Confinement: les coups de mains entre voisins font ressortir le meilleur de l’humanité

Par Nathalie Dieul
21 mars 2020
Mis à jour: 21 mars 2020

C’est dans les pires situations que ressort la nature réelle des gens : alors que certains sont encore plus égoïstes qu’à l’habitude, d’autres font tout ce qu’ils peuvent pour les autres, que ce soit pour des voisins ou même des inconnus. Hé oui, il y a toujours quelque chose de positif !

Alors que toute la population française est confinée à domicile depuis mardi 17 mars à cause de la pandémie du coronavirus du Parti communiste chinois*, certains pensent à la population à risque : les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’une autre pathologie.

Par exemple, puisque l’une des seules sorties autorisées est pour aller faire des courses de première nécessité, pourquoi ne pas demander à une personne âgée si elle a besoin de quelque chose lorsqu’on va faire des achats ?

« Je recense les besoins des habitants en courses alimentaires ou en médicaments. Lorsque je me rends dans un commerce ou chez des producteurs locaux, je réalise des achats groupés afin d’éviter aux gens de se déplacer pour ne pas prendre de risques », indique à Ouest-France Nathacha Roullé, qui a créé une page Facebook spécifique pour les gens de son quartier de Plœmeur en Bretagne.

Beaucoup de personnes ont décidé de mettre en place ce genre d’initiatives, peu importe sous quelle forme et à quelle échelle. Certains mettent par exemple des affiches dans leur immeuble, proposant leurs services à toute personne vulnérable.

À Montreuil, une utilisatrice de Twitter témoigne que ses voisins qui disposaient d’une imprimante ont fait des copies de l’attestation de déplacement et les ont mises à disposition des habitants de son immeuble de Montreuil. « J’ai rarement vu une solidarité pareille dans une ville. Il y a aussi des dons de denrées/masques. Je reste ici ! », s’enthousiasme-t-elle.

D’autres personnes ont créé une chaîne téléphonique entre voisins « pour prendre des nouvelles et pouvoir apporter son aide mutuellement », raconte un utilisateur de Twitter.

Dans le quartier des Halles, c’est une séance de cinéma pour les enfants respectant le confinement qui était organisée le 19 mars. Le film était projeté sur le mur de l’immeuble d’en face, chacun pouvant profiter du divertissement tout en respectant les règles du confinement.

À Strasbourg, Arnaud et Marie qui ont déjà trois enfants s’impliquent encore davantage en gardant toute la journée les deux enfants d’un couple de maraîchers bien occupés à produire de la nourriture pour les habitants de la ville, rapporte Sud-Ouest.

Certaines personnes pensent aux situations plus urgentes en mettant des affiches comme celle-ci : « Chers voisins. Si l’un ou l’une d’entre vous se trouve en difficulté, accrochez quelque chose de rouge à votre balcon. Ainsi, nous saurons que vous avez besoin d’aide. Courage et amour à tous. »

Des couturières utilisent de leur côté leurs talents pour coudre des masques de protection, que ce soit pour la famille ou bien pour le personnel médical qui en manque. Ainsi, Clémentine Guérin, une jeune Rennaise, a cousu pour une amie infirmière en psychiatrie « six masques en polyester qu’elle est venue récupérer pour le service du matin. Il ne faut pas de coton », raconte-t-elle.

Toutes ces initiatives démontrent que parallèlement à la pandémie du coronavirus de Wuhan, une épidémie de compassion touche les Français. Non seulement cela fait chaud au cœur, mais cela permet d’éviter à beaucoup de personnes de sortir de chez elles, ce qui est le plus important en ce moment.

Epoch Times fait référence au nouveau coronavirus causant la maladie du COVID-19 comme étant le virus du Parti communiste chinois (PCC). Le premier cas ayant contracté ce virus est apparu à Wuhan en décembre 2019. À la suite de cette découverte, la Commission de la santé de la ville a formellement interdit de rendre l’information publique, sous peine d’être sévèrement puni, ce qui a eu pour conséquence d’entraîner la pandémie mondiale (voir l’article d’Epoch Times du 19 mars 2020).

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