Des chercheurs de l’armée chinoise envisageaient une attaque avec le coronavirus des années avant la pandémie du Covid-19

Par Frank Fang
12 mai 2021
Mis à jour: 12 mai 2021

En 2015, des scientifiques de l’armée chinoise ont préparé un plan détaillé d’une attaque biologique avec le coronavirus SRAS issu de la bio-ingénierie. Ceci dans le but de provoquer une terreur de masse et avancer vers la réalisation des ambitions mondiales du régime communiste chinois.

Ces révélations ont vu le jour en même temps que les appels à étudier sérieusement la possibilité que la pandémie de Covid-19 ait été provoquée par une fuite du laboratoire P4 de Wuhan, un établissement qui a collaboré avec l’armée chinoise.

Comme l’a récemment découvert le journal australien The Australian, les théories des chercheurs de l’armée chinoise ont été détaillées dans un livre paru en Chine en 2015. Dans les buts militaires, ces scientifiques préconisaient l’utilisation d’agents pathogènes, dont les coronavirus du SRAS, pour « provoquer la terreur et obtenir un avantage politique et stratégique » sur des États ennemis.

Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’épidémie du SRAS, qui a sévi en 2002 et 2003, a infecté 2769 personnes et en a tué 425 en dehors de la Chine. Les experts affirment que les chiffres à l’intérieur de la Chine seraient beaucoup plus élevés que les données officielles.

Le livre de 261 pages, dont le titre pourrait être traduit comme suit : L’origine non naturelle du SRAS et les armes génétiques provenant des virus développés par l’homme, a été publié en février 2015 par la Military Medical Science Press, une maison d’édition appartenant à l’Armée populaire de libération chinoise (APL).

« Le développement des armes biologiques est entré dans une nouvelle phase sans précédent dans l’histoire », ont écrit ses auteurs.

Ils implorent les experts chinois de « comprendre et de prêter attention aux armes génétiques contemporaines » en vue de possibles guerres, y compris dans l’éventualité d’une troisième guerre mondiale.

Les « armes génétiques contemporaines », dont parlent les auteurs, font référence à l’utilisation de la biotechnologie expérimentale et de l’expérimentation animale visant à modifier les gènes des agents pathogènes. Ceux-ci pourraient être adaptés pour cibler les caractéristiques génétiques spécifiques des populations ennemies.

Selon les auteurs, le déploiement de ces armes biologiques serait plus avantageux que le recours à une guerre conventionnelle et aux actions militaires, car les actions militaires peuvent être retracées jusqu’à l’État qui les a lancées et, ainsi, entraîner une condamnation internationale.

En revanche, les armes génétiques « peuvent être dissimulées [lors de leur utilisation] et il est difficile de trouver des preuves » de leur origine, écrivent les auteurs.

« Même face à des preuves académiques, virologiques ou animales, [on peut] nier, empêcher [quelqu’un de soulever la question] et supprimer [les éventuelles accusations]. »

Xu Dezhong, l’un des deux rédacteurs en chef du livre, était à l’époque analyste pour l’équipe nationale chinoise de prévention et de traitement du SRAS. Selon Baike, une plateforme chinoise de type Wikipédia, il était également chargé de présenter des rapports à la Commission militaire chinoise – le plus haut commandement militaire de Chine.

Xu était également professeur au département d’épidémiologie militaire de l’université médicale de l’armée de l’air chinoise. Cet établissement, anciennement connu sous le nom de 4e université médicale militaire, est situé à Xi’an, capitale de la province du Shaanxi. Dix autres scientifiques de cette université militaire figurent parmi les 18 auteurs du livre.

L’autre rédacteur en chef du livre était Li Feng, qui était chef adjoint du Bureau de la prévention des épidémies au Département de la logistique de l’APL. On ne sait pas si Li occupe toujours ce poste.

Le livre décrit en détail les retombées potentielles d’une attaque à l’arme biologique et les conditions optimales pour une telle attaque.

Le livre indique qu’une attaque biologique est susceptible de submerger le secteur de la santé dans la zone ciblée. Ce secteur serait soumis à une « charge énorme » en raison du nombre de patients. En outre, la nécessité de mettre les patients en quarantaine, ainsi que les traitements médicaux prolongés, mettrait encore plus à mal les ressources médicales.

Comme ces agents pathogènes peuvent être affaiblis par une forte lumière solaire, il est préférable de les utiliser à « l’aube, au crépuscule, la nuit ou par temps nuageux », précisent les auteurs. En outre, ils notent que la pluie et la neige ne sont pas des conditions optimales, car ce type de temps « diminue la concentration effective » des agents pathogènes en suspension dans l’air.

Les origines de la pandémie

La divulgation du livre s’est produite plus d’un an après l’apparition du virus de la maladie Covid-19, communément appelé nouveau coronavirus, à Wuhan, en Chine. En raison de la mauvaise gestion initiale de l’épidémie par le Parti communiste chinois (PCC), la maladie s’est répandue dans le monde entier, alors qu’elle aurait pu être contenue. Elle a provoqué plus de trois millions de décès dans le monde entier.

Alors que le monde s’efforce de trouver les origines de la pandémie, un nombre croissant de voix suggèrent que le virus s’est échappé de l’Institut de virologie de Wuhan (WIV) et demandent à l’État-parti chinois d’ouvrir l’institut pour enquête. Pékin a démenti ces allégations, mais n’a pas ouvert les dossiers du laboratoire à un examen indépendant.

En mars dernier, David Asher, ancien enquêteur principal sur le Covid-19 du département d’État américain, a déclaré que l’apparition du virus aurait pu résulter d’un accident de recherche sur les armes biologiques au WIV.

En janvier, ce département a publié ses conclusions sur le WIV, le seul laboratoire P4 (le plus haut niveau de biosécurité) de Chine, concluant que l’institut « s’est engagé dans des recherches secrètes, y compris des expériences sur des animaux de laboratoire, pour le compte de l’armée chinoise, depuis au moins 2017 ».

Les conclusions indiquent qu’il y a de bonnes raisons de croire que « plusieurs chercheurs à l’intérieur du WIV sont tombés malades à l’automne 2019, avant le premier cas identifié de l’épidémie, avec des symptômes correspondant à la fois au Covid-19 et à des maladies saisonnières communes ».

Il s’est également avéré que, de 2012 à 2018, le WIV a participé à un projet financé par l’État et destiné à étudier les agents pathogènes chez les animaux sauvages. Ce projet a été mené par une équipe conjointe de scientifiques militaires et civils.

En même temps, un rapport publié en mars par une équipe de scientifiques chinois et étrangers réunis par l’Organisation mondiale de la santé a rejeté la théorie de la fuite en laboratoire comme étant « extrêmement improbable ». Ce rapport a fait l’objet de vives critiques. Quatorze pays, dont les États-Unis, le Canada, le Japon et le Royaume-Uni, ont accusé la Chine d’avoir entravé le travail des experts internationaux et ont demandé d’effectuer une « analyse et une évaluation transparentes et indépendantes » des origines de la pandémie.

Un avertissement

Dans un récent article publié dans Epoch Times, Anders Corr, directeur de la société de conseils Corr Analytics, a déclaré que le livre des scientifiques militaires chinois devrait servir d’avertissement quant à la possibilité d’une « attaque biologique surprise de la Chine ».

« N’attendons pas une attaque biologique surprise. Mettons fin aux programmes d’armes biologiques de la Chine dès maintenant, en nous découplant de manière défensive de l’infrastructure STIM du pays et en la limitant de cette manière », a écrit M. Corr. STIM est l’acronyme de science, technologie, ingénierie et mathématiques.

« Ajoutez à cela une pression économique et politique maximale afin de pousser la Chine vers la démocratisation dont elle a tant besoin. Ce n’est que lorsque ce pays se sera démocratisé que nous devrions l’autoriser à être réintégré dans le système international », a-t-il souligné.

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