Chapitre 9 – La brutalité dévoilée : la vérité choquante des prélèvements forcés d’organes en Chine

Par Katrina Lantos Swett,
7 octobre 2019 Mis à jour: 8 octobre 2019

Epoch Times est fier de republier «Une persécution sans précédent : la destruction de la bienveillance humaine» (« An Unprecedented Evil Persecution: A Genocide Against Goodness in Humankind » éd. Dr. Torsten Trey et Theresa Chu. 2016. Clear Insight Publishing). Le livre aide à la compréhension des prélèvements forcés d’organes en Chine en expliquant la cause profonde de cette atrocité: le génocide commis par le régime chinois contre des pratiquants de Falun Gong.

Katrina Lantos Swett, J.D., est une ancienne présidente et, actuellement, membre du United States Commission on International Religious Freedom (USCIRF). En 2008, elle a créé la Fondation Lantos pour les droits humains et la justice dont elle est la Présidente et le PDG. Elle enseigne les droits humains et la politique étrangère aux États-Unis à l’université de TUFTS.

À notre époque sophistiquée, le mot « démoniaque » est devenu quelque peu démodé. Parce qu’il ne laisse aucun espace pour des excuses, des justifications ou des compromis, et il est compréhensible qu’il nous mette mal à l’aise. Toutefois, il y a des atrocités qui ne sauraient être décrites autrement. Les prélèvements forcés d’organes pratiqués sur les prisonniers de conscience par le Parti communiste chinois (PCC) sont foncièrement mauvais et il est temps que les médecins, les dirigeants politiques et les militants des droits humains se rassemblent pour dire la vérité sur ces crimes barbares.

Bien que le PCC ait fait des efforts extraordinaires pour essayer de dissimuler la réalité de cette pratique brutale, la vérité commence lentement à émerger. C’est un portrait cauchemardesque où des êtres humains sont traités comme des marchandises qui peuvent être éliminées à volonté et où même leurs organes peuvent être exploités pour l’avantage financier d’autres personnes.

Ce qui a commencé dans les années 80 avec le prélèvement immoral d’organes de criminels exécutés a finalement dégénéré en une entreprise beaucoup plus sinistre. Il est difficile de déterminer précisément à quel moment la ligne morale a été violée, à quel moment on est passé du vol d’organes sur des meurtriers et des violeurs morts, à l’assassinat, de fait, des prisonniers politiques et des prisonniers de conscience afin de prélever et vendre leurs organes. Mais la preuve est convaincante que cette ligne a bien été franchie à une grande échelle.

Grâce au travail remarquable de l’ONG Médecins contre les prélèvements forcés d’organes (DAFOH), l’histoire sordide et déchirante de la cupidité et la répression politique est en train d’émerger. Basée sur une vaste documentation, à partir d’entretiens avec d’anciens détenus, le personnel des camps de travail et même le personnel médical qui ont été complices de ces atteintes aux droits humains, il semblerait bien que des dizaines de milliers de personnes innocentes puissent avoir été victimes de ce crime contre l’humanité.

Ces victimes innocentes, qui sont-elles ? Les données indiquent qu’une forte proportion d’entre elles sont des pratiquants de Falun Gong. Cette communauté pacifique de croyants est la cible d’une campagne gouvernementale brutale de répression, de diffamation, d’emprisonnement et de torture depuis 1999. Comme d’autres communautés religieuses, y compris les bouddhistes tibétains et le mouvement des églises de maison, le Falun Gong est perçu comme une menace inacceptable à la domination sociale du PCC. Comme les communautés basées sur la foi partagent des croyances concernant des lois et des principes qui transcendent le temporel et le matériel, des régimes tels que le gouvernement communiste en Chine les considèrent avec peur et une profonde suspicion. Pas une seule communauté religieuse en Chine, n’a autant souffert des affres de ce soupçon que le Falun Gong. Depuis plus de 17 ans, cette communauté a répondu à cette persécution brutale par la résistance pacifique et non violente, associée à un engagement déterminé et héroïque nourrit par leur croyance et pratique.

Il a toujours été déroutant pour le reste du monde que le gouvernement chinois cible cette pratique spirituelle traditionnelle de l’école de Bouddha. Avec leurs exercices de méditation douce et une morale philosophique qui met l’accent sur la Compassion, la Vérité et la Tolérance, les pratiquants de Falun Gong demeurent des citoyens vraiment modèles au sein de chaque communauté dans laquelle ils vivent. Auparavant, cette communauté de foi avait été accueillie et reconnue par les autorités chinoises pour sa moralité et son éthique admirables. Mais comme le Falun Gong a gagné en popularité, avec 70-100 millions de pratiquants, les autorités chinoises ont craint que ce mouvement spirituel ne représente une menace pour le monopole du contrôle des cœurs et des esprits par le parti communiste sur le peuple chinois.

Le gouvernement chinois a également utilisé les vastes ressources de leur machinerie de propagande pour cibler les pratiquants de Falun Gong et répandre la persécution. Malgré les grandes souffrances qu’elles ont endurées, les personnes du Falun Gong sont restées fermes dans leur croyance et ont tenu à raconter leurs histoires. Alors que des dizaines d’avocats éminents et des militants des droits de l’homme en Chine ont été motivés pour prendre la parole au nom du Falun Gong, les pratiquants eux-mêmes ont canalisé la puissance de l’Internet pour créer des outils qui ont déjoué la police de l’Internet chinois, et ont ainsi partagé leurs histoires avec le monde. Le Falun Gong a joué un rôle important en aidant le peuple chinois à briser le grand pare-feu de Chine qui empêche presqu’un milliard de citoyens d’accéder librement à l’Internet. Certains des outils pare-feu de contournement les plus sophistiqués et efficaces, comme Freegate et Ultrasurf, ont été créés par les pratiquants de Falun Gong, qui croient que l’accès illimité à des informations non censurées est essentiel à la construction d’un avenir démocratique et décent pour la nation chinoise.

Grâce aux outils de la liberté sur Internet les informations sur le cauchemar des prélèvements d’organes criminels se sont répandues hors de la Chine ainsi qu’en Chine, créant une pression croissante pour exposer et éliminer cette violation massive des droits humains fondamentaux.

En décembre 2013, DAFOH a livré une pétition avec 1,5 million de signatures au Haut-commissaire des droits de l’homme aux Nations Unies, demandant qu’une enquête soit menée, sur « le massacre des prisonniers de conscience pour leurs organes » en Chine.

Par la suite, le Parlement européen a adopté une résolution demandant une fin immédiate aux prélèvements d’organes approuvés par l’État sur les prisonniers de conscience en Chine, y compris le Falun Gong.

Ce sont des étapes importantes et encourageantes, mais soyons réalistes, une route difficile nous attend pour éradiquer avec succès l’approvisionnement illégal d’organes. La raison à cela est la cupidité pure. Dans un monde où il y a pénurie de dons libres d’organes disponibles à la transplantation, les patients désespérés sont prêts à payer des sommes d’argent énormes pour obtenir un organe vital. Les reins sont vendus 60 000 dollars américains, les foies ont rapporté des sommes s’élevant à presque 100 000 dollars américains. Les cornées, les cœurs et les poumons sont aussi en grande demande. C’est la combinaison toxique de ciblage politique, de cupidité financière et de corruption profonde qui a créé ce cauchemar médical et moral. Selon certaines estimations, jusqu’à 65 000 pratiquants de Falun Gong auraient été victimes de cette tempête maléfique.

Maintenant la Chine fait face à une période de transition politique, et il est évident que ceux qui ont été impliqués dans des violations massives des droits de l’homme contre le Falun Gong sont déterminés à être remplacés par des politiciens qui se sont impliqués dans ces crimes. Pourquoi ? Parce qu’ils veulent s’assurer qu’ils auront l’impunité pour les torts qu’ils ont causés. Ces personnes feraient bien de se rappeler les paroles de Martin Luther King : « L’arc de l’histoire est long, mais il tend vers la justice. »

Adlai Stevenson II, ancien ambassadeur auprès des Nations Unies et gouverneur de l’Illinois, a déclaré que « les solutions commencent par dire la vérité ». Il est temps pour les dirigeants du monde entier d’insister à dire la vérité, en ce qui concerne la question des prélèvements d’organes sans consentement. Le gouvernement chinois ne doit pas être autorisé à balayer ce crime sous le tapis et cette pratique doit s’arrêter une fois pour toutes. Il a été observé que « dans tout compromis entre le bien et le mal, c’est seulement le mal qui peut en tirer profit ». Il y a déjà eu beaucoup trop de profit du côté de la perversité à la suite de la récolte odieuse d’organes sur des hommes et des femmes innocents à travers la Chine. Leurs vies volées crient pour la justice et on ne doit pas faire abstraction de ce cri.

RECOMMANDÉ