Le cheval Przewalski, une espèce menacée qui prospère aujourd’hui à Tchernobyl

Par Léonard Plantain
29 avril 2021
Mis à jour: 29 avril 2021

C’est une preuve d’espoir : 35 ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, les animaux sauvages reviennent, dont le cheval Przewalski, une espèce autrefois menacée et qui prospère aujourd’hui dans la région.

Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, l’accident nucléaire de Tchernobyl a irradié sur une large zone soviétique. Un évènement toujours considéré aujourd’hui comme la plus grave catastrophe nucléaire du 20e siècle. Au total, c’est plus de 2 200 km² dans le nord de l’Ukraine et 2 600 km² dans le sud du Bélarus qui sont devenus des zones impropres à la vie humaine, a rapporté Le Parisien.

Néanmoins, depuis que ce territoire a été déserté, la nature a commencé à reprendre ses droits, la végétation a repoussé et des espèces sauvages sont revenues. C’est ainsi que le cheval de Przewalski, disparu d’Asie depuis le milieu du 20e siècle, mais dont une trentaine d’individus a été relâché à Tchernobyl en 1998 dans le cadre d’une expérience scientifique, a recommencé, lui, aussi à prospérer.

En effet, comme l’a indiqué le zoologue ukrainien Serguiï Jyla : « Les chevaux de Przewalski vivent aujourd’hui dans la réserve de Tchernobyl à l’état sauvage et sans aucune alimentation particulière, et parmi les loups. Par conséquent, ils vivent dans une écologie similaire et ont un comportement similaire au cheval sauvage, qui vivait ici à l’époque préhistorique de la forêt Tarpan. »

Pour toute l’équipe scientifique, « le cheval est important, car nous essayons de restaurer le paysage et l’ensemble des espèces qui étaient typiques de ce territoire il y a 200 à 300 ans », a-t-il précisé.

De son côté, le chef du département scientifique de cette réserve naturelle a déclaré : « L’accident de Tchernobyl offre aujourd’hui une opportunité unique pour effectuer une recherche radio-écologique et pour la conservation de la diversité biologique. C’est un véritable paradoxe. »

Et en effet, alors que l’on ignore le nombre de morts directs ou indirects qu’a engendré cet accident, désormais, la nature renaît sous une note d’espoir pour les espèces sauvages de cette zone irradiée. Pour preuve, alors qu’ils étaient 30 à être relâchés au départ, les chevaux de Przewalski sont aujourd’hui 210, sur les 2 700 membres de l’espèce vivant sur Terre, a rapporté L’Est éclair.

-Une trentaine de

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