Coronavirus : le nouveau variant C.1.2 sous haute surveillance en Afrique du Sud

Par Epoch Times avec AFP
1 septembre 2021
Mis à jour: 1 septembre 2021

Des scientifiques sud-africains surveillent un nouveau variant du virus de Wuhan possédant un taux de mutation inhabituel et dont la fréquence a graduellement augmenté ces derniers mois, a indiqué l’Institut national des maladies transmissibles d’Afrique du Sud (NICD).

Le variant, connu sous le nom de C.1.2 a été signalé la semaine passée par la Plateforme de recherche, d’Innovation et de Séquençage du Kwazulu Natal (Krisp) dans une étude pas encore publiée.

Alors que la majorité des infections par le Covid-19 en Afrique du Sud sont actuellement provoquées par le variant Delta, C.1.2 a été détecté pour la première fois, dans les provinces de Mpumalanga et Gauteng en Afrique du Sud, en mai 2021.

Selon l’épidémiologiste américain Eric Feigl-Ding, C.1.2 a été observé dans toutes les provinces sud-africaines, ainsi qu’ailleurs dans le monde, notamment en Chine, à l’île Maurice, en République Démocratique du Congo, en Nouvelle-Zélande, également en Europe, comme au Portugal, en Angleterre et en Suisse.

Le C.1.2 rendrait les vaccins inefficaces

Inquiétude majeure chez ce nouveau variant : son taux de mutation, qui s’élève à 41,8 mutations par an, est quasiment deux fois plus rapide que celui des autres variants. Une vitesse de mutation équivalente à celle-ci a déjà été constatée sur une courte période chez des souches particulièrement virulentes, comme l’Alpha, le Beta ou le Gamma, informent les auteurs.

« Les scientifiques ont souligné que la combinaison de ces mutations, ainsi que des changements dans d’autres parties du virus, aident probablement ce dernier à échapper aux anticorps et aux réponses immunitaires, y compris chez les patients qui ont déjà été infectés par les variantes Alpha ou Beta », précise l’étude. Ce variant est celui qui a le plus muté par rapport au virus original de Wuhan « que tout autre variant détecté jusqu’à présent dans le monde entier ».

D’après l’épidémiologiste américain Eric Feigl-Ding, la particularité de ce variant est qu’il serait bien plus contagieux que les autres variants et rendrait les vaccins inefficaces.

Les auteurs soulignent que le variant pourrait être plus résistant à la vaccination mais aussi à une infection précédente causée par les variants Alpha ou Beta en raison de la présence de ces deux mutations.

Or, le variant ayant été observé en majorité dans un pays peu vacciné (9,3% de la population sud-africaine a un schéma vaccinal complet), il paraît encore tôt pour tirer des conclusions sur une éventuelle résistance vaccinale. Pour cela, il faudrait suivre de près la diffusion de la mutation C.1.2 au sein d’une population largement vaccinée.

Pas encore classé comme préoccupant, les experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prennent le variant C.1.2 suffisamment au sérieux pour se pencher dessus.

 

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