Virus du PCC: le Canada vote un plan d’aide de plus de 100 milliards de dollars

Par Epoch Times avec AFP
25 mars 2020
Mis à jour: 25 mars 2020

Le Parlement canadien a validé mercredi un plan d’aide d’urgence de 107 milliards de dollars canadiens (69 milliards d’euros), après une nuit de débats sur les pouvoirs à accorder au gouvernement minoritaire de Justin Trudeau pendant la crise du coronavirus de Wuhan.  

Après la Chambre des communes, le Sénat a à son tour adopté mercredi le projet de loi. Le texte est entré en vigueur dans la journée après sa promulgation officielle et comprend un nouveau volet de mesures annoncées par Justin Trudeau dans la matinée.

Des aides directes et reports d’impôts

Le plan comprend maintenant 52 milliards d’aides directes aux particuliers et aux entreprises – contre 27 milliards initialement annoncés par Justin Trudeau – et 55 milliards de reports d’impôts.

Il permet le déclenchement d’une nouvelle « prestation canadienne d’urgence », une allocation qui fournira 2.000 dollars par mois pendant quatre mois aux travailleurs canadiens qui se retrouvent sans revenus à cause du virus de Wuhan.

Le gouvernement espère pouvoir déclencher les mesures d’urgence « à partir du 6 avril », a indiqué le ministre des Finances Bill Morneau, se disant « heureux d’avoir réussi à arriver à un plan de réponse pour les Canadiens ».

Réunion d’urgence

Pour respecter la distanciation sociale au sein de la Chambre des communes d’Ottawa, qui compte 338 députés, seuls 32 élus représentant proportionnellement chacun des partis avaient été convoqués à Ottawa pour cette réunion d’urgence, qui a débuté mardi en milieu de journée. Le Parlement a été suspendu le 13 mars, jusqu’à mi-avril, en raison de l’épidémie de coronavirus.

Le vote devait être une formalité mais le parti conservateur, principale formation d’opposition, avait exigé le retrait d’une disposition du projet de loi qui aurait accordé au gouvernement les pleins pouvoirs pour réduire ou augmenter les impôts et les dépenses jusqu’à fin 2021.

« Nous autoriserons toutes les mesures de financement justifiées pour répondre à la crise, mais nous ne signerons pas un chèque en blanc », avait prévenu le chef des conservateurs, Andrew Scheer.

« Cette pandémie évolue extrêmement rapidement et cette situation exceptionnelle nécessite une flexibilité extrême et une réponse rapide des gouvernements », s’est défendu le Premier ministre.

Texte adopté à l’unanimité

Finalement, le texte a été adopté à l’unanimité des députés avec un amendement accordant jusqu’à fin septembre 2020 des pouvoirs accrus au gouvernement en matière de dépenses et d’emprunts, mais sous surveillance de la commission des Finances.

Ce paquet de mesures, qui équivaut à 3% du PIB canadien, n’est qu’un « tout premier pas » pour faire face à la crise du coronavirus, a assuré M. Trudeau.

Le Canada recensait mercredi midi plus de 3.200 cas d’infection et 30 décès.

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