Le chat ne sera pas classé comme « espèce nuisible » – la requête jugée irrecevable

Par Léonard Plantain
11 octobre 2020
Mis à jour: 11 octobre 2020

Jeudi 8 octobre, à la suite d’un amendement soumis par trois députés qui proposaient de classer les chats comme espèce nuisible, l’Assemblée nationale a jugé cette requête irrecevable.

Des voix s’élevaient déjà avant la présentation du projet de loi sur le bien-être animal. La veille, la fondation Brigitte Bardot avait repéré l’amendement 116, soumis par trois députés (Frédérique Dumas, Martine Woener et François-Michel Lambert) qui souhaitaient que le chat soit classé comme « espèce nuisible ». Depuis, les signatures de Frédérique Dumas et Martine Woener ont été retirées.

Selon François-Michel Lambert, député EELV des Bouches-du-Rhône et auteur de l’amendement : le chat ferait partie des espèces d’animaux susceptibles de causer des dégâts en s’attaquant à des espèces protégées, rapporte RTL. Ainsi, si l’amendement est voté, les préfets pourraient ordonner des battues administratives si nécessaire.

Un sujet ultra sensible, pour lequel François-Michel Lambert se défend : « Chaque jour qui passe, on risque, dans les collines de Marcel Pagnol, la fin d’une espèce. Un lézard endémique c’est moins sexy qu’un chat, mais il peut disparaître demain matin ou dans cinq ans si on ne prend pas les bonnes décisions », explique-t-il au Huffpost, en précisant au passage s’être trompé dans la rédaction de son amendement, ajoutant par erreur les signatures de ses deux collègues.

Il poursuit : « Dans les collines de Marcel Pagnol, dans les espaces Natura 2000, on voit des chats qui sont des super prédateurs, qui liquident tout, et dont on ne peut rien faire. Ils sont protégés, et c’est très bien, mais dans ces espaces, ils peuvent faire qu’en 20 ans ces histoires ne soient que du papier. »

Un point de vue qui divise les associations de protection animale. En effet, bien que la plupart des associations considèrent que la classification « espèce nuisible » est abusive, le chat reste dans le viseur de la ligue de protection des oiseaux. Selon eux, 11 % des animaux recueillis ont été blessés par des chats. En précisant qu’en France, il y aurait 12 millions de chats. Ainsi, qu’ils soient domestiques ou sauvages, plusieurs millions d’oiseaux et de petits rongeurs disparaissent chaque année entre des griffes de chats.

C’est un sujet sur lequel se sont déjà penchés certaines associations, comme 30 Millions d’amis, en proposant de stériliser les chats, afin de lutter contre la surpopulation féline ainsi que les abandons, qui entraînent généralement le retour du chat à l’état sauvage.

À noter toutefois que certains États ont pris des mesures beaucoup plus radicales. C’est le cas notamment du gouvernement australien, qui a annoncé début juillet vouloir tuer des millions de chats errants, responsables de trop grands dégâts.

De son côté, malgré le refus de son amendement, François-Michel Lambert n’exclut pas de porter à nouveau le sujet à l’Assemblée nationale. Néanmoins, « si on me dit qu’il y a un autre moyen que les battues administratives, je le soutiendrai », conclut-il. En attendant, le sujet fait grand débat sur les réseaux sociaux.

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