Comment le scandale de l’hydroxychloroquine a ruiné l’Amérique et le monde avec elle

Par Roger L. Simon
2 février 2021
Mis à jour: 10 février 2021

Nul besoin d’être Émile Zola pour dire « j’accuse ! ».

J’accuse – sans ordre particulier – le candidat de la « Personne de l’année » de Time et visiteur/collaborateur fréquent de Wuhan, en Chine, soit le Dr Anthony Fauci ; le Parti démocratique (alias le « parti de la science ») et ses dirigeants nauséabonds qui ne manquent pas de se couvrir eux-mêmes d’éloges ; les médias grand public et tous leurs « navires en mer » pompeux et qui se couvrent encore plus d’éloges, du New York Times à CNN ; le Dr Deborah Birx et tout autre bureaucrate des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ayant fait des apparitions publiques cette semaine ; l’interminable matraquage médiatique dans pratiquement tous les ministères de la Santé des 50 États ; les ministères de la Santé étrangers qui se sont largement inspirés de ce matraquage médiatique ; le gouverneur de New York Andrew Cuomo (nous en reparlerons dans un instant) ; le gouverneur du Michigan, Gretchen Whitmer ; cet atroce gouverneur du Nevada dont je ne me souviens pas du nom et que je ne prendrai pas la peine de chercher… Je pourrais continuer en citant tous ceux qui ont participé à ce qui s’est avéré être incontestablement la plus grande catastrophe sanitaire nationale, non, plutôt internationale, de notre époque : le scandale de l’hydroxychloroquine.

Cette distorsion honteuse de la science médicale représente bien la manière dont le milieu des politiciens s’est non seulement ingéré dans la gestion du virus du PCC, mais a également utilisé la situation à ses propres fins et a entraîné des milliers, voire des millions, de décès, tout en rendant la vie insupportable pour un nombre encore plus grand de personnes dans le monde entier – en fait, pour pratiquement tout le monde.

Tous les cas mentionnés ci-dessus ont soit rejeté, soit fortement discrédité l’efficacité de l’ « hydroxy » pour le traitement du Covid-19, sachant que c’est un médicament antipaludéen bon marché, également utilisé pour le lupus, qui existait depuis des décennies et dont les effets secondaires étaient bien connus pour leur importance minime.

Pourquoi ? Comme la plupart d’entre nous le savons, un homme qu’ils considéraient comme un ogre, qu’ils méprisaient, qui ne connaissait rien à la science – le président Donald J. Trump – a recommandé ce remède ; il fallait donc absolument dédaigner ce médicament.

Et pourtant, l’hydroxychloroquine (HCQ) a apparemment fonctionné et fonctionne dans de nombreux cas, lorsque prise au début de la maladie.

Il s’agissait d’un fait déjà connu en juin 2020, lorsque l’estimée revue médicale britannique The Lancet a rejeté une étude douteuse qu’elle avait publiée et qui s’opposait à l’utilisation de l’HCQ.

« Nous nous sommes tous engagés dans cette collaboration pour contribuer de bonne foi et à un moment de grande nécessité pendant la pandémie Covid-19. Nous vous présentons nos excuses les plus sincères, ainsi qu’aux éditeurs et aux lecteurs de la revue, pour tout embarras ou désagrément que cela a pu causer. »

Ces excuses, présentées il y a huit mois, ont été largement ignorées par les médias grand public parce qu’elles ne correspondaient pas au récit auquel ils tenaient. Et, pire encore à leurs yeux, ces excuses auraient pu profiter à l’image de l’infâme Donald Trump.

En même temps, de nombreux médecins indépendants insistaient sur le fait que l’HCQ fonctionnait réellement pour eux avec de vrais patients. De même, ils ont été discrédités par une presse féroce qui n’avait ni l’envie ni les compétences pour enquêter. (Laura Ingraham, à son honneur, a présenté plusieurs de ces médecins à son émission).

Pendant ce temps, des milliers, voire des millions de personnes dans le monde entier ont péri alors qu’elles auraient pu être sauvées.

Nous ne saurons jamais combien, mais on peut supposer sans risque qu’un bon nombre d’entre elles auraient pu être épargnées.

L’utilisation généralisée de ce médicament ne nous aurait peut-être pas entièrement sauvés du Covid, mais elle aurait sans doute pu réduire la gravité de la pandémie jusqu’au niveau d’une mauvaise année de grippe.

Quelle que soit la vérité, si une description exacte de ce qui s’est vraiment passé était connue, ce serait un scandale.

Et maintenant, le tout aussi estimé American Journal of Medicine, dans son édition de janvier 2021, a finalement admis la même chose : l’HCQ a souvent fonctionné. L’administration immédiate du médicament alors que le patient est encore à la maison a montré des avantages significatifs, ont-ils dit.

Où étaient-ils pendant l’année de la pandémie ?

Oh, mais ce n’est pas grave, vous voyez… ce qui compte, c’est la politique. Alors qu’est-ce que ça peut bien faire s’il y a eu un petit dommage collatéral, comme un pays, un monde en fait, qui se retrouve enfermé avec des enfants qui ne vont pas à l’école, des économies en faillite, une myriade d’entreprises qui ferment pour ne plus jamais revenir, un chômage de masse et, sans surprise, un pic de suicides, sans parler de plusieurs maladies, certaines même en phase terminale, qui ont été laissées sans traitement alors qu’en temps normal elles auraient été soignées ?

Et, il va sans dire, en matière de science médicale, ce qui est déclaré vrai aux États-Unis a de graves ramifications dans le monde entier parce que « le monde entier regarde », et souvent imite, ce qui s’y passe. Tout le monde observe avec attention ; malheureusement, dans ce cas-ci, ils l’ont trop fait.

Après tout, ils ont pu entendre le présentateur de nouvelles et frère du gouverneur de New York Andrew Cuomo, Chris Cuomo, (qui a brisé sa quarantaine le dimanche de Pâques, 12 avril 2020,  alors qu’il avait été confirmé porteur du virus le 31 mars. Pris sur le fait par un citoyen indigné, Chris Cuomo n’a montré aucun remords mais a plutôt attaqué verbalement le citoyen qui l’avait intercepté en le voyant se promener à 30 minutes de chez lui en voiture. Plus tard, les Américains ont vu une série de contradictions au sein de laquelle il est impossible, selon le Washington Examiner, qu’il n’y ait aucun mensonge de la part de M. Cuomo. Ce dernier aurait prétendu en vidéo avoir terminé sa quarantaine le 20 avril, alors qu’il prétendrait à d’autres moments qu’il avait terminé sa quarantaine le 12 avril lors de sa sortie en voiture dans un autre quartier – ndlt) remettre les choses à leur place, en ridiculisant l’idiotie de l’hydroxychloroquine sur CNN International.

En parlant de cela, et en parlant du fait que la politique a corrompu la science médicale, nous avons de nouvelles informations pour le moins troublantes sur son frère, le gouverneur Andrew Cuomo, l’homme qui s’est présenté chaque jour et sans fin – avec une flatterie médiatique constante – à la télévision comme le sauveur de New York, peut-être de la nation.

Nous apprenons aujourd’hui que ce narcissique a tout le temps minimisé – d’environ 50 % – les décès en maison de retraite dont il est au moins partiellement responsable. Et c’est un procureur général démocrate de l’État de New York qui nous en a informés, et non toutes les autres personnes qui auraient pu le faire avant. (Contrairement aux médias grand public, elle devrait être applaudie pour avoir eu le courage de dire la vérité.)

Être un imposteur doit être une affaire de famille.

C’est un cas classique de « que savait-il et quand l’a-t-il su », mais n’espérez pas avoir une réponse à cette question de sitôt. (Le gouverneur Cuomo rejette le rapport de son procureur général, en pointant du doigt, vous serez peut-être scandalisé de l’entendre, la précédente administration présidentielle.)

Alors, où en sommes-nous ? Pas dans une situation agréable. J’ai bien peur que, grâce à « l’élection » de Joe Biden, les dirigeants politiques qui avaient auparavant instauré le plus onéreux des états d’urgence se détendent soudainement. Le restaurant thaïlandais tant apprécié dans votre quartier pourrait bien survivre. Réjouissez-vous de cela et essayez de profiter des avantages de l’hypocrisie.

Mais soyez particulièrement prudent lorsque ce soi-disant « parti de la science » continue de vous vendre ses produits scientifiques, comme vient de le faire l’ « envoyé pour le climat » de la nouvelle administration, John Kerry, en affirmant que le sommet sur le climat de cette année en Écosse est la « dernière chance » du monde d’éviter une catastrophe climatique.

Je soupçonne, comme le caricaturiste Josh le fait remarquer avec humour, qu’il y aura encore beaucoup d’autres « dernières chances » à venir.

Roger L. Simon est, entre autres, romancier primé, scénariste sélectionné aux Oscars et cofondateur de PJ Media. Ses derniers livres s’intitulent I Know Best: How Moral Narcissism Is Destroying Our Republic, If It Hasn’t Already (personne ne le sait mieux que moi : comment le narcissisme moral est en train de détruire notre République, si ce n’est pas déjà fait) et The GOAT (la chèvre).

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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