La Chine et l’Iran veulent l’élection de Biden

Par Roger L. Simon
12 octobre 2020
Mis à jour: 12 octobre 2020

Ce n’est un secret pour personne que les gouvernements totalitaires de Chine et d’Iran favorisent Joe Biden lors des élections présidentielles américaines.

Le Parti communiste chinois (PCC) ne souhaite rien de plus que de rétablir le statu quo ante, le monde d’avant Trump, lorsque les politiciens des États-Unis et d’autres pays occidentaux se convainquaient eux-mêmes (ou faisaient semblant) que la Chine deviendrait démocratique si on lui accordait des conditions commerciales et économiques favorables. En même temps, ils fermaient les yeux sur les monstrueuses politiques répressives du régime chinois, y compris les centaines de milliers – ou plutôt les millions – de personnes qui se retrouvaient dans des camps de « rééducation » pendant que le reste du peuple chinois devenait soumis à la surveillance orwellienne omniprésente dans le cadre du système du « crédit social ».

Ensuite, il y a la petite question de la provenance encore mystérieuse du nouveau coronavirus, appelé à juste titre le virus du PCC, qui a fait tant de ravages dans le monde entier. Quand saurons-nous la vérité sur ce qui s’est réellement passé dans le laboratoire de virologie de Wuhan ? Est-ce qu’une administration de Biden voudrait même le savoir si ce dernier devient président américain ?

Et oui, comme la plupart d’entre nous le réalisent, il y a beaucoup plus de questions à poser. Cependant, une telle situation a été bien acceptable aux yeux des démocrates américains – comme le candidat à la présidence Joe Biden ou la sénatrice influente Dianne Feinstein dont le chauffeur chinois a été soudainement démasqué en tant qu’espion après vingt ans de service – tant qu’il y avait de l’argent à gagner.

Et il y avait beaucoup d’argent à gagner dans les affaires menées avec la Chine, comme peut en témoigner, par exemple, Hunter, fils de Joe Biden, sans parler du richissime mari de Mme Feinstein ou du multimilliardaire Michael Bloomberg qui était candidat à l’investiture démocrate avant de se retirer de la course présidentielle pour soutenir Joe Biden.

Le père de Hunter Biden a dû réviser ses éloges initiaux à la Chine, en faisant miroiter l’idée qu’elle pourrait être un pays ennemi, lorsque les choses ont commencé à devenir un peu évidentes et que ceux qui sont derrière Joe Biden lui ont chuchoté à l’oreille que lancer des fleurs au régime chinois n’était pas la bonne voie vers la Maison-Blanche.

Il est donc difficile de se sentir rassuré sur la façon dont Joe se comporterait envers le régime communiste une fois au pouvoir. De toute façon, il y a beaucoup plus de raisons – y compris de preuves d’affaires conclues – de croire que les Chinois ont un « moyen de pression spécial » sur Biden que de croire que les Russes avaient des choses leur permettant d’influencer Trump.

Des politiciens comme Biden et Feinstein sont loin d’être les seuls à être fidèles à Pékin. Ils ont beaucoup de soutien parmi les « progressistes ». Comme on le sait, de nombreuses universités, en commençant par la fameuse université Harvard, ont été soudoyées avec des sommes énormes versées par le PCC afin qu’elles lui soient favorables, elles ont même eu des espions à la faculté et ont des Instituts Confucius, essentiellement des armes de propagande communiste, installés sur de nombreux campus.

Est-ce qu’un président Biden combattrait ce réseau de corruption qui justifie et enseigne le totalitarisme à notre jeunesse ? Y pense-t-il ou en est-il au moins au courant ?

Toutefois, nous savons que Trump le ferait parce qu’il l’a déjà fait. Il le fait réellement.

Iran

C’est également vrai pour l’Iran.

Trump nous a fait sortir de l’accord nucléaire iranien conçu par l’administration Obama-Biden, le soi-disant Plan d’action global commun (PAGC), dont la seule « action » concrète était de donner aux mollahs des milliards, dont une bonne partie en espèces intraçables. Ils ont utilisé ces milliards pour financer le Hezbollah, les Houthis et d’autres formations armées de fanatiques religieux afin qu’ils puissent massacrer des gens dans tout le Moyen-Orient et prolonger la guerre civile syrienne déjà interminable, ce qui a entraîné des milliers de morts supplémentaires et des millions de réfugiés fuyant en Europe occidentale.

Bravo !

Est-ce que cela a fait quoi que ce soit pour freiner les ambitions nucléaires de l’Iran ? On ne sait pas – bien que ce soit très peu probable. Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’accord nucléaire iranien interdit l’inspection des sites militaires iraniens, les lieux mêmes où seraient menées les recherches sur les armes nucléaires.

Lorsque Trump a qualifié cet accord de « pire accord jamais conclu », c’était un euphémisme. Il est facile de comprendre pourquoi les Européens pourraient vouloir le faire – pour conclure des accords commerciaux, en particulier pour le pétrole – mais pourquoi alors les États-Unis ? Quelle était la véritable intention d’Obama (et donc de son vice-président Biden dans une moindre mesure) ? Tout comme dans le cas du laboratoire de virologie de Wuhan, ce qui s’est réellement passé dans les coulisses reste un mystère.

Cependant, lorsque Trump s’est retiré de l’accord avec l’Iran, la situation au Moyen-Orient a lentement commencé à s’améliorer de manière significative. Un réalignement s’est amorcé qui a abouti aux premiers accords de paix entre Israël et les pays arabes depuis des décennies – d’abord avec les Émirats arabes unis et, ensuite, avec Bahreïn et plusieurs autres pays en vue, dont le Soudan et l’Arabie saoudite.

Il s’agit d’un changement extraordinaire que presque personne n’avait pu prédire. Même Biden a dû admettre que c’était une bonne chose, bien qu’il n’en ait pas beaucoup parlé. Inutile de le dire que cela ne se serait jamais produit si Trump n’était pas sorti du PAGC, rassurant les États sunnites qu’il les soutenait dans l’opposition aux plans des mollahs impérialistes.

Aujourd’hui, les principaux acteurs du Moyen-Orient retiennent leur souffle face aux élections américaines. Selon les informations, les Saoudiens envisageraient sérieusement un accord de paix similaire avec Israël (avec lequel ils partagent déjà des renseignements) et, bien sûr, dans le camp opposé on trouve l’Iran qui espère voir une administration Biden-Harris qui a promis de retourner dans le PAGC.

On ne sait pas si une telle démarche de la part de Biden détruirait la paix naissante au Moyen-Orient – car elle pourrait empêcher les Saoudiens prudents, qui y verraient un pas d’apaisement envers les mollahs, de signer un accord de paix avec Israël – et nous ramènerait à l’état de terreur et d’inimitié constante dans lequel la région se trouve depuis des années. De toute manière, une telle démarche ne résoudrait certainement pas les choses.

En fait, ce serait carrément destructeur et stupide au-delà des mots.

Mais une administration Biden pourrait bien le faire.

Lorsque’on a demandé à Robert Gates, le secrétaire à la Défense sous Obama, lors de l’émission télévisée Face the Nation en mai 2019, s’il s’en tenait à la phrase de ses mémoires qui affirmait que Joe Biden « s’était trompé sur presque toutes les grandes questions de politique étrangère et de sécurité nationale au cours des quatre dernières décennies », il n’est pas étonnant qu’il ait répondu : « Je pense que je m’en tiens à cette déclaration. »

Roger L. Simon est, entre autres, un romancier primé, un scénariste sélectionné aux Oscars et le cofondateur de PJ Media. Ses derniers livres s’intitulent I Know Best: How Moral Narcissism Is Destroying Our Republic, If It Hasn’t Already et The GOAT.

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