Coronavirus à Chartres : les soignants ne viennent pas assez vite à son goût, une malade leur crache au visage

Par Séraphin Parmentier
9 avril 2020
Mis à jour: 9 avril 2020

Furieuse que les soignants ne s’occupent pas d’elle plus rapidement, une jeune patiente hospitalisée près de Chartres après avoir contracté le coronavirus leur a craché dessus pour se venger.

Les faits ont eu lieu dans la soirée du dimanche 5 avril à l’hôpital Pasteur du Coudray, une commune d’environ 4000 habitants située dans la périphérie de Chartres, en Eure-et-Loir.

Hospitalisée depuis quelques jours, une jeune femme de 19 ans ayant contracté le virus du PCC a agressé une infirmière et une aide-soignante dans sa chambre.

Epoch Times désigne le nouveau coronavirus, responsable de la maladie du Covid-19, comme le «  virus du PCC  », car la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti communiste chinois (PCC) ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

« Elle ne faisait pas partie des cas les plus graves, elle n’était pas en réanimation ni sous perfusion, mais elle toussait beaucoup », a expliqué Rémi Coutin, le procureur de la République de Chartres, aux journalistes de France 3.

Après avoir chuté dans la salle de bains, la patiente aurait appuyé sur la sonnette pour que le personnel soignant lui vienne en aide.

« Elle a estimé qu’ils ne venaient pas assez vite », précise le magistrat. « Les infirmiers n’ont pas pu venir dans l’immédiat, car on imagine bien les conditions dans lesquelles ils travaillent actuellement », ajoute-t-il.

Furieuse de ne pas être prise en charge immédiatement, la jeune femme s’en est prise à une infirmière et à une aide-soignante au moment où celles-ci pénétraient dans sa chambre.

« L’aide-soignante n’a pas eu le temps de mettre son masque, la patiente leur a sauté dessus et leur a craché au visage », poursuit M. Coutin.

Après avoir copieusement insulté les deux employées du centre hospitalier, la jeune femme s’est précipitée hors de l’établissement sans autorisation. La police l’a finalement retrouvée le 6 avril à Mainvilliers, alors qu’elle s’était réfugiée au domicile de sa grand-mère.

« Ce sont des faits extrêmement graves compte tenu du contexte » 

Très choquée, l’infirmière et l’aide-soignante ayant été agressées ont décidé de déposer plainte « avec le soutien plein et entier de la direction », assure Yvon Le Tilly, directeur adjoint des Hôpitaux de Chartres.

Pour M. Le Tilly, le comportement de la patiente est « surprenant et inadmissible ». « Heureusement, l’établissement reçoit davantage de soutien et de remerciements sous toutes les formes possibles à l’égard du personnel soignant », ajoute-t-il.

Inconnue des services de police avant l’incident du 5 avril, la mise en cause a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec d’autres personnes que ses grands-parents chez qui elle vit. Elle doit également pointer par téléphone une fois par jour au commissariat.

Elle devra répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel de Chartres le 26 août et encourt une peine de 5 ans de prison pour outrages et violences sur personnes chargées de mission de service public avec circonstances aggravantes.

« Ce sont des faits extrêmement graves compte tenu du contexte », souligne le procureur de la République de Chartres.

« On a pris exprès une date lointaine pour être sûr qu’elle soit guérie. Mais elle aurait été jugée en comparution immédiate si jamais elle n’avait pas été malade, vu la nature des faits », conclut le magistrat.

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