Chapitre 7. Destruction de la famille (2e partie)

Par Équipe éditoriale des "Neuf commentaires sur le Parti communiste"
25 août 2019 Mis à jour: 28 août 2019

Epoch Times publie, sous forme de série, un nouvel ouvrage, Comment le spectre du communisme dirige le monde, traduit du chinois et écrit par l’équipe éditoriale des Neuf Commentaires sur le Parti communiste.

Table des matières

5. Comment le communisme détruit les familles en Occident (suite)
b. La promotion du féminisme et le rejet de la famille traditionnelle (suite)
c. La perversion de la famille par le biais de l’homosexualité
d. La promotion du divorce et de l’avortement
e. L’utilisation des aides sociales pour encourager les familles monoparentales
f. La promotion d’une culture dégénérée

6. Comment le Parti communiste chinois détruit la famille
a. Le démantèlement de la famille au nom de l’égalité
b. Utilisation de la lutte politique pour monter maris et femmes les uns contre les autres
c. Le recours à l’avortement forcé pour contrôler le taux de natalité

7. Les conséquences des attaques anti-famille du communisme

Références

5. Comment le communisme détruit les familles en Occident (suite)

b. La promotion du féminisme et le rejet de la famille traditionnelle (suite)

Les conséquences du mouvement féministe : des familles déchirées, des relations dégénérées, une répartition embrouillée du rôle de l’homme et de la femme

Le féminisme est désormais présent à tous les niveaux de la société. Selon une étude publique menée par Harvard en 2016, près de 59% des femmes soutiennent les thèses féministes.

Une des affirmations centrales du féminisme actuel est qu’en dehors de la différence physiologique des organes reproductifs de l’homme et de la femme, toutes autres différences physiques et physiologiques, y compris les divergences en termes de comportement et de personnalité, sont des constructions sociales et culturelles. Selon cette logique, les hommes et les femmes devraient être complètement égaux dans tous les aspects de la vie et de la société, et toute manifestation « d’inégalité » homme-femme est le résultat d’une culture et d’une société asservissante et sexiste.

Par exemple, le nombre d’hommes qui sont à la tête de grandes entreprises, ou qui occupent les postes élevés des universités prestigieuses, ou les postes-clés de la fonction publique, dépasse de loin celui des femmes dans les mêmes circonstances. Beaucoup de féministes estiment que c’est principalement le fait d’une société sexiste, alors qu’en réalité, une comparaison raisonnable entre hommes et femmes ne peut se faire qu’à condition de prendre en compte des facteurs tels que les compétences, le nombre d’heures effectuées, l’éthique de travail, etc. Avoir un poste élevé et bien faire les choses demande très souvent un investissement de longue haleine, et un travail supplémentaire considérable : il faut savoir sacrifier ses week-end et ses soirées, accepter les réunions d’urgence soudaine, les voyages d’affaires fréquents, etc.

Mettre au monde des enfants a tendance à interrompre la carrière d’une femme, et les femmes sont souvent prêtes à passer plus de temps avec leurs familles et leurs enfants, plutôt que de se consacrer entièrement à leur profession. De plus, les gens qui ont l’aptitude nécessaire pour occuper des postes élevés ont très souvent de fortes personnalités, quand les femmes sont plus douces et conciliantes. Ce sont les raisons principales qui expliquent pourquoi les femmes sont nettement moins représentées dans ce type de professions élevées. Cependant, les féministes considèrent les tendances des femmes à être douces et à se consacrer à la vie de famille comme des caractéristiques qu’une société sexiste leur a imposées. Selon le féminisme, ces différences devraient être corrigées par la mise en place de services à la personne, tels que les garderies et autres formes d’aide sociale. [1]

Le féminisme actuel n’accepte pas que l’on justifie l’inégalité homme-femme en s’appuyant sur leurs différences physiologiques et psychologiques naturelles. L’intégralité de la faute est à mettre au compte du conditionnement social et de la moralité traditionnelle.

En 2005, Lawrence Summers, alors président de Harvard, a expliqué lors d’une conférence universitaire, pourquoi les femmes qui enseignent les sciences et les mathématiques à un haut-niveau universitaire sont moins nombreuses que les hommes. En sus des quelque 80 heures de travail personnel chaque semaine, et des horaires parfois imprévisibles (un temps que les femmes auraient tendance à réserver à la famille), Summers suggère que les hommes et les femmes n’ont peut-être tout simplement pas les mêmes compétences dans les matières scientifiques et dans les mathématiques. Bien qu’il ait étayé ses propos de données significatives, Summers a été ciblé par des manifestations émanant de l’organisation féministe NOW. Le groupe l’a accusé de sexisme et a demandé sa démission. Summers a été largement critiqué dans les médias et a été contraint de faire des excuses publiques. Il a ensuite dégagé un budget de 50 millions de dollars pour promouvoir la diversité de la faculté. [2]

En 1980, le magazine Science a publié une étude prouvant que les garçons et les filles au collège montraient des différences significatives en termes de raisonnement mathématique, et que les garçons s’en sortaient mieux que les filles. [3] Une étude ultérieure a comparé les résultats aux tests d’entrée en universités (SAT) en mathématiques, et a montré que les garçons ont quatre fois plus de chances d’obtenir un score de 600. L’écart devient même extrême, passé la barre des 700 points, avec 13 fois plus de garçons que de filles dans cette catégorie. [4]

Cette même équipe de chercheurs a mené une autre étude en 2000, qui montre que les élèves, garçons comme filles, qui obtiennent des scores extrêmement élevés en mathématique aux SAT, obtiennent généralement des diplômes élevés dans le domaine des sciences et des mathématiques et qu’ils sont satisfaits de leurs réussites. Les arguments de Lawrence Summers sont ainsi étayés par des données scientifiques.

Certains commentateurs ont souligné que le traitement subi par Summers en 2005, à la suite de cette conférence, sont la réplique exacte des politiques de rééducation qu’utilisent les régimes communistes pour réprimer les dissidents. Alors même que les causes de l’inégalité restent encore à déterminer, on a forcé une égalité de fait en encourageant la « diversité » : en d’autres termes, il fallait s’assurer qu’un nombre conséquent de femmes puisse enseigner les mathématiques et les sciences.

Les liens entre le féminisme et le socialisme sont notables. Alexis de Tocqueville, le diplomate et politologue français du XIXe siècle a dit : « La démocratie et le socialisme n’ont qu’un seul mot en commun : égalité. Mais la différence est grande. Alors que la démocratie recherche l’égalité dans la liberté, le socialisme cherche l’égalité dans la contrainte et la servitude. » [5]

Il ne s’agit pas de prouver que l’homme est supérieur à la femme, en intelligence ou en compétence, mais que les talents des hommes et des femmes se manifestent de façon différente. Essayer délibérément d’éliminer ces différences entre les sexes va à l’encontre du bon sens, et empêche les hommes et les femmes de réaliser leur plein potentiel.

Expliquer les disparités psychologiques et intellectuelles homme-femme n’est peut-être pas très simple à première vue, mais nier qu’il y ait des différences physiques et reproductrices relève du non-sens. Dans les conceptions traditionnelles asiatiques comme occidentales, l’homme est une figure protectrice. Il est normal que les pompiers soient majoritairement des hommes. Cependant, les féministes, parce qu’elles croient en une égalité absolue entre les hommes et les femmes, réclament que les femmes puissent avoir des devoirs masculins, ce qui génère des résultats inattendus.

En 2005, la brigade de pompiers de New-York a accepté qu’une femme devienne pompier sans avoir à passer les tests physiques de recrutement, qui exigent typiquement de réaliser certaines tâches en portant sur le dos des bouteilles d’oxygène et un équipement lourd, soit plus de 22 kilos. Les autres pompiers ont exprimé leurs inquiétudes et ont souligné que des collègues qui n’ont pas toutes les qualifications requises constitueraient un poids et un danger pour le reste de l’équipe ainsi que pour le public.

La brigade de pompiers a finalement embauché la recrue de façon à éviter un procès : cela faisait longtemps déjà que les groupes féministes leur reprochaient leurs tests de recrutement élevés et la faible proportion de femmes dans leurs rangs. [6] La brigade de Chicago s’est retrouvée face à des dilemmes similaires et a été contrainte de revoir à la baisse ses standards afin de pouvoir recruter davantage de femmes.

En Australie, de nombreuses brigades de pompiers ont instauré des quotas homme-femme. Pour chaque homme embauché, une femme doit aussi être embauchée. De façon à pouvoir atteindre leurs objectifs, les autorités en question ont recours à des standards physiques différents pour les hommes ou pour les femmes, alors que le travail présente la même dangerosité et le même niveau de stress.

Cette campagne illogique pour une égalité de fait va encore plus loin. Les quotas ont créé des tensions entre les hommes et les femmes pompiers, ces dernières reprochant à leurs collègues masculins de leur déconsidérer et d’estimer qu’elles sont moins qualifiées et n’ont pas les compétences requises. Les groupes féministes ont dénoncé un « harcèlement » et des « pressions psychologiques ». La situation a généré une énième bataille que les féministes mènent comme une croisade pour l’égalité.

Mais cette absurdité est un pas en avant de plus dans les plans du spectre communiste : en remettant en question le patriarcat supposé – ou autrement dit, la société traditionnelle – le féminisme sape la famille standard de la même façon qu’on utilise la lutte des classes pour s’attaquer au système capitaliste.

Dans une culture traditionnelle, il est tenu pour acquis que les hommes doivent être masculins et les femmes féminines. Les hommes prennent la responsabilité de leur famille et de leur communauté en protégeant les femmes et les enfants ; c’est cette structure patriarcale que les féministes combattent sous prétexte qu’elle confère des avantages aux hommes et restreint les femmes. Le féminisme n’a pas sa place dans l’esprit traditionnel de chevalerie et de courtoisie. Dans un monde féministe, les hommes à bord du Titanic n’auraient pas donné leurs places aux femmes dans les bateaux de sauvetage, ni œuvré pour leur survie.

La croisade du féminisme contre le patriarcat s’est également répandue dans les écoles. En 1975, un arrêté de la Cour de Justice de Pennsylvanie a statué contre la Fédération Athlétique Intercollégiale de Pennsylvanie, et ordonné aux écoles d’associer garçons et filles à toutes les activités physiques, aussi bien dans le catch que le football américain. Les filles n’étaient pas autorisées à s’abstenir sous prétexte qu’elles étaient des filles. [8]

Dans son livre de 2013, La Guerre contre les garçons : comment le féminisme s’attaque à nos jeunes hommes¸ l’écrivain américain Christina Hoff Sommers avance que la masculinité est en danger. [9] Elle cite en exemple, le cas de l’Ecole secondaire d’aviation (Aviation High School) dans le Queens, à New-York, qui recrute en priorité parmi les familles aux revenus les plus bas. L’école a amené les élèves à des niveaux de réussite académique élevés, et a été classée parmi les toutes meilleures écoles aux Etats-Unis par le journal américain US News and World Report.

L’école propose aux élèves de mener des projets manuels comme construire un avion mécanique électrique, et, de façon peu surprenante, les classes sont majoritairement constituées de garçons. Les filles ne représentent qu’une faible proportion d’élèves, mais s’en sortent également remarquablement bien, et sont respectées par leurs camarades et leurs professeurs.

Pourtant, l’école a dû faire face à des critiques récurrentes et des menaces de procès de la part des organisations féministes qui réclamaient que davantage de filles soient recrutées. Lors d’un discours donné à la Maison Blanche en 2010, la fondatrice du Centre national des lois en faveur des femmes a explicitement visé l’Aviation High School, qu’elle a décrite comme un cas d’ « isolement des sexes » et a dit : « Nous ne nous reposerons pas sur nos lauriers tant que nous n’aurons pas une égalité totale et nous n’y sommes pas encore. »

Pour les féministes, élever des enfants en cherchant à développer des traits masculins d’indépendance et d’aventure chez les garçons, et encourager les filles à être douces, attentives aux autres, et intéressées par la vie de famille, n’est rien d’autre que de l’oppression et de l’inégalité sexiste.

Le féminisme moderne oblige la société à se façonner un futur sans genre, en s’attaquant aux caractéristiques psychologiques qui définissent les hommes et les femmes en tant que tels. Les conséquences pour les enfants sont particulièrement graves, car ils sont encore en train de se construire, et il est attendu qu’un nombre grandissant d’entre eux deviennent homosexuels, bisexuels ou transgenres.

C’est déjà ce qui se passe dans certains pays européens, où de plus en plus d’enfants affirment avoir l’impression d’être nés dans le mauvais corps. En 2009, le Service du Développement de l’identité sexuelle (le GIDS), basé à la fondation du NHS de Tavistock et de Portman à Londres, a reçu 97 dossiers de demande de changement de sexe. En 2017, le nombre de demandes a dépassé les 2500. [10]

La société traditionnelle considère la naissance et l’éducation des enfants comme étant un devoir sacré de la femme et un commandement divin. Dans les récits de l’Asie et de l’Occident, derrière chaque grand héros, il y a une mère. Le féminisme rejette cette conception qu’elle dénonce comme étant une oppression patriarcale et elle considère que s’attendre à ce que la femme s’occupe de l’éducation des enfants en est l’exemple type.

La littérature féministe contemporaine est pleine de dénonciations de la maternité et de la vie maritale qu’elle dépeint comme monotones, ennuyeuses et frustrantes. Ce peu d’objectivité devient évident quand on regarde de plus près les vies personnelles de féministes connues. Quasiment toutes ont souffert de relations amoureuses instables ou de mariages ratés, ou bien sont sans enfants.

Le féminisme a ouvert la porte à toutes sortes de notions ridicules. Il y a celles qui prétendent que tout ce qui est personnel est politique et considèrent donc les conflits dans un couple sous l’angle de la guerre des sexes. D’autres voient les hommes comme des parasites dont le rapport aux corps et aux esprits de leur femme relève de l’esclavagisme. D’autres encore disent qu’avoir des enfants empêche les femmes de réaliser leur plein potentiel et elles voient en la famille la cause de leur oppression.

Le féminisme moderne affirme clairement que son but est de détruire la famille traditionnelle. Les phrases typiques sont : « La condition préalable à la libération des femmes est de mettre un terme au système du mariage » [11] ; « Le choix de servir, d’être protégée, de se préparer à fonder une famille est un choix qui ne devrait pas exister » [12] ; « On ne peut pas détruire les iniquités homme-femme sans détruire le mariage ». [13]

Les mouvements féministes se proposent de solutionner de soi-disant problèmes sociaux en promouvant la dégénérescence morale et en détruisant les relations humaines, au nom de la « libération ». Selon Sylvia Ann Hewlett, une économiste américaine spécialisée dans le domaine du genre, le féminisme moderne est le facteur qui contribue le plus à la multiplication des familles monoparentales et le divorce sans faute n’est qu’un moyen pratique pour un homme d’abandonner ses responsabilités. Il est frappant de constater que les attaques du féminisme contre la structure familiale existante contribuent de fait à détruire le cadre qui permet à la plupart des femmes de se sentir heureuses et en sécurité.

Le divorce accessible à tous n’a pas émancipé la femme. Les statistiques montrent que 27% des divorcées vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit trois fois plus que pour un homme divorcé. [14] Le spectre du communisme se contrefiche du droit des femmes. Le féminisme n’est rien d’autre qu’un instrument pour détruire les familles et corrompre l’humanité.

c. La perversion de la famille par le biais de l’homosexualité

Le mouvement lesbien, gay, bisexuel et transgenre (LGBT) a des liens de proximité avec le communisme depuis que les premiers utopistes ont brandi l’homosexualité comme un droit humain. Parce que le mouvement communiste prétend émanciper les gens du joug de la moralité traditionnelle, son idéologie appelle inévitablement à inclure les supposés droits LGBT dans son programme de « libération sexuelle ». Beaucoup de défenseurs de la libération sexuelle qui soutiennent ardemment l’homosexualité sont des communistes, ou bien partagent leurs idées.

Le premier grand mouvement LGBT a commencé avec des personnes influentes du Parti Social-Démocrate allemand (SPD) pendant les années 1890. Sous la houlette de Magnus Hirschfeld, le SPD a présenté l’homosexualité comme quelque chose de « moral » et de « naturel ». En 1897, le Comité Scientifique Humaniste (WhK) a été fondé par Hirschfeld pour faire la promotion de la cause LGBT et a mené sa première campagne cette année-là.

En 1895, alors que l’écrivain britannique Oscar Wilde était visé par une enquête pour avoir eu des relations sexuelles avec un autre homme, le SPD était le seul groupe à lui apporter son soutien. Le chef du SPD, Eduard Bernstein, a proposé de voter une loi qui annulerait la criminalisation de la sodomie.

Un des exemples les plus radicaux de libération sexuelle à cette époque vient de la Révolution d’Octobre des Bolchéviks en Russie. Les lois soviétiques relatives aux rapports sexuels, dont il a été parlé plus haut dans ce chapitre, ont aboli les interdictions faites aux relations homosexuelles, et on fait de l’Union Soviétique le pays le plus « libéré » selon les critères gauchistes.

En 1997, c’est l’ANC (le Congrès National Africain) en Afrique du Sud qui a passé la première loi au monde reconnaissant l’homosexualité comme un droit humain. L’ANC, membre de l’Internationale Socialiste (anciennement une branche de la Seconde Internationale) a soutenu l’homosexualité de façon constante.

Inspiré d’Hirschfeld et de son WhK, Henry Gerber fonde en 1924 la Société pour les Droits Humains (SHR), la première organisation des droits LGBT. La SHR ne durera pas car plusieurs de ses membres seront arrêtés peu après sa création. En 1950, le communiste américain Harry Hay fonde la Société Mattachine dans sa résidence de Los Angeles. Cette organisation a été le premier groupe LGBT vraiment influent aux États-Unis. Elle s’est étendue à d’autres domaines de la société et a même sorti ses propres publications.

En 1957, la zoologue Evelyn Hooker déclare que ses recherches l’ont menée à ne trouver aucune différence mentale entre les hommes homosexuels et les hommes hétérosexuels. Son travail est par la suite devenu la principale « base scientifique » utilisée pour justifier l’homosexualité. Hooker avait des liens avec l’un des membres de la Société Mattachine qui l’a convaincue de soutenir l’homosexualité. Il a été reproché à ses recherches d’avoir sélectionné l’intégralité de ses sujets d’étude parmi les rangs de Mattachine. [15]

Dans les années 1960, associée à la vague de libération sexuelle et le mouvement hippie, la cause homosexuelle est devenue une cause publique. En 1971, l’Organisation Nationale en faveur des Femmes (NOW), une organisation féministe influente aux États-Unis, a apporté son soutien aux droits homosexuels.

En 1974, l’APA (Association Psychiatrique Américaine) a cité les travaux d’Evelyn Hooker pour justifier que l’homosexualité soit retirée de la liste des maladies mentales. Mais dans le vote final, cette décision a été rejetée par 39% des membres de l’APA. En d’autres termes, ses travaux étaient loin d’avoir convaincu tout le monde.

Hooker et les chercheurs qui l’ont suivie ont opté pour la soi-disant méthode dite de l’ajustement, pour mesurer le statut psychologique des homosexuels. Pour le dire simplement, si une personne peut s’adapter à la société, maintenir son estime de soi et avoir des relations interpersonnelles satisfaisantes, et si cette personne n’a pas de barrières psychologiques dans sa vie sociale normale, alors elle peut être considérée comme psychologiquement normale.

En 2015, le Docteur L. Kinney III a publié un article dans le journal de médecine Lincore, dans lequel il aborde les failles des standards élaborés par Hooker quand elle cherche à déterminer la présence ou non de désordre mental.

Par exemple, il y a un type de maladie mentale, appelée apotemnophilie, « amputisme », ou trouble identitaire relatif à l’intégrité corporelle, qui génère chez ceux qui en souffrent un désir impérieux de couper des membres de leur corps pourtant sains et opérationnels. De la même façon que les homosexuels sont convaincus d’être nés avec les mauvais organes sexuels, les patients souffrant d’apotemnophilie sont convaincus que certains membres de leurs corps ne leur appartiennent pas. Ce type de patient est complètement capable de s’adapter à la vie en société, de maintenir son estime de soi et de bonnes relations interpersonnelles, et ne rencontre pas de barrières psychologiques dans sa vie sociale. Les patients éprouvent de la satisfaction une fois que le membre incriminé a été amputé et déclarent que cela a rendu leur vie meilleure. [16]

Le rapport de Kinney cite d’autres maladies d’ordre mental. Par exemple, il y a des gens dont le désordre psychologique les fait apprécier de manger du plastique. Des personnes non-suicidaires, mais victimes d’autres dérèglements, ont un désir impérieux de se faire physiquement du mal, etc. Ils présentent généralement un bon facteur « d’ajustement » social, comme le montre par exemple le fait qu’ils aient obtenu des diplômes universitaires. Toutes ces situations n’en demeurent pas moins des anormalités reconnues comme telles par la communauté scientifique. [17]

Beaucoup d’études confirment que les homosexuels présentent des taux de contamination par le SIDA plus élevés, qu’ils sont davantage concernés par le suicide et l’abus de drogue que le reste de la population, [18] même dans des pays comme le Danemark où le mariage entre personnes de même sexe est légal depuis longtemps et n’est pas stigmatisé. [19] La présence du SIDA et de la syphilis chez les homosexuels est entre 38 et 109 fois plus importante que chez la population normale. [20] Avant les progrès dans le traitement du SIDA dans les années 90, la durée de vie moyenne d’un homosexuel étaient de 8 à 20 fois plus basse que la population moyenne. [21] Ces faits ne semblent pas indiquer que l’homosexualité soit normale et saine.

Alors que le mouvement LGBT continue de prendre de l’ampleur, le « politiquement correct » taxe d’ « homophobie » ceux qui s’opposent à l’homosexualité et les experts qui présentent des données indiquant que l’homosexualité est une maladie mentale sont marginalisés. Un nombre considérable d’homosexuels ont obtenu des diplômes en psychologie et en psychiatrie et sont devenus des « experts » dans le domaine des études dites « queer » ou études homosexuelles.

Les preuves soi-disant scientifiques qui sont largement citées de nos jours pour soutenir que l’homosexualité est un comportement « normal » viennent du « Rapport du groupe de travail sur les réponses thérapeutiques appropriées face à l’orientation sexuelle », écrit par un groupe mandaté par l’APA en 2009. Kinney fait remarquer que sur les sept membres du groupe de travail, six, président compris, sont homosexuels ou bisexuels. On ne peut pas estimer que l’étude soit scientifiquement neutre.

Joseph Nicolosi, ancien président de l’Institut national des études gay et lesbiennes, avait révélé à l’époque que les experts les plus qualifiés avaient candidaté pour rejoindre le groupe de travail, mais parce qu’ils appartenaient à l’école académique qui soutient le traitement et la correction de l’homosexualité, aucun d’entre eux n’avaient été retenus. [22] Nicholas Cumming, un ancien président de l’APA, a affirmé lors d’une déclaration publique que le politique, au sein de cette association, l’emporte sur le scientifique, et que les défenseurs des droits des homosexuels ont pris le contrôle. [23]

Aujourd’hui, le standard d’ajustement, soutenu par les « experts » des études queer et par les défenseurs du mouvement homosexuel, est également largement utilisé par l’APA pour mesurer les autres anomalies d’ordre sexuel et psychologique, comme la pédophilie. Selon l’APA, un pédophile est un adulte qui se sent particulièrement excité ou ressent des fantasmes sexuels lorsqu’il voit un enfant, qu’il y ait passage à l’acte ou non. Mais tant que la personne est capable de faire preuve d’« ajustement », alors l’orientation sexuelle du pédophile devrait être considérée comme « normale ». Plus exactement, c’est uniquement si les pédophiles ressentent de la honte, un conflit intérieur, ou d’autres types de pression psychologique débilitante, que cela compte comme un trouble du comportement ou une maladie.

Ce standard du diagnostic va complètement à l’encontre des valeurs humaines normale : selon l’APA, une personne qui ressent de la honte et de la culpabilité quand elle a des pulsions inacceptables est malade, mais quelqu’un qui se sent à l’aise avec ces pulsions est censé être sain. Le mariage homosexuel a été légalisé en se basant sur cette logique et l’acceptation de la pédophilie ne devrait pas tarder.

David Thorstad, un trotskiste membre du Parti communiste américain, a fondé NAMBLA, l’Association Nord-Américaine pour l’Amour entre les Hommes et les Garçons. Allen Ginsberg, figure importante du mouvement LGBT américain et défenseur de la pédophilie, est communiste, et il admire Fidel Castro. En plus de NAMBLA, on pourrait citer une autre organisation pédophile importante, le Cercle de la Sensualité de l’Enfance, créée en Californie en 1971 par des disciples du communiste allemand, et pionnier de la libération sexuelle, Wilhem Reich.

La boite de Pandore est déjà ouverte. Si on se base sur le standard d’ajustement de la psychologie actuelle, diverses libertés sexuelles perverses défendues par le socialiste utopiste Charles Fourier, dont l’inceste, le mariage de groupe et la bestialité, peuvent aussi être considérées comme des états psychologiques normaux. L’union divine entre un homme et une femme a été dénaturée en y incluant le mariage entre personnes de même sexe. Il en résulte que des familles incestueuses ou des « mariages » entre humains et animaux pourraient être légalisés. Le démon est en train de réduire l’homme à une bête, sans standard ni moralité, de façon à ce qu’il soit détruit.

Le mouvement LGBT, la libération sexuelle et le féminisme ont mis la structure familiale et la moralité humaine sens dessus dessous. C’est une trahison du mariage traditionnel que Dieu a légué à l’humanité.

La volonté de traiter les homosexuels comme des êtres humains à part entière est un acte attentionné et bon, mais le diable manipule la gentillesse humaine pour tromper et perdre les gens qui ont oublié que les divinités ont créé l’homme et la femme à leur image, et qu’ils ont posé les conditions qui définissent un être humain. Quand l’homme n’est plus un homme, et qu’une femme n’est plus une femme, quand les gens abandonnent les codes moraux établis par Dieu et se mettent du côté du démon pour satisfaire leurs désirs, alors il n’y aura pas moyen d’échapper au gouffre de la damnation éternelle.

Nous pouvons dire avec gentillesse « nous respectons ton choix » à ceux qui se sont perdus et marchent trop près de l’abîme, mais cela ne sert qu’à les pousser encore plus près du précipice. Si on veut vraiment être attentionné, il faut leur apprendre à distinguer le bien du mal et les ramener dans le droit chemin ; il faut les aider à échapper à la destruction, quitte à être mal considéré et mal compris.

d. La promotion du divorce et de l’avortement

Avant 1969, les lois sur le divorce aux États-Unis étaient basées sur les valeurs religieuses traditionnelles. Pour qu’un divorce soit pris en compte, il fallait que l’un ou l’autre des époux dépose une demande légitime susceptible de démontrer l’existence d’une faute. La religion occidentale enseigne que le mariage est établi par Dieu. Une famille stable est bénéfique aussi bien au mari, à la femme et aux enfants, qu’à la société entière. C’est pour cette raison que l’Église et les lois américaines soulignaient qu’il était important de préserver le mariage, en dehors de circonstances atténuantes. Mais dans les années 60, l’idéologie de l’école de Frankfort a irradié la société entière. Le mariage traditionnel a commencé à être attaqué et la libéralisation des mœurs, tout comme le féminisme, sont responsables des plus gros dégâts.

Le libéralisme social a rejeté la nature divine du mariage en le réduisant à un contrat social entre deux personnes, alors que le féminisme considère la famille traditionnelle comme un moyen de réprimer les femmes. Le divorce est vanté comme une libération de la femme, une porte de sortie de « l’oppression » d’un mariage malheureux, et le début d’une aventure personnelle excitante. Cet état d’esprit a rendu possible aux États-Unis la légalisation du divorce sans faute, qui autorise un des deux époux à rompre le mariage sans avoir à se justifier.

Le taux des divorces aux États-Unis a rapidement grimpé dans les années 70. Pour la première fois dans l’histoire américaine, il y a eu plus de mariages se terminant par un accord de divorce que par le décès d’un des époux. Sur tous les couples qui se sont mariés dans les années 70, près de la moitié ont divorcé.

Le divorce a des répercussions profondes et impactantes pour les enfants. Michael Reagan, le fils adoptif de l’ancien président Ronald Reagan, a décrit la séparation de ses parents en ces termes : « Le divorce, c’est quand deux adultes prennent ce qu’il y a de plus important pour un enfant, la maison, la famille, la sécurité et le sentiment d’être aimé et protégé, et détruisent tout, laissent les morceaux éparpillés là où ils sont et s’en vont ; et c’est l’enfant qui doit tout nettoyer lui-même. » [24]

Faire la promotion du « droit à l’avortement » est une autre méthode qu’utilise le démon pour détruire les gens. À la base, les discussions sur l’avortement légalisé étaient restreintes aux circonstances spécifiques, tel que le viol ou l’inceste, ou la santé trop fragile de la mère.

Les défenseurs de la libération sexuelle estiment que les rapports sexuels ne devraient pas être limités au cadre du mariage, mais qu’une grossesse non voulue est un obstacle naturel à ce mode de vie. Les contraceptifs peuvent ne pas marcher, donc les artisans des rapports sexuels sans restriction se sont emparés de la cause du droit à l’avortement. En 1994, à la Conférence Internationale des Nations unies sur la Population et du Développement, qui se tenait au Caire, il a été clairement dit que les « droits reproductifs » sont des droits naturels humains, et que cela comprend le droit à « une vie sexuelle satisfaisante et sans risque », ce qui induit l’avortement sur demande. [25]

En même temps, les féministes ont rajouté l’idée selon laquelle « mon corps, c’est mon droit » et ont avancé l’idée que les femmes ont le droit de donner naissance ou de tuer leurs enfants en terminant la grossesse. Le débat est passé de l’autorisation de l’avortement dans des situations particulières à la possibilité donnée aux femmes de mettre fin à une vie humaine de façon unilatérale.

Tout en poussant les gens à se laisser aller à l’assouvissement de leurs désirs, le démon se sert du féminisme et de la liberté sexuelle pour promouvoir le massacre d’enfants à naître. Il pousse non seulement les gens à commettre des crimes monstrueux, mais les incite également à abandonner la compréhension traditionnelle selon laquelle la vie est sacrée.

e. L’utilisation des aides sociales pour encourager les familles monoparentales

En 1965, seulement 5% des enfants américains étaient nés de mères non-mariées. [26] À cette époque, il était entendu que les enfants grandissaient en sachant qui était leur père biologique.

En 2010, en revanche, 40% des enfants sont nés de mères non-mariées. [27] De 1965 à 2012, le nombre de familles monoparentales aux États-Unis a bondi de 3,3 millions à 13 millions. [28] Bien que certains pères soient restés, en concubinage ou en se mariant par la suite, la majorité de ces enfants nés de mères célibataires ont grandi sans père.

Un père est une figure de référence pour un fils auquel il apprend à être un homme, et pour une fille à laquelle il montre tout le respect qu’une femme mérite.

Les enfants souffrent beaucoup de l’absence du père. Les études montrent que les enfants ayant grandi sans père souffrent souvent de problème d’estime de soi. Ils sont plus enclins que les autres élèves, à hauteur de 71%, à sécher les cours et à arrêter l’école. Nombre d’entre eux se tournent vers la drogue, rejoignent des gangs ou commettent des crimes : 85% des jeunes en prison et 90% des jeunes qui vivent dans la rue ont grandi dans un foyer sans père. Les premiers rapports sexuels arrivent tôt, les grossesses et la promiscuité sont fréquentes. Les gens qui ont grandi sans père ont 40% plus de risques de perpétuer des crimes sexuels que le reste de la population. [29]

Le Brookings Institute donne trois conseils clés aux jeunes qui cherchent à échapper à la pauvreté : finissez le lycée, trouvez-vous un emploi à temps plein et attendez d’avoir 21 ans avant de vous marier et d’avoir des enfants. Selon les statistiques, seulement 2% des Américains qui répondent à ces critères vivent dans la pauvreté et 75% d’entre eux sont considérés comme appartenant à la classe moyenne. [30] En d’autres termes, finir l’école, trouver un emploi, se marier à un âge approprié et avoir des enfants dans le cadre du mariage est la manière la plus fiable pour un adulte de vivre une vie saine et productive.

La plupart des mères célibataires dépendent de la charité de l’État. Un rapport publié par la Heritage Foundation a compilé des données statistiques détaillées qui montrent que les aides sociales tant vantées par les féministes encouragent en réalité la constitution de foyers monoparentaux, et en arrivent même à pénaliser les couples qui souhaiteraient se marier, car l’argent touché serait moindre. [31] L’état a de facto remplacé les pères par l’aide sociale.

Les politiques d’aides sociales n’aident pas les familles qui vivent dans la pauvreté. Au contraire, elles se contentent de soutenir le nombre toujours grandissant de familles monoparentales. Les enfants de ces foyers étant eux-mêmes plus susceptibles de tomber dans la pauvreté, c’est un cercle vicieux de dépendance grandissante vis-à-vis de l’État qui s’enclenche. C’est exactement ce que le spectre du communisme veut faire : contrôler tous les aspects de la vie d’un individu par un système d’imposition élevé et d’un gouvernement omniprésent.

f. La promotion d’une culture dégénérée

Le Wall Street Journal a publié un rapport qui cite des recherches menées par le U.S. Census Bureau, le bureau américain lié au recensement de la population : en 2000, 55% des gens dans la tranche d’âge des 25 et 34 ans étaient mariés, 34% n’avaient jamais été mariés. En 2015, ces chiffres sont passés de 40% à 53% respectivement. Les jeunes Américains se détournent du mariage, car dans la culture d’aujourd’hui les rapports sexuels et le mariage sont totalement séparés. Quel est donc l’intérêt de se marier ? [32]

Dans cet environnement dégénéré, la tendance actuelle est de chercher des rencontres sans lendemain, sans obligations, ni contraintes. Les rapports sexuels n’ont souvent plus de liens avec l’affection, encore moins avec l’engagement et la prise de responsabilités. De façon encore plus effrayante, toute une myriade d’orientations sexuelles a vu le jour. Les options de votre profil Facebook vous proposent 60 types différents d’orientation sexuelle. Si les jeunes n’arrivent pas à dire s’ils sont homme ou femme, quelle opinion doivent-ils avoir du mariage ? Le spectre maléfique se sert de la loi et de la société pour complètement transformer ces concepts hérités de Dieu.

L’homosexualité et d’autres comportements sexuels dégénérés étaient à l’origine appelés « sodomie ». Sodomie est une référence biblique qui renvoie à la ville de Sodome, détruite par la colère de Dieu en raison de ses pratiques sexuelles dégénérées. Le terme était comme un avertissement à l’humanité qui, en s’éloignant des commandements divins, se préparait à des conséquences désastreuses. Le mouvement des droits des gays a travaillé très dur pour s’approprier le terme gay/gai, qui envoie à l’origine à quelque chose de positif et a ainsi poussé les gens encore davantage dans le péché.

Le mot « adultère » était à l’origine un mot négatif qui faisait référence à des attitudes sexuelles immorales. De nos jours, il a perdu de sa force et on parle de « relations sexuelles hors mariage » ou de « concubinage ». Dans le roman de Nathaniel Hawthorne, La Lettre écarlate, Hester Prynne a commis l’adultère et cherche à se reconstruire en cultivant la repentance, mais dans la société d’aujourd’hui, la repentance n’est pas nécessaire : les adultères peuvent profiter de la vie, ne ressentent aucune honte et tiennent la tête haute. La chasteté était considérée comme une vertu dans les cultures orientales comme occidentales. Aujourd’hui cela devient risible et anachronique.

Faire des jugements sur l’homosexualité et la moralité sexuelle est interdit en cette époque de dictature du politiquement correct. La seule attitude acceptable est de respecter le « libre choix » de l’autre. C’est vrai non seulement dans la vie de tous les jours, mais également dans le monde universitaire et intellectuel, où la moralité a été expurgée de la réalité pratique. Les choses déviées et dégénérées ont été normalisées. Ceux qui se laissent aller à l’assouvissement de leurs désirs ne ressentent ni pression, ni culpabilité. Le complot du démon est déjà bien avancé.

Les Occidentaux de moins de 50 ans n’ont quasiment aucun souvenir de la culture qui existait autrefois dans leur société. À l’époque, quasiment tous les enfants grandissaient en présence de leur père biologique ; « gay » voulait dire « gai, joyeux » ; les mariages en blanc étaient synonymes de chasteté ; la pornographie était interdite à la télévision et à la radio. Mais tout cela a été détruit en l’espace d’à peine 60 ans, au fur et à mesure que le démon a inversé le mode de vie traditionnel.

6. Comment le Parti communiste chinois détruit la famille

a. Le démantèlement de la famille au nom de l’égalité

Le slogan de Mao Zedong, « Les femmes soutiennent la moitié du ciel », a fait son chemin jusqu’en Occident, où il est repris comme une petite phrase tendance dans les sphères féministes. L’idéologie selon laquelle les hommes et les femmes sont semblables, et qui a été diffusée par le Parti communiste chinois (Pcc), ne présente pas de différences majeures avec le féminisme occidental. En Occident, le concept de « discrimination sexuelle » est un outil qu’utilise le « politiquement correct ». En Chine, bien qu’il se manifeste de façon différente, l’étiquette de « machiste » a des effets destructeurs similaires.

L’égalité des sexes, telle qu’elle est comprise par les féministes occidentaux, exige une égalité de fait, ou visible, entre les hommes et les femmes, par le biais de quotas, de compensations financières, ou de standards moins exigeants pour les femmes. Avec le slogan du Pcc selon lequel les femmes soutiennent la moitié du ciel, il est attendu qu’elles montrent les mêmes aptitudes que les hommes dans un travail donné. Celles qui cherchaient à accomplir des tâches pour lesquelles elles n’avaient que peu de qualifications étaient portées aux nues et recevaient des titres tels que « Porte-drapeau rouge de la journée de la femme ».

Les affiches de propagande des années 60 et 70 montraient généralement des femmes robustes et fortes, à une époque où Mao Zedong appelait les femmes, dans un grand élan d’enthousiasme, à passer de la passion pour le maquillage à la passion pour les uniformes militaires. Aller à la mine, couper du bois, travailler l’acier, se battre sur le champ de bataille. Tous les métiers et tous les rôles pouvaient leur aller.

Le 1er octobre 1966, le Quotidien du Peuple publie un article au titre évocateur : « Les filles aussi peuvent égorger les cochons ». On y décrit une jeune fille de 18 ans, devenue une célébrité locale pour avoir travaillé comme apprentie dans un abattoir : après avoir étudié la Pensée de Mao Zedong, elle a trouvé le courage nécessaire pour égorger les cochons. Elle précise : « Si vous ne pouvez pas tuer un cochon, comment allez-vous pouvoir tuer un ennemi ? » [33]

Bien que les femmes chinoises « soutiennent la moitié du ciel », les féministes occidentales trouvaient encore que l’égalité homme-femme en Chine laissait à désirer. Le comité du Politburo, par exemple, n’a jamais eu de femmes dans ses rangs, car cela aurait pu les inciter à réclamer davantage de droits et générer un mouvement social de type démocratique qui menacerait le régime totalitaire du Pcc.

Pour des raisons semblables, le Parti s’abstient de soutenir ouvertement l’homosexualité et préfère un discours neutre. Pourtant, sachant que l’homosexualité est un instrument pratique pour détruire l’humanité, le Parti encourage sa propagation en Chine et son influence sur les médias et la culture populaire. Depuis 2001, la Société chinoise de psychiatrie a enlevé l’homosexualité de sa liste de troubles mentaux. Les médias ont doucement remplacé le terme « gay » par celui de « camarade », considéré comme plus « positif ». En 2009, le PCC a donné son accord à l’organisation du premier évènement LGBT en Chine, la Semaine de la Gay Pride, à Shanghai.

Les approches utilisées peuvent varier, mais c’est à chaque fois le même but que le démon poursuit : abolir l’idéal traditionnel de la bonne épouse et de la mère attentionnée, contraindre les femmes à se débarrasser de leur douceur naturelle, et détruire l’harmonie entre force masculine et protection féminine, qui est nécessaire pour fonder une famille équilibrée et pour élever des enfants convenablement.

b. Utilisation de la lutte politique pour monter maris et femmes les uns contre les autres

Les valeurs traditionnelles chinoises sont fondées sur la moralité de la famille. Le démon sait que la façon la plus efficace de saper les valeurs traditionnelles est de commencer par s’attaquer aux relations entre les gens. Dans toutes les luttes politiques instiguées par le PCC, chaque membre de la famille était amené à en dénoncer un autre, dans l’espoir fou de gagner un meilleur statut politique. En trahissant ceux dont ils étaient les plus proches, ils pouvaient montrer à quel point leur loyauté à l’orthodoxie du Parti était inébranlable.

En décembre 1966, le secrétaire de Mao, Hu Qiaomu, a été traîné jusqu’à l’Institut du fer et de l’acier à Pékin, et sa propre fille est montée sur scène pour crier « Massacrez ce chien de Hu Qiaomu ! » Elle ne l’a pas frappé elle-même, mais les autres s’en sont chargés. À cette même époque, il y avait une famille de « capitalistes » dans le sous-district de Dongsi à Pékin. Les Gardes rouges ont battu le vieux couple presque à mort et ont obligé leur fils de moins de 14 ans à faire de même. Il a utilisé des altères pour frapper son père à la tête, devenant fou plus tard. [34]

Très souvent, ceux que le Parti condamnait comme des « ennemis de classe » reniaient leurs familles de façon à leur épargner des problèmes similaires. Même les « ennemis de classe » qui se suicidaient préféraient couper tout lien avec leur famille de crainte que le PCC ne s’en prenne à eux après leur suicide.

Par exemple, quand le théoricien littéraire Ye Yiqun a été persécuté et poussé au suicide lors de la Révolution culturelle, il a écrit dans sa lettre d’adieu : « Pour continuer à aller de l’avant, la seule chose que j’exige de vous, c’est que vous écoutiez assidument les enseignements du Parti, que vous restiez toujours dans la ligne du Parti, que vous appreniez à reconnaître la gravité de mes péchés, que vous réveilliez en vous la haine que vous avez contre moi et que vous coupiez irrémédiablement les liens familiaux qui nous ont unis. » [35]

La persécution contre la pratique spirituelle du Falun Gong, qui n’a cessé depuis 1999, est la campagne politique du PCC la plus conséquente de l’époque contemporaine. Une stratégie classique qu’ils emploient contre les pratiquants du Falun Gong est d’obliger les membres de la famille à participer à la persécution. Le PCC s’acharne administrativement sur les membres de la famille, leur impose des amendes et a recours à toutes autres formes d’intimidation qui pourraient pousser les pratiquants à renoncer à leur croyance. Le PCC tient les pratiquants du Falun Gong qu’il persécute pour responsables de la situation dans laquelle leur famille se trouve et espère ainsi les obliger à céder.

Beaucoup de pratiquants du Falun Gong ont dû divorcer ou couper les liens avec ceux qu’ils aiment, en raison de ce type de persécution. Vu le nombre important de gens qui pratiquent le Falun Gong en Chine, ce sont d’innombrables familles qui ont été déchirées par la campagne du Parti.

c. Le recours à l’avortement forcé pour contrôler le taux de natalité

Peu de temps après que les féministes occidentales ont réussi à faire légaliser l’avortement, les femmes de la République populaire de Chine ont subi l’avortement forcé par le biais de politiques familiales imposées par le PCC. Le fait de tuer des enfants à naître à une si grande échelle a eu des répercussions humanitaires et sociales désastreuses et inimaginables.

Le PCC suit la doctrine du matérialisme marxiste et estime que donner naissance à des enfants est une forme d’action productrice qui ne diffère pas beaucoup de la métallurgie ou de l’agriculture. Cela implique que la famille soit traitée sous l’angle de planification de la même façon que l’économie. Mao Zedong a dit : « L’humanité doit se contrôler elle-même et doit mettre en place un système de croissance planifiée. Cette croissance peut être légèrement positive, comme elle peut, à d’autres moments, s’interrompre. » [36]

Dans les années 80, le régime chinois a mis en place la règle de l’enfant unique et l’a accompagnée de mesures extrémistes et brutales, avec des slogans dans tout le pays tels que « Si une seule personne ne respecte pas cette loi, c’est le village entier qui sera stérilisé ». « Donnez naissance au premier, fermez la trompe utérine après le second, râclez et évacuez les troisièmes et quatrièmes ! » Une autre version de ce slogan était tout simplement « Tuez trois fois le troisième et le quatrième ». « On préfère une rivière de sang à une naissance de trop ». « Dix tombes de plus, c’est mieux qu’une vie de trop ». De tels slogans étaient répandus partout en Chine.

La Commission de planification familiale chinoise a recours à des amendes élevées, à des pillages, des attaques physiques, de la détention et autres punitions pour faire face à ceux qui ne respectent pas la loi de l’enfant unique. Dans certains endroits, des fonctionnaires noyaient les bébés en les jetant dans les rizières. Des femmes dont la grossesse était déjà très avancée n’échappaient pas à la règle. Même si la naissance était prévue à peine quelques jours plus tard, elles étaient avortées de force.

Selon des statistiques incomplètes publiée par les Annales de la Santé chinoise, le nombre total d’avortements en Chine entre 1971 et 2012 a été au moins de 270 millions. C’est-à-dire que plus d’un quart de milliard de bébés non nés ont été tués par le PCC sur ces 40 dernières années.

L’une des conséquences les plus graves de la politique de l’enfant unique est que le nombre de bébés de sexe féminin avortés ou abandonnés est disproportionné par rapport aux garçons et que cela induit un déséquilibre majeur dans la répartition des sexes chez les Chinois de moins de 30 ans. En raison du manque de filles, on estime qu’en 2020, il y aura quelque 40 millions de jeunes hommes qui ne trouveront pas d’épouse en âge de faire des enfants.

Le déséquilibre homme-femme qu’a créé la Chine génère des problèmes sociaux conséquents tels que la hausse des violences sexuelles et de la prostitution, les mariages monnayés, le trafic de femmes, etc.

7. Les conséquences des attaques anti-famille du communisme

Marx et les autres communistes ont appelé à l’abolition de la famille en montrant du doigt et en exagérant l’existence de phénomènes comme l’adultère, la prostitution et les enfants illégitimes, alors que les communistes eux-mêmes étaient coupables de ce type d’actes.

La dégénérescence progressive de la moralité qui a eu lieu dans la deuxième moitié du XIXe siècle a abîmé l’institution sacrée du mariage et a éloigné les gens des commandements divins. Les communistes ont incité les femmes à ne pas respecter leur vœu de mariage en échange d’un bonheur personnel hypothétique. Mais en réalité, c’est l’inverse qui s’est produit, tout comme boire de l’eau de mer n’étanche pas la soif, mais l’aggrave.

La solution du spectre communiste face à « l’oppression » et aux « inégalités » est de tirer les standards de la moralité humaine toujours plus bas, jusqu’à atteindre les profondeurs de l’enfer. Il a érigé en nouvelle norme des comportements qui naguère étaient universellement condamnés comme étant laids et impardonnables. Dans « l’égalité » du communisme, tous marchent vers le même sort, celui de la destruction.

Le spectre communiste a créé la fausse croyance selon laquelle le péché n’est pas causé par la dégénérescence de la moralité, mais pas l’oppression sociale. Il a poussé les gens à se trouver une issue de secours par eux-mêmes, en tournant le dos aux traditions et en s’éloignant de Dieu. Le spectre du communisme a vanté les bienfaits du féminisme, de l’homosexualité, de la libération sexuelle, etc., en les habillant de la rhétorique séduisante de la liberté ou de la libération. Les femmes se sont vu retirer leur dignité, les hommes leurs responsabilités, et le caractère sacré de la famille a été piétiné. Les enfants d’aujourd’hui ont devant eux un futur lugubre et le démon s’en réjouit.

 

Références

 

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[17] Ibid.

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[22] Joseph Nicolosi,“Who Were the APA ‘Task Force’ Members?”

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[23] Matthew Hoffman, “Former President of APA Says Organization

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[24] Phyllis Schlafly, Who Killed The American Family? WND Books,

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[27] Ibid.

[28] Robert Rector, “How Welfare Undermines Marriage and What to

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[29] Schlafly, Who Killed The American Family?

[30] Ron Haskins, “Three Simple Rules Poor Teens Should Follow to

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[31] Rector, “How Welfare Undermines Marriage and What to Do

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[33] Yang Meiling, “Girls Can Slaughter Pigs Too,” People’s Daily,

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[35] Ye Zhou, “The Last Decade of Ye Yiqun,” Wenhui Monthly no. 12

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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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