CO2 et réchauffement climatique : « On voit bien que le climat est un prétexte »

Par Epoch Times
6 mars 2021
Mis à jour: 7 mars 2021

François Gervais est physicien, professeur émérite de l’université de Tours, et essayiste. Médaillé du CNRS en thermodynamique et lauréat du Prix Ivan Peychès de l’Académie des Sciences, il a été directeur de recherche au Centre de recherches sur la physique des hautes températures du CNRS, directeur de l’Unité mixte de recherche UMR 6157 et expert reviewer des rapports AR5 et AR6 du GIEC. Il a publié plus de 200 articles dans des revues internationales à comité de lecture.

Dans son dernier ouvrage Merci au CO2 : impact climatique et conséquences, quelques points de repères publié chez L’Artilleur à l’automne 2020, François Gervais revient notamment sur le lien entre CO2 et réchauffement de la Terre et s’interroge également sur le rôle des activités humaines dans l’évolution des émissions de dioxyde de carbone.

« Le principal gaz dit à effet de serre, et de très loin, c’est la vapeur d’eau. Comme la surface de la Terre est couverte à 70 % par des mers et des océans, il y a beaucoup de vapeur d’eau dans l’air, c’est donc le principal gaz à effet de serre. »

« Le gaz carbonique arrive en deuxième position. Sa concentration dans l’air à l’heure actuelle est de 0,04 %. C’est vrai qu’il a augmenté : nous sommes passés en un siècle de 0,03 % à 0,04 %. La comparaison que l’on peut prendre, c’est d’imaginer un stade de 10 000 personnes : l’augmentation du CO2 par rapport à ces 10 000 personnes qui représentent l’atmosphère correspond à une personne de plus en un siècle. »

« 0,04 % de CO2 dans l’air, ça représente 3200 milliards de tonnes de CO2 car l’atmosphère est très grande. »

« La température de la Terre a augmenté de 1 °C depuis 1910, dont 0,6 °C correspond à une augmentation entre 1910 et 1945, à un moment où les émissions de gaz carbonique étaient beaucoup plus faibles que maintenant – donc on ne peut pas incriminer le CO2 pendant cette période-là. À partir de 1945, les émissions ont eu tendance à accélérer, mais à ce moment-là, la température de la Terre a diminué légèrement avant de se remettre à augmenter ensuite. Donc le lien entre les deux n’est pas si évident que l’on veut bien le dire. »

« Quand on dit qu’il y a un consensus de la part de 97 % des scientifiques, non, pas du tout ! C’est encore une valeur sortie du chapeau mais ça ne correspond pas à la réalité. »

« La prévision est extrêmement difficile et les modèles de climat à l’heure actuelle ont cette difficulté. C’est la raison pour laquelle j’ai tendance à baser mon propos sur des choses beaucoup mieux étayées qu’un modèle de climat, qui présente encore trop de parties incertaines, en particulier le rôle des nuages, et donc un résultat un peu aléatoire. »

Pour François Gervais, les efforts consentis par les pays membres de l’Union Européenne pour diminuer leurs émissions de CO2 – qui représentent environ 8 % du total des émissions mondiales – n’ont qu’un impact minime sur le réchauffement de la Terre.

« Si je prends les chiffres du GIEC, envoyer une tonne de carbone dans l’atmosphère, j’arrondis, c’est un picodegré par tonne de carbone. Un picodegré correspond à un millième de milliardième de degré. »

« Faites le calcul et voyez combien vous évitez d’envoyer de tonnes de CO2 dans l’air et déduisez la température. On s’aperçoit que le prétexte climatique est absurde, parce que la totalité de ce qu’émet par exemple la France – en reprenant les chiffres du GIEC – réchauffe la planète de un dix millième de degré par an. »

« On voit bien que le climat est un prétexte. La réalité, semble-t-il, est que l’on veuille faire table rase de l’ancien monde pour faire un Grand Reset et changer une forme de capitalisme par une autre forme de capitalisme que l’on va appeler ‘vert’. En fait c’est un énorme business, ce n’est pas pour rien qu’il y a plein de milliardaires qui marchent à fond là-dessus, en particulier ceux qui vont en jet privé au Forum économique de Davos. »

Dans son dernier ouvrage Merci au CO2, François Gervais revient également sur le rôle prépondérant du CO2 dans la croissance de la végétation.

« Le fait que le CO2 soit la nourriture indispensable et irremplaçable de toute la végétation n’est pas contesté. »

« Un tiers de nos émissions de CO2 bénéficie à la végétation, ce tiers a réellement augmenté la biomasse. »

« On peut le vérifier également en mesurant par satellite un verdissement de la planète, l’équivalent d’un sixième continent vert de 18 millions de kilomètres carrés. Ce n’est pas petit, ça fait 33 fois la superficie de la France. »

« En plus, cela bénéficie en particulier aux régions arides, davantage qu’aux régions tempérées. Et n’oublions pas que cela s’inscrit dans le cadre d’une augmentation de la population de la Terre de 1 % par an, ce qui représente la population de l’Allemagne. »

« L’augmentation du CO2 comme nourriture de la végétation est quand même une réponse. On en profite, il faut tout de même le reconnaître, c’est un bénéfice. »

« La tendance au cours des derniers millénaires était à une réduction du CO2 dans l’atmosphère terrestre et on se rapprochait progressivement d’un minimum en dessous duquel les plantes meurent. »

« Finalement nous sommes passés de 0,03 % de CO2 dans l’atmosphère à 0,04 %, ce 0,01 % supplémentaire est une sécurité dont on devrait se féliciter puisque parallèlement l’impact du CO2 sur la température de la Terre, qui est le prétexte, n’est pas du tout ce que l’on veut bien dire, même en reprenant les chiffres du GIEC ! »

Le physicien évoque aussi la demande énergétique mondiale et s’interroge sur les effets de la décarbonation.

« À l’heure actuelle, dans le monde entier, l’énergie est fournie à presque 90 % par les combustibles fossiles. »

« Si on veut supprimer ces presque 90 % de combustibles fossiles pour les remplacer par autre chose, nous n’avons pas d’autres solutions que de faire du tout électrique. »

« Il y a un professeur américain [Roger Pielke, NDLR] qui l’a chiffré : si on veut supprimer l’énergie fossile d’ici 2050, il faut construire une centrale nucléaire chaque jour ; si on ne veut pas faire de nucléaire, il faut construire 1500 éoliennes de 2,5 mégawatts chaque jour. Vous imaginez la quantité de minerais, la quantité de béton – et fabriquer du béton émet beaucoup de CO2. »

« Il est évident que le gigantisme de la chose, si on voulait remplacer le tout fossile par du tout électrique, induit des extractions de matières premières dans des proportions beaucoup plus considérables que ce que l’on a fait aujourd’hui. »

« Il y a des choses qui sont particulièrement polluantes dans le tout électrique. L’extraction de lithium pour faire des batteries lithium-ion, c’est du lithium que l’on va chercher au Chili ; ce sont des enfants qui travaillent pour extraire le cobalt au Congo. Pour faire les aimants des éoliennes, il faut du néodyme. Ça, c’est en Chine, dans des conditions qui ne sont vraiment pas écologiques. »

Et François Gervais de s’interroger : « Est-ce que l’on a besoin de détruire l’environnement pour le sauver ? »

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