Coronavirus: le partage de recherches universitaires peut devenir mortel, surtout quand la Chine développe des armes biologiques

Par Michael Ledeen
14 février 2020 Mis à jour: 14 février 2020

Le Parti communiste chinois a signé la Convention sur les armes biologiques, mais est loin d’être transparent dessus. Les fonctionnaires communistes chinois travaillent en réalité sur les armes biologiques et le coronavirus tueur provenant de Chine pourrait le prouver, selon Stephen Mosher.

Le vice-président de l’Académie des sciences médicales militaires de Chine, He Fuchu, a déclaré en 2015 que « les biomatériaux constituent les nouveaux ‘points stratégiques’ de la guerre ». Le général Zhang Shibo de l’Armée populaire de libération (APL) est allé encore plus loin dans son livre de 2017, « War’s New High Land » (en Français : « Les nouvelles terres de la Guerre »), affirmant que « le développement de la biotechnologie moderne montre progressivement des signes forts caractéristiques d’une capacité offensive », y compris le potentiel d’« attaques génétiques ethniques spécifiques ».

« Pour être parfaitement clair, ce dont parle le général Zhang sont des armes biologiques qui tuent d’autres races, mais pour lesquelles les personnes qui lui ressemblent ont une immunité naturelle ou acquise. »

Les Chinois revendiquent leur hégémonie sur tous les peuples dont les origines se trouvent sur le continent et, ces dernières années, le parti communiste a de plus en plus souvent employé des personnes qui n’ont aucun lien ethnique avec les Chinois. Le cas typique est celui du professeur Charles Lieber, directeur du département de chimie à Harvard.

Charles Lieber, qui a été décrit comme « l’un des plus éminents scientifiques de notre temps », a reçu des montants à 7 chiffres non divulgués après avoir accepté de travailler comme « stratège scientifique » à l’Institut de technologie de Wuhan entre 2012 et 2017, selon son acte d’accusation.

L’inculpation de M. Lieber a été annoncée en même temps que celle d’un autre universitaire, Zaosong Zheng, qui a été admis aux États-Unis en 2018 pour mener des recherches sur le cancer au Centre médical Beth Israel à Boston. Il a été arrêté l’année suivante pour avoir tenté de faire sortir clandestinement des échantillons de recherche des États-Unis.

Et puis, il y a eu le complot de l’UCLA visant à faire passer clandestinement des puces semi-conductrices américaines d’Amérique en Chine. Ce projet a été orchestré par le professeur Yi-Chi, qui savait que les puces étaient particulièrement utiles pour les missiles et les avions de combat. S’il est reconnu coupable de tous les chefs d’accusation, Yi-Chi sera condamné à des centaines d’années de prison.

Il existe d’innombrables complots et plans chinois pour voler les méthodes et le savoir-faire américains, et apparemment d’innombrables agents chinois participent à cette traque. Comme pour les ruines de notre ancien grand système universitaire, nos hauts responsables se vantent de notre ouverture à la pénétration ennemie.

Les présidents des universités aiment se vanter de l’ouverture du système, et considèrent avec suspicion toute personne qui veut limiter l’accès à la recherche secrète. « Notre plus grande force est notre ouverture », a déclaré le président de l’Institut de technologie de Californie, Thomas Rosenbaum, lors d’un entretien avec NBC News. Robert Daly, qui dirige l’Institut Kissinger du Centre Wilson sur la Chine, compare les soupçons d’espionnage chinois au maccarthysme. Et Lee Bollinger, président de l’université de Columbia, a écrit un éditorial dans lequel il soutient que s’il est important et juste de maintenir le contrôle américain sur la recherche dans des domaines tels que la cybersécurité et le bioterrorisme, « la recherche universitaire est destinée à être partagée ».

Il est donc inacceptable que les États-Unis poursuivent des étudiants espions. Les Chinois ont le droit d’utiliser les résultats des recherches universitaires américaines qui ont été volés, mais les universités américaines ne doivent pas conserver ces résultats à des fins américaines.

La Chine est tout simplement le cas le plus dramatique, et les universités ne sont qu’une des innombrables cibles de leur espionnage. Des histoires similaires pourraient être racontées sur la Russie, Cuba, l’Iran et la Corée du Nord, et leurs cibles dans nos installations de recherche financées par le gouvernement. L’histoire de la Chine est la plus intéressante, parce qu’elle maîtrise parfaitement son système et qu’elle est pleine de talents. Les Iraniens, en revanche, ne peuvent pas mettre une fusée en orbite ; ils viennent de réaliser un troisième lancement consécutif de fusée sans succès.

D’autre part, il semble que nous ne puissions pas faire du contre-espionnage, bien que nous ayons passé près de quatre-vingts ans à combattre le KGB et le GRU. Comment cela se fait-il ? Il vaut mieux faire les choses correctement, sinon nous devrons combattre les armes biologiques réalisées par la Chine communiste, grâce à notre système de recherche universitaire, mis à leur service.

La recherche universitaire n’est pas destinée à être partagée. Certainement pas en totalité.

Michael Ledeen est un spécialiste de la liberté à la Fondation pour la défense des démocraties. Il a été consultant auprès du Conseil national de sécurité et des ministères de l’État et de la Défense, et conseiller spécial du secrétaire d’État. Il est l’auteur de 35 livres, dont le plus récent est “Field of Fight: How to Win the War Against Radical Islam and Its Allies,” (Une traduction possible en Français : Champ de bataille : comment gagner la guerre contre l’Islam Radical et ses alliés), co-écrit avec le lieutenant général à la retraite Michael T. Flynn.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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