Charente : persuadée qu’elle est « envoûtée », « maraboutée », « ensorcelée », elle viole une femme de 79 ans

Par Séraphin Parmentier
15 octobre 2020
Mis à jour: 15 octobre 2020

L’accusée avait agressé sexuellement la propriétaire de son logement venue lui rendre visite.

Le mardi 13 octobre, à l’issue d’un procès à huit clos, Fatou Diaw a été condamnée par la cour d’assises de Charente pour le viol de la propriétaire de l’appartement qu’elle louait au moment des faits, à Montembœuf, un village de moins de 700 habitants situé à une quarantaine de kilomètres au nord-est d’Angoulême.

Le 14 septembre 2017, Mme Diaw, alors âgée de 39 ans, avait agressé sexuellement sa propriétaire venue la voir pour une attestation d’assurance. Selon Le Figaro, Fatou Diaw, locataire de la victime depuis trois ans, avait déshabillé sa propriétaire de 79 ans de force avant de commettre des pénétrations digitales et de lui cracher « un liquide non identifié » dans la bouche.

Elle finira par libérer brutalement la vieille dame, qui trouvera refuge chez une commerçante du quartier, encore à demi nue.

Si l’accusée a reconnu les faits qui lui étaient reprochés pendant son procès, elle a déclaré qu’elle n’avait aucun souvenir de l’agression. Interrogé par la cour, l’ex-époux de Fatou Diaw a affirmé qu’elle buvait beaucoup et s’occupait peu de sa fille, en garde alternée au moment des faits et avec laquelle elle ne serait désormais plus en contact.

Faisant état d’« un tableau clinique déconcertant », l’expertise psychiatrique ordonnée par le tribunal a conclu que l’amnésie de la prévenue concernant le viol infligé à la victime était une amnésie « d’opportunité ».

« J’ai fait cela parce qu’elle était gentille »

Contactée par la rédaction du Figaro, l’avocat de la propriétaire de l’appartement a indiqué que l’accusée se croyait « envoûtée », « maraboutée », « ensorcelée » depuis son enfance au Sénégal, période pendant laquelle elle aurait été « violée par une femme ».

Les proches de Fatou Diaw, auprès desquels elle aurait régulièrement évoqué des pratiques liées à la sorcellerie, ont toutefois démenti lui avoir conseillé d’avoir des relations sexuelles avec une femme pour « se désenvoûter », ce que l’accusée soutenait, rapporte le quotidien.

Selon l’avocat des parties civiles, Fatou Diaw a prononcé une déclaration singulière pendant l’audience pour expliquer l’agression de la victime. « J’ai fait cela parce qu’elle était gentille », a-t-elle ainsi indiqué.

Dans un état de santé précaire, la victime, qui est maintenant âgée de 82 ans et se bat contre la maladie d’Alzheimer dont les premiers symptômes sont apparus un an après son agression sexuelle, n’a pas pu être entendue pendant le procès. « Ce viol a pu être l’accélérateur, voire le déclencheur de sa maladie », a souligné son avocat dans les colonnes du Figaro.

Au terme de deux jours d’audience, la cour d’assises de Charente a finalement décidé de retenir « l’altération du discernement » de Fatou Diaw au moment des faits et l’a condamnée à une peine de 7 ans de prison assortie d’un suivi socio-judiciaire de 10 ans une fois sa peine purgée. Elle devra également verser 20 000 euros de dommages et intérêts à sa victime.

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