Le concept de La Banque Centrale est-il capitaliste ou communiste?

21 février 2017 Mis à jour: 24 février 2017

Si vous vous rendez sur la page Facebook de la Reserve Fédérale, vous y trouverez rarement un commentaire positif. C’est parce que les personnes qui ne se soucient pas de la banque centrale ne vont pas sur la page Facebook de la Fed. On y trouve que les personnes ayant un point de vue positif et ceux qui n’aiment pas les banques centrales.

Les uns n’aiment pas les banques centrales à cause de leur centralité. Les banques centralisent la puissance sur les taux d’intérêts et certains n’aiment pas le contrôle central sur à peu près tout. Les autres n’aiment pas les banques centrales parce qu’elles représentent l’argent, le capitalisme et les banques « trop grosses pour tomber ».

Cependant, en dépit de la confusion et de la configuration hybride de la Fed et d’autres banques centrales, ces institutions sont plus communistes et socialistes dans leur nature que capitalistes.

Comparons ces deux positions au vu de deux documents historiques importants.

Un appelle à la « Centralisation des crédits entre les mains de l’État, par le moyen d’une banque nationale avec un capital d’État et un monopole exclusif. »

L’autre donne au Congrès le pouvoir de « battre monnaie, d’en réguler la valeur ainsi que celle des monnaies étrangères et de fixer le critère des Poids et Mesures. »

Karl Marx et Frederich Engels ont marqué la première déclaration en 1848, dans leur célèbre « Manifeste du Parti Communiste. »

Alexander Hamilton, John Adams, James Madison, and Thomas Jefferson étaient responsables de l’introduction de l’article 1, Section 8 de la Constitution Américaine, source de la dernière déclaration.

Ainsi, dans quel camp se trouve la Reserve Fédérale—la manifeste ou la Constitution?

Monopole national

La Fed est un système bancaire national qui un monopole exclusif sur l’émission de l’instrument de crédit américain sous forme papier ou électronique.

De plus, le Manifeste Communiste appelle à « substituer graduellement le papier monnaie aux pièces d’or et d’argent. » Cet objectif a été atteint, graduellement, depuis les débuts de la Fed en 1914, jusqu’à la révocation de l’étalon-or de Bretton Woods en 1971. Depuis, le monde fonctionne sur la norme mondiale du papier dollar

De plus, le manifeste voulait que les « questions de papier [aient] un cours légal, » un principe consciencieusement incorporé dans l’Acte de la Reserve Fédérale de 1913.

En vertu de la loi, « les dites notes devraient être des obligations des États-Unis et devraient être recevables par toutes les banques nationales, les banques membres, les banques de la Réserve Fédérale et pour tous les impôts, douanes et autres taxes publiques. Ils seront rachetés par de l’argent légal, « argent légal » signifie légal ».

D’un autre coté, la Constitution américaine, appelle le Congrès à « frapper la monnaie, » se référant à la question des pièces d’or et d’argent et à la standardisation de leurs mesures. Le Département du Trésor émet encore des Aigles Américains Or et Argent, mais la Fed ne frappe pas monnaie, ni ne se préoccupe de la standardisation des poids et mesures.

Propriété Hybride

Qu’en est-il de la propriété, du capital, de la supervision et du crédit? C’est là où la Fed ne se plie pas strictement au critère du manifeste. Légalement, le système de la Réserve fédérale est un hybride public/privé avec des banques privées détenant des actions ou des capitaux du système et le gouvernement en en fournissant certains, mais pas tous, de la supervision.

Ainsi, la Fed ne joue pas sur le capital d’État. Cependant, elle partage ses profits avec le Trésor et la plupart des décisions importantes sont faites par des fonctionnaires publiquement nommés. Le président nomme sept des 12 membres du corps de la Fed qui décide de la politique monétaire (Comité Fédéral du Marché Ouvert) et ils sont alors, confirmés par le Sénat. Ainsi, cela sonne comme la « centralisation du crédit entre les mains de l’état », ou du moins le pouvoir de manipuler le crédit.

Le crédit n’est pas centralisé dans une banque, mais plutôt dans un Système de réserve Fédéral, qui inclut des milliers de banques privées qui émettent des crédits pour leurs clients. Ceci va à l’encontre de l’appel à la « répression de toutes les banques et banquiers privés », parce qu’ils existent encore. Cependant, le système détient un contrôle central sur le crédit grâce à la régulation et le bricolage avec les taux d’intérêts.

La Fed peut contrôler le nombre de réserves que le système bancaire doit tenir et combien d’argent (crédit), ils peuvent prêter. Les opérations du marché ouvert qui déterminent le taux d’intérêt sur les réserves pour inciter de même les banques à libérer ou contracter un crédit.

En fait, fixer des taux à court terme et manipuler des taux à long terme au niveau central grâce à des achats d’actifs à large échelle, comme le Programme d’Assouplissement Quantitatif, est semblable aux prévisions centrales communistes.

Dans le libre-marché, les banques privées luttent pour que les épargnes et le taux d’intérêt soient fixés dans un processus d’appel entre les différents acteurs économiques. Ce n’est pas le cas dans un système contrôlé au niveau central.

Enfin, Marx et Engels ont vu leur souhait écrit en 1848: « Dans les pays les plus avancés, ce qui suit sera plutôt généralement applicable, » « ce qui suit » comprenant un crédit contrôlé de façon centrale et autres demandes du manifeste.

Aujourd’hui, les seuls pays sans banques centrales sont les micros état de Monaco, Nauru, Kiribati, Tuvalu, Palau, les îles Marshall et les Etats Fédérés de Micronésie.

On considère que le communisme est la cause du décès de prés de 100 millions de personnes, cependant, ses crimes n’ont pas été compilés et son idéologie perdure encore. Epoch Times cherche à exposer l’histoire et les croyances de ce mouvement, qui a été une source de tyrannie et de destruction depuis qu’il a émergé.

Version anglaise: Is Central Banking a Capitalist or Communist Concept?

 

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