Coronavirus: la chauve-souris puis le serpent seraient-ils à l’origine du mystérieux virus chinois ?

Par Alexandre Roche-Nuit
24 janvier 2020 Mis à jour: 24 janvier 2020

Mercredi 22 janvier, une étude publiée dans le Journal of Medical Virology a révélé que les serpents pourraient être à l’origine de la mutation du coronavirus affectant l’être humain.

En Chine, les recherches sur l’épidémie de pneumopathies déclenchée par le coronavirus depuis le mois dernier, venant des animaux présents sur un marché à Wuhan, se précise.

Les scientifiques, à l’origine de l’étude publiée dans le Journal of Medical Virology, ont analysé et comparé le virus touchant l’homme avec les autres types de coronavirus présents dans l’organisme des animaux exposés au marché de Wuhan. La conclusions est que le coronavirus aurait muté dans un premier temps chez la chauve-souris, avant de muter une seconde fois chez le serpent.

D’après leurs découvertes, la synthèse du code génétique du virus, appelé aussi nCov, prélevé chez des chauves-souris a révélé la présence de protéines que l’on retrouve également chez les serpents (un des prédateurs de la chauve-souris).

Plus précisément, la mutation du coronavirus originel qui infectait les chauves-souris serait une « recombinaison cellulaire » de protéines, qui lui servaient à s’accrocher aux récepteurs des cellules hôtes. C’est cette mutation qui aurait permis au virus de passer d’une espèce à l’autre – de la chauve-souris aux serpents, puis à l’homme.

Depuis le début de l’épidémie, la Chine a recensé 26 morts et plus de 830 cas.

Afin de mettre au point des vaccins et des traitements, les conclusions des chercheurs doivent encore être confirmées par de prochaines études. Toute la communauté scientifique chinoise est mobilisée afin d’éviter que l’épidémie se propage dans une plus large zone géographique.

Malheureusement, cet événement ressemble de plus en plus à celui de 2003, où un virus de la même origine, apparu en Chine et se transmettant par voies respiratoires, avait engendré une épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui avait fait officiellement 774 morts dans 37 pays.

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