Covid-19 : la Chine doit 35 000 milliards de dollars de compensation au monde entier

Par John Mac Ghlionn
16 août 2021
Mis à jour: 17 août 2021

L’hypothèse de la « fuite d’un laboratoire » n’a jamais été aussi crédible. Si le virus s’est effectivement échappé du laboratoire de Wuhan, le régime chinois doit au moins 35 000 milliards de dollars de compensation au monde entier. C’est ce qu’affirme Christian Whiton, l’homme qui a servi les présidents américains George Bush et Donald Trump.

Cependant, n’oublions pas que c’est à un régime chinois que nous avons affaire. Depuis plus de 18 mois, ce régime n’a cessé de mentir. Au moment où j’écris cet article, près de 4,4 millions de personnes ont perdu la vie à cause du virus.

Au lieu de répondre aux questions sur l’origine et la propagation du virus, et d’accepter de coopérer aux enquêtes qui ont suivi, l’État-parti chinois a choisi de répéter ses mensonges. Selon Pékin, le virus provient plutôt des États-Unis ou d’Italie que de Wuhan. Voici le niveau de malhonnêteté et de dépravation auquel nous faisons face. Si nous n’arrivons même pas à obtenir une simple réponse honnête, comment pourrions-nous obtenir 35 000 milliards de dollars de compensation ?

M. Whiton reconnaît également que les chances de recevoir cette compensation sont inexistantes. Quant au montant de 35 000 milliards de dollars, il explique que, bien qu’il soit très difficile, voire impossible, d’exprimer « en chiffres la souffrance humaine, on pourrait suggérer que la Chine devrait payer 5 millions de dollars pour chaque vie qu’elle a pu éteindre ». Si on suppose que 7 millions de personnes, au total, perdent la vie « avant la fin de la pandémie », alors le régime chinois « devra payer 35 000 milliards de dollars » à titre de dédommagement.

Cependant, si 7 millions de personnes sont mortes, qui devra alors être indemnisé ? « Leurs proches, évidemment », affirmeront certains. Mais qu’en est-il si la personne décédée n’avait pas de proches ? Et qu’en est-il des survivants souffrant des effets à long terme du Covid ou des gens qui ont perdu leur maison, leur emploi ou leur entreprise ? Ils méritent certainement, eux aussi, d’être indemnisés.

La punition est un plat qui se mange en tenant compte des questions stratégiques

Christian Whiton pense que les États-Unis « devraient passer à un niveau supérieur en matière de droits de douane et de contrôle des exportations ». L’administration Biden, affirme-t-il, doit « découpler formellement » l’économie américaine de la Chine et insister pour que les alliés de l’Amérique fassent de même. Les alliés doivent « choisir entre nous et eux ». Ceux qui choisissent « eux » ne seront plus considérés comme alliés de l’Amérique, et l’administration Biden devrait mettre fin « aux alliances et aux relations commerciales avec ceux qui refusent de nous aider ». Pour certains, cela peut sembler être un bon plan, mais il y a des choses qui m’inquiètent.

Les ultimatums de ce genre ont l’air bien dans les films hollywoodiens. Pourtant, dans la réalité, ils peuvent se retourner contre leurs auteurs de la manière la plus désastreuse qui soit. Dans ce contexte, M. Whiton fait une excellente suggestion : les droits de douane, qui ont été introduits par Donald Trump lorsqu’il était au pouvoir, « devraient étendre leur champ d’application à toutes les importations chinoises et augmenter de 5 % chaque trimestre ». Une telle suggestion est tout à fait logique. « Des sociétés comme Apple » vont crier d’indignation, « mais peu importe, elles auraient dû avoir un peu de patriotisme et ne pas sous-traiter leur main-d’œuvre à un ennemi communiste ». Bien vu, M. Whiton.

Joe Biden (à g.), accompagné de son secrétaire d’État Antony Blinken (2e à g.), lors de la rencontre virtuellement entre les membres de l’alliance « Quad », à la Maison-Blanche, à Washington, le 12 mars 2021 (Olivier Douliery/AFP via Getty Images)

Le Quad

Toutefois, lorsqu’il s’agit de défier Pékin, pourquoi les États-Unis devraient-ils faire tout le boulot ? De Rio de Janeiro à Rome, la pandémie a paralysé le monde entier, et pas seulement les États-Unis. C’est pourquoi l’administration Biden devrait utiliser, en particulier, le Dialogue quadrilatéral pour la sécurité, plus connu sous le nom de Quad, pour punir le régime chinois.

Selon les chercheurs du Center for Strategic & International Studies, ce dialogue stratégique entre les États-Unis, le Japon, l’Australie et l’Inde est plus qu’un simple « format de réunion des hauts fonctionnaires afin de discuter des questions de sécurité régionale ». Il sert également de base à des exercices navals. Les quatre pays, pleinement conscients de la menace que représente l’État-parti chinois, travaillent à l’unisson pour garantir « l’Indo-Pacifique libre et ouvert, entreprendre des actions conjointes contre le terrorisme et promouvoir un système fondé sur des règles ». Pourquoi ne pas travailler à l’unisson pour punir davantage la Chine ?

Pour les États-Unis, ces trois pays – l’Inde, le Japon et l’Australie – sont des alliés extrêmement puissants. Au cours des 12 prochains mois, l’Inde aura probablement la croissance économique la plus rapide du monde. Dans moins de deux décennies, le Japon, et non la Chine, pourra devenir la plus grande superpuissance d’Asie de l’Est. Pendant ce temps, l’Australie, un pays connu pour son côté rebelle, s’est avérée être une épine importante dans le pied de Pékin. Le gouvernement australien refuse tout simplement de se plier aux exigences du régime chinois. À la place, pour avoir un soutien, les Australiens se tournent vers l’Inde, l’un des principaux rivaux de la Chine. L’ancien premier ministre australien Tony Abbott, aujourd’hui envoyé spécial en Inde, œuvre aujourd’hui pour conclure un accord commercial entre l’Inde et l’Australie.

Selon M. Abbott, l’époque où la Chine profitait de la « bonne volonté de l’Occident » ne doit plus durer. Trop, c’est trop. Il y a une leçon importante à tirer de l’expérience des Australiens : le régime chinois n’est pas invincible, il a peu d’amis et il ne contrôle pas encore le monde entier. On devrait utiliser le Quad pour exploiter ces faiblesses évidentes. Nous n’obtiendrons peut-être jamais de réponses honnêtes de Pékin et nous n’obtiendrons certainement pas 35 000 milliards de dollars, mais nous pouvons toujours nous battre pour la justice.

John Mac Ghlionn est un chercheur et un essayiste. Ses écrits ont été publiés dans des journaux comme le New York Post, Sydney Morning Herald, American Conservative, National Review, Public Discourse et d’autres médias respectables. Il est également chroniqueur à Cointelegraph.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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