Entre 150.000 et 200.000 personnes sont arrivées en tout en Loire-Atlantique pour se confiner

Par Alexandre Roche-Nuit
26 mars 2020
Mis à jour: 26 mars 2020

Ces derniers jours, le préfet de Loire-Atlantique a indiqué que des nouveaux venus, près de 200 000 personnes, sont arrivées dans le département. Ceux-ci proviendraient principalement de région parisienne. Un afflux imprévu qui a engendré « des dérives et tensions çà et là ».

Après l’annonce du confinement, il est difficile de savoir combien d’individus sont partis de chez eux. Cependant, selon le préfet Claude d’Harcourt, on sait combien de personnes sont arrivées en Loire-Atlantique : « Entre 150 000 et 200 000 personnes ont rejoint le département depuis le début de l’épidémie. »

D’après Claude d’Harcourt, il s’agit en particulier d’habitants de la région parisienne, qui ont préféré la côte atlantique pour vivre cette période de confinement. « Des contrôles ont été réalisés dans les gares et sur l’autoroute, notamment le week-end dernier », indique-t-il.

Pour limiter les déplacements, il évoque que certaines personnes ont dû faire demi-tour, mais qu’il y a quand même eu des fuites. Le plus alarmant étant ceux qui ne respectent pas les règles et se croient en vacances.

« Des trains ont même été supprimés pour limiter les déplacements. Malgré cela, des dérives et tensions ont été observées çà et là, certains se croyant en vacances », a déclaré le préfet. Devant cet afflux massif, les stations balnéaires comme La Baule ou Le Pouliguen ont même été obligées de prendre des mesures avant que l’interdiction d’accès aux plages ou aux remblais ne soit généralisée dans toute la région.

Pour aider à désengorger les rues du département et faire respecter le confinement, « La gendarmerie a utilisé un hélicoptère pour repérer ceux qui souhaitaient en faire un lieu de promenade. La pression va se maintenir sur des lieux comme Piriac, La Baule, Préfailles, Pornic, que nos amis parisiens ont encore tendance à considérer comme des lieux de villégiature », indique Claude d’Harcourt

D’après l’ARS, la semaine dernière, « le département de Loire-Atlantique restait une terre d’accueil, à condition que les personnes qui arrivent respectent les mesures de confinement ». Un conseil qu’il faudrait prendre au sérieux pas seulement en Loire-Atlantique, mais à l’échelle de toute la France, où trop de laisser-aller sont encore présents.

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