Le codage, un métier en plein développement

6 septembre 2016 Mis à jour: 7 septembre 2016

La France est en manque de codeurs. Plusieurs études pointent un déficit d’au moins 40 000 « codeurs » dans les trois ans. Mais le métier ne souffre pas seulement d’un manque de candidats, il pèche aussi par un apprentissage trop théorique. C’est la raison de l’explosion des formations en informatique ces dernières années, avec comme objectif de former des têtes capables de saisir les tendances de la société et d’y répondre par des applications et des logiciels ciblant les nouveaux besoins.

L’école 42, la Devschool, Simplon.co, la Coding Academy, Webforce3, etc. sont des exemples de cursus nés en marge des écoles d’ingénieurs classiques. Leur but, proposer des formations intensives à des autoditactes ou des salariés en reconversion professionnelle. Les candidats sont sélectionnés selon leur expérience, leurs projets personnels, leur capacité à travailler en équipe et à innover. Selon Nicolas Sadirac, directeur de l’école 42, des bases techniques sont nécessaires pour commencer une telle formation « mais le talent d’un bon développeur est avant tout de savoir fabriquer des outils innovants et d’apporter des solutions à un cahier des charges ».

La Wild Code School, par exemple, vient de s’implanter dans le quartier Saint-Michel de Bordeaux. Elle cible des personnes en reconversion professionnelle, venant de tous horizons et sans nécessité de diplômes. L’école propose une formation de cinq mois avec l’assurance d’un métier à la sortie. L’enseignement repose sur « des développeurs de métier et non des formateurs de métier » et « est basé avant tout sur la pratique avec trois projets concrets à réaliser, dont deux « réels » pour des entreprises ou associations. Il n’y a pas de cours théoriques », précise Elisa Etcheverry, directrice de l’école bordelaise, interviewée dans Sud Ouest.

Malgré un coût de formation de 6 000 euros, elle possède à ce jour un taux d’insertion de 90% sur le marché du travail, ceci trois mois après la fin de la formation. Des taux de réussite que l’on observe dans les autres formations de codage ; un argument de poids, en période de chômage élevé.

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