Le communisme a pris la vie 100 millions de personnes au cours du 20e siècle. Ne faisons pas outrage à la mémoire de ses victimes

14 juin 2018 Mis à jour: 16 octobre 2019

À Washington, le Mémorial des victimes du communisme reprend la sculpture de la Déesse de la démocratie de Tiananmen : « Réplique en bronze de celle qui a été détruite par les chars sur la place Tienanmen en 1989″, elle est dédiée « aux plus de cent millions de victimes du communisme » et « à la liberté et à l’indépendance de tous les peuples et nations enchaînés » (Le Figaro, 14 octobre 2007).

Il faut admettre que de sempiternels livres ont été écrits sur les horreurs du communisme. Mais il reste qu’au moins 100 millions de personnes sont mortes sous des régimes communistes autoproclamés. Mao Zedong, Joseph Staline, Pol Pot et Kim Il Sung sont parmi les principaux assassins.

Toujours en vigueur, ces atrocités se perpétuent à l’heure actuelle, alors que le Parti communiste chinois tuerait des prisonniers d’opinion, principalement des pratiquants du Falun Gong, pour leurs organes.

Si l’on se rendait au Musée commémoratif de l’Holocauste USA à New York et qu’on se permettrait de dresser un doigt d’honneur à l’un de ses monuments commémoratifs, on se ferait appeler, à juste titre, un nazi, un fasciste ou tout simplement un crétin.

Mais de toute évidence, le fait d’ériger une main faisant un doigt d’honneur au mémorial des victimes du communisme à Washington D.C. vous attire des éloges sur Twitter. Cette semaine, c’est exactement ce qui s’est passé : des gens ont été photographiés en train de faire un doigt d’honneur avec le majeur devant la statue commémorative qui rappelle la Déesse de la démocratie de Tiananmen sous les encouragements des médias sociaux. Il faut penser que les gens ne savent peut-être pas l’ampleur de leurs gestes, ignorant l’historique du monument.

D’autres l’ont dénoncé sur Twitter, à juste titre

Mais dans quel monde vivons-nous quand on se moque des victimes de l’idéologie la plus destructrice de toute l’histoire de l’humanité. L’auteur Aleksandr Solzhenitsyn, lauréat du prix Nobel de la paix, qui a écrit le chef-d’œuvre L’archipel du Goulag, l’a bien dit : « Pour nous, en Russie, le communisme est un chien mort, alors que pour beaucoup de gens en Occident, c’est encore un lion vivant. »

Solzhenitsyn lui-même aurait passé des années dans et hors des goulags, et depuis, il a passé sa vie à faire prendre conscience de leur brutalité. Les nombres exacts sont flous, mais se chiffrent par millions, en ce qui concerne le nombre de personnes qui auraient été tuées dans les goulags.

Les femmes dans les camps du goulag n’ont pas été épargnées. Beaucoup ont été torturées et violées.

Il ne s’agit pas de politique libérale ou conservatrice. Dans les systèmes communistes, la liberté de parole, de religion et d’expression sont criminalisées. En vertu de ces systèmes, les gens étaient jetés dans les goulags soviétiques, les laogai chinois ou simplement enterrés vivants, comme dans les champs de la mort au Cambodge (Killing Fields), où des familles entières ont marché jusqu’à une zone isolée et ont reçu l’ordre de creuser leurs propres tombes. Ils n’ont pas été abattus, mais bien poignardés, empoisonnés ou battus à mort. Les balles ne devaient pas être gaspillées, selon les ordres de Pol Pot lui-même.

Que vous soyez de gauche ou de droite, sous les systèmes communistes, n’importe qui peut être un ennemi. Il suffit de demander aux générations de prisonniers nord-coréens qui ont été emprisonnés pendant des décennies pour des crimes mineurs, étant étiquetés comme un « ennemi du Grand Leader ». Même aujourd’hui, ils souffrent encore dans les camps de travail.

By White House photo by Joyce N. Boghosian - http://www.whitehouse.gov/news/releases/2007/06/images/20070612-2_p061207jb-0169-515h.html, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25463016
La Maison-Blanche, photo de Joyce N. Boghosian – Domaine public

Si vous érigez une main faisant un doigt d’honneur à l’égard d’un mémorial des « victimes du communisme », vous faites outrage aux moines tibétains, aux pratiquants de Falun Gong et aux militants des droits de l’homme qui sont actuellement torturés, affamés et battus par les officiers du Parti communiste chinois. Vous faites également outrage aux enfants nord-coréens prisonniers qui sont nés – et mourront probablement – dans le camp de travail brutal du centre de rétention nº 22.

Si vous pensez qu’Adolf Hitler a tué le plus grand nombre de personnes dans l’histoire de l’humanité, vous vous trompez. Mao et Staline ont devancé de loin le dictateur nazi, tuant des dizaines de millions d’autres. On estime que Mao a tué jusqu’à 70 millions de personnes. Staline, environ 40 millions. Pol Pot du Cambodge – en seulement 4 ans à la fin des années 1970 – a causé 1,7 à 3 millions de morts, sur une population de seulement 8 millions d’habitants. Lorsque le communisme a atteint l’Afrique de l’Est, en particulier l’Éthiopie pendant les 15 ans de règne de terreur du dictateur sans pitié Mengitsu, 1,5 million de personnes sont mortes.

Gao Rongrong, pratiquante de Falun Gong, après avoir été torturée par la police chinoise. Gao Rongrong est morte en détention le 16 juin 2005. (Domaine public)

Ce n’est pas une blague

Depuis cette année, Epoch Times produit une série d’articles intitulée L’impasse du communisme (The Dead End of Communism) dans le but de mettre en lumière et de sensibiliser le public à ses crimes.

Un génocide secret est en train d’être perpétré par le Parti communiste chinois alors que vous lisez cet article. Quand il sera pleinement révélé au monde, ne soyez pas du mauvais côté de l’histoire.

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