Coronavirus : que deviennent les déchets générés par la crise sanitaire?

Par Nathalie Dieul
16 mai 2020
Mis à jour: 16 mai 2020

Les protections jetables comme les gants en latex, les masques chirurgicaux et les lingettes désinfectantes sont très utilisées depuis le début de la crise sanitaire, ce qui engendre une pollution inattendue ainsi que des problèmes de sécurité sanitaire puisque beaucoup de personnes ne les jettent pas à l’endroit approprié.

Depuis le début de la crise sanitaire, beaucoup trop de particuliers jettent leurs protections jetables un peu partout dans les rues, devant les commerces ou encore dans la nature.

« On commence à trouver des masques, des lingettes et des gants de protection jetés au sol près des plages, dans les allées boisées, en ville, sur les parkings des supermarchés. Il suffirait simplement de les jeter dans une poubelle », s’insurge auprès de Nice matin Anne, bénévole à L’Association Explore et préserve.

Alors que les hôpitaux disposent de leur propre filière pour envoyer ces déchets potentiellement contaminés vers l’incinération, le grand public, lui, n’est pas habitué à utiliser ces protections, et encore moins à savoir ce qu’il faut en faire une fois utilisées, indique France 3.

Du côté des lingettes, les professionnels de l’eau ont lancé un cri d’alarme dès la fin mars pour demander à la population de ne pas les jeter dans les toilettes sous peine de boucher les canalisations et d’abîmer les pompes dans les stations d’épuration.

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« C’est une conséquence de l’épidémie, le recours aux lingettes désinfectantes et aux masques jetables s’est amplifié, avec des effets néfastes sur les réseaux d’assainissement et sur notre environnement. Les masques commencent à joncher nos caniveaux. Quant aux lingettes, si elles participent à l’hygiène domestique, elles restent, encore et toujours, un véritable cauchemar pour les services de dépollution des eaux usées », alerte le Centre d’information sur l’eau.

Les particuliers qui jettent ces protections par terre ne pensent tout simplement pas à la sécurité de ceux qui vont devoir les ramasser derrière eux. Les Éboueurs de Paris ont twitté cette semaine : « Nous devrions leur distribuer des balais. Ils ne méritent pas de masques, ces gens. »

Les photos des masques et autres protections jetables jetés dans la rue se multiplient sur les réseaux sociaux. Un médecin urgentiste a commenté sur Twitter : « Le respect de l’hygiène est la base pour limiter la propagation du Covid-19. Un masque se jette dans une poubelle, c’est pourtant simple ! »

Selon France 3, un seul masque chirurgical, d’allure pourtant si fragile, met 450 ans à se désagréger puisqu’il est fabriqué à base de textiles « non tissés polypropylènes », issus du pétrole. Il en est de même pour les lingettes.

La seule manière de venir à bout de cette nouvelle source de pollution à grande échelle est donc de faire appel au civisme de tout un chacun.

« Jetez au moins à la poubelle ce qui vient de vous protéger. Protégez par ce geste simple, celui ou celle qui vous suit et nettoie, et montrez-lui de cette manière votre respect pour son travail. On peut le faire sans chanter tous les soirs à la fenêtre », suggère Adrien Heller, un lecteur de DNA qui a écrit à ce journal pour dénoncer cette pollution à la fois dangereuse pour l’environnement comme pour la santé.

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