Confinement à Saint-Malo : « Je me battrai pour ma boîte », une commerçante refuse de fermer ses magasins de déco

Par Nathalie Dieul
31 octobre 2020
Mis à jour: 31 octobre 2020

Les magasins de décoration ne sont pas sur la liste des commerces qui ont le droit de rester ouverts en ce confinement automnal. Peu importe, Sylvie Scotti, la propriétaire de deux boutiques indépendantes à Saint-Malo et Dinard, en Bretagne, a décidé qu’elle ne les fermerait pas.

« Je suis révoltée de l’injustice avec laquelle on traite les chefs d’entreprise. Encore une fois, on pénalise les commerçants indépendants quand les grandes chaînes et les supermarchés vont se gaver », s’insurge Sylvie Scotti auprès de nos confrères de Ouest-France.

« On ne résistera pas à deux mois de fermeture », assure la commerçante, en entrevue à France 3. D’autant plus que novembre et décembre « sont les plus gros mois de l’année. On est surchargés en stock parce qu’on ne s’attendait pas au confinement ».

Le confinement de mars a déjà obligé la propriétaire à accuser une perte sèche de 450 000 euros, a-t-elle confié à 20 Minutes. Le nouveau confinement pourrait lui faire perdre 800 000 euros supplémentaires, ses magasins risquent donc de ne jamais rouvrir.

Sylvie Scotti a choisi de garder ses deux magasins ouverts, sur rendez-vous. Elle a prévenu la mairie de Saint-Malo et la gendarmerie de sa décision. En guise de clin d’œil, la commerçante a organisé un dépôt de pain à l’entrée de ses magasins, offrant des baguettes à ses clients.

« Je ne crains pas les sanctions parce que je défends ma boîte, je défends mon travail, je défends la vie de mes treize salariés », assure la propriétaire d’Album de famille.

Au-delà de sa situation personnelle et de celle de ses employés, la patronne en colère pense à tous les commerçants qui subissent cette interdiction d’ouvrir leurs magasins alors que de grandes enseignes n’ont pas à fermer. Pour elle, il faudrait que tous soient ouverts ou tous soient fermés.

« On nous enlève du travail pour en donner à d’autres. C’est la mort des commerces indépendants et de proximité », assure-t-elle à nos collègues du Pays malouin. « Nous, les professions indépendantes, on ne nous entend jamais. Mais là je vais me battre. »

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