Contes anciens de sagesse : ne pas se complaire dans la vanité

Par Epoch Times
25 novembre 2021
Mis à jour: 25 novembre 2021

Les récits anciens sur la sagesse sont porteurs de traditions et de valeurs morales révérées dans le monde entier. Nous espérons que les histoires de notre série « Contes anciens de sagesse » renforceront le cœur et l’esprit de nos lecteurs.

Qi Jiguang naquit lorsque son père, Qi Jingtong, était âgé de 56 ans, un âge relativement avancé. Jiguang était le seul fils de la famille et son père lui portait une affection particulière. Il lui apprit à lire et pratiquer les arts martiaux et se montrait très strict en matière de conduite morale.

Un jour, alors que Jiguang avait 13 ans, il reçut une très belle paire de chaussures en soie. Il en était tout content et marchait de long en large dans la cour en les admirant.

Son père le vit. Il l’appela dans la salle de lecture et se mit à le gronder : « Ayant de belles chaussures, tu te mettras naturellement à rêver d’avoir de beaux vêtements. Quand tu auras de beaux vêtements, tu te mettras naturellement à vouloir manger des mets délicats. À un si jeune âge, tu développes ce type de mentalité ! À l’avenir, ton avidité deviendra insatiable. Lorsque tu grandiras, tu rechercheras toujours le luxe. Si ton destin est de devenir officier, ton avidité te poussera à extorquer le salaire de tes soldats. Si tu continues ainsi, il te sera impossible d’être à la hauteur des anciens. »

Jiguang fit savoir à son père que les chaussures étaient un cadeau de son grand-père maternel. Malgré cela, Jingtong lui ordonna de les enlever et les déchira en morceaux sous ses yeux. C’est ainsi que Jiguang comprit qu’il ne fallait en aucun cas se complaire dans le luxe.

Quelques années plus tard, il apparut que certaine pièces de la maison tombaient en ruine. Une douzaine en tout, et la famille entreprit de les rénover. À cet effet,  Jingtong recruta une équipe d’artisans. À l’occasion, étant donné qu’il fallait régulièrement recevoir les fonctionnaires de la cour, il demanda aux artisans d’installer quatre portes sculptées de motifs floraux dans le hall principal, pour le rendre à nouveau présentable. Il demanda à son fils de surveiller les travaux.

(Illustration – sevenke/Shutterstock)

La famille Qi était d’une grande noblesse, de ce fait les artisans estimèrent que quatre portes sculptées ne suffisaient pas. Ils s’adressèrent à Jiguang en ces termes : « Vos aînés sont des généraux. Pour une famille aussi noble et prospère, toutes les portes de la maison devraient être sculptées et ornées de motifs floraux, ce qui au total ferait douze belles portes. Seul un tel décor convient au statut social de votre famille. » Jiguang trouva la suggestion intéressante et alla en parler à son père.

Mais Jingtong s’emporta, lui reprochant de vouloir faire preuve d’ostentation, se lamentant d’avoir un fils aussi extravagant. Puis, il le mit en garde : « Si tu recherches et te complais dans la vanité, tu ne seras pas capable d’accomplir de grandes choses en grandissant. » Jiguang se soumit à la volonté de son père et ordonna aux artisans de n’installer que quatre portes sculptées.

(Illustration – Nicola Forenza/Shutterstock)

Jingtong éduqua son fils Jiguang en lui faisant comprendre que les arts libéraux ou les arts martiaux ne devaient en aucun cas servir à rechercher la gloire, la richesse ou le pouvoir. L’important était le bien de la nation, de la société et du peuple. Des vertus comme la loyauté, la piété filiale, l’incorruptibilité et l’intégrité constituant autant d’outils pour se dépasser soi-même.

Grâce à cet enseignement, la discipline et la conduite exemplaire de son père, Jiguang ne tomba jamais dans les excès et vécu avec frugalité. Il s’avéra diligent et sérieux dans ses études, doué dans les arts martiaux.

Par la suite il devint un général fameux ainsi qu’un des plus remarquables stratèges de la Dynastie Ming, et protégea les frontières contre tout types d’invasions. Ainsi, son nom est parvenu jusqu’à nous aujourd’hui.

Portrait de Qi Jiguang, le célèbre général et stratège exceptionnel de la dynastie Ming. (Thomas Chen/Domaine public)
Statue en pierre du général de la dynastie Ming Qi Jiguang, Grande Muraille de Shuiguan, Badaling, Yanqing, Chine. (Zvonimir Atletic/Shutterstock)

Il avait compris que le besoin de se faire valoir, la complaisance, l’attachement à sa propre apparence, la poursuite des richesses, les ambitions et la hiérarchie constituaient des attachements à la flatterie, et des manifestations de la vanité.

La racine de la vanité est l’attachement à son propre ego. Cela ruinera certainement une noble aspiration, et condamnera celui qui ne sait pas le dépasser à échouer dans des entreprises majeures. Une personne captivée par les honneurs illusoires est constamment dans le confrontation avec son entourage, cherchant à prendre le dessus par tous les moyens et faisant le mal, ce qui est vraiment regrettable.

Ce conte revisité a été publié à l’origine par Clearwisdom.net. Tous droits réservés.


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