Dans les coulisses du récit sur l’origine naturelle du virus: la collaboration entre les États-Unis et la Chine

Par Jeff Carlson et Hans Mahncke
6 octobre 2021
Mis à jour: 6 octobre 2021

Une série d’événements survenus au début de l’année 2020 suggère que le Dr Anthony Fauci et un petit groupe de scientifiques ont cherché à promouvoir la théorie sur l’origine naturelle du virus pour éviter un examen public sur la possibilité que le Covid-19 ait fui d’un laboratoire.

Vers la fin du mois de janvier 2020, le Dr Fauci reçoit de nombreux avertissements qui le poussent à tenir une conférence privée au 1 février 2020. Les courriels des participants montrent que durant cette téléconférence, tous assument, et surtout les deux principaux initiateurs, que le Covid-19 est issu d’un laboratoire.

Loin de partager publiquement ce pronostic, les organisateurs de cette rencontre travaillent à la rédaction d’un article qui sera connu plus tard sous le nom de « Proximal Origin » qui défend la théorie de l’origine naturelle du virus et met au ban toute théorie relative à une fuite de laboratoire. L’article Proximal Origin aura une très grande influence, il sera consulté plus d’un demi-million de fois et sera abondamment réutilisé par le Dr Fauci et les médias corporatifs dans leur promotion de la théorie d’origine naturelle.

Deux jours après ce conciliabule, à l’initiative des Académies nationales des sciences, de l’ingénierie et de la médecine (NASEM), la Maison Blanche invite le Dr Fauci, et certains des scientifiques, à contribuer à la rédaction d’une lettre sur l’origine du virus.

Autant que faire se peut, l’équipe fait valoir la théorie de l’origine naturelle auprès des NASEM. Bien sûr, nul ne fait mention de la téléconférence qui s’est tenue auparavant et durant laquelle tous s’accordaient sur l’idée que le virus provenait surement d’un laboratoire. Mais finalement, les directeurs des NASEM ne prendront nullement en compte la contribution du groupe Fauci, ce qu’ils  feront savoir à travers leur réponse officielle à la Maison Blanche.

Malgré cet échec, le groupe Fauci continuera par tous les moyens à mettre en avant la théorie de l’origine naturelle du virus au cours des 18 mois qui suivront.

Une proposition de recherche hautement risquée

En 2018, le président d’EcoHealth Alliance, Peter Daszak, collaborateur de longue date de l’Institut de virologie de Wuhan, fait une demande de financement pour un projet visant à créer un virus de type COVID en laboratoire auprès de l’Agence pour les projets de recherche avancée de la défense du Pentagone (DARPA).

Peter Daszak, à l’aide de collaborateurs qui seraient sous sa direction, souhaite insérer un site de clivage de la furine dans des coronavirus afin de les rendre plus transmissibles à l’homme.

La DARPA décide de ne pas financer ces recherches, jugées trop risquées. À partir de là, nul ne sait vraiment si ces travaux ont abouti ou pas.

Mais le site de clivage de la furine est le trait caractéristique du Covid-19, qui le distingue de tous les virus apparentés. C’est l’élément clé de la pathogénicité du virus chez l’homme

De fait, une étude publiée dans la revue scientifique Nature révèle que le virus du Covid-19 est particulièrement adapté pour infecter les humains. Il « présente la plus forte liaison à la (h)ACE2 humaine de toutes les espèces analysées ».

On notera par ailleurs que Peter Daszak essayera de dissimuler sa proposition de recherche de 2018. Elle sera finalement divulguée en septembre 2021.

Le lancement de la théorie des origines naturelles

Lorsque les informations relatives à l’épidémie à Wuhan commencent à filtrer en dehors de Chine le 31 décembre 2019, l’une des premières choses que Peter Daszak entreprend, est de publier un fil Twitter le jour même, où, en substance, il se désole qu’il y ait eu une transmission d’un virus animal à l’homme.

Les posts sur Twitter de Peter Daszak sont rédigés à un moment où personne en dehors de Chine ne sait quoi que ce soit du virus, et encore moins sur ses origines.

Quelques semaines plus tard, le 27 janvier 2019, Peter Daszak envoie par courriel une notification à un collègue du Dr Fauci à l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) qui semble fournir un argumentaire au Dr Fauci dans l’éventualité où il serait interrogé par les médias au sujet de sa collaboration avec l’Institut de virologie de Wuhan (WIV). On ne sait pas si/et quand le Dr Fauci reçoit cette mise en garde.

Il est à noter que le Dr Daszak fait parvenir ses recommandations à un moment où aucune information n’a encore été publiée sur un lien potentiel entre le Dr Fauci et l’Institut de virologie de Wuhan.

Mais une connexion sera belle et bien établie et rendue publique au 31 janvier 2020 par la revue Science. Ce jour-là, la revue publie un article qui renvoie indirectement à un autre article de 2015 prouvant que le NIAID du Dr Fauci a financé des recherches sur le gain de fonction menées par l’Institut de virologie de Wuhan.

L’article du 31 janvier 2020 est rédigé par des scientifiques qui seront bien vite conviés à la téléconférence du Dr Fauci. Ceux-ci auront pris soin d’invalider la théorie de la fuite de laboratoire, en notant que les séquences virales « écartent toute possibilité que l’agent pathogène provienne de l’Institut de virologie de Wuhan ».

Hélas, il est trop tard, la référence à des conclusions de 2015 autour du gain de fonction cosignées par Shi Zhengli, la directrice de l’Institut de virologie de Wuhan, tombe au plus mal. Dans les trois jours qui suivent, la communauté scientifique sonne l’alerte. Ainsi, un éminent collègue riposte : « Le seul impact de ces travaux est la création, en laboratoire, d’un nouveau risque non naturel. »

Apparemment, cette référence provoque de vives inquiétudes chez le Dr Fauci également, mais pour des motifs bien différents. Le Dr Fauci nie régulièrement avoir jamais financé les expériences de gain de fonction de l’Institut de virologie de Wuhan, or l’article de 2015 indique clairement que « la recherche de cet écrit a été soutenue par des subventions de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses ».

Au matin du 1er février 2020, le Dr. Fauci transmet ce terrible article de 2015 au directeur adjoint du NIAID, Hugh Auchincloss en lui prescrivant : « Il est essentiel que nous parlions de ceci avant-midi. Gardez votre portable allumé. » Le Dr Auchincloss répond au Dr Fauci dans la journée : « Le document que vous m’avez transmis indique que les expériences ont été réalisées avant la période de gain de fonction, mais qu’elles ont depuis été revues et approuvées par les NIH. »

M. Auchincloss ajoute :« [Je vais] essayer de déterminer si nous avons des liens lointains avec ces travaux à l’étranger. »

Tous ces événements conduisent le Dr Fauci à arranger la téléconférence du 1er février 2020.

Dans la soirée du 31 janvier, alors que l’article de Science vient à peine de paraitre, le Dr Fauci le partage avec ses collèges du NIAID, puis avec Jeremy Farrar, le directeur du Wellcome Trust au Royaume-Uni et enfin avec Kristian Andersen, un scientifique du Scripps Research, régulièrement financé par le NIAID. Il indique à ce dernier que l’article est « intéressant pour la discussion en cours ».

Ensuite, en vue de la téléconférence qui devra se tenir le lendemain, le Dr Fauci et le Dr Andersen discutent de la séquence génomique unique du virus et Kristian Andersen déclare que le virus à l’air fabriqué.

On reprendra précisément ce sujet lors de la téléconférence le lendemain, un participant envoyant un courriel aux autres : « Nous devons aussi parler de la structure, pas seulement de l’insertion ? ».

L’élaboration à la hâte de la théorie des origines naturelles

D’après leurs courriels rendus publics ultérieurement en vertu de la loi sur la liberté d’information, il y aura au moins deux présentations durant la téléconférence. Kristian Andersen déclarera au groupe qu’il est sûr à « 60-70 % » que le virus provient d’un laboratoire. Ensuite, Edward Holmes, un scientifique qui a travaillé pour et avec le chef du CDCP Chine (Centre chinois pour la prévention et le contrôle des maladies) de 2014 à 2020, déclare qu’il est « sûr à 80 % que le virus provient d’un laboratoire ».

Le jour même où le Dr Andersen et le Dr Holmes expliquent à Anthony Fauci que le virus est probablement issu d’un laboratoire, ils terminent l’ébauche d’un article qui promeut le récit des origines naturelles avec l’aide de deux autres participants de la téléconférence. Cet article, intitulé « Proximal Origin », sera publié deux semaines plus tard, le 16 février 2020. Il sera largement exploité par le Dr Fauci, d’autres scientifiques et les médias pour promouvoir le récit des origines naturelles et permettra de relayer les théories sur la fuite d’un laboratoire au rang de « théories du complot ».

Le fait que MM. Andersen et Holmes rédigent en toute hâte leur article Proximal Origin le jour même où ils affirment au Dr Fauci et aux participants de la téléconférence que le virus peut provenir d’un laboratoire n’a, jusqu’à présent, pas fait l’objet d’un examen approfondi.

Ultérieurement, les participants de la téléconférence prétendront qu’ils ont admis et promu la théorie de l’origine naturelle après un long examen de preuves se prolongeant de semaines en mois.

Mais cette affirmation est invalidée par le fait que quatre des participants finalisent l’ébauche de l’article Proximal Origin le jour même de la téléconférence. Ce fameux jour où, prenant conscience que l’épidémie de Covid-19 provient très probablement d’un laboratoire, ils entreprennent de construire une théorie des origines naturelles qui permettra de dissimuler les causes véritables de la pandémie.

Le Dr Fauci, ainsi que Jeremy Farrar, contrôlent une grande partie des fonds disponibles pour la recherche virologique à travers le monde, en Occident comme en Chine. À lui seul, Kristian Andersen a reçu au moins 12 subventions de l’organisation du Dr Fauci, pour un total de plus de 8,6 millions d’euros (10 millions de dollars).

Le dirigeant de l’OMS mentionné dans des courriels : ZeroHedge censuré

Pour se justifier, le groupe Fauci prétend avoir tout simplement changé d’avis. On a d’abord cru que le virus était issu d’un laboratoire, puis, le temps allant, l’évidence de l’origine naturelle s’est imposée. Mais ce récit n’est pas crédible, étant donné que le groupe aura d’emblée défendu les causes naturelles sans laisser aucune place au débat.

Le jour qui suit la téléconférence, les mails qu’on s’envoie les uns aux autres mentionnent régulièrement Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Francis Collins, le directeur des NIH (National Institutes of Health), envoie un courriel au Dr Fauci et à Jeremy Farrar où il indique : « Je peux me rendre disponible à tout moment, 24/24 h et 7 jours sur 7, pour l’appel avec Tedros. »

Le lendemain Francis Collins relance le Dr Fauci et Jérémy Farrar concernant le Dr Tedros : «  [Pour] un appel à Tedros, faites-moi signe si je peux vous aider à passer à travers son réseau de sentinelles ».

Dans l’après-midi du 2 février 2020, Jeremy Farrar envoie un mail quelque peu énigmatique au Dr Fauci et à Francis Collins, dans lequel il écrit que le Dr Tedros doit « se décider aujourd’hui ». Il ajoute en fin de mail une référence au site d’information ZeroHedge qui vient tout juste de publier un article défendant l’idée que le coronavirus est issu d’un laboratoire.

Le lendemain matin, le 3 février, le Dr Tedros prononce un discours dans lequel il annonce : « Twitter, Facebook, Tencent et TikTok ont également pris des mesures pour limiter la diffusion de fausses informations. »

Le même jour ZeroHedge est exclu de Twitter.

Le groupe de Fauci soumet la théorie des origines naturelles aux NASEM

Toujours au 3 février 2020, le directeur du Bureau politique scientifique et technologique de la Maison Blanche, Kelvin Droegmeier, envoie une requête aux Académies nationales des sciences, de l’ingénierie et de la médecine (NASEM), pour qu’elles « contribuent à déterminer les origines de 2019-nCoV. »

La requête de M. Droegmeier reçoit rapidement une réponse. Dès midi, Andrew Pope, un des directeurs des NASEM, organise lui-même une conférence pour en discuter.

La réunion des NASEM, prévue à 14 heures le même jour, comprend une présentation de 10 minutes du Dr Fauci. On constate que Peter Daszak et Kristian Andersen sont également de la partie.

Bien que la réunion des NASEM ait lieu deux jours seulement après que le Dr Fauci reste informé par Kristian Andersen et Edward Holmes qu’une fuite du laboratoire est des plus probables, cette information n’est en aucun cas partagée. Au lieu de cela, on met en avant le récit des origines naturelles.

Après la réunion avec les NASEM, Andrew Pope consulte les scientifiques en aparté concernant une lettre qu’il doit rédiger en s’appuyant sur les informations avancées par l’équipe.

Kristian Andersen lui explique alors : « Les principales théories farfelues qui circulent actuellement laissent entendre que ce virus a été conçu de manière intentionnelle, ce qui n’est manifestement pas le cas. La manipulation a beaucoup d’implication, elle peut être utilisée pour la recherche fondamentale ou pour des raisons malveillantes, mais les données montrent de manière concluante que ce n’était pas le cas. »

Trevor Bedford, professeur associé au Fred Hutchinson Cancer Research Center, qui a reçu d’importants financements de l’organisation mère de Fauci, les NIH, déclare pour sa part : « Si vous commencez à peser les preuves, il y a beaucoup de choses à considérer dans les deux scénarios. » Et bien qu’il ait une toute autre opinion en réalité, il suggère à Andrew Pope d’indiquer qu’il n’y a « aucune preuve de manipulation génétique, point final ».

Il est intéressant de noter que Trevor Bedford répond à Andrew Pope comme si ce dernier adhérait totalement au récit du groupe. Pourtant, il est possible que sa rhétorique paradoxale consistant à admettre le bien-fondé de plusieurs hypothèses tout en ne validant finalement que celle de l’origine naturelle conduise Andrew Pope à reconsidérer la confiance qu’il peut accorder aux scientifiques.

Il semble à priori qu’Andrew Pope est prêt à accepter la théorie des origines naturelles. En ce sens, il inscrit que les données disponibles sont « cohérentes avec les évolutions naturelles ». Il note ensuite qu’il n’y a « actuellement aucune preuve que le virus ait été conçu pour se propager plus rapidement parmi les humains ».

Les courriels obtenus lors de la mise en application de la loi sur la liberté d’information prouvent que Peter Daszak et les autres scientifiques pensent alors que les NASEM adopteront sans peine leur récit. Le Dr Daszak semble si confiant qu’il commence à solliciter des signatures pour une lettre qu’il a le projet de rédiger lui aussi sur les origines naturelles du virus, et qu’il espère voir publiée par The Lancet. Il prévoit de la faire coïncider avec celle des NASEM.

Mais la version finale de la lettre d’Andrew Pope n’ira nullement dans le sens souhaité par les partisans de l’origine naturelle.

La lettre des NASEM réfute le récit du groupe Fauci

À l’insu de Peter Daszak et des autres scientifiques, M. Pope rédige une réponse qui n’est en aucun cas celle qu’il avait annoncée. Il emploie un ton beaucoup plus prudent et indique que des données supplémentaires sont nécessaires pour déterminer l’origine du virus. Dans la version finale de la réponse des NASEM à la Maison Blanche, l’origine naturelle n’est mentionnée nulle part. Exit l’adhésion antérieure de M. Pope au fait que le virus est « compatible avec une évolution naturelle » ou qu’il n’y a « aucune preuve qu’il ait été fabriqué ».

Ce revirement inattendu indique clairement que les NASEM ont de sérieux doutes quant à la thèse de l’origine naturelle défendue par les experts de Fauci.

Peter Daszak fini par reporter la publication de sa lettre du Lancet jusqu’au 19 février 2020. Une fois publiée, finalement, il y déclare : « Nous nous unissons pour condamner fermement les théories conspirationnistes suggérant que le COVID-19 n’a pas une origine naturelle. » Et il ajoute fallacieusement : « [Notre action] est soutenue par une lettre des présidents des [NASEM]. »

On ne sait précisément pourquoi le Lancet publie la lettre de Peter Daszak sans vérifier ses affirmations. Mais on constate que le rédacteur en chef de l’illustre revue scientifique, Richard Horton, entretien des relations de longues dates avec le gouvernement chinois. Ainsi, pourra-t-on le voir apparaitre sur la chaine chinoise CCTV pour déclarer que la Chine ne doit en aucun cas être tenue pour responsable de la pandémie. Il blâmera alors les responsables politiques américains ayant « donné du crédit aux théories du complot ».

Le lendemain du revirement des NASEM, Jeremy Farrar envoie en toute hâte un courriel à l’un des trois signataires de la lettre des NASEM, Victor Dzau. Jeremy Farrar lui propose ses lumières pour comprendre les origines du virus. Il explique qu’« un groupe très soudé s’est penché sur la question au cours des dix derniers jours et pourrait avoir des informations à partager qui pourraient aider ». Il omet ingénument de mentionner que les membres de ce groupe ont déjà tenter, en vain, de convaincre les NASEM.

En s’adressant directement à Victor Dzau, qu’il connait personnellement, il espère peut-être pouvoir contourner Andrew Pope, ainsi que les autres signataires et orienter les conclusions de la lettre destinée à la Maison Blanche vers le récit de l’origine naturelle.

Bien que les NASEM n’aient pas révisé leur lettre, force est de constater que le groupe Fauci atteindra bon nombre de ses objectifs.

Lors d’une conférence de presse en avril 2020, le président Donald Trump évoque la possibilité d’une fuite de laboratoire. Lorsqu’un journaliste interroge le Dr Fauci sur ce qu’il en pense, il rejette immédiatement cette hypothèse. Il avance qu’un article récent a déterminé que le virus était « totalement adapté pour passer d’une espèce à l’autre, de l’animal à l’humain ».

L’article dont parle le Dr Fauci n’est autre que Proximal Origin.


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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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