Coronavirus : selon le professeur Didier Raoult, le virus est moins dangereux qu’au moment du pic de la pandémie

Par Michal Bleibtreu Neeman
24 septembre 2020
Mis à jour: 24 septembre 2020

Dans sa dernière vidéo du mardi 22 septembre, le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection, explique que le virus est en train de muter et qu’il est moins dangereux qu’au printemps.

« L’épidémie actuelle n’a rien à voir avec l’épidémie de mars-avril, c’est une autre maladie », annonce l’infectiologue en polémique, dans sa dernière vidéo.

Les données en France et en Europe

Le directeur de l’IHU Méditerranée invite le public à regarder les données publiées par les sites https://www.euromomo.eu et https://coronavirus.jhu.edu pour constater que :

« En Europe, il y a un phénomène particulier qui est l’augmentation du nombre de cas diagnostiqués sans augmentation du tout de la mort, donc il y a une discordance », ce qui permet de conclure, selon le professeur Raoult, qu’il ne s’agit plus de la même maladie dangereuse. « En tout cas, les choses sont différentes, et elles sont différentes ici comme elles sont différentes dans toute l’Europe. »

Le professeur compare les données du début de la pandémie jusqu’à présent avec les données de ces derniers mois. Fin janvier, sur 57 522 tests effectués, il y a eu 6 901 (9,0 %) cas positifs, dont 1 663 (23,7 %) hospitalisations, 288 (4,2 %) personnes en réanimation et 162 (2,3 %) décès. Alors que depuis le 15 juin, sur 59 253 tests effectués, il y a eu 5 034  (8,3 %) cas positifs dont 269 (5,3 %) hospitalisations, 78 (1,5 %) en réanimation et 37 décès (0,7 %). « Donc on voit que ce n’est pas la même maladie qui circule », conclut l’infectiologue.

En Afrique

Se basant sur un tableau de 8 analyses par continent, le professeur Raoult démontre qu’en Afrique, où les médicaments antipaludéens, comme la chloroquine ou Doxycycline, sont recommandés habituellement, le taux de mortalité est très bas, explique-t-il.

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À noter que pas tous les médecins sont d’accord avec le professeur Raoult, et le débat continue.

Interviewé par CNews, Bruno Megarbane, chef du service de réanimation à l’hôpital Lariboisière, estime qu’on ne « peut pas du tout dire qu’il existe une réduction de la virulence du virus ». « Je ne dirais pas qu’il s’agit d’une nouvelle maladie, mais possiblement une maladie avec un profil épidémique modifié en raison des mesures interventionnelles prises pour prévenir la contamination », précise-t-il. Le professeur n’exclut pas une hausse de mortalité prochainement.

« Empêcher le virus de circuler est une illusion »

Alexandre Carpentier, chef de service de neurochirurgie à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, écrit dans Les Échos: « Empêcher un virus de circuler est une illusion. » Il porsuit: « Plus de 60 % de la population sera atteinte, quel que soit le niveau de coercition. »

Il continue en déplorant les mesures sanitaires restrictives. « Si le confinement des premières semaines a été salutaire pour organiser la prise en charge hospitalière, il faut désormais mettre fin à cette médecine sanitaire préventive de groupe qui paralyse la France entière », conteste-t-il.

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