Coronavirus : le ver marin breton testé pour oxygéner le sang des patients parisiens

30 mars 2020
Mis à jour: 31 mars 2020

Une solution issue du sang d’un ver marin aux pouvoirs d’oxygénation très importants pourrait être administrée à dix patients atteints du virus du PCC dans le cadre d’un essai clinique, a-t-on appris lundi auprès de la société Hemarina à l’origine du produit.

« On attend incessamment sous peu la décision du Comité de protection des patients (CPP) en sachant que l’ANSM a déjà validé l’essai », a indiqué à l’AFP le docteur en biologie marine Franck Zal, à la tête de la société bretonne.

Ni l’agence du médicament (ANSM), ni le CPP compétent n’étaient joignables dans l’immédiat.

La solution, destinée à des patients affectés par le Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), est produite à partir de l’hémoglobine de l’arénicole. Mesurant entre 10 et 15 cm, on connaît surtout de ce ver les petits tortillons visibles sur les plages.

Son hémoglobine – molécule présente dans les globules rouges et qui a pour rôle de transporter l’oxygène dans le corps – est capable d’acheminer 40 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine. Contrairement à cette dernière, enfermée dans des globules rouges, celle de l’arénicole est extracellulaire.

« Le but est d’utiliser cette molécule comme une sorte de respirateur moléculaire avant que les patients ne basculent dans un processus lourd de réanimation », a fait valoir Franck Zal, rappelant le manque actuel de respirateurs artificiels.

Actuellement, il n’existe aucun traitement à la maladie COVID-19 due au virus du PCC. Epoch Times qualifie le nouveau coronavirus, à l’origine de la maladie, de « virus du PCC » parce que la dissimulation et la gestion déplorable du Parti communiste chinois ont permis au virus de se propager dans toute la Chine avant d’être transmis dans le monde entier.

COUVERTURE SPÉCIALE VIRUS DU PCC

Le produit de la société de biotechnologie, appelé HEMO2life, a déjà été testé aux États-Unis sur des personnes atteintes d’hypoxie cérébrale. « Le principe reste le même », a assuré Franck Zal. Il a été également testé pour la préservation de greffons rénaux. Le laboratoire de biotechnologie est actuellement dans l’attente d’une autorisation de commercialisation de son produit.

Basé à Morlaix, il s’apprête à envoyer aux hôpitaux parisiens Georges Pompidou et de la Pitié-Salpêtrière, où l’essai doit avoir lieu, une centaine de doses de son produit injectable.

L’entreprise, qui dispose de sa propre ferme d’élevage de vers marins en Vendée, dispose de 5 000 doses immédiatement disponibles et pourrait en produire « assez rapidement » 15 000 autres.

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