Covid-19 : les vaccins, un business très rentable pour l’industrie pharmaceutique

Par Nathalie Dieul
26 mars 2021
Mis à jour: 26 mars 2021

Alors que la course aux vaccins contre le coronavirus bat son plein depuis fin décembre 2021, ce business représente une sacrée opportunité pour les laboratoires pharmaceutiques. Certaines entreprises ont déjà dévoilé une augmentation future du prix de vente de leur vaccin contre le Covid-19.

Les stratégies de communication des grands laboratoires pharmaceutiques sont différentes, certaines entreprises comme AstaZeneca ou Johnson & Johnson disant ne pas vouloir faire de profit à court terme alors que d’autres (Pfizer et Moderna par exemple) ne cachent pas qu’elle font un profit immédiat. Toutefois, les deux stratégies reviennent au même à long terme, rapporte 20 Minutes. Cela se résume en un mot : le profit.

Une dose de vaccin Pfizer-BioNTech coûte 12 euros à l’Union européenne, et il en faut deux par individu – peut-être bientôt trois doses, ont annoncé deux hauts responsables de l’entreprise le 16 mars 2021, selon Business Insider France. De plus, les dirigeants de Pfizer ont prévu une « possibilité importante » d’augmenter les prix du vaccin avec la reprise des « conditions normales du marché ».

Albert Bourla, le PDG de Pfizer, a parlé l’été 2020 d’un profit « marginal » pour son groupe. Pourtant, la marge commerciale de l’entreprise se situerait entre 60 et 80 % selon un analyste américain, une marge à faire pâlir d’envie les petits commerçants qui peinent à gagner leur vie.

« Si vous regardez comment la demande actuelle et les prix actuels sont déterminés, il est clair qu’ils ne sont pas déterminés par ce que j’appellerais les conditions normales du marché ou les forces normales du marché… Ils sont déterminés par la situation de pandémie dans laquelle nous nous trouvons et par les besoins des gouvernements de se procurer des doses auprès de divers fournisseurs de vaccins », a déclaré Frank D’Amelio, directeur financier de Pfizer. En d’autres termes, les prix augmenteront quand la pandémie sera terminée.

Mi-mars, les dirigeants de Pfizer ont déclaré avoir largement dépassé le nombre de doses de vaccin produit par rapport au nombre prévu. « Pour l’année complète, nous avions initialement dit que nous pensions pouvoir produire 1,3 milliard de doses. Nous en sommes maintenant à 2 milliards de doses », ont-ils annoncé.

Les groupes Moderna et Janssen (qui produit le vaccin Jonhson & Johnson), de leur côté, auraient « discrètement fait part de leur intention d’augmenter les prix des vaccins contre le coronavirus », selon The Intercept.

Les laboratoires comme AstraZeneca ou Janssen, qui assurent ne pas vouloir faire de profit à court terme, ne vont pas travailler juste pour le plaisir et veulent aussi faire de l’argent en vendant leur vaccin. Selon un document dévoilé par le Financial Times en octobre 2020, AstraZeneca aurait prévu d’augmenter les prix de ses vaccins en juillet 2021, date où la pandémie serait « terminée », selon l’estimation de l’entreprise.

« AstraZeneca peut s’ouvrir des marchés avec des remises ou des prix coûtants », reconnaît Quentin Ravelli, chargé de recherche au CNRS et auteur d’une thèse sur les pratiques des laboratoires. « Mais la masse de consommateurs potentiels est telle que cela va permettre une profitabilité très élevée. De plus, il n’y a pas obligation de transparence sur les coûts de production. Il est donc très difficile de savoir si un vaccin est réellement vendu à prix coûtant. »

De plus, les prix de vente sont très variables selon les acheteurs, le prix pour un même vaccin pouvant être multiplié par six selon les cas. Par exemple, selon les informations contenues dans un contrat UE divulgué en décembre 2020 et rapportées dans un graphique de 20 Minutes, AstraZeneca vendrait la même dose 1,8 euros à l’UE et 11 euros au Bangladesh, dans le cadre du marché privé. Pfizer a vendu des doses à 5,6 euros à l’Union africaine et d’autres au prix de 25 euros à Israël.

À toutes ces questions de profit s’ajoutent la possibilité d’une vaccination annuelle, comme pour la grippe, déjà envisagée par les dirigeants de Pfizer, ce qui amènerait des possibilités de profit sans fin.

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