Les couleurs châtoyantes du petit todier de Cuba le rendent « indescriptiblement adorable »

Par Robert Jay Watson
5 août 2020
Mis à jour: 5 août 2020

Le Todier de Cuba pourrait être considéré comme l’un des sérieux prétendants au titre du plus bel oiseau, et pourquoi pas ? Cet oiseau est peut-être minuscule, tenant facilement dans la paume de la main d’un adulte, mais ce qui lui manque en taille est compensé par ses couleurs pures.

Le Todier de Cuba, répondant au nom scientifique de Todus multicolore, se distingue par son corps vert feuille châtoyant et sa gorge rouge vif avec une touche de bleu sur le côté.

Décrivant la beauté de ce petit oiseau, le narrateur Michael Stein déclare dans le podcast « Bird Note » de la Société Audubon que le Todier de Cuba est « un oiseau d’une beauté indescriptible, et le premier de la liste des oiseaux à voir absolument aux Antilles. »

(Elliotte Rusty Harold / Shutterstock)

Le todier de Cuba est vraiment minuscule, son poids est d’ environ 6 à 6,5 grammes, et il mesure à peine plus de 10 centimètres, ce qui lui donne la taille d’un gros colibri. Cet oiseau a une grosse tête et un long bec aplati, noir sur le dessus et rouge sur le dessous, parfait pour se nourrir d’insectes.

Classé dans la famille des todidés, comme son nom l’indique, l’oiseau est endémique à Cuba. Les îles voisines comme Porto Rico et la Jamaïque ont leurs propres todidés, qui ont en commun le dos vert, la gorge rouge et la poitrine blanche, mais n’ont pas les couleurs supplémentaires de leur homologue cubain.

(Charles J Sharp / CC BY-SA 4.0)

Bien qu’on ne le trouve qu’à Cuba et dans les îles adjacentes, le todier de Cuba couvre l’ensemble de l’île d’est en ouest, allant des forêts de montagne plus fraîches aux basses-terres tropicales humides. Il est intéressant de noter que cet oiseau fait souvent partie de bandes pluri-espèces qui errent à la recherche de nourriture.

L’heure des repas peut avoir lieu à n’importe quel moment, car le todier de Cuba adore dévorer les insectes. En un clin d’œil, il peut manger de petits lézards, des fruits et des araignées en complément, et peut même se nourrir de moustiques, de moucherons et de mouches.

(Sergey Uryadnikov / Shutterstock)

Le todier de Cuba n’a pas seulement une apparence unique, il possède également un système de reproduction très complexe. Bien sûr, les prétendants mâles sont désireux de montrer leurs flancs rose vif aux femelles et aiment aussi gonfler leurs petits torses pour mieux les impressionner.

Leurs œufs sont les plus petits de la famille des todidés et sont très fragiles. Pour les protéger, les oiseaux les déposent dans une chambre à œufs creusée dans la boue ou dans un tronc d’arbre en décomposition. Les mâles et les femelles couvent à tour de rôle les œufs.

(Rich Lindie / Shutterstock)
(Charles J Sharp / CC BY-SA 4.0)

Les todiers de Cuba peuvent être difficiles à repérer dans la nature, mais ils ont un son distinctif qui leur donne leur nom local « pedorrera » (brise-vent). Lorsqu’ils battent des ailes, ils émettent un son mécanique et, bien qu’ils ne soient pas de grands chanteurs, leur appel comporte des notes distinctives de « tot-tot-tot » et le sifflet musical « pprree. »

Le todier de Cuba figure sur la liste de l’UICN comme l’une des espèces « les moins menacées », mais tout comme les todidés des îles voisines des Caraïbes, sa population diminue en raison du développement économique et de la destruction de son habitat.

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