COVID-19 : L’exactitude des informations est essentielle pour la formulation des actions de santé publique

L'OMS met des vies en danger en bloquant les discussions sur les coronavirus à Taiwan
Par David Kilgour et Graeme Barber
7 mars 2020
Mis à jour: 7 mars 2020

Aujourd’hui, la vérité et les faits sont des éléments précieux mais controversés. Chaque jour, nous avons des informations qui peuvent s’avérer fausses et qui nous sont présentées avec de « fausses nouvelles ». Nous sommes bombardés d’informations incessantes, de rumeurs et de mensonges, provenant des médias traditionnels et des réseaux sociaux. Les calculs et les objectifs politiques manipulent l’information. La plupart des gens ont du mal à les décrypter et beaucoup abandonnent.

Dans cette réalité s’est glissé le nouveau coronavirus chinois.

COVID-19 est un défi mondial sérieux, avec des conséquences économiques importantes et la menace d’une dangereuse crise sanitaire mondiale. Des milliers de personnes ont été infectées dans le monde ; beaucoup sont déjà mortes en Chine et le nombre de décès dans le monde augmente.

Le problème le plus important est l’absence d’informations et les fausses informations en provenance de Chine, où le manque de transparence est fréquent. La rétention ou le remodelage de l’information est une pratique courante au sein des gouvernements autoritaires. Malheureusement, l’expérience de la Chine se reflète en Iran, où le secret a alimenté la propagation de cet agent pathogène et son transport à travers les frontières.

Que savons-nous jusqu’à présent ? Nous disposons de nombreuses informations scientifiques pathologiques fournies par la Chine sur le virus qui semblent exactes. Il existe des méthodes de test précises, mais ni la méthode de propagation ni l’histoire de la maladie ne sont parfaitement comprises. Il existe une thérapie de soutien et des travaux sont en cours sur des traitements spécifiques et la prévention. Il est impossible de connaître le degré de contagiosité de la maladie ou son taux de mortalité sans connaître le nombre de cas qui sont également bénins ou sans symptômes. Les informations obtenues en secret en provenance de la Chine suggèrent des lacunes importantes ou une désinformation sur la chronologie et l’historique médical du COVID-19.

Des informations précises sont essentielles pour définir les mesures de santé publique à prendre en dehors des conseils habituels tels que se laver les mains, éviter de se toucher le visage et tousser/éternuer dans le coude. Les personnes présentant des symptômes suspects devraient s’abstenir de se rendre sur un lieu de traitement médical sans avoir prévenu à l’avance pour permettre la mise en place des mesures d’isolement appropriées. La plupart des autorités recommandent de se mettre en quarantaine soi-même au retour en Chine ou dans d’autres endroits où il y a une propagation collective. Il est conseillé d’appliquer les recommandations des autorités sanitaires.

Jusqu’à présent, le risque pour les Canadiens reste faible. Le Canada a amélioré son niveau de préparation après avoir tiré les leçons du SRAS. Il est impératif, tant pour les particuliers que pour les autorités, de penser clairement, de poser les bonnes questions et d’obtenir des informations précises. Le Canada devrait disposer d’une « ligne d’information » pour répondre à toutes les questions. La décision prise cette semaine par Ottawa de créer un nouveau groupe de travail du Cabinet pour lutter contre le coronavirus, qui vise à améliorer la coordination et la préparation, est une bonne initiative.

La situation est très fluide, et nous devons nous adapter et être capables de changer de cap rapidement. Les meilleures informations proviennent probablement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – même si elles sont influencées par les rapports incomplets fournis par la Chine.

L’OMS marginalise Taiwan

Ce n’est pas le moment de priver certaines parties du monde ou certains de ses citoyens d’informations sanitaires urgentes. Pourquoi devrions-nous nous préoccuper de Taïwan ? Séparée de la Chine par le détroit de Taïwan, elle est revendiquée par la Chine. Il y a d’importants échanges entre Taïwan et la Chine et entre Taïwan et le reste du monde. L’aéroport de Taoyuan est le 11e plus grand au monde en termes de nombre de passagers.

Cependant, comme le régime communiste chinois a bloqué l’adhésion ou l’association de Taïwan à l’OMS, Pékin ne veut pas que Taïwan soit impliqué dans les réflexions sur le COVID-19. Interdits de participer à une réunion d’urgence de l’OMS le 30 janvier, 24 millions de Taïwanais proches de l’épicentre du virus COVID-19 n’ont pas été représentés auprès de l’organisation, ni n’ont reçu d’informations officielles de celle-ci.

Taïwan est un pays démocratique, son gouvernement défend les droits de l’homme avec force. C’est le 12e partenaire commercial mondial du Canada. L’exclusion de Taïwan des relations avec l’OMS rend le COVID-19 plus dangereux pour ses ressortissants et le reste du monde.

Graeme Barber, MD FRCS(C), est un chirurgien cardiovasculaire à la retraite et professeur associé à l’université d’Ottawa. Il est membre du comité canadien de la Coalition internationale pour mettre fin aux abus en matière de transplantation d’organes en Chine.

David Kilgour, avocat de profession, a servi à la Chambre des communes du Canada pendant près de 27 ans. Dans le cabinet de Jean Chrétien, il a été secrétaire d’État (Afrique et Amérique latine) et secrétaire d’État (Asie-Pacifique). Il est l’auteur de plusieurs livres et co-auteur avec David Matas de Bloody Harvest : The Killing of Falun Gong for Their Organs (Prélèvements meurtriers : allégations de prélèvement d’organes sur des pratiquants de Falun Gong en Chine).

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