Chapitre 7. Destruction de la famille (1re partie)

Par Equipe éditoriale des Neuf Commentaires sur le Parti communiste
20 juillet 2019 Mis à jour: 30 juillet 2019

Epoch Times publie, sous forme de série, un nouvel ouvrage, Comment le spectre du communisme dirige le monde, traduit du chinois et écrit par l’équipe éditoriale des Neuf Commentaires sur le Parti communiste.

1. La famille traditionnelle telle qu’elle a été posée par Dieu

2. L’objectif communiste d’éliminer la famille

3. La promotion communiste de la promiscuité

4. La pratique communiste du partage d’épouse

a. Le partage d’épouse en Union Soviétique

b. La libération sexuelle de Yan’an

5. Comment le communisme détruit les familles en Occident

a. La promotion de la libération sexuelle

b. La promotion du féminisme et le rejet de la famille traditionnelle

Références

 

Introduction

Depuis les années 60, toute une variété de mouvements anti-tradition, dont le féminisme moderne, la libération sexuelle, et les droits des gays ont gagné en importance en Occident. L’institution de la famille a été la plus touchée. Aux États-Unis, la réforme du droit familial de 1969 a donné le feu vert au divorce unilatéral. D’autres pays ont suivi et adopté des lois semblables.

Aux États-Unis, le rapport de force entre le divorce et le mariage a plus que doublé entre les années 60 et 80 : dans les années 50, on comptait seulement 11% d’enfants, parmi ceux nés dans le cadre du mariage, à avoir été au cœur d’un divorce ; mais le taux grimpe à 50% en 1970. Selon le Centre de Contrôle et Préventions des Maladies aux États-Unis (CDC), plus de 40% des nouveau-nés aux États-Unis naissent hors mariage. Cette statistique n’était que de 5% en 1956.

Dans les sociétés traditionnelles en Orient comme en Occident, la chasteté entre une homme et une femme était considérée comme une vertu. De nos jours, c’est jugé désuet, voire ridicule. Le mouvement en faveur du mariage entre personnes de même sexe, main dans la main avec le mouvement féministe, a cherché à redéfinir les notions légales de famille et de mariage. Un professeur de droit, actuellement membre de la Commission fédérale des États-Unis pour l’Égalité des Opportunités en termes d’Emploi, a initié une déclaration en 2006, appelée « Au-delà du mariage entre personnes de même sexe : une nouvelle stratégie pour toutes nos familles et nos proches ». Il y est écrit que les gens peuvent constituer le type de famille qui leur plaît, selon les désirs exprimés par chacun (dont les mariages polygames, les familles homoparentales, etc.). Ce professeur explique également que le mariage et la famille traditionnels ne devraient pas bénéficier de plus de droits légaux que n’importe quel autre type de « famille ».

Dans les écoles publiques, les rapports sexuels avant le mariage ainsi que l’homosexualité, qui étaient considérés, dans les sociétés traditionnelles, et pendant des milliers d’années, comme des situations honteuses, sont désormais non seulement devenues normales, mais dans certaines écoles, elles sont encouragées tacitement ou explicitement. Selon leur conception, l’orientation sexuelle d’un enfant doit être développée et choisie librement, avec pour résultat évident une augmentation de l’homosexualité, de la bisexualité, du transgenrisme, etc. chez les enfants. Par exemple, en 2012, le district scolaire de Rhode Island a annoncé que les écoles publiques n’avaient plus le droit d’organiser de bals parents-fille et mère-fille, et que les écoles publiques n’avaient pas vocation à instiller chez les enfants des idées reçues telles que « les filles aiment danser » et « les garçons aiment le baseball ».

Cette tendance vers toujours plus de destruction de la famille traditionnelle relève maintenant de l’évidence. L’élimination de la famille voulue par le communisme va devenir réalité bien avant l’élimination – pourtant promise de longue date – des différences de classes.

Dans les sociétés occidentales, la destruction de la famille a plusieurs facettes. On y retrouve l’impact non seulement du féminisme, de la libération sexuelle et du mouvement homosexuel, mais également de tout le champ social de l’activisme de gauche, le progressisme et autres mouvements semblables qui se réclament de « la liberté », de « la justice », des « droits » et de « la libération ». Ces idées sont soutenues explicitement et implicitement par des lois, des interprétations juridiques, des politiques économiques et par des idéologues acquis à cette cause. Tout cela a pour conséquence de pousser les gens à abandonner et à transformer le concept traditionnel du mariage et de la famille.

Ces idéologies viennent du début du XIXe siècle et sont profondément empreintes de communisme. Le spectre maléfique du communisme excelle dans l’art de la transformation et de la dissimulation permanentes, ce qui a amené une grande confusion quant à savoir ce que les gens soutiennent exactement quand ils valident ces politiques et ces idéologies. Il en résulte que la société ne conçoit désormais le monde qu’à l’aune de paramètres venant des communistes. La situation dramatique aujourd’hui, c’est-à-dire la dégradation de la famille traditionnelle, et l’ignorance des gens quant à la véritable raison d’une telle situation, est le résultat d’une planification méticuleuse et d’une mise en œuvre progressive de l’esprit du communisme sur les sociétés occidentales ces 200 dernières années.

En conséquence, non seulement la famille en tant que base de la stabilité sociale a-t-elle été éliminée, mais la moralité traditionnelle établie par Dieu a également été détruite, et le rôle que la famille joue, quand elle transmet un héritage de valeurs traditionnelles aux générations suivantes, est également perdu. Ainsi, la jeune génération ne se sent pas restreinte par les idées et les croyances traditionnelles, et elle devient un pantin idéologique entre les mains du spectre communiste.

1. La famille traditionnelle telle qu’elle a été posée par Dieu

Dans les cultures traditionnelles orientales et occidentales, le mariage est établi par Dieu et les gens le voient comme un arrangement du Ciel. Une fois scellés, les liens du mariage ne peuvent pas être brisés. Les hommes comme les femmes ont été créés par les divinités à leur propre image et ils sont égaux devant Dieu. En même temps, les divinités ont également conçu l’homme et la femme sous un aspect physique différent, et leur ont donné des rôles respectifs. Dans la tradition occidentale, les femmes sont les os des os des hommes, et la chair de la chair des hommes. Un homme doit aimer sa femme comme si elle était une partie de lui-même, et le cas échéant, il doit se sacrifier pour la protéger.

En retour, la femme se doit de coopérer et d’aider son mari et de faire du couple un tout indissociable. Les hommes ont la responsabilité du dur labeur et de la viabilité financière de la famille, alors que les femmes souffrent en couches. Tout ceci tire son origine des différents péchés originaux portés par les gens.

De façon semblable, dans la culture traditionnelle orientale, l’homme est associé au yang (du yin et du yang), qui symbolise le lien entre le soleil et le ciel, qui leur demande de toujours chercher à s’améliorer et de toujours endosser les responsabilités familiales dans les moments difficiles. Les femmes appartiennent au principe du yin, qui symbolise le lien avec la terre et qui signifie qu’elles supportent et font grandir toutes choses avec une grande vertu. Elles se doivent d’être souples et de faire preuve de considération pour les autres, et elles ont le devoir de soutenir leur mari et d’éduquer leurs enfants. C’est seulement quand l’homme et la femme remplissent chacun leurs rôles que le yin et le yang peuvent être harmonisés et que les enfants peuvent grandir et se développer de façon saine.

Les familles traditionnelles jouent le rôle de transmetteur des croyances et de la moralité, et elles maintiennent la stabilité de la société. La famille est le berceau de la foi et le lien qui permettra la transmission des valeurs. Les parents sont les premiers professeurs dans la vie des enfants. Si les enfants peuvent apprendre les vertus traditionnelles de don de soi, d’humilité, de gratitude, d’endurance et davantage encore, et s’ils peuvent se nourrir de ce que leurs parents leur disent et de ce qu’ils les voient faire, alors ils en bénéficieront pour le reste de leur vie.

La vie maritale traditionnelle aide également les hommes et les femmes à grandir ensemble dans la moralité. Cela demande que maris et femmes traitent leurs émotions et leurs désirs avec une nouvelle attitude, et qu’ils soient pleins de considération et de tolérance l’un pour l’autre. C’est un concept fondamentalement différent de la cohabitation. Les émotions humaines sont futiles. Si le couple existe parce qu’ils aiment être ensemble, et se sépare parce qu’ils n’aiment plus être ensemble, alors la relation n’est pas bien différente de l’amitié classique, non liée par le mariage. Marx a souhaité qu’advienne un jour « des rapports sexuels sans contraintes », ce qui bien sûr équivaut à dissoudre le mariage traditionnel et ainsi à éliminer l’institution de la famille.

2. L’objectif communiste d’éliminer la famille

Le communisme estime que la famille est une forme de propriété privée. Pour éliminer la propriété privée, par conséquent, il apparaît que la famille doit être détruite. Le principe originel du communisme voit les facteurs économiques comme la clé qui déterminera le type de relations familiales qui se formeront. Le marxisme-freudisme actuel considère le désir sexuel comme la clé de toutes les questions familiales. Ce que ces deux idéologies ont en commun, c’est qu’elles se débarrassent de la moralité humaine basique et qu’elles vouent un culte au matérialisme, au désir et aux intérêts pragmatiques. Tout ceci a pour conséquence de transformer les humains en bêtes. C’est une idéologie dépravée qui, en corrompant la pensée, mène à la destruction de la famille.

L’énorme duperie qui est au cœur du communisme est sa doctrine de « libération de l’humanité ». Cela ne se manifeste pas tant sous l’angle d’une supposée libération économique, mais principalement comme une libération de l’humanité tout entière. L’opposé de la libération, bien sûr, c’est l’oppression. Alors d’où vient l’oppression à laquelle il faudrait résister ? Le communisme répond que l’oppression vient des notions propres aux gens et qui sont imposées par la moralité sociale traditionnelle : le patriarcat de la structure traditionnelle de la famille opprime les femmes ; la moralité de la sexualité traditionnelle opprime la nature humaine, etc.

Les mouvements des droits civiques des féministes et des homosexuels de ces dernières années ont hérité de cette théorie de la libération d’inspiration communiste et ils l’ont nourrie. Il en résulte toute une batterie de concepts qui s’opposent au mariage et à la famille traditionnels, mais également le développement de la libération sexuelle, de l’homosexualité, etc. Toutes ses idées sont devenues des instruments qu’utilise le démon pour saper et détruire la famille. Le communisme s’érige contre les valeurs morales traditionnelles et cherche à les renverser, comme l’annonce très clairement le Manifeste du Parti communiste.

3. La promotion communiste de la promiscuité

Le spectre maléfique du communisme s’érige contre la famille traditionnelle et cherche à la détruire. Au début du XIXe siècle, Robert Owen, un représentant du socialisme utopiste, a semé les germes de l’idéologie démoniaque. Pionnier de l’idéologie communiste, Owen a établi la communauté utopiste de New Harmony en Indiana en 1824. L’expérience échouera deux ans plus tard. Le jour de l’inauguration, il déclare :

« Je vous déclare, à vous et au monde, que l’homme, jusqu’à ce jour, et sur tous les endroits de la terre, a été l’esclave d’une Trinité de maux plus monstrueux les uns que les autres à l’encontre de l’esprit et du corps de cette race entière. Je fais référence à la propriété privée ou individuelle, à des systèmes religieux absurdes et irrationnels, et au mariage, lui-même fondé sur la combinaison de propriété individuelle et de religion irrationnelle. »

Après la mort d’Owen, le Français Charles Fourier, autre communiste utopiste influent, développe des idées qui influenceront profondément Marx et les marxistes. Après sa mort, ses disciples ont investi la Révolution de 1848 et la Commune de Paris, et ont essaimé aux États-Unis. Fourier est l’instigateur du terme « féminisme ».

Dans sa société communiste idéale – appelée Phalange, la famille traditionnelle est dépréciée et les orgies et les bacchanales sont vantées comme des expériences où les passions profondes des hommes et des femmes se libèrent. Il déclare également qu’une société juste devrait prendre soin de ceux qui sont sexuellement rejetés – tels que les personnes âgées ou les gens peu attirants, de façon à s’assurer que chacun ait le « droit » à la gratification sexuelle. Il estimait que toute forme de gratification sexuelle, y compris la violence sexuelle, l’inceste ou la bestialité, devrait être autorisée tant qu’il y a consentement mutuel. Fourier, par conséquent, est souvent considéré comme le pionnier de la théorie « queer », une branche du mouvement homosexuel contemporain, comprenant notamment le mouvement LGBT.

En raison de l’influence d’Owen, mais principalement de Fourier, des dizaines de communes utopistes communistes ont vu le jour aux États-Unis au XIXe siècle, mais la plupart ne sont pas parvenu à se maintenir longtemps. Celle qui dura le plus longtemps – 32 ans – fut la commune Oneida établie sur la théorie de Fournier. La commune méprisait les mariages monogames traditionnels, elle appelait à la polygamie et au sexe de groupe. Les membres de la commune se voyaient octroyer un accès « équitable » au sexe en pouvant choisir chaque semaine la personne avec laquelle ils voulaient avoir des rapports. À la fin, John Humphrey Noyes, son fondateur, s’enfuit sous la menace d’un procès de l’Église. La commune fut contrainte d’abandonner le partage d’épouses mais Noyes écrira des livres dont un traitant du communisme dans la Bible.

Le gène communiste de la promiscuité est une conséquence inévitable de son développement théorique. Dès le début, le démon du communisme a poussé les gens à renoncer aux commandements divins, à nier le divin et à nier le péché originel.

Dans cette logique, les problèmes sociaux, en réalité causés par la dégénérescence de la moralité humaine, ont été attribués à la propriété privée. Le communisme incite les gens à croire qu’en détruisant la propriété privée, ils n’auront plus de raison pour se battre. Mais si toute propriété est abolie, il est vrai que les gens risquent encore d’avoir des conflits cette fois-ci liés à leurs femmes. Par conséquent, les socialistes utopistes utilisent ouvertement un système de partage d’épouses en espérant régler un problème inhérent à la nature humaine.

Parce que les « paradis » communistes remettaient en question la famille traditionnelle ou bien prônaient le partage d’épouses, les communautés locales, les églises ou bien les gouvernements voyaient d’un mauvais œil ces menaces contre la moralité et l’éthique traditionnelles, et ils ont cherché à y mettre fin. La mise en commun des biens et des épouses relevait du scandale et commençait à être connue de tous.

L’échec des communes utopistes a servi de leçon à Marx et Engels : il était trop tôt pour prôner ouvertement la promiscuité du partage d’épouses. Bien que le but d’éliminer la famille, tel qu’il est dit dans le Manifeste du Parti communiste, reste inchangé, ils ont adopté une approche théorique de la destruction de la famille plus dissimulée.

Après la mort de Marx, Engels publia Les Origines de la famille, la propriété privée et l’État à la lumière des recherches de Lewis H. Morgan, pour compléter la théorie de Marx sur la famille et pour explorer davantage la conception marxiste du mariage : « [L’émergence de la monogamie] est basée sur la suprématie de l’homme, le but express étant la production d’enfants dont la paternité est indiscutable ; une telle paternité est exigée car ces enfants devront plus tard hériter de la propriété du père en tant qu’héritiers naturels. Cette situation est différente du mariage apparié en raison de la plus grande solidité des liens du mariage, qui n’autorise pas que l’un ou l’autre des partenaires ne le dissolve à sa guise. »

Engels explique que la monogamie est basée sur la propriété privée, mais qu’une fois que la propriété est partagée entre tous, il y aurait un nouveau type de mariage purement basé sur l’amour. En surface, cela a l’air très noble, mais il n’en est rien.

Les tentatives d’explications de Marx et Engels sont bien faibles au regard de l’implémentation effective de la théorie communiste. Les sentiments ne sont pas fiables. Si une personne aime quelqu’un aujourd’hui, et une autre personne demain, est-ce que cela n’encourage pas la promiscuité ? La promiscuité qui a caractérisé les débuts de l’ancienne Union Soviétique et du régime communiste chinois (voir partie suivante) est en fait le résultat de la doctrine marxiste, une fois qu’elle est mise en place.

Les relations entre mari et femme ne sont pas toujours un long fleuve tranquille. L’engagement prononcé lors d’un mariage traditionnel et qui dit « jusqu’à ce que la mort nous sépare » est un engagement devant Dieu. Il représente également l’idée que les deux parties sont prêtes à faire face et à surmonter tous les obstacles ensemble. Ce qui permet à un mariage de tenir, ce n’est pas seulement les sentiments ou les émotions, mais également le sens des responsabilités. S’occuper de sa moitié, de ses enfants et de sa famille avec soin permet au mari et à la femme de devenir des êtres matures et responsables.

Marx et Engels se réjouissaient, dans Les Origines de la famille, la propriété privée et l’État, que dans une société communiste, la propriété privée devenait publique ; le travail ménager devenait professionnalisé ; il n’était pas nécessaire de se faire du souci pour les enfants qui seraient pris en charge par l’État et les éduquerait.

Ils écrivent : « Cela enlève toutes les angoisses liées aux ‘‘conséquences’’, qui de nos jours sont le facteur social – ainsi que moral et économique – essentiel qui empêche une fille de se donner complètement à l’homme qu’elle aime. Est-ce que cela ne suffira pas à donner naissance, progressivement, à des relations sexuelles sans contraintes et par là-même à une opinion publique plus tolérante envers l’honneur d’une jeune fille ou la honte d’une femme ? »

Ce que Marx et Engels promeuvent, malgré les expressions de « liberté », « libération » et « amour », n’est rien d’autre que l’abandon total de sa responsabilité morale personnelle. Ils encouragent les gens à n’agir que sous l’emprise de leurs désirs. Cependant, aux époques de Marx et de Fourier, la plupart des gens n’avaient pas abandonné les préceptes divins et étaient méfiants à l’égard de la promotion communiste de la promiscuité. Pourtant, même Marx n’aurait pu imaginer les rationalisations auxquelles on s’est livré au XXe siècle pour justifier le chaos sexuel de la pensée marxiste et pour précipiter la destruction de la famille.

Le démon rouge s’est arrangé pour que certains individus sèment ses germes de lubricité et de déviance. Il s’est également systématiquement arrangé pour inciter les gens à écouter leurs désirs et à aller à l’encontre des préceptes divins de façon à éliminer la famille. Au final, cela entraîne le dévoiement du cœur humain et conduit les gens sous l’emprise du démon.

4. La pratique communiste du partage d’épouse

Le chaos sexuel décrit ci-dessus fait partie intégrante du communisme. On pense que Marx violait ses femmes de chambre et qu’Engels s’occupait d’élever les enfants. Engels, lui, cohabitait avec deux sœurs. Lénine a eu une histoire hors-mariage avec une femme du nom d’Inesa pendant dix ans et a aussi eu des rapports adultères avec une Française. Il a également contracté la syphilis en fréquentant des prostituées. Staline était lui-aussi libidineux et il est connu pour avoir joui des femmes des autres.

Après leur prise de pouvoir, les Soviets ont mis en place la pratique du partage d’épouse. On peut considérer que l’Union Soviétique de l’époque était pionnière en Occident dans tout ce qui touchait à la libération sexuelle. La dixième édition du magazine russe Rodina, publié en 1990, présente le phénomène de partage d’épouse du début de l’époque soviétique. L’article aborde également la vie privée des chefs soviétiques, Trotski, Boukharine, Antonov, Gollotai et d’autres, et les décrit comme étant aussi libres que des chiens dans leurs rapports sexuels.

a. Le partage d’épouse en Union Soviétique

En 1904, Lénine écrit : « La luxure a le pouvoir d’émanciper les énergies de l’esprit ; ce n’est pas pour des valeurs pseudo-familiales que ce bouchon doit sauter, c’est pour la victoire du socialisme. »

Lors d’une réunion du Parti des travailleurs sociaux-démocrates, Leon Trotski propose, une fois le pouvoir entre les mains des Bolchéviks, que soient élaborées de nouvelles bases qui définissent les rapports sexuels. La théorie communiste exige que soit détruite la famille et que la transition vers cette nouvelle période se fasse dans une satisfaction sans limite du désir sexuel. Trotski a également dit que la responsabilité d’éduquer les enfants devait entièrement revenir à l’État.

Dans une lettre qu’il écrit à Lénine en 1911, Trotski dit : « De toute évidence, l’oppression sexuelle est le meilleur moyen de rendre les hommes esclaves. Tant qu’une telle oppression existe, il ne pourra jamais être question de véritable liberté. La famille, comme les institutions bourgeoises, a vécu. Il est nécessaire d’en parler davantage aux travailleurs. »

Lénine lui répond : « Et pas la famille seulement. Toutes les interdictions liées à la sexualité doivent être abolies (…). Il nous faut apprendre des suffragettes : même l’interdiction de l’amour entre personnes de même sexe doit être levée. »

Après la prise de pouvoir par les Bolchéviks, Lénine mettra en place toute une série de régulations qui abolissent de fait le mariage et la pénalisation de l’homosexualité.

À cette époque, il y avait également le slogan « En finir avec la honte ! ». Cela participait d’une tentative de créer l’ « Homme nouveau » de l’idéologie socialiste et on a pu voir des gens se promener nus dans la rue et crier à tue-tête des slogans tels que « La honte appartient au passé bourgeois du peuple soviétique ».

Le 19 décembre 1918, des groupes lesbiens ont paradé pour commémorer l’abolition du mariage. Trotski écrit dans ses mémoires que la nouvelle de cette parade a particulièrement plu à Lénine. Il encourageait également les gens à défiler entièrement nus.

En 1923, le roman soviétique Les Amours de trois générations a popularisé l’expression du « verre d’eau ». Son auteur, le Commissaire au peuple pour le bien-être social, Alexandra Kollontaï, était une révolutionnaire en quête de « libération des femmes », ayant activement œuvré pour être acceptée au sein de la faction bolchévique, car elle venait d’une famille traditionnelle. L’expression du « verre d’eau », mise en avant dans le roman, est en fait synonyme de dérégulation sexuelle : dans une société communiste, satisfaire un désir sexuel est tout aussi simple et normal que de boire un verre d’eau. « Le verre d’eau » était bien connu des travailleurs d’usine et principalement des jeunes adolescents.

« La moralité actuelle de notre jeunesse peut être résumée de cette façon », écrit le célèbre communiste Smidovitch dans le journal La Pravda (21 mars 1925) :

Tous les membres, dont les mineurs, de la Ligue de jeunesse communiste et tous les élèves de la « Rabfak » (une école d’entraînement du Parti communiste) ont le droit de satisfaire leurs désirs sexuels. Ce concept est devenu un axiome, et l’abstinence un concept bourgeois. Si un homme éprouve des désirs sexuels pour une jeune fille, qu’elle soit étudiante, ou travailleuse, ou même écolière, alors la fille doit accéder à son désir, ou bien devra être dénoncée comme une bourgeoise indigne de recevoir le nom de vraie communiste. (…) »

Le divorce est également normalisé et répandu : « Le nombre des divorces a grimpé en flèche pour atteindre des niveaux encore jamais vus dans l’histoire humaine. En gros, il semblait que tout le monde à Moscou avait divorcé », écrit Paul Kengor dans son livre Takedown, des communistes aux progressistes, Comment la gauche a saboté la famille et le mariage. En 1926, l’influent magazine américain The Atlantic publiait un article sur cette situation incroyable en Russie, sous le titre Les efforts russes pour abolir le mariage.

Le phénomène des « familles suédoises » – qui n’a rien à voir avec la Suède mais qui fait référence à des groupes importants d’hommes et de femmes vivant tous ensemble et qui s’adonnent à des rapports sexuels libres – est également apparu à cette époque de libération sexuelle. Cela a ouvert les portes à la promiscuité, au chaos sexuel, à l’homosexualité, à l’effondrement moral, à la destruction des familles, aux maladies sexuellement transmissibles, aux viols, etc.

À la suite de l’expansion des communes socialistes, ces « familles suédoises » se sont répandues en Union Soviétique. Ce phénomène était connu sous le nom de « nationalisation » ou « socialisation » des femmes. Les femmes socialistes de Iekaterinburg, en mars 1918, en sont un triste exemple : après la prise de la ville par les Bolchéviks, une ordonnance a été publiée qui stipulait que les femmes entre 16 et 25 ans devaient être « socialisées ». Cet ordre a été mis en pratique par plusieurs officiels du Parti et dix jeunes filles ont été « socialisées ».

Les Bolchéviks ont rapidement revu leurs lois sur les relations sexuelles à la fin des années 20. Lors d’une conversation avec la féministe Clara Zetkin, Lénine a dénigré la philosophie du « verre d’eau » qu’il dénonce comme « antimarxiste » et « anti-sociale ». La raison en est que la révolution sexuelle a généré des effets secondaires indésirables : beaucoup trop de naissances. Nombre de ces bébés seront abandonnés. Encore une fois, cela montre que la destruction de la famille amène à terme à l’effondrement sociétal.

b. La libération sexuelle dans le Yan’an

Dans les premières années du PCC, la situation en Chine était semblable à l’Union Soviétique. De façon évidente, ces partis communistes sont tous des variétés de fruits empoisonnés venant du même arbre. Chen Duxiu, un chef communiste des débuts, était connu pour sa vie personnelle pleine de débauche. Selon les mémoires de Zheng Chaolin et de Chen Bilan, Qu Qiubai, Cai Hesen, Zhang Tailei, Xiang Jingyu, Peng Shuzhi et d’autres ont tous eu un parcours sexuel plutôt bigarré, et leur conception des rapports sexuels n’était pas éloignée du « verre d’eau » du début de l’ère soviétique.

La « libération sexuelle » n’était pas seulement l’apanage des intellectuels du Parti mais concernait également les gens ordinaires qui vivaient dans les premiers « Soviets » du PCC – des enclaves révolutionnaires établies avant la défaite des nationalistes – dans les provinces du Hubei, du Henan et d’Anhui. En raison de la promotion de l’égalité entre homme et femme, et d’une liberté absolue en termes de mariage et de divorce, le travail révolutionnaire était souvent interrompu pour permettre aux ouvriers de satisfaire leurs désirs sexuels.

Les jeunes gens de ces enclaves se lançaient parfois dans des histoires amoureuses sous prétexte de créer du lien avec les masses. Il n’était pas inhabituel que des jeunes femmes aient six ou sept partenaires sexuels. Selon les Archives des documents historiques révolutionnaires des districts « soviets » de Hubei, Henan et Anhui, « environ trois-quarts des chefs de parti d’endroits comme Hong’an, Huangma, Huangqi, Guangshan, entre autres, avaient des relations sexuelles avec des dizaines, voire des centaines de femmes ».

À la fin du printemps 1931, quand Zhang Guotao se retrouve aux commandes des districts « soviets » de Hubei, Henan et Anhui, il note que la syphilis est tellement répandue qu’il devient nécessaire d’informer le Parti central et de demander l’intervention de médecins spécialistes. De nombreuses années plus tard, dans ses mémoires, il se souvient encore vivement d’histoires de femmes dans les districts « soviets » qui ont été la cible de harcèlement sexuel, y compris les maîtresses de certains généraux de haut-grade.

En 1937, Li Kenong travaillait comme directeur du Bureau des armées de la huitième Route pour le PCC à Nanjing. Il avait pour rôle de gérer les salaires, les médicaments et l’approvisionnement militaire. Un jour, alors qu’on vérifiait la liste des médicaments de l’Armée de la huitième Route, le gouvernement local remarque la présence d’une grande quantité de médicaments liés au traitement des maladies sexuellement transmissibles. À la question de l’administration « Y a-t-il beaucoup de personnes dans votre armée qui ont cette maladie ? », Li Kenong ne sut pas quoi répondre et préféra mentir en prétendant que c’était pour la population locale.

Dans les années 30, cependant, la liberté sexuelle était considérée comme une menace pour le régime. Le même problème de désintégration sociale était à l’œuvre en Russie soviétique et les conscrits de l’Armée Rouge commençaient à craindre que leurs femmes n’aient des relations adultères ou cherchent à obtenir le divorce après avoir rejoint la révolution. Cela pesait sur la combativité des troupes. De plus, la tendance sociétale à la promiscuité semblait renforcer la notoriété du slogan « propriété partagée, femme partagée ». Ainsi, les districts « soviets » ont commencé à implémenter des lois protégeant les mariages militaires, limitant le nombre de divorces, etc.

5. Comment le communisme détruit les familles en Occident

Les courants idéologiques de l’esprit maléfique trouvent leurs origines au XIXe siècle. Après un siècle de transformation et d’évolution en Occident, c’est aux États-Unis, dans les années 60, qu’elles ont fini par vraiment émerger.

À cette époque, sous l’influence et les coups de boutoir du néo-marxisme, ou d’autres idéologies radicales similaires, des mouvements sociaux-culturels manipulés par l’esprit maléfique ont vu le jour ; parmi eux, la contreculture hippie, la Nouvelle gauche radicale, le féminisme et la révolution sexuelle. Les turbulences de ces mouvements sociaux s’attaquaient explicitement et férocement au système politique américain, au système des valeurs traditionnelles et au tissu social du pays.

Les mouvements se sont rapidement étendus à l’Europe et ont transformé la façon dont la société dans son ensemble se conçoit elle-même, conçoit la famille, les rapports sexuels et les valeurs culturelles. À cette période, le mouvement des gays commençait également à prendre de l’importance. La confluence de ces forces a fini par mener à l’affaiblissement des valeurs familiales traditionnelles de l’Occident et à son déclin en tant qu’institution et pivot de la vie sociale. Au même moment, l’agitation sociale a déclenché toute une série de problèmes, dont la prolifération de la pornographie, l’usage répandu de la drogue, l’effondrement de la moralité sexuelle, l’augmentation de la délinquance juvénile et l’accroissement des groupes vivant d’aides sociales.

a. La promotion de la libération sexuelle

La libération sexuelle – également connue sous l’appellation de révolution sexuelle – prend naissance aux États-Unis dans les années 60. Son essaimage dans le reste du monde sera un coup dur porté aux valeurs morales traditionnelles, notamment dans ce qui touche à la famille traditionnelle et à la moralité sexuelle.

L’esprit maléfique a préparé les choses en amont, de façon à faire de la libération sexuelle une arme contre les sociétés occidentales. Le mouvement de l’amour « libre » a tracé la voie qui allait permettre de lentement éroder et désintégrer les valeurs familiales traditionnelles. Ce concept d’amour « libre » s’attaque à la moralité et la sexualité traditionnelles, et prétend qu’une activité sexuelle, qu’elle qu’en soit la forme, devrait être entièrement libre et ne pas dépendre de règles sociales. Dans cette perspective, les activités sexuelles des individus – mariage, avortement et adultère – ne devraient pas être contraintes par le gouvernement ou par une loi, ni être la cible de sanctions sociales.

Ce sont les partisans de Charles Fourier et du socialiste chrétien John Humphrey Noyes qui, les premiers, ont parlé d’amour « libre ».

À notre époque, la quasi-totalité des promoteurs de l’amour « libre » sont soit socialistes, soit profondément influencés par le socialisme. Par exemple, parmi les pionniers du mouvement de l’amour « libre » en Grande-Bretagne, on trouve le philosophe socialiste Edward Carpenter, qui est également activiste de longues dates en faveur du mouvement gay. Le défenseur le plus célèbre du mouvement gay, le philosophe britannique Bertrand Russel, était un socialiste assumé et membre de la société fabienne. Il affirmait que la moralité ne devrait pas limiter l’instinct de plaisir de l’humanité et il encourageait les rapports sexuels avant et en dehors du mariage.

Le principal défenseur du mouvement de l’amour libre en France était Émile Armand, qui était alors dans sa jeunesse anarchiste-communiste. Il a plus tard travaillé à la construction du communisme utopiste de Fourier, a fondé l’anarchisme individualiste français – qui s’inscrit dans une catégorie plus large du socialisme – et a encouragé la promiscuité, l’homosexualité et la bisexualité. En Australie, le pionnier du mouvement de l’amour libre était Chummy Fleming, un autre anarchiste (également associé au socialisme).

Le mouvement a donné naissance à un développement important aux États-Unis : il s’agit du magazine érotique Playboy, fondé en 1953. Ce magazine publiait sur papier glacé pour donner l’impression que son contenu était non pas de la pornographie sordide mais de l’art. Il se servait aussi de papier couleur onéreux, et ainsi le contenu pornographique, originellement considéré comme bas de gamme et vulgaire, faisait une entrée fracassante dans la culture de la vie quotidienne. Ainsi Playboy est devenu un magazine de loisirs « haut-de-gamme ». Pendant plus d’un demi-siècle, il a répandu sa toxine de liberté sexuelle dans le monde entier, s’érigeant contre la morale traditionnelle et les codes sexuels.

La révolution sexuelle – ou libération sexuelle – fait ses débuts officiels au milieu du XXe siècle, alors que la culture hippie bat son plein et que l’amour libre est accepté par un nombre croissant de gens. L’appellation a été donnée par l’Allemand Wilhelm Reich, le fondateur de la psychanalyse communiste, et lui-même un communiste. Il a associé marxisme et freudisme car il estimait que le premier libérait les gens de « l’oppression économique » et que le deuxième libérait du « refoulement sexuel ».

Un autre fondateur de la théorie de la libération sexuelle était Herbert Marcuse de l’école de Frankfurt. C’est son slogan « faites l’amour, pas la guerre » qui, pendant la contreculture en Occident, a gravé dans le cœur des gens la notion de libération sexuelle.

Depuis lors, avec la publication du livre d’Alfred Kinsey, Le Comportement sexuel de l’homme et le comportement sexuel de la femme, et l’usage généralisé de la pilule contraceptive, la notion de libération sexuelle a balayé tout l’Occident. On remarquera avec intérêt que certaines statistiques dans l’ouvrage de Kinsey ont été balayées par des intellectuels contemporains comme étant fausses ou manipulées, en sus d’exagérations, de simplifications trompeuses et autres propos fallacieux, et qu’elles lui ont été dictées par ses convictions politiques et idéologiques. Kinsey s’est efforcé de montrer que les rapports sexuels hors mariage, les rapports homosexuels, etc., étaient des faits répandus. Il a donc incité la société à accepter la normalisation de ces phénomènes et l’a fait avec un certain succès.

Tout d’un coup, être « sexuellement libéré » est devenu à la mode. Chez les jeunes, la promiscuité est venue à être considérée comme normale. Les adolescents qui reconnaissaient être vierges étaient ridiculisés par les autres. Les chiffres nous montrent que parmi les jeunes qui ont eu 15 ans entre 1954 et 1963 – la génération des années 60 – 82% ont eu des rapports sexuels avant le mariage avant l’âge de 30 ans. Dans les années 2010, les jeunes mariées encore vierges ne représentaient que 5% de tous les mariages. 18% des jeunes mariées avaient déjà eu un minimum de 10 partenaires sexuels avant le mariage. La culture de la société de tous les jours est saturée de sexe, y compris dans la littérature, les films, la publicité et la télévision.

b. La promotion du féminisme et le rejet de la famille traditionnelle

L’idéologie communiste derrière le mouvement féministe

Le mouvement communiste est un autre instrument qu’utilise le spectre communiste pour détruire la famille. Lorsque ce mouvement est né en Europe au début du XVIIIe siècle, il réclamait que les femmes soient traitées de la même façon que les hommes en termes d’éducation, d’employabilité et de politique. L’épicentre du mouvement féministe a évolué de l’Europe vers les États-Unis vers la moitié du XIXe siècle.

Quand le mouvement féministe (ou « féminisme de la première vague ») a débuté, la notion de famille traditionnelle était très bien ancrée dans la société et le mouvement ne cherchait pas à remettre directement en question la famille traditionnelle. Les féministes influents de l’époque étaient Mary Wollstonecraft dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, Margaret Fuller dans l’Amérique du XIXe siècle et John Stuart Mill, en Angleterre au XIXe siècle. Tous avançaient en substance que la femme, une fois mariée, devait se concentrer sur la famille et que son potentiel devait trouver à se développer au sein de la famille, afin qu’elle s’enrichisse elle-même et que la famille en profite (dans le domaine de l’éducation des enfants, la gestion de la famille, etc.). Ils pensaient, cependant, que certaines femmes qui avaient un talent particulier ne devraient pas être restreintes par la société et devraient être libres d’utiliser leurs talents, voire de se mesurer aux hommes.

Après les années 20, avec la légalisation du droit de vote des femmes dans de nombreux pays, le féminisme de la première vague a graduellement perdu en influence. Quelques années plus tard, avec l’impact de la Grande Crise et de la Deuxième Guerre mondiale, il baissait les armes.

À la même époque, le spectre communiste a commencé à semer les germes de la destruction du mariage traditionnel et de l’éthique du mariage. Les premiers socialistes utopistes du XIXe siècle ont tracé la voie d’un mouvement féministe moderne radical. François Marie Charles Fourier, considéré comme le « père du féminisme », a déclaré que le mariage faisait des femmes un élément de propriété privée. Robert Owen trouvait le mariage néfaste. Les idées de ces socialistes utopistes ont été reçues et développées par les générations suivantes de féministes, dont par exemple Francis Wright, qui au XIXe siècle, a repris les idées de Fourier et défendait la liberté sexuelle des femmes.

L’activiste féministe anglaise Anna Wheeler a repris les idées d’Owen et a fermement condamné le mariage en affirmant qu’il faisait des femmes des esclaves. Les activistes féministes socialistes ont eu un rôle important dans le mouvement féministe du XIXe siècle. À cette époque, les publications féministes les plus influentes en France étaient La Voix des femmes, toute première publication de ce type en France, La Femme libre (rebaptisée plus tard La Tribune des femmes) et La Politique des femmes, entre autres exemples. Les fondateurs de ces publications étaient des partisans de Fourier ou de Henri de Saint-Simon, grand défenseur de la modernité. En raison des liens étroits entre le féminisme et le socialisme, les autorités les surveillaient de près.

Quand la première vague du mouvement des droits des femmes battait son plein, le démon du communisme s’est également arrangé pour introduire une variété d’idées radicales afin d’attaquer de concert les concepts traditionnels de la famille et du mariage, traçant la voie au mouvement féministe plus radical qui suivrait.

La deuxième vague du féminisme a commencé aux États-Unis à la fin des années 60 et s’est étendue à l’Europe du Nord et de l’Ouest, pour finir par complètement s’implanter dans l’ensemble du monde occidental. La société américaine à la fin des années 60 était en proie à l’agitation et subissait de plein fouet le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et diverses tendances sociales radicales. Le féminisme s’est saisi de cette occasion unique pour développer un courant plus radical et a vite gagné en popularité.

Le livre de Betty Friedan, La Femme mystifiée, publié en 1963, ainsi que la National Organization for Women (NOW, l’Organisation nationale pour les femmes) également fondée par Friedan, sont des références de cette vague féministe. En se basant sur la perspective d’une femme au foyer de la classe moyenne américaine, Friedan a sévèrement critiqué le rôle des femmes au sein de la famille traditionnelle et a affirmé que l’image traditionnelle de la femme heureuse, satisfaite et joyeuse était un mythe répandu par le patriarcat. Elle prétendait que la vie de famille d’une classe moyenne était « un camp de concentration confortable » pour les Américaines et qu’une femme éduquée et moderne ne devait pas s’imaginer qu’avoir soutenu son mari et éduqué ses enfants voulait dire qu’elle avait accompli quoique ce soit d’important ; au contraire, une femme moderne doit s’épanouir en dehors de la famille.

Quelques années plus tard, des féministes encore plus radicales ont pris la tête de l’organisation NOW et ont repris les idées de Friedan. Selon elles, les femmes étaient opprimées par le patriarcat depuis les temps anciens et l’origine de cette oppression venait de la famille. Il fallait donc complètement transformer le système social et la culture traditionnelle, et se battre partout et dans tous les domaines, l’économie, l’éducation, la culture, la famille, pour parvenir à l’égalité homme-femme.

Classifier la société en groupes d’oppresseurs d’un côté, et groupes d’opprimés de l’autre, et appeler à la lutte, à la libération, à l’égalité est une tactique communiste. Le marxisme traditionnel range les gens selon leurs statuts économiques, alors que les mouvements néo-féministes basent tout sur le genre.

Betty Friedan, auteur de La Femme mystifiée, n’était pas, comme le décrit son livre, une femme au foyer de la classe moyenne américaine qui s’ennuyait avec ses tâches ménagères. Daniel Horowitz, professeur au Smith College, a écrit une biographie de Friedan en 1998, Betty Friedan and the Making of the Feminine Mystique. Ses recherches révèlent que Friedan, quand elle était encore jeune fille, sous le nom de Betty Goldstein, était une activiste socialiste radicale, et ce, depuis ses années à l’université jusqu’aux années 50. À différentes époques, elle a officié en tant que journaliste professionnelle – ou propagandiste pour le dire plus justement – pour plusieurs syndicats radicaux dans l’orbite du Parti communiste USA.

David Horowitz, un ancien gauchiste, et sans lien avec Daniel Horowitz, a passé ses articles en revue pour essayer de comprendre comment sa pensée s’est construite. Elle a été membre de la Ligue de la jeunesse communiste quand elle était à Berkeley ; elle a même, à deux reprises, demandé à rejoindre le Parti communiste USA. Judith Hennessee, sa biographe officielle, indique elle aussi qu’elle était marxiste.

Kate Weigrand, une intellectuelle américaine, précise dans son livre Red Feminism (Le Féminisme rouge) que le féminisme n’est jamais vraiment resté passif aux États-Unis pendant la période qui couvre le début du XXe siècle jusqu’aux années 60. Un groupe important de féministes rouges, avec des soutiens communistes, a préparé le chemin pour la deuxième vague de féminisme qui allait suivre. On y trouve, entre autres, Susan Anthony, Eleanor Flex, Gerda Lerner, Eve Merriam. Dès 1946, Susan Anthony a appliqué les grilles de lecture marxistes pour faire une analogie entre les blancs opprimant les noirs et les hommes opprimant les femmes. Cependant, en raison du maccarthysme de l’époque, de tels écrivains ont tu leurs convictions communistes.

En Europe, c’est un livre devenu iconique, écrit par Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe, qui a permis l’avènement de la deuxième vague du féminisme. De Beauvoir a été socialiste. En 1941, elle crée en France, communément avec Jean-Paul Sartre et d’autres écrivains, une organisation socialiste clandestine, Socialisme et Liberté. Au fur et à mesure que sa notoriété grandit dans le féminisme des années 60, de Beauvoir déclare qu’elle ne croit plus au socialisme, mais qu’elle n’est plus que féministe.

Elle écrit : « On ne naît pas femme, on le devient ». Elle affirme que, même si le sexe est déterminé par des caractéristiques physiologiques, le genre est, en revanche, un concept psychologique élaboré sous l’influence du caractère social de l’humain. Elle prétend que les traits d’obéissance, de soumission, d’affection et de maternité viennent tous d’un « mythe » savamment orchestré par le patriarcat pour opprimer les femmes et elle appelle les femmes à se libérer des notions traditionnelles en s’accomplissant pleinement et sans contrainte.

Cette mentalité se retrouve en fait au cœur de ces notions destructrices que sont l’homosexualité, la bisexualité, le transgenrisme, etc. Depuis lors, diverses théories féministes ont vu le jour les unes après les autres, dans un flot sans fin, et toutes considèrent le monde sous l’angle de l’oppression patriarcale faite aux femmes, sous le joug de l’institution familiale : ainsi la famille devient un obstacle à l’avènement de l’égalité des femmes.

De Beauvoir tenait pour acquis que les femmes sont sous la contrainte de leur mari en raison du mariage et elle dénonçait le mariage comme étant aussi dégoûtant que la prostitution. Elle refusait de se marier et entretenait une relation « ouverte » avec Sartre. Selon le même principe, Sartre entretenait des relations sexuelles avec d’autres femmes. De nos jours, sa conception du mariage est considérée comme le standard à suivre chez les féministes radicales. Des relations sexuelles chaotiques de ce genre correspondent précisément au système des épouses en commun tel qu’envisagé par Fourier, le précurseur du communisme utopiste du XIXe siècle.

Lire la deuxième partie ici.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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