Compiègne : ils corrigent leur fils soupçonné d’avoir voulu violer sa cousine de trois ans et sont condamnés à de la prison

Par Séraphin Parmentier
8 octobre 2019 Mis à jour: 8 octobre 2019

Le couple a expliqué au tribunal qu’il avait voulu passer l’envie de recommencer à l’adolescent de 16 ans.

Les faits remontent au 21 août. Ce jour-là, à Compiègne, la sœur d’un adolescent de 16 ans découvre son frère dans la salle de bain avec leur petite cousine âgée de trois ans. L’adolescent exhibe son sexe devant la fillette qui ne porte plus sa culotte.

Horrifiée, la sœur de l’adolescent prévient aussitôt leurs parents tandis que son frère prend la fuite. Son père finira par le retrouver sous un arrêt de bus avant de le ramener au domicile familial.

Une fois rentré chez lui, le père demande à son fils de retirer son t-shirt et ses lunettes. Il lui bande ensuite les yeux et le fouette avec sa ceinture. « Un coup sur chaque bras, un coup sur chaque cuisse », rapportent les journalistes du Parisien.

« Ils ont voulu lui donner une leçon »

La mère de l’adolescent lui assène également des coups, reconnaissant lui avoir administré deux gifles et une tape dans le dos.

« Il m’a raconté ce qu’il s’était passé avec sa cousine et il rigolait. Ça m’a énervée et choquée », a-t-elle expliqué devant le tribunal correctionnel de Compiègne début octobre.

« Je me suis maîtrisé. Je voulais lui éviter d’avoir des pensées qui ne conviennent pas ! », ajoute le père de l’adolescent.

« Votre fils a peut-être des troubles du comportement mais vous ne pensez pas que vos gestes ont pu les aggraver ? », s’enquiert le président du tribunal.

« Comment réagir a une situation comme celle-ci ? Ils ont voulu lui donner une leçon mais ils n’ont pas opté pour la bonne solution », plaide Maître Vandierendonck, l’avocat des parents du jeune homme de 16 ans.

De la prison avec sursis pour les parents

Le père a finalement été condamné à une peine de 5 mois de prison avec sursis tandis que son épouse a écopé de quatre mois avec sursis. Ils devront également suivre un stage de responsabilité parentale.

L’adolescent, qui s’est vu prescrire une journée d’Incapacité totale de travail (ITT), a pour sa part été placé dans un foyer. Une enquête a été ouverte à son encontre pour les gestes déplacés qu’il a eus envers sa cousine.

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