Charente-Maritime : des habitants de l’île de Ré se plaignent du bruit des goélands pendant l’été

Par Séraphin Parmentier
9 août 2019 Mis à jour: 9 août 2019

Si le chant du coq Maurice, accusé de chanter trop tôt sur l’île d’Oléron, a donné lieu à un procès début juillet, ce sont désormais les goélands ayant investi Saint-Martin-de-Ré qui s’attirent les foudres de certains riverains et vacanciers.

Selon France Télévisions, des riverains et des touristes se seraient plaints du bruit généré par la présence de goélands dans la commune de Saint-Martin-de-Ré. Des cris et des clameurs qui ne sont visiblement pas du goût des vacanciers.

En avril, la mairie de la ville avait d’ailleurs décidé de lâcher des buses pour effrayer les oiseaux de mer qui avaient élu domicile par dizaines sur le toit du collège Les Salinières, perturbant la vie de l’établissement scolaire.

Une opération d’effarouchement qui avait duré plusieurs semaines et avait été menée avec le concours de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) afin de déloger les goélands sans leur faire de mal, s’agissant d’une espèce protégée. S’ils avaient finalement abandonné le toit du collège, les palmipèdes s’étaient toutefois réfugiés en centre-ville.

« La clameur du goéland, c’est le cri sauvage du littoral »

« Le goéland se rapproche des villes pour des questions de sécurité, pour nicher et pour des raisons de ressources alimentaires », a expliqué Jean-Christophe Lemesle – conservateur de la réserve naturelle de Lilleau des Niges, située dans le nord de l’île de Ré – aux journalistes de France Télévisions.

Si la LPO suit le dossier de près, elle n’entend pas toucher aux goélands et affirme qu’il n’y aura aucun prélèvement : « La clameur du goéland, c’est le cri sauvage du littoral. Ce cri a aussi ses adeptes », souligne Dominique Chevillon, vice-président de la LPO.

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