements et doctrines, il corrode et infiltre le monde libre en propageant l’idéologie communiste dans tous ses domaines. Est-ce par hasard ? Bien sûr que non. Bien que la mondialisation semble être un processus qui soit né naturellement, le rôle du communisme dans son évolution devient de plus en plus évident. Il est devenu l’une des idéologies directrices de la mondialisation.

Après la Seconde Guerre mondiale, les forces de gauche dans les pays européens ne cessaient d’augmenter leur pouvoir. L’Internationale socialiste qui prônait le « socialisme démocratique » comprenait des partis politiques de plus de cent pays. Ces partis étaient au pouvoir dans divers pays et se sont répandus dans la majeure partie de l’Europe. En conséquence, un niveau élevé de protection sociale, des impôts élevés et la nationalisation ont affecté l’Europe dans son ensemble.

La mondialisation a ruiné l’industrie des États-Unis, a réduit la classe moyenne, a fait stagner les revenus, a polarisé les riches et les pauvres et a creusé des fossés dans la société américaine. Au cours de la dernière décennie, ces phénomènes ont favorisé la croissance de la gauche et du socialisme dans ce pays, déplaçant l’axe de la politique mondiale fortement à gauche. En même temps, ce sont les forces de gauche du monde entier qui sont les premières à proclamer que la mondialisation a provoqué une inégalité des revenus et une polarisation entre les riches et les pauvres. Parallèlement à ces arguments, le sentiment antimondialiste s’est rapidement développé, devenant une nouvelle force qui résiste au capitalisme et appelle au socialisme.

Après la guerre froide, les idées communistes ont infiltré la mondialisation économique, annonçant qu’il n’y aurait plus d’économie purement nationale et, en même temps, sapant la souveraineté des fondements économiques des pays. L’objectif était d’utiliser pleinement la cupidité humaine en encourageant les puissances occidentales à déplacer leurs richesses – la richesse accumulée par la société au cours de plusieurs centaines d’années – afin d’enrichir le régime du Parti communiste chinois. Le PCC a ensuite utilisé cette richesse rapidement accumulée pour lier moralement d’autres pays et les affaiblir.

En tant que leader des forces communistes dans le monde d’aujourd’hui, le PCC renforçait constamment sa puissance économique tout en injectant des ressources dans les partis de gauche et communistes du monde entier. L’État-parti a utilisé le totalitarisme pour saper les règles du commerce mondial et a profité de l’enrichissement qu’il a soutiré du capitalisme mondial pour renforcer le socialisme. La puissance économique du régime chinois a également stimulé ses ambitions politiques et militaires, alors qu’il tente d’exporter le modèle communiste dans le monde entier.

Du point de vue global, la gauche antimondialiste ainsi que le PCC, qui a énormément profité de la mondialisation, se sont tous les deux bien renforcés grâce à la mondialisation. En fait, la situation dans le monde actuel est très proche de celle que Staline envisageait dans le passé.

2. La mondialisation économique

Lorsqu’on parle de la mondialisation de l’économie, il s’agit habituellement de l’accélération, à l’échelle mondiale, des échanges de biens et de services grâce à la levée progressive des entraves au commerce ainsi qu’à l’intégration des marchés mondiaux de capitaux, des chaînes mondiales de production et d’échanges commerciaux. Ce processus a commencé dans les années 1940 et 1950, a mûri dans les années 1970 et 1980 et a été établi comme une norme mondiale dans les années 1990. Les forces motrices de cette mondialisation restent les entreprises et les institutions internationales qui cherchaient l’assouplissement des réglementations et des contrôles afin de permettre la libre circulation des biens, des services et des capitaux. À première vue, le processus de la mondialisation économique a été encouragé par les pays occidentaux pour répandre le capitalisme dans le monde entier.

Malheureusement, la mondialisation est devenue un outil de propagation du communisme. En particulier, la mondialisation a amené les pays occidentaux à apporter un soutien financier au régime chinois, ce qui a entraîné une dépendance mutuelle entre les économies de marché capitalistes et l’économie totalitaire socialiste du PCC. En échange de gains économiques, l’Occident a sacrifié sa conscience et ses valeurs universelles, tandis que le régime communiste étend son contrôle par la contrainte économique en avançant vers son but de domination mondiale.

a. La mondialisation engendre une économie de type communiste

La mondialisation a transformé les économies du monde entier en une seule entité économique et, au cours de cette transformation, de grandes organisations internationales, différents traités et réglementations ont été établis. À première vue, il semble qu’il s’agisse de l’expansion du capitalisme et de son marché libre. Mais, en fait, il s’agissait de la formation d’un système de contrôle économique unifié qui pouvait donner des ordres et déterminer le sort des entreprises dans de nombreux pays. Cela équivaut à la formation d’un système économique totalitaire centralisé – ce qui est conforme à l’objectif de Staline d’unir tous les pays et former un système économique unique. Après l’établissement de ce nouvel ordre économique et financier international, la pratique de l’aide économique accordée à long terme aux pays en développement par les pays économiquement avancés s’est également établie. C’est exactement le troisième objectif de Staline.

En ce qui concerne l’aide financière, les organisations financières internationales effectuent des macro-interventions dans les économies des pays bénéficiaires. La méthode utilisée est bien dictatoriale. Non seulement elle est contraignante, mais elle ignore également les conditions sociales, culturelles et historiques des bénéficiaires. Il en résulte une diminution de la liberté et un contrôle plus centralisé. L’analyste politique américain James Bovard a écrit que la Banque mondiale « a grandement favorisé la nationalisation des économies du tiers monde et a accru le contrôle politique et bureaucratique sur la vie des plus pauvres parmi les pauvres ». [6]

En outre, la mondialisation économique a conduit à une sorte d’homogénéité mondiale avec des tendances de consommation bien similaires ainsi que des mécanismes unifiés de production et de consommation dans le monde entier. Les petites entreprises, en particulier celles qui produisent des articles d’art traditionnel ou exercent des métiers traditionnels, ont beaucoup moins d’espace pour survivre. De nombreuses entreprises de ce genre ainsi que celles qui sont associées à des groupes ethniques locaux ont été tout simplement anéanties par la vague de la mondialisation. De plus en plus de personnes ont perdu l’environnement et la possibilité de faire librement du commerce à l’intérieur de leurs propres frontières.

En même temps, les pays en développement deviennent partie intégrante d’une chaîne de production mondiale, ce qui affaiblit leur souveraineté économique et, dans certains cas, conduit à la faillite de l’État. Certains pays sont accablés de dettes et doivent faire face à des remboursements, ce qui démolit les fondements de l’économie capitaliste du marché libre de ces pays.

b. La mondialisation encourage le communisme dans les pays en développement

Au début des années 2000, la Jamaïque a ouvert ses marchés et a commencé à importer de grandes quantités de lait de vache bon marché. Cela a rendu le lait plus abordable pour plus de Jamaïcains, mais a également conduit à la faillite des producteurs laitiers locaux qui n’ont pas pu survivre au milieu de l’inondation de lait importé bon marché. Le Mexique comptait autrefois de nombreuses usines de produits d’industrie légère mais, après l’admission de la Chine à l’OMC, la plupart des emplois de ces usines ont été perdus pour aller en Chine. Ne disposant pas de capacités de fabrication haut de gamme, le Mexique a dû assumer cette perte. Les pays africains sont riches en minerais mais, depuis que les investissements étrangers ont afflué dans ces pays, les minerais ont été extraits pour être exportés en apportant très peu de gains économiques à la population locale.

Les investissements étrangers corrompent également les fonctionnaires gouvernementaux des pays en développement. La mondialisation prétend apporter la démocratie dans ces pays mais, en réalité, elle a donné du pouvoir à des dictatures corrompues. Dans de nombreux cas, la pauvreté s’est aggravée. Selon les statistiques de 2015 de la Banque mondiale, « plus de la moitié des gens extrêmement pauvres vivent en Afrique subsaharienne. En fait, le nombre de pauvres dans la région a augmenté de 9 millions, avec 413 millions de personnes vivant avec moins de 1,90 dollar par jour en 2015 ». [7]

Lors de la crise financière asiatique, la Thaïlande a ouvert son système financier fragile aux investissements internationaux, ce qui a apporté une prospérité temporaire. Cependant, lorsque les investissements étrangers se sont retirés, l’économie thaïlandaise a marqué le pas en affectant négativement les pays voisins.

À la suite du développement des technologies de communication et de transport, le monde est devenu un village planétaire. Il semblait que la mondialisation allait apporter la prospérité financière et les valeurs démocratiques à l’ensemble de ce village. Cependant, comme l’a constaté le professeur Dani Rodrik de la John F. Kennedy School of Government de l’université Harvard, il existe un « trilemme » de la mondialisation : « On ne peut pas poursuivre simultanément la démocratie, la détermination de la communauté nationale et la mondialisation économique. » [8] C’est le défaut caché de la mondialisation qui a été exploité par le communisme.

De toute évidence, les avantages et les opportunités offertes par la mondialisation sont réservés à un petit groupe de personnes. En dehors de ce groupe, la mondialisation a artificiellement aggravé les inégalités et ne peut pas résoudre les problèmes de pauvreté à long terme. La mondialisation a érodé la souveraineté nationale, a exacerbé les troubles régionaux et a engendré des conflits entre les « oppresseurs » et les « opprimés ». Le sentiment d’être victime d’oppression, d’exploitation, d’inégalité et de pauvreté est une arme utilisée par la gauche dans le but de « combattre le capitalisme », tandis que la résistance des opprimés aux oppresseurs est également le moyen classique d’évolution de la société prévu par le communisme. L’idéologie communiste de l’égalitarisme ainsi que son concept de lutte se sont répandus dans le monde entier par le biais de la mondialisation.

c. La mondialisation crée une polarisation de la richesse, promouvant l’idéologie communiste

La vaste délocalisation des industries et des emplois a transformé les classes ouvrières et moyennes des pays occidentaux en victimes de la mondialisation. Prenons l’exemple des États-Unis : à la suite de l’exode de capitaux et de technologies vers la Chine, de nombreuses usines ont dû fermer leurs portes, entraînant une perte massive d’emplois dans le secteur manufacturier et une hausse générale du taux de chômage. De 2000 à 2011, 5,7 millions de travailleurs du secteur manufacturier ont perdu leur emploi et 65 000 usines ont été fermées. [9] Le fossé entre les riches et les pauvres se creusait dans ce pays depuis bien longtemps. Au cours des trente dernières années, la croissance du salaire moyen (corrigé de l’inflation) a ralenti, entraînant l’émergence des travailleurs pauvres – ceux dont le revenu est inférieur au niveau de pauvreté officiel. En 2016, il y avait 7,6 millions d’Américains qui étaient considérés comme des travailleurs pauvres. [10]

La polarisation entre les riches et les pauvres sert de terreau fertile pour le communisme. Les problèmes économiques ne se limitent jamais au seul domaine économique. La demande de « justice sociale » et d’une solution à une répartition injuste des revenus a provoqué une vague d’idéologies socialistes.

Depuis 2000, la vie politique américaine a été de plus en plus influencée par la gauche. Au moment des élections présidentielles de 2016, la demande de socialisme a augmenté et la polarisation politique s’est accentuée. Dans une large mesure, l’impact de la mondialisation a été à l’origine de ces changements. D’autre part, plus graves sont les problèmes auxquels font face les sociétés démocratiques occidentales, plus triomphante apparaît la puissance du communisme sur la scène mondiale.

d. L’opposition à la mondialisation favorise l’idéologie communiste

Avec l’avancée de la mondialisation, des campagnes anti-mondialisation sont également apparues. Le début de ces campagnes a été marqué par les manifestations massives violentes contre la conférence ministérielle de l’OMC tenue le 30 novembre 1999 à Seattle. Trois conférences internationales de grande envergure tenues en 2001 (le Sommet des Amériques à Québec, Canada ; le Sommet de l’Union européenne à Göteborg, Suède ; et le Sommet économique du Groupe des huit à Gênes, Italie) ont également été marquées par de telles manifestations. En 2002, la ville de Florence, en Italie, a été le théâtre d’une manifestation anti-mondialisation sans précédent qui impliquait un million de participants.

Les campagnes mondiales contre la mondialisation ont attiré des militants de divers milieux. La grande majorité d’entre eux étaient des opposants de gauche au capitalisme au sens large, y compris des syndicats et des organisations environnementales (également détournés et infiltrés par le communisme) ainsi que des victimes de la mondialisation et des personnes défavorisées. En conséquence, les citoyens des pays occidentaux, qu’ils soient partisans ou opposants de la mondialisation, ont contribué à la déstabilisation de la situation en Occident et servi involontairement aux fins du communisme.

e. Le capitalisme occidental a alimenté le Parti communiste chinois

Les universitaires occidentaux qui évaluent les succès ou les échecs de la mondialisation citent souvent la Chine comme exemple de réussite. Il est vrai que la Chine semble avoir largement profité de la mondialisation et s’est rapidement imposée comme la deuxième économie mondiale. Beaucoup prédisaient que la Chine finirait par remplacer les États-Unis sur la scène mondiale.

Contrairement au modèle mexicain de fabrication bas de gamme, le régime du PCC s’est efforcé d’obtenir de l’Occident la technologie la plus avancée et de prendre par la suite la place de ses concurrents. En échange de la vente sur le marché chinois, l’État-parti a exigé que les entreprises des pays développés créent des coentreprises avec les sociétés chinoises, ce qu’il a ensuite utilisé pour mettre la main sur les technologies clés. Pour arriver à cette fin, le PCC a adopté de nombreuses méthodes, allant de l’obligation sans scrupule que leurs partenaires occidentaux leur transfèrent leurs technologies jusqu’au vol pur et simple par piratage informatique. Après avoir obtenu la technologie de pointe, le régime a profité de ses avantages pour écouler à bas prix sur le marché mondial des articles produits par le biais de ces technologies. En utilisant des remises et des subventions à l’exportation, le PCC a vaincu ses concurrents grâce au dumping – les ventes à des prix inférieurs à ceux du marché – perturbant ainsi l’ordre des marchés libres mondiaux.

Contrairement à d’autres pays en développement qui ont ouvert leur marché intérieur, le régime chinois a créé de multiples barrières sur son propre marché (la Chine est considérée comme un pays en développement à l’OMC, profitant des dérogations liées à ce statut). Après l’admission de ce pays à l’OMC en 2001, le PCC a tiré parti des règles de cette organisation et a profité de la mondialisation pour pratiquer le dumping de ses produits à l’étranger. En bafouant les règles établies, le régime chinois s’est procuré d’énormes avantages économiques. Il n’a cependant pas réussi à faire de même dans les industries clés – notamment les télécommunications, les banques et l’énergie – ce qui lui a quand même permis de tirer profit du fonctionnement « traditionnel » de ces secteurs de l’économie mondiale tout en revenant sur ses propres engagements.

En ayant succombé à l’appât du profit, le monde occidental a fermé les yeux et a fait la sourde oreille aux violations des droits de l’homme en Chine. Alors que le régime chinois bafouait notoirement les droits de l’homme, la communauté internationale continuait à lui accorder de généreuses faveurs.

Au beau milieu de la mondialisation, un PCC tout puissant, soutenu par la société chinoise moralement corrompue, a porté un coup dur à l’économie de marché et aux réglementations commerciales établies en Occident.

En tant que destructeur de règles, l’État-parti chinois a récolté tous les avantages de la mondialisation. Dans un sens, la mondialisation a joué pour le PCC le rôle d’une transfusion sanguine, permettant à un État communiste en déclin de reprendre de la vigueur. Derrière la manipulation de la mondialisation se cache la stratégie du Parti qui cherche à se faire maintenir grâce à la redistribution des richesses mondiales. Ainsi, il a réussi à accumuler d’énormes gains mal acquis tout en commettant les pires violations des droits de l’homme.

En fait, la mondialisation a été un instrument qui permettait de sauver le PCC et de légitimer le régime communiste chinois. Alors que le Parti a renforcé ses muscles socialistes par le biais des nutriments capitalistes, l’Occident est tombé en déclin relatif, ce qui a donné à l’État-parti chinois une confiance accrue dans son totalitarisme communiste et dans ses ambitions mondiales. L’essor de la Chine a également suscité l’enthousiasme de nombreux socialistes et militants de gauche dans le monde entier – ce qui faisait partie du plan.

Alors que son économie se développait, l’État-parti a intensifié ses efforts visant à infiltrer les organisations économiques internationales, notamment l’OMC, le FMI, la Banque mondiale, l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, etc. Lorsqu’ils sont affectés à des postes importants au sein de ces organisations, les fonctionnaires du Parti persuadent ces organisations de coopérer avec le régime chinois afin d’approuver ses projets et de soutenir ses politiques.

En d’autres termes, le PCC utilise les organisations économiques internationales pour mener à bien sa propre stratégie économique et politique. Si ses ambitions ne sont pas freinées, il n’y a aucun doute que le régime amènera des désastres à l’économie et à la politique mondiales.

Ce sont quelques exemples illustrant la manière dont la mondialisation économique a été utilisée pour promouvoir et étendre le communisme. Aujourd’hui, grâce aux progrès des télécommunications et des transports, les activités économiques s’étendent bien au-delà des frontières nationales. Ce processus naturel a été transformé par le PCC en une opportunité pour entamer la voie vers la domination mondiale. Il est grand temps que notre société prête attention à ce qui se passe et débarrasse la mondialisation des éléments communistes. Dans ce cas, la souveraineté des États et le bien-être de leurs citoyens auront une chance d’être préservés.

 3. La mondialisation politique

Dans le domaine politique, la mondialisation se manifeste par une coopération accrue entre les pays, l’émergence d’organisations internationales, l’élaboration de programmes politiques et de traités internationaux, la restriction de la souveraineté nationale et un transfert progressif du pouvoir des États souverains vers les organismes internationaux. Après la création des institutions internationales ainsi que des règles et réglementations qui transcendent les frontières nationales, ces institutions ont commencé à empiéter sur la vie politique, culturelle et sociale de chaque pays. Le pouvoir commence à se concentrer dans un organe international qui commence à ressembler à un gouvernement mondial, ce qui érode la souveraineté nationale, affaiblit les croyances traditionnelles et les fondements moraux de différentes sociétés, sape la culture traditionnelle et sabote les normes établies du comportement international. Tout cela fait partie de la stratégie communiste.

Au cours de ce processus, le communisme soutient et utilise les organisations internationales pour augmenter sa puissance en faisant la promotion de son concept de lutte, en favorisant des définitions tordues des droits de l’homme et de la liberté, en propageant les idées socialistes à l’échelle mondiale, en redistribuant la richesse mondiale et en essayant de former un gouvernement mondial qui entraînera l’humanité sur la voie du totalitarisme.

a. Les Nations unies ont élargi l’influence politique des communistes

L’Organisation des Nations unies, créée juste après la Seconde Guerre mondiale, est la plus grande organisation internationale au monde qui a été originalement conçue pour renforcer la coopération et la coordination entre les pays. En tant qu’entité supranationale, les Nations unies se conforment à l’objectif du communisme d’éliminer l’État et elles ont été utilisées pour accroître le pouvoir communiste. Dès le début, l’ONU représentait un instrument dont profitait le camp communiste dirigé à l’époque par l’Union soviétique, elle a servi au communisme de moyen pour se faire promouvoir et pour promouvoir sa stratégie de former un gouvernement mondial.

Lorsque l’ONU a été fondée et que la Charte des Nations unies a été rédigée, l’Union soviétique a joué un rôle décisif en étant l’un des pays fondateurs et l’un des membres permanents du Conseil de sécurité. Alger Hiss, rédacteur de la Charte et secrétaire général de la Conférence de San Francisco de 1945 qui l’a adoptée, ainsi que haut fonctionnaire du département d’État et conseiller important du président américain Franklin D. Roosevelt, a été reconnu coupable de parjure en rapport avec l’accusation d’être un espion soviétique. [11] Les différentes échappatoires cachées dans la Charte et les conventions des Nations unies arrangent bien les régimes communistes et ont probablement beaucoup à voir avec M. Hiss.

Les chefs de nombreuses agences importantes des Nations unies sont des communistes ou leurs associés. De nombreux secrétaires généraux des Nations unies ont été socialistes et marxistes. Par exemple, Trygve Lie, le premier secrétaire général de l’ONU, était un socialiste norvégien qui a reçu un fort soutien de l’Union soviétique. Sa tâche la plus importante a été d’amener le régime communiste chinois aux Nations unies. Son successeur, Dag Hammarskjöld, était un socialiste qui soutenait l’idée d’une révolution communiste mondiale. Il a souvent fait l’éloge de Zhou Enlai, le Premier ministre de l’État-parti chinois [12]. Le troisième secrétaire général, U Thant, du Myanmar (anciennement Birmanie), était un marxiste qui pensait que les idéaux de Lénine étaient conformes à la Charte des Nations unies. [13] Le sixième secrétaire général, Boutros Boutros-Ghali, était auparavant vice-président de l’Internationale socialiste. Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi les chefs des régimes communistes bénéficient régulièrement d’un traitement particulièrement courtois de la part des Nations unies. De nombreuses conventions de l’ONU sont également devenues des instruments de promotion directe ou indirecte des idées communistes et d’extension du pouvoir communiste.

La première mission des Nations unies consiste à maintenir la paix et la sécurité dans le monde. Au début, les forces de maintien de la paix des Nations unies ont été placées sous la responsabilité du secrétaire général adjoint aux Affaires politiques et au Conseil de sécurité. Cependant, sur les quatorze personnes qui ont occupé ce poste de 1946 à 1992, treize étaient des citoyens soviétiques. Le régime communiste soviétique n’a jamais renoncé à la propagation et au renforcement de l’influence communiste et n’avait aucun intérêt à contribuer à la paix dans le monde. Par conséquent, bien qu’il ait utilisé « la sauvegarde de la paix dans le monde » comme slogan, il se concentrait sur la réalisation de la stratégie du communisme. Soutenir une organisation internationale prosocialiste correspondait à ses objectifs.

À l’époque, les communistes avaient également infiltré les États-Unis, y compris par le biais de leurs citoyens affectés au siège des Nations unies à New York. Edgar Hoover, directeur du FBI américain d’alors, a déclaré en 1963 que les diplomates communistes affectés à l’ONU « représentaient l’épine dorsale des opérations de renseignement russes dans ce pays ». [14] Même après l’effondrement de l’ancien régime communiste soviétique, le système qu’il a établi reste toujours bien présent au sein des Nations unies : « Les Occidentaux qui travaillaient à l’ONU… se retrouvent entourés par ce que beaucoup de personnes appellent une mafia communiste. » [15]

L’État-parti chinois utilise les Nations unies comme plate-forme de propagande. Par exemple, chacun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, dont la Chine, est également représenté au sein des Nations unies par un secrétaire général adjoint. Bien que les fonctionnaires de l’ONU ne puissent, en principe, représenter les intérêts d’un pays en particulier, un haut responsable du gouvernement chinois affecté au poste de secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales représente, en fait, les intérêts économiques et sociaux du PCC et contribue à la mise en œuvre de sa stratégie. Il n’est pas étonnant que de hauts fonctionnaires de l’ONU, y compris le secrétaire général, aient promu l’initiative chinoise « Belt and Road Initiative – BRI » (initiative de la Ceinture et la Route), souvent appelée « la Nouvelle Route de la soie », la qualifiant de moyen de lutter contre la pauvreté dans les pays en développement.

Le titanesque projet d’investissement chinois dans le cadre de la BRI prévoit la création d’une immense « ceinture » terrestre par rail et route en Asie et en Europe, doublée d’une « route » maritime, permettant à la Chine de se relier aux marchés d’Asie-Pacifique et d’Europe ainsi que d’Afrique et d’Amérique latine. Cette initiative a été considérée par de nombreux pays comme un projet visant les objectifs d’hégémonie expansionniste du PCC, un projet qui a également poussé plusieurs pays dans une profonde crise de la dette. Par exemple, pour rembourser sa dette, le Sri Lanka a dû céder au régime chinois un port important pour une période de 99 ans, tandis que le Pakistan, en raison de ses problèmes d’endettement, a dû demander de l’aide au Fonds monétaire international. À cause du contrôle exercé par Pékin sur la politique et l’économie des pays qui se sont engagés dans la BRI, ainsi qu’en tenant compte des violations des droits de l’homme et de l’absence de la démocratie en Chine, plusieurs pays ont freiné leur participation dans ce projet. Cependant, en raison de l’influence politique du PCC, de hauts fonctionnaires des Nations unies ont fait l’éloge de la « Nouvelle Route de la soie ». [16]

b. L’idéologie communiste a subverti les idéaux de l’ONU en matière de droits de l’homme

L’un des objectifs des Nations unies est d’améliorer la situation dans le domaine des droits de l’homme et de promouvoir la liberté. C’est un principe universel. Cependant, l’État-parti chinois, ainsi que d’autres régimes corrompus, nie l’universalité du principe des droits de l’homme. Au lieu de cela, il affirme que les droits de l’homme sont des affaires internes, de sorte que le PCC peut dissimuler ses persécutions et abus de pouvoir en Chine. Il se félicite même d’avoir étendu « le droit à la subsistance » au peuple chinois. Pékin a également utilisé la tribune des Nations unies pour attaquer les valeurs démocratiques de l’Occident, en s’appuyant sur ses nombreux alliés parmi les pays en développement pour contrecarrer les efforts des nations libres à promouvoir les valeurs universelles. En raison de la manipulation communiste, non seulement l’ONU a fait peu pour améliorer la situation dans le domaine des droits de l’homme, mais elle a souvent servi d’instrument aux régimes communistes qui cherchent à blanchir leurs pratiques de violation des droits de l’homme.

De nombreux analystes ont documenté la manière dont les Nations unies ont trahi leurs propres idéaux. Par exemple, bien que l’ONU ait été créée dans le sillage de l’Holocauste, aujourd’hui elle ne fait pas grand-chose face aux massacres. Le but initial des Nations unies était de combattre les agresseurs et de protéger les droits de l’homme. Le jugement moral était considéré comme une prémisse nécessaire pour agir à cette fin, mais les Nations unies actuelles refusent de porter des jugements moraux. [17]

Dore Gold, ancien ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies et auteur de Tower of Babble: How the United Nations Has Fueled Global Chaos (ndt. Tour de Babel : comment les Nations unies ont alimenté le chaos mondial), a affirmé : « L’ONU n’est pas un organisme mondial bénin mais inefficace. Elle a, en fait, accéléré et répandu le chaos mondial. » [18]  M. Gold a donné de nombreuses preuves pour le démontrer, notamment sur l’hypocrisie de la « neutralité de jugement des valeurs » de l’ONU, l’immoralité des concepts de « l’équivalence morale » et du « relativisme moral », la corruption généralisée, l’accession des représentants des pays ne respectant pas les droits de l’homme à la tête de la Commission des droits de l’homme, le fait que les pays non démocratiques avaient la majorité des voix lors de la prise des décisions des différents organes de l’ONU ainsi que sur l’influence qui y exerçaient les régimes communistes. [19] Il a constaté que les Nations unies étaient un « échec lamentable » et qu’elles étaient « dominées par des forces anti-occidentales, des dictatures et des États qui soutiennent le terrorisme », trahissant ainsi « les nobles idéaux des fondateurs de l’ONU ». [20]

Les membres de la Commission des droits de l’homme, qui porte aujourd’hui le nom de Conseil des droits de l’homme des Nations unies, sont élus par la simple majorité des voix des membres de l’Assemblée générale de l’ONU. Ainsi, les pays connus pour le non-respect des droits de l’homme peuvent devenir membres du Conseil des droits de l’homme et même y faire élire leur représentant comme président, ce qui rend peu fiables les examens périodiques de ce Conseil. En outre, le régime chinois a racheté de nombreux pays en développement, ce qui a mis en échec à plusieurs reprises la critique, souvent initiée par les États-Unis, de la politique de ce régime en matière de droits de l’homme.

Le diktat de la majorité à l’ONU a transformé cette organisation en outil utilisé par les forces communistes pour s’opposer aux nations libres sur de nombreuses questions. Cela a conduit les États-Unis à se retirer du Conseil des droits de l’homme en 2018. L’Occident, qui essayait de promouvoir la liberté et les droits de l’homme, a été bloqué à plusieurs reprises par les pays communistes et leurs alliés. Le Conseil des droits de l’homme a été détourné par des États voyous, tandis que les conventions de l’ONU relatives aux droits de l’homme n’ont rien fait pour obliger les pays totalitaires de respecter ces droits. Ces pays se contentent de prononcer des slogans, mais ne les appliquent pas.

Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi la Charte des Nations unies est bien similaire à la Constitution soviétique et pourquoi son texte est souvent directement opposé à la Constitution américaine. Son but n’est pas de protéger les droits des citoyens, mais de servir les besoins des dirigeants. Par exemple, certaines dispositions de la Constitution soviétique comprenaient des formules, telles que « dans le cadre de la loi », qui étaient utilisées après l’énumération les droits des citoyens. En apparence, la Constitution soviétique donnait certains droits aux gens mais, étant donné que de nombreuses lois et réglementations spécifiques étaient couvertes par la vague formule « dans le cadre de la loi », cela permettait au régime soviétique de priver arbitrairement ses citoyens de leurs droits.

C’est également ainsi que la Charte des Nations unies et leurs divers pactes et conventions définissent les droits des personnes. Par exemple, dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, des déclarations comme « toute personne a le droit » sont liées à des dispositions prévoyant que l’exercice de ces droits « ne peut faire l’objet que des seules restrictions prévues par la loi ». Il ne s’agit pas seulement d’un choix arbitraire ou fortuit, mais d’une « échappatoire cachée » insérée délibérément par les communistes.

Ainsi, si les politiciens le jugent nécessaire, chaque droit de la Déclaration universelle des droits de l’homme peut être légalement retiré aux citoyens. « Quelle meilleure excuse pourrait espérer un tyran ? », demande Edward Griffin, ajoutant : « La plupart des guerres et des crimes nationaux sont commis au nom d’une de ces [dispositions]. » [21] S’il est difficile pour les pays libres de priver arbitrairement leurs citoyens de leur liberté, les régimes communistes peuvent ouvertement le faire en profitant des lacunes de la Déclaration des droits de l’homme.

c. La mondialisation favorise les idées politiques communistes

Le communisme, par l’intermédiaire de ses agents, crée sans cesse des problèmes mondiaux et affirme que ces problèmes ne peuvent être résolus que par une collaboration internationale et des structures internationales qui imposent leur pouvoir. Ceci afin d’établir, en fin de compte, un gouvernement mondial. En conséquence, divers pays sont de plus en plus restreints dans la prise de décisions et sont réglementés par un nombre croissant de traités internationaux. La souveraineté nationale s’en trouve affaiblie.

De nombreux groupements soutiennent les structures de pouvoir internationales de ce type et, bien que ces groupements ne soient pas nécessairement communistes, leurs revendications sont conformes aux objectifs communistes, à savoir éliminer les nations souveraines et établir un gouvernement mondial.

Une personnalité médiatique a déclaré lors du Jour de la Terre 1970 : « L’humanité a besoin d’un ordre mondial. Une nation pleinement souveraine est incapable de faire face à l’empoisonnement de l’environnement […] Par conséquent, la gestion de la planète – qu’il s’agisse de la nécessité d’empêcher la guerre ou d’empêcher les dommages ultérieurs aux conditions de vie – a besoin d’un gouvernement mondial. » [22] Le Manifeste humaniste II de 1973 annonce également : « Nous sommes arrivés à un tournant de l’histoire de l’humanité où la meilleure option est de transcender les limites de la souveraineté nationale et de se diriger vers la construction d’une communauté mondiale… Ainsi, nous envisageons le développement d’un système de droit mondial et d’un ordre mondial fondé sur un gouvernement fédéral transnational. » [23]

La création du Programme des Nations unies pour l’environnement est due au fait qu’un groupement, qui a plaidé pour une confédération mondiale en 1972, considérait la question de l’environnement comme un problème mondial et qui, par conséquent, a appelé à l’élaboration de solutions mondiales et à la création d’une agence mondiale de protection de l’environnement. Son premier directeur a été Maurice Strong, un Canadien aux fortes tendances socialistes.

Lors du sommet de la Terre des Nations unies tenu à Rio de Janeiro en 1992 (également connu sous le nom de Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement), 182 chefs d’État ont adopté l’Agenda 21, un plan d’action pour le XXIe siècle. Ce plan de 800 pages couvre les domaines de l’environnement, des droits des femmes, des soins médicaux, etc. Une experte renommée d’un institut de recherche sur l’environnement, puis fonctionnaire du Programme des Nations unies pour l’environnement, a déclaré : « La souveraineté nationale – le pouvoir d’un pays de contrôler les événements sur son territoire – a perdu une grande partie de son sens dans le monde d’aujourd’hui, où les frontières sont régulièrement franchies par la pollution, le commerce international, les flux financiers et les réfugiés… Les nations cèdent en effet une partie de leur souveraineté à la communauté internationale et commencent à créer un nouveau système de gouvernance internationale de l’environnement pour résoudre des problèmes autrement ingérables. » [24]

En apparence, ces raisons pour la création d’un gouvernement mondial semblent très bonnes, mais leur vrai objectif est la promotion de la stratégie communiste qui vise la domination du monde. Dans le seizième chapitre, nous avons expliqué en détail comment le communisme utilise la demande de protéger l’environnement pour faire avancer son programme.

Boutros Boutros-Ghali, lors de son mandat de secrétaire général de l’ONU de 1992 à 1996, a initié des progrès rapides sur le chemin de transformation de l’ONU en un gouvernement mondial. Il a appelé à la formation d’une armée permanente des Nations unies et a fait pression pour obtenir le droit de percevoir des impôts. [25] En raison de l’opposition des États-Unis, Boutros-Ghali n’a pas été reconduit pour un second mandat. Sinon, il serait difficile de prévoir le statut des Nations unies à l’heure actuelle. Bien que les régimes communistes proclament toujours qu’ils ne s’ingèrent pas dans les affaires intérieures des autres pays, ils participent activement dans diverses organisations internationales, soutiennent l’élargissement des fonctions des Nations unies et font la promotion du concept de gouvernance mondiale.

En 2005, Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies qui a succédé à Boutros-Ghali, a déclaré : « À l’ère de l’interdépendance, la citoyenneté mondiale est un pilier essentiel du progrès. » [26] Robert Chandler, un analyste américain, estime que le soi-disant « progrès » de Kofi Annan abolirait la souveraineté nationale et ouvrirait la voie à une société civile mondiale sans frontières. Selon lui, le programme de l’éducation à la culture de la paix, associé à l’UNESCO, a été organisé et guidé par l’ultra-gauche dans le but d’éliminer la souveraineté nationale et de créer un gouvernement mondial totalitaire sans frontières. [27]

Le livre The Naked Communist (ndt. le communiste nu), publié en 1958, a dénoncé le communisme et a énuméré les 45 objectifs des communistes, dont l’un était : « Promouvoir l’ONU comme le seul espoir pour l’humanité. Si sa Charte est réécrite, exiger que l’ONU soit établie comme un gouvernement mondial unique avec ses propres forces armées indépendantes. » [28] Toutefois, nombreux sont ceux qui se rendent compte que la mise en place d’un gouvernement mondial ne peut être effectuée à court terme. Alors, les communistes et les mondialistes utilisent divers problèmes pour établir des institutions internationales dans divers domaines, puis pour promouvoir l’unité de ces institutions en continuant à plaider pour la dépendance vis-à-vis des Nations unies – ceci dans le but ultime d’établir un gouvernement mondial.

Plaidoyer pour un gouvernement mondial, exagérer délibérément le rôle des Nations unies, présenter l’ONU comme une panacée pour résoudre tous les problèmes du monde actuel – tout cela fait partie d’une tentative de se prendre pour Dieu et d’arranger l’avenir de l’humanité par le biais de la manipulation et des jeux du pouvoir. En fait, c’est exactement la même idée que l’utopie communiste – une religion que les gens se créent eux-mêmes et dont le résultat est dévastateur.

d. Le gouvernement mondial mène au totalitarisme

Il n’y a rien de mal à envisager un monde ou un avenir meilleur. Cependant, chercher à établir un gouvernement mondial pour résoudre tous les problèmes de l’humanité revient simplement à poursuivre une utopie de l’époque moderne et à courir le danger de sombrer dans le totalitarisme.

Une question inévitable à laquelle fera face un gouvernement mondial qui vise à s’attaquer véritablement aux problèmes mondiaux est celle de savoir comment il mettra en œuvre ses stratégies, qu’elles soient du domaine politique, militaire, économique, etc. Pour effectuer ses politiques à l’échelle mondiale, un tel gouvernement ne prendrait certainement pas la forme d’une démocratie libre comme celle des pays occidentaux, mais serait plutôt un gigantesque gouvernement totalitaire comme celui de l’ancienne Union soviétique ou du régime communiste chinois.

Pour inciter les pays à adhérer, un gouvernement mondial leur offrirait inévitablement des avantages alléchants, ferait des promesses de bien-être et sortirait un projet d’utopie globale pour l’humanité. Ses promesses de bienfaits seraient similaires à celles du communisme et seraient présentées comme la panacée aux problèmes de chaque pays. Afin de réaliser les idéaux utopiques d’un si grand nombre de pays et de résoudre en même temps les problèmes mondiaux complexes selon ses plans également utopiques – qu’il s’agisse de protéger l’environnement ou d’assurer la sécurité et le bien-être à l’échelle mondiale – un tel gouvernement mondial chercherait inévitablement à centraliser son pouvoir. Une telle centralisation élèverait le pouvoir de ce gouvernement à un niveau inégalé, et son contrôle sur la société atteindrait également un niveau sans précédent. À ce stade, ce gouvernement mondial ne se soucierait pas de parvenir à un consensus entre ses pays membres ni de tenir compte des engagements pris envers ces pays, mais se concentrerait uniquement sur la mise en œuvre forcée de ses politiques.

Dans le monde d’aujourd’hui, il y a de grandes différences entre les pays. De nombreux pays n’ont ni religion orthodoxe ni liberté, sans parler du respect des droits de l’homme ou de normes morales élevées. Lorsque des pays s’associeraient pour former un gouvernement mondial, celui-ci adopterait les normes les plus basses parmi eux, éliminant toute exigence relative à la foi, à la moralité et aux droits de l’homme. En d’autres termes, les pays se verraient accorder un laissez-passer gratuit sur ces questions – afin de les unir, un gouvernement mondial utiliserait le concept de soi-disant « neutralité » en matière de religion, de moralité et de droits de l’homme. Un tel gouvernement encouragerait inévitablement une culture dominante afin d’unifier le monde. Cependant, chaque pays a ses propres traditions culturelles et croyances religieuses.

Parmi tous les experts, les universitaires et les gouvernements qui défendent activement l’idée du gouvernement mondial, la majorité d’entre eux sont athées ou ont des opinions « progressistes » sur les croyances religieuses. De toute évidence, un gouvernement mondial aurait l’athéisme comme valeur fondamentale – c’est inévitable, étant donné que le communisme est la force qui le sous-tend. Pour maintenir son pouvoir, ce gouvernement mondial imposerait une rééducation idéologique, en recourant à la violence pour y parvenir. Afin de prévenir la fragmentation ou les mouvements d’indépendance des pays membres, ce gouvernement renforcerait considérablement ses forces militaires et policières et resserrerait son contrôle sur la liberté d’expression des citoyens.

Le gouvernement d’un pays dont la population n’a pas de foi ni de culture communes ne peut compter que sur un pouvoir autoritaire pour rester au pouvoir, ce qui amène à la réduction de la liberté individuelle. De même, un gouvernement mondial serait inévitablement un gouvernement totalitaire, car il devrait s’appuyer sur l’autoritarisme pour maintenir son pouvoir.

En fin de compte, un gouvernement mondial n’est, en réalité, qu’une autre forme de structure communiste totalitaire. Il ne serait pas différent des régimes communistes actuels dans la manière dont ils asservissent et maltraitent leurs citoyens. La seule différence est qu’au lieu d’être confiné à un seul pays, ce totalitarisme s’étendrait au monde entier – si le monde entier est contrôlé par un seul gouvernement, cela rendrait encore plus faciles la corruption et la destruction de l’humanité. Dans le but de maintenir son pouvoir, ce gouvernement gargantuesque utiliserait progressivement toutes les méthodes perverses utilisées par les régimes communistes. Cette voie vers l’autoritarisme serait également un processus de destruction des cultures traditionnelles et des valeurs morales de l’humanité, ce qui est précisément le but du communisme.

4. La mondialisation culturelle : un moyen de corrompre l’humanité

Avec l’expansion des échanges culturels et des flux de capitaux dans le monde entier, les diverses formes culturelles déviantes que le communisme a introduites au cours de la dernière centaine d’années – telles que l’art, la littérature et la pensée modernes, les programmes télévisés, les films et les modes de vie déviés, l’utilitarisme, le matérialisme et le consumérisme – sont également transmises à l’échelle mondiale. Au cours de ce processus, les traditions culturelles des différents groupes ethniques ont été dépouillées de leurs formes de manifestation et coupées de leur signification originelle, ce qui a conduit à l’apparition de cultures mutantes et déviantes. Ayant comme objectif la rentabilité, ces cultures déviantes corrompent rapidement les valeurs morales des gens partout où elles se répandent.

Au niveau international, les États-Unis jouent le rôle de leader politique, économique et militaire. Ce leadership se répercute sur la culture américaine, qui est assez facilement acceptée et adoptée par d’autres pays et régions. Après la Révolution industrielle, avec le déclin de la foi religieuse dans la société moderne et la montée du matérialisme qui a accompagné le progrès technologique, les gens ont établi un lien direct entre la prospérité matérielle et le comportement adopté dans une société leader. Profitant de cette tendance, le communisme a concentré ses efforts sur la fragilisation des États-Unis par des moyens non violents.

Après avoir infiltré et corrompu la famille, la politique, l’économie, le droit, les arts, les médias et la culture populaire dans tous les aspects de la vie quotidienne aux États-Unis, et après avoir détruit les valeurs morales traditionnelles, le communisme a profité de la mondialisation pour exporter cette culture corrompue.

Qualifiée de culture « avancée » provenant d’Amérique, cette culture s’est répandue dans le monde entier. En un clin d’œil, le mouvement Occupy Wall Street de New York a été diffusé sur les écrans de télévision dans les villages perdus dans les montagnes de l’Inde. Grâce aux films d’Hollywood, les villageois traditionalistes des régions frontalières du Yunnan, en Chine, ont appris que les mères célibataires, les liaisons extraconjugales et la libération sexuelle étaient des aspects « normaux » de la vie. L’idéologie à la base du programme scolaire américain « Common Core State Standards », créé par les marxistes de la culture, a été presque instantanément reflétée dans les manuels scolaires des écoles secondaires de Taïwan. De l’Équateur en Amérique du Sud à la Malaisie en Asie du Sud-Est et aux îles Fidji dans les îles du Pacifique, le rock and roll est devenu extrêmement populaire à l’époque.

Willi Münzenberg, le militant communiste allemand et l’un des propagandistes communistes les plus influents qui favorisait la cause de l’URSS stalinienne en exerçant une forte attraction auprès des intellectuels occidentaux, a déclaré : « Nous devons organiser les intellectuels et les utiliser pour que la civilisation occidentale soit pourrie. Ce n’est qu’alors, après qu’ils auront corrompu toutes ses valeurs et rendu la vie impossible, que nous pourrons imposer la dictature du prolétariat. » [29]

Du point de vue de la gauche, « que la civilisation occidentale soit pourrie » est la voie vers le communisme. Cependant, pour le communisme, qui vise à corrompre et anéantir la culture traditionnelle que le divin a laissée à l’homme – c’est-à-dire faire en sorte que l’homme abandonne le divin – cela représente le moyen d’atteindre son objectif de destruction de l’humanité.

Si nous comparons à des ordures la culture déviante de l’Occident et la culture du Parti des régimes totalitaires communistes, alors la mondialisation culturelle serait comme un ouragan qui soufflerait ces ordures dans le monde entier, balayant sans pitié les valeurs traditionnelles que les dieux ont laissées à l’humanité. Jusqu’ici, nous nous sommes concentrés sur l’influence que la culture déviante de l’Occident a eue dans le monde, analysons maintenant comment s’est répandue la culture communiste.

a. La mondialisation culturelle détruit la tradition

La culture de chaque ethnie dans le monde porte des caractéristiques uniques et elle est profondément influencée par sa propre histoire. Malgré les différences entre les cultures ethniques, elles se basent toutes sur les mêmes valeurs universelles d’origine divine. Cependant, à la suite de la Révolution industrielle, le développement technologique a apporté la notion de « confort » dans nos vies. En raison de l’influence du progressisme, la tradition est généralement considérée comme quelque chose d’arriéré. Mesurer chaque chose en fonction de la modernité, de l’innovation et du « progrès » dont elle fait preuve – ou si elle a une valeur commerciale – est désormais la norme.

Les valeurs dites communes qui se sont formées par les échanges culturels dans le contexte de la mondialisation ne proviennent pas d’une telle ou telle tradition particulière – ce sont des « valeurs modernes ». Les choses et les valeurs qui peuvent être adoptées dans le cadre de la mondialisation s’écartent des traditions. Elles ne comprennent que les éléments les plus grossiers du patrimoine culturel, ainsi que les choses qui peuvent être commercialisées. Les notions de « destin commun de l’humanité » et de « notre avenir à tous » proviennent de ces valeurs déviées. Le communisme promeut des valeurs qui semblent nobles mais, en fait, qui visent à ce que l’humanité abandonne les valeurs traditionnelles pour les remplacer par des valeurs modernes homogènes et détériorées.

La norme culturelle la plus basse qui soit acceptée partout dans le monde dans le contexte de la mondialisation culturelle se manifeste également dans la « culture de la consommation » et la « société de consommation » qui sont en train de dominer la culture mondiale. Poussées par des intérêts économiques, la création des articles et des œuvres culturels ainsi que la façon de les commercialiser sont entièrement orientées vers les instincts de base des consommateurs. Le but est de contrôler les êtres humains en les séduisant, en cédant à leurs caprices et en satisfaisant leurs désirs superficiels.

La culture mondiale de la consommation vise les désirs des humains et elle est utilisée pour corrompre la tradition de multiples façons. Premièrement, afin d’attirer le plus grand nombre de consommateurs, les « produits culturels » ne doivent offenser aucun groupe ethnique, que ce soit dans leur production ou leur présentation. Par conséquent, les caractéristiques et les significations uniques de la culture ethnique sont retirées de ces produits. En d’autres termes, la tradition est retirée par le biais de l’appauvrissement culturel et de la standardisation. Des populations qui reçoivent moins d’éducation et voient diminuer leur pouvoir d’achat sont plus susceptibles d’adopter un tel modèle simplifié de consommation, car le coût de création et le prix de vente de ces « produits culturels » sont moins élevés. Avec le temps, par le biais de la mondialisation, cette population devient restreinte par le cadre de la culture commerciale ayant le coût de création le plus bas.

Deuxièmement, la mondialisation de l’industrie médiatique a conduit à la création des monopoles médiatiques. En conséquence, les éléments communistes peuvent facilement utiliser les idées dégénérées des réalisateurs, faire de la publicité pour les aspects superficiels des « produits culturels » et y insérer l’idéologie marxiste tout en les promouvant. Le métissage des cultures par la mondialisation devient également un moyen de promouvoir l’idéologie.

Troisièmement, une culture mondiale fait du consumérisme la culture dominante de la société. Les publicités, les films, les émissions télévisées et les médias sociaux bombardent constamment les consommateurs avec l’idée qu’ils ne vivent pas une vraie vie s’ils ne consomment pas, ne possèdent pas certains articles ou ne cherchent pas à se divertir d’une manière particulière. Le communisme utilise différents moyens et divertissements pour inciter les gens à rechercher la satisfaction de leurs désirs. Au fur et à mesure que les gens se livrent à l’assouvissement de leurs désirs, ils s’éloignent de la spiritualité et, avant même de s’en rendre compte, ils s’écartent de leur traditionnelle croyance dans le divin et de leurs valeurs traditionnelles.

Le communisme, qui répand rapidement son idéologie dans le contexte de la mondialisation, utilise également la mentalité de troupeau. Avec une exposition fréquente aux médias sociaux, aux publicités, aux émissions télévisées, aux films et à toutes sortes d’informations, les gens sont bombardés par diverses idéologies anti-traditionnelles et non naturelles. Cela crée l’illusion que ces idéologies déviées sont acceptées mondialement. Ainsi, les gens deviennent progressivement insensibles aux dommages que ces idéologies causent aux traditions. Les comportements tordus sont considérés être à la mode et les gens sont incités à en être fiers. La toxicomanie, la libération sexuelle, les genres musicaux qui ont suivi le rock and roll, l’art abstrait, etc. se propagent de cette manière.

L’art moderne est dégénéré et viole toutes les définitions traditionnelles de l’esthétique. Certaines personnes s’en sont peut-être rendu compte au début, mais lorsque des œuvres d’art moderne sont constamment exposées dans les plus grandes et prestigieuses salles et qu’elles sont vendues à des prix élevés, et lorsque les médias parlent souvent d’œuvres obscures et étranges, les gens commencent à croire que ce sont eux qui sont démodés et que c’est leur goût pour l’art qui doit être mis à jour. Alors, ils commencent à rejeter leur propre sens de la beauté et à favoriser différentes formes d’art dévié.

Le communisme peut utiliser la mentalité de troupeau parce que beaucoup de gens manquent de caractère. Une fois que l’humanité s’écarte des traditions divinement transmises, tout devient relatif et changeant au fil du temps. La situation devient mûre pour être exploitée.

 b. Les pays occidentaux exportent une culture anti-traditionnelle

Les pays développés de l’Occident jouent un rôle décisif dans les affaires économiques et militaires mondiales. En conséquence, la culture occidentale s’est rapidement propagée aux pays en développement, étant considérée comme le courant dominant de la civilisation moderne et l’orientation pour le futur développement de ces pays. Cette tendance a permis de répandre dans le monde entier la culture moderne déviante provenant des États-Unis et d’autres pays occidentaux, ce qui a causé d’énormes dommages aux traditions des différents groupes ethniques. Le rock and roll et les genres musicaux qui l’ont suivi, la drogue et la libération sexuelle présentés comme culture occidentale se sont rapidement répandus sur toute la planète. Comme on l’a déjà expliqué, le spectre du communisme est à l’origine du développement de ces cultures détériorées qui n’ont rien à voir avec les valeurs traditionnelles provenant de la croyance au divin.

Toutes sortes de cultures déviées, masquées comme la culture occidentale, se répandent actuellement aux quatre coins du monde. Hollywood, en particulier, est devenu un important porteur de diverses idéologies issues du marxisme culturel. L’industrie cinématographique a pour particularité de pouvoir faire accepter inconsciemment les valeurs qu’elle véhicule.

En raison de leur haut niveau de développement économique, les pays occidentaux attirent un grand nombre d’étudiants étrangers. Nous avons déjà examiné comment le marxisme culturel a pris en charge l’éducation occidentale et comment il met les étudiants étrangers sous l’influence de diverses idéologies de gauche. Lorsque ces étudiants rentrent dans leur pays, ils répandent ces idéologies déviées qui y sont considérées comme bien attrayantes pour la raison que les pays occidentaux sont plus avancés sur le plan technologique et plus développés sur le plan économique. Ainsi, ces idéologies rencontrent très peu de résistance alors qu’elles se propagent et détruisent la culture traditionnelle locale.

Par exemple, le premier pays d’Asie à reconnaître le mariage homosexuel est connu pour avoir une société aux traditions profondément ancrées. Et c’est la mondialisation qui est à l’origine de ce changement. Après avoir étudié en Occident, un grand nombre d’étudiants ont accepté l’idée du mariage entre personnes du même sexe et ont fait pression pour un tel changement. Les visions progressistes de la plupart des politiciens progressistes qui encouragent la légalisation du mariage homosexuel ont été acquises et formées au cours de leurs études à l’étranger.

c. Les sociétés multinationales répandent une culture déviée

Dans les conditions de la mondialisation, le respect mutuel et la tolérance des différentes cultures nationales sont devenus courants. Le communisme s’en est servi pour élargir arbitrairement le concept de tolérance et établir un « consensus mondial » sur la « neutralité de jugement des valeurs », prônant ainsi des idées déviantes. En particulier, l’homosexualité et la libération sexuelle se sont développées rapidement grâce à la mondialisation, ce qui a profondément affecté et corrodé les valeurs morales de la société traditionnelle.

En 2016, une chaîne mondiale de magasins de détail a annoncé que les salles d’essayage et les toilettes de ses magasins seraient « favorables aux transsexuels », ce qui signifiait que tout homme pouvait entrer à volonté dans les toilettes ou les salles d’essayage pour femmes en prétendant être une femme. L’American Family Association a appelé les consommateurs à boycotter cette société en raison du préjudice que cette politique pourrait causer aux femmes et aux enfants. [30] En effet, en 2018, un homme est entré dans les toilettes des femmes d’un de ces magasins et s’est exposé à une jeune fille. [31]

Face à la résistance des consommateurs qui voulaient se conformer aux valeurs traditionnelles, les journalistes ont recensé des centaines de grandes sociétés multinationales qui avaient obtenu des scores complets sur le Corporate Equality Index (l’indice mesurant les attitudes envers les questions LGBTQ) et ont constaté que les entreprises ayant les mêmes politiques que la chaîne de magasins de détail couvraient tous les aspects de la vie des gens, ce qui rendait un boycott irréaliste. Les sociétés recensées comprenaient presque toutes les grandes compagnies aériennes, les usines automobiles de marque, les chaînes de restauration rapide, les cafés, les grands magasins, les banques, les sociétés de production cinématographique, les sociétés de téléphonie mobile et d’informatique, etc. [32] De telles « nouvelles valeurs » sont devenues omniprésentes et courantes grâce à la mondialisation par le biais de la culture d’entreprise des sociétés multinationales.

d. L’ONU diffuse des valeurs déformées

En 1990, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que l’homosexualité n’était pas une maladie mentale, ce qui a fortement stimulé le mouvement homosexuel dans le monde entier. En même temps, dans les conditions de la mondialisation, le sida s’est répandu sur toute la planète et les homosexuels, en étant le groupe le plus sensible au sida, ont continué à être le sujet de préoccupations sociales et de débats publics. Ainsi, le communisme a favorisé l’expansion du mouvement homosexuel. Le personnel médical encourageait les homosexuels atteints du sida à ne pas avoir honte et à se faire soigner. En corollaire, la reconnaissance morale des comportements homosexuels a été simultanément promue. [33]

En 2011, l’Afrique du Sud a présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations unies une résolution qui demandait d’étudier la situation des personnes LGBT en prévoyant que la reconnaissance de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre soit considérée comme l’indicateur du respect des droits de l’homme. Cette résolution a été adoptée. Il s’agit de la première résolution des Nations unies qui vise directement la question de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. [34] En réalité, elle normalise ce qui était considéré auparavant comme des comportements déviants, leur attribuant la même importance qu’aux droits naturels.

L’article 13 de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant stipule : « L’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant. » [35]

Certains experts ont alors demandé : si les parents n’autorisent pas leurs enfants à porter des T-shirts avec des symboles sataniques, est-ce que cela constitue une violation des droits de l’enfant ? Les enfants ont-ils le droit de choisir la manière dont ils souhaitent parler à leurs parents ? [36] Les enfants peuvent manquer de jugement. S’ils commettent des actes de violence ou violent des normes éthiques, est-ce que les parents peuvent discipliner leurs enfants ?

Ces préoccupations ne sont pas injustifiées. En 2017, en Ontario, au Canada, une loi a été adoptée selon laquelle les parents ne doivent pas refuser aux enfants le droit « d’expression sexuelle » (c’est-à-dire que les enfants peuvent choisir eux-mêmes leur sexe). Les parents qui n’acceptent pas « l’identité sexuelle » choisie par leur enfant peuvent être considérés comme coupables d’abus d’enfants, et leurs enfants pourraient leur être retirés par l’État. [37]

Le communisme utilise donc la mondialisation pour transformer et détruire la culture et les valeurs morales traditionnelles de toutes les façons possibles. Cela est mis en œuvre en utilisant les pays développés, les sociétés transnationales et les institutions internationales. Les gens sont absorbés dans les facilités superficielles du mode de vie qui se répand partout dans le monde et ils ne se rendent pas compte que leurs idées et leurs esprits sont en train de changer rapidement. Comme un vrai tsunami, ces idées complètement nouvelles ont englouti de nombreuses parties du monde en quelques décennies seulement. Partout où ces idées se propagent, la culture change et les caractéristiques propres aux différentes sociétés se perdent. Même les pays les plus fermés et ayant les cultures les plus anciennes ne peuvent y échapper.

Cependant, la culture traditionnelle est la racine de l’existence humaine, le fondement qui maintient les normes morales des êtres humains. Elle est la base permettant aux êtres humains d’être sauvés par le Créateur. Dans le processus de la mondialisation, cette culture a été mutée ou même détruite par les arrangements du spectre du communisme, et la civilisation humaine fait aujourd’hui face à une crise sans précédent.

Conclusion

Différentes nationalités et différents pays existent depuis des millénaires. Bien qu’ils se trouvent dans des régions différentes, qu’ils aient des formes sociales et des systèmes politiques différents, qu’ils utilisent des langues différentes et qu’ils aient des traits culturels et psychologiques différents, tous partagent les valeurs universelles communes. Ces valeurs universelles sont au cœur de la culture traditionnelle de tous les groupes ethniques.

En un peu plus de cent ans après l’émergence du communisme sur la scène mondiale, l’humanité est aujourd’hui en grave danger, car ses cultures traditionnelles ont été sapées et détruites à grande échelle.

Après la révolution bolchevique d’Octobre, les communistes ont pris le pouvoir en Russie, puis en Chine – ces grandes puissances de l’Orient – massacrant l’élite de la culture traditionnelle et détruisant cette culture. Après la Seconde Guerre mondiale, les pays communistes ont infiltré et mis sous leur contrôle l’ONU et d’autres organisations internationales, ont abusé de leurs procédures démocratiques pour permettre à la majorité de s’imposer à la minorité et ont acheté le soutien des petits pays. Ceci dans le but d’utiliser l’énorme appareil gouvernemental de l’ONU comme un moyen de pousser le monde entier dans la corruption.

Partout dans le monde, surtout après la fin de la guerre froide, le communisme a commencé à utiliser les échanges et la coopération politique, économique et culturelle internationale dans le but d’étendre et de contrôler le processus de la mondialisation, tout en propageant des valeurs déviantes dans le monde entier et en détruisant systématiquement les valeurs universelles et la tradition. Aujourd’hui encore, le spectre du communisme dirige le monde entier.

Les groupes politiques et économiques transnationaux ont accumulé d’énormes ressources et leur influence a pénétré tous les aspects de la société humaine. Des enjeux importants comme l’environnement, l’économie, le commerce, les affaires militaires, la diplomatie, la science et la technologie, l’éducation, l’énergie, la guerre et l’immigration jusqu’à des enjeux mineurs comme le divertissement, la mode et le style de vie, tout est de plus en plus soumis à la manipulation des mondialistes. Si un gouvernement mondial devait être formé, il lui serait facile de transformer ou même de détruire l’ensemble de l’humanité en une seule décision.

En utilisant la mondialisation conjointement avec d’autres moyens, le spectre du communisme a ruiné la société humaine en seulement une centaine d’années, et tant l’Occident que l’Orient risquent d’être détruits.

Ce n’est qu’en revenant à la tradition que les êtres humains peuvent réintroduire les valeurs universelles et les cultures traditionnelles dans les nations souveraines et dans les échanges internationaux. C’est nécessaire pour le retour aux valeurs universelles et à la culture traditionnelle, et cela permettra à l’humanité, sous la protection et la grâce du divin, de se débarrasser du spectre du communisme et d’avancer vers un avenir radieux.

Le Chapitre 18 et la conclusion sont en cours de traduction. Lire la version originale en anglais

Sommaire

 

Références

[1] Karl Marx, Manifeste du parti communiste.
http://www.bibebook.com/files/ebook/libre/V2/marx_karl_-_manifeste_du_parti_communiste.pdf
[2] Karl Marx et Friedrich Engels, L’idéologie allemande.
https://www.marxists.org/francais/marx/works/1845/00/kmfe18450000c.htm
[3] V. I. Lenin, “The Third, Communist International,” Lenin’s Collected Works, 4th English Edition, Volume 29 (Moscow: Progress Publishers, 1972), 240–241, https://www.marxists.org/archive/lenin/works/1919/mar/x04.htm.
[4] G. Edward Griffin, Fearful Master: A Second Look at the United Nations (Appleton, Wis.: Western Islands, 1964), Chapter 7.
[5] William Z. Foster. Toward Soviet America (International Publishers, 1932), Chapter 5.
[6] James Bovard, “The World Bank vs. the World’s Poor,” Cato Institute Policy Analysis No. 92, September 28, 1987, https://object.cato.org/sites/cato.org/files/pubs/pdf/pa092.pdf.
[7] The World Bank, “Poverty: Overview,” https://www.worldbank.org/en/topic/poverty/overview.
[8] Dani Rodrik, The Globalization Paradox: Why Global Markets, States, and Democracy Can’t Coexist (Oxford: Oxford University Press, 2011), 19.
[9] Sarah A. Webster, “Inside America’s Bold Plan to Revive Manufacturing: It’s All About the Technology,” May 14, 2015, https://www.sme.org/american-manufacturing-and-nnmi/.
[10] U.S. Bureau of Labor Statistics, “A Profile of the Working Poor, 2016,” July 2018, https://www.bls.gov/opub/reports/working-poor/2016/home.htm.
[11] Alex Kingsbury, “Declassified Documents Reveal KGB Spies in the U.S.: Alger Hiss, Elizabeth Bentley, and Bernard Redmont Are the Subjects of Scrutiny,” U.S. News, July 17, 2009, https://www.usnews.com/news/articles/2009/07/17/declassified-documents-reveal-kgb-spies-in-the-us.
[12] William F. Jasper, Global Tyranny… Step by Step: The United Nations and the Emerging New World Order (Appleton, Wis.: Western Islands Publishers, 1992), 69.
[13] Ibid., 69–70.
[14] “FBI Chief Finds Red Spies ‘Potent Danger,’” Los Angeles Times, May 4, 1963, as quoted in G. Edward Griffin, The Fearful Master: A Second Look at the United Nations, Chapter 7.
[15] Jasper, Global Tyranny, 75.
[16] Colum Lynch, “China Enlists U.N. to Promote Its Belt and Road Project,” Foreign Policy, May 10, 2018, https://foreignpolicy.com/2018/05/10/china-enlists-u-n-to-promote-its-belt-and-road-project/.
[17] See Robert W. Lee, The United Nations Conspiracy (Appleton, Wis.: Western Islands, 1981); William F. Jasper, The United Nations Exposed: The International Conspiracy to Rule the World (Appleton, Wis.: The John Birch Society, 2001); Dore Gold, Tower of Babble: How the United Nations Has Fueled Global Chaos (New York, Crown Forum, 2004); Joseph A. Klein, Global Deception: The UN’s Stealth Assault on America’s Freedom (Los Angeles: World Ahead, 2005); Eric Shawn, The U.N. Exposed: How the United Nations Sabotages America’s Security and Fails the World (New York: Penguin Books, 2006); Daniel Greenfield, 10 Reasons to Abolish the UN (David Horowitz Freedom Center, 2011).
[18] Dore Gold, Tower of Babble: How the United Nations Has Fueled Global Chaos (New York, Crown Forum, 2004), 3.
[19] Gold, Tower of Babble, 1–24.
[20] As quoted in Robert Chandler, Shadow World: Resurgent Russia, The Global New Left, and Radical Islam (Washington, D.C.: Regnery Publishing, 2008), 403–4.
[21] Griffin, Fearful Master, Chapter 11.
[22] As quoted in Jasper, Global Tyranny, 90.
[23] Humanist Manifesto II, American Humanist Association, https://americanhumanist.org/what-is-humanism/manifesto2/.
[24] Hilary F. French, After the Earth Summit: The Future of Environmental Governance, Worldwatch Paper 107, Worldwatch Institute, March 1992, 6, http://infohouse.p2ric.org/ref/30/29285.pdf.
[25] Jasper, Global Tyranny…Step by Step, 71.
[26] As quoted in Chandler, Shadow World, 401.
[27] Chandler, Shadow World,, 401–3.
[28] W. Cleon Skousen, The Naked Communist (Salt Lake City: Izzard Ink Publishing, 1958, 2014), Chapter 12.
[29] Bernard Connolly, The Rotten Heart of Europe: Dirty War for Europe’s Money (London: Faber & Faber, 1997), Kindle edition, location 113–118.
[30] “Sign the Boycott Target Pledge!” American Family Association, https://www.afa.net/target.
[31] Hayley Peterson, “Outraged Shoppers Threaten to Boycott Target after a Man Exposes Himself to a Young Girl in a Store’s Bathroom,” Business Insider, April 6, 2018, https://www.businessinsider.com/target-faces-boycott-threat-after-man-exposes-himself-in-womens-bathroom-2018-4.
[32] Samantha Allen, “All the Things You Can No Longer Buy if You’re Really Boycotting Trans-Friendly Businesses,” The Daily Beast, April 26, 2016, https://www.thedailybeast.com/all-the-things-you-can-no-longer-buy-if-youre-really-boycotting-trans-friendly-businesses.
[33] Graeme Reid, “A Globalized LGBT Rights Fight,” Human Rights Watch, November 2, 2011, https://www.hrw.org/news/2011/11/02/globalized-lgbt-rights-fight.
[34] Ibid.
[35] Convention relative aux droits de l’enfant. https://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/CRC.aspx
[36] Jasper, Global Tyranny…Step by Step, 148.
[37] Grace Carr, “Ontario Makes Disapproval of Kid’s Gender Choice Potential Child Abuse,” The Daily Caller, June 5, 2017, https://dailycaller.com/2017/06/05/ontario-makes-disapproval-of-kids-gender-choice-child-abuse/.

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