Coronavirus : pour le professeur Christian Perronne, il est temps de « gérer cette épidémie comme il faut » et de ne « pas faire n’importe quoi comme on fait aujourd’hui »

Par Suzanne Durand
24 février 2021
Mis à jour: 26 février 2021

Dimanche 21 février, le professeur Perronne, spécialiste des pathologies tropicales, maladies infectieuses émergentes et ancien président du Haut Conseil de la santé, était l’invité de l’émission 39.9 L’actu brûlante.

Lors de l’interview, le professeur Perronne a confié son sentiment face à la pandémie du Covid-19 causée par le virus du PCC (Parti communiste chinois) en France. Le spécialiste estime qu’il est temps de « gérer cette épidémie comme il faut » et de ne « pas faire n’importe quoi comme on fait aujourd’hui ».

Imposer le port du masque dans la rue à toute la population française n’a aucune efficacité et aucun intérêt pour le spécialiste des maladies infectieuses. « Mettre des masques dans la rue, quel est l’intérêt ? Aucun intérêt ! Alors que dans des lieux publics, dans les transports, on fasse attention quand on a un pic de l’épidémie, je veux bien, mais regardez, il y a des pays qui n’ont pas masqué. Ils ont simplement dit aux gens : si vous vous sentez fragiles, les personnes âgées, les personnes qui avez des facteurs de risques, pour vous rassurer, vous allez porter un masque pour aller dans les transports en commun. Bien sûr, vous n’allez pas dans les transports en commun si vous avez des symptômes, ou alors vous vous masquez, vous vous désinfectez les mains. Cela aura un intérêt bien plus important que d’obliger toute la population à porter un masque à 135 euros d’amende. C’est un grand délire collectif, là ! », s’insurge le professeur Perronne.

« Faire peur aux gens »

Aux sujets des variants anglais qui circulent depuis un mois, le Professeur explique qu’« on découvre aujourd’hui qu’il y a des variants, vous savez Raoult avait dit qu’il y aurait des variants, alors si vous regardez l’Inserm, toutes les grandes études, tous les grands organismes de recherches en France n’ont pas du tout fait d’études là-dessus. C’est évident, un virus, quand il évolue, il varie, ça a toujours été comme ça », souligne-t-il. « Mais il perd toujours de sa virulence, toujours dans l’histoire de l’humanité », précise le Professeur qui poursuit : « Même si le variant anglais, le variant espagnol au mois de septembre qui allait ravager l’Europe, on ne l’a pas vu, maintenant on a le variant sud-africain etc., c’est pour faire peur aux gens ».

Le Professeur dit que la « gestion » sur l’épidémie du Covid-19 « part dans tous les sens ». « Je ne peux pas laisser faire des choses comme ça sans m’exprimer. Les Français ont besoin d’y voir clair. Que les Français soient complètement paumés, je comprends ! Moi, je veux dire la première chose à faire s’ils veulent un peu vivre normalement, c’est d’éteindre la télévision parce que tous les soirs, on leur dit :  » Vous allez mourir, vous allez mourir », déplore M. Perronne.

« Les pays qui ont fait un confinement très dur ce sont des pays où il y a le plus de catastrophes sanitaires »

S’agissant des nombreux confinements imposés dans l’Hexagone, M. Perronne précise que les confinements sont d’aucune efficacité. « Le confinement dans l’histoire de la Covid-19 n’a jamais fait la preuve de son efficacité. Si vous regardez, il y a eu des publications dans ce sens, déjà il y a plusieurs mois. Et c’est reconfirmé par un grand professeur, Ioannidis, de Stanford. »

« Les pays qui ont fait un confinement très dur, ce sont des pays où il y a le plus de catastrophes sanitaires, où l’épidémie a le plus flambé. Les pays qui n’ont pas confiné la situation, je ne dis pas que c’était réglé, qu’il n’y a plus l’épidémie mais ça a été plutôt mieux géré. Il n’y a aucun support scientifique pour dire que c’est utile de confiner comme ça toute une population », explique l’ancien président du Haut Conseil de la santé.

« Je m’aperçois que pour la maladie de Lyme, on fait la promotion de tests mauvais pour dire que la maladie n’existe pas. Pour la Covid, on fait la promotion de tests qui diagnostiquent beaucoup trop de gens pour faire croire que c’est une gigantesque épidémie », indique-t-il.

« Ça veut dire quoi, complotiste ? »

« Si vous regardez les gens qu’ils traitent, moi ou les autres, de complotistes, ce sont des gens qui n’ont aucun argument scientifique. Et comme ils ne savent pas comment attaquer, ils vont dire : le Perronne c’est un complotiste. Ça veut dire quoi, complotiste ? C’est un peu délirant. Moi, tout ce que je dis, on peut me mettre au défi, tout ce que je dis est sourcé sur des références scientifiques publiées. Quand vous voyez les attaques contre la coalition Santé Libre de médecins qui représente jusqu’à 30 000 médecins généralistes en France, qui ont fait des recommandations sur leur expérience, tout ce qu’ils disent est basé sur des publications scientifiques. »

« Et pourtant, il y a des attaques très dures contre eux parce qu’évidemment, ça dérange que les médecins disent : Nous, on soigne, on guérit nos malades », conclut le Professeur.

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