Virus du PCC : l’Algérie ne compte pas renoncer à l’hydroxychloroquine

Par Epoch Times avec AFP
26 mai 2020
Mis à jour: 28 mai 2020

« Pour les cas confirmés, nous utilisons l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine. Ensuite il y a tout un protocole pour les cas graves », a déclaré un responsable du ministère de la Santé.

L’Algérie ne renoncera pas à l’utilisation controversée de l’hydroxychloroquine dans le traitement contre le coronavirus, malgré la décision de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de suspendre les essais cliniques, a indiqué mardi un membre du Comité de suivi de la pandémie.

Pas de réactions « indésirables »

« Nous avons traité des milliers de cas avec ce médicament avec beaucoup de succès à ce jour. Et nous n’avons pas noté de réactions indésirables », a déclaré le docteur Mohamed Bekkat, membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de Covid-19 en Algérie. « Nous n’avons enregistré aucun décès lié à l’utilisation de (l’hydroxy)chloroquine », a précisé le Dr Bekkat, également président du Conseil de l’ordre des médecins algériens.

L’Algérie avait décidé fin mars de soigner les patients atteints du virus du PCC avec un double traitement de d’hydroxychloroquine et d’azithromycine, un antibiotique.« Pour les cas confirmés, nous utilisons l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine. Ensuite il y a tout un protocole pour les cas graves », a confirmé lundi 25 mai un responsable du ministère de la Santé.

Connu communément comme le nouveau coronavirus et responsable de la maladie infectieuse respiratoire appelée Covid-19, le virus du PCC s’est déclaré à Wuhan, en Chine, vers le mois de novembre. Il s’est répandu dans le monde entier à cause du Parti communiste chinois (PCC) qui a tout fait pour le dissimuler.

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Une étude  qui « prête à confusion »

Depuis la fin mars, des milliers d’Algériens contaminés ont reçu un traitement à base d’hydroxychloroquine, selon le docteur Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie.

L’OMS a annoncé lundi avoir suspendu « temporairement » les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution. Cette décision fait suite à la publication d’une étude dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace, voire néfaste, le recours à la chloroquine ou à ses dérivés, comme l’hydroxychloroquine, contre le nouveau coronavirus.

Pour le docteur Bekkat, cette étude « prête à confusion » car elle « semble concerner des cas graves pour lesquels l’hydroxychloroquine n’est d’aucun secours ». « Il y a lieu de constater que l’utilisation de l'(hydroxy)chloroquine par des pays arabes et africains s’est révélé efficace quand elle est utilisé précocement », a-t-il expliqué.

L’Algérie est l’un des pays les plus touchés en Afrique par le virus. Au total, 8 503 cas et 609 décès y ont été officiellement recensés depuis le 25 février.

 

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