Chef du renseignement militaire britannique : La Chine représente « la plus grande menace pour l’ordre mondial »

Par Alexander Zhang
14 septembre 2020
Mis à jour: 14 septembre 2020

Le régime chinois « représente la plus grande menace pour l’ordre mondial », a déclaré dimanche aux médias le chef du renseignement militaire britannique.

Le lieutenant-général Jim Hockenhull, s’exprimant lors du premier point de presse au centre du renseignement militaire britannique à la base de la Royal Air Force à Wyton, dans le Cambridgeshire, a expliqué comment « des acteurs mondiaux, tels que la Russie et la Chine, remettent continuellement en question l’ordre existant sans provoquer de conflit direct, opérant dans la zone grise qui est en train de s’élargir entre la guerre et la période de paix ».

Alors que M. Hockenhull considère que la Russie représente « la plus grande menace militaire et géopolitique pour la sécurité européenne », son avertissement le plus sévère a été émis au sujet du régime communiste chinois, a rapporté le Telegraph.

La Chine est « de plus en plus autoritaire et s’affirme de plus en plus », a-t-il déclaré. « Elle représente la plus grande menace pour l’ordre mondial en cherchant à imposer les normes et les critères chinois et en utilisant sa puissance économique pour influencer et subvertir ; le tout, soutenu par un investissement important dans la modernisation de ses forces armées. »

Selon le Sun, Jim Hockenhull a également précisé que Pékin avait accéléré la modernisation de ses forces armées depuis l’arrivée au pouvoir du dirigeant chinois Xi Jinping en 2013.

L’armée chinoise possède aujourd’hui « un ensemble de systèmes d’armes de pointe qui érodent rapidement les avantages militaires occidentaux », a-t-il poursuivi, ajoutant que « sa flotte croissante de destroyers de classe Renhai est la plus capable de toutes les marines ».

Une formation de la marine chinoise, comprenant le porte-avions Liaoning (au centre), lors d’exercices militaires en mer de Chine méridionale, le 2 janvier 2017. (STR/AFP via Getty Images)

L’évolution de la situation mondiale a changé le caractère de la guerre d’une manière qui mettra l’Occident au défi de s’adapter aux adversaires qui ne respectent pas les règles, a souligné le patron du renseignement militaire, cité par le ministère de la Défense britannique.

Il a également mis en garde que les conflits s’étendent à de nouveaux domaines tels que le cyberespace et l’espace cosmique, menaçant la cohésion, la résilience et les intérêts globaux de la Grande-Bretagne.

« Alors que les menaces conventionnelles persistent, nous avons vu nos adversaires investir dans l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique et d’autres technologies révolutionnaires, tout en amplifiant l’utilisation des techniques plus traditionnelles d’influence et d’obtention d’avantages », a-t-il déclaré.

Une fusée Longue Marche 3B, transportant le satellite Beidou-3GEO3, décolle du centre de lancement de satellites de Xichang, dans la province du Sichuan au sud-ouest de la Chine, le 23 juin 2020. (STR/AFP via Getty Images)

Le gouvernement britannique effectue actuellement une révision complète de sa politique étrangère, de sécurité et de défense.

Dans le cadre de cette révision, le ministère de la Défense prévoit de s’éloigner du concept de défense traditionnel et « d’opérer beaucoup plus dans les nouveaux domaines de l’espace, de la cybernétique et du sous-marin », a annoncé en juillet Ben Wallace, le ministre britannique de la Défense.

La Russie et la Chine ont toutes deux développé des armes spatiales offensives et amélioré leurs capacités, a-t-il écrit dans le Telegraph.

Les cyberattaques par des acteurs étatiques hostiles sont également considérées comme présentant un risque accru pour le Royaume-Uni, en particulier pendant la pandémie du virus du PCC (Parti communiste chinois), communément appelé le nouveau coronavirus.

Le personnel médical prélève des échantillons par écouvillonnage pour les soumettre à un test de dépistage du Covid-19, dans une rue de Wuhan, province chinoise du Hubei, le 15 mai 2020. (STR/AFP via Getty Images)

Le 22 juillet, Dominic Raab, le ministre britannique des Affaires étrangères, a déclaré qu’il était « profondément préoccupé » par les preuves que « la Chine est engagée dans des cyber-attaques malveillantes contre des institutions commerciales, médicales et universitaires, y compris celles qui travaillent pour remédier à la pandémie de coronavirus ».

Un jour plus tôt, le département de la Justice américain avait annoncé que deux pirates informatiques chinois avaient été inculpés. Ils sont accusés d’avoir ciblé des entreprises et des agences gouvernementales dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne, les États-Unis, l’Australie et le Japon, afin de voler des secrets commerciaux et d’autres informations sensibles d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Ils ont également essayé de voler des résultats de recherches sur le Covid-19.

Le 5 mai, le National Cyber Security Center (NCSC) du Royaume-Uni et l’agence américaine Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) ont publié un avertissement commun, exposant les cyber-campagnes malveillantes visant les organisations internationales de soins de santé et de recherche médicale impliquées dans le combat contre le coronavirus.

Pour contrer les cybermenaces, le gouvernement britannique a annoncé jeudi dernier que les entreprises de soins de santé pourront bénéficier de formations financées par le gouvernement dans le domaine du renforcement de leur cybersécurité et de protection des données sensibles.

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