Coronavirus: des politiques réclament des contrôles aux frontières

Par Epoch Times avec AFP
24 février 2020
Mis à jour: 24 février 2020

Des responsables politiques ont réclamé lundi des contrôles aux frontières françaises avec l’Italie, où une cinquième personne est morte du coronavirus.

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a demandé au gouvernement « des mesures de contrôle renforcé » aux frontières, en appelant sur BFMTV à « décider très vite avant qu’il ne soit trop tard ».

Dans un courrier au Premier ministre Edouard Philippe mis en ligne sur le site du député, il a souhaité « la prise rapide de toutes les mesures sanitaires et de restrictions nécessaires pour enrayer (la) propagation » du virus, et « la mobilisation des établissements hospitaliers du département ».

Le préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez a annoncé lundi que le dispositif sanitaire allait être renforcé dans le département, mais les manifestations comme le carnaval de Nice sont maintenues.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a relevé que l’Arménie, la Turquie, la Jordanie, le Pakistan et l’Afghanistan avaient fermé leur frontière ou restreint les échanges avec l’Iran voisin, qui a répertorié 12 décès.

A la droite de la droite, le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan a également demandé des contrôles aux frontières françaises en proposant la remise « dans les aéroports, les trains », d' »un document de traçabilité » dans lequel les voyageurs détailleraient leurs déplacements « les 14 jours précédents ».

La Commission européenne a rappelé lundi que tout rétablissement de contrôles aux frontières à l’intérieur de l’UE devrait répondre à des conditions strictes.

Une telle décision, qui revient aux Etats membres, doit être « basée sur une évaluation des risques crédible et des preuves scientifiques », être « proportionnée » et « prise en coordination avec les autres », a souligné le commissaire européen à la Gestion des crises Janez Lenarcic.

Selon lui, aucun pays n’a pour l’instant notifié à la Commission avoir pris une telle décision à cause du nouveau coronavirus.

RECOMMANDÉ