Craintes sur la transition post-Brexit: la livre sterling en forte baisse

Par Epoch Times avec AFP
17 décembre 2019 Mis à jour: 17 décembre 2019

La livre sterling évoluait en très forte baisse face à l’euro et au dollar mardi, pénalisée par la volonté du Premier ministre Boris Johnson d’interdire toute extension de la période de transition du Brexit au-delà de 2020.

Vers 15H00 GMT, la livre perdait 1,32% face au billet vert, à 1,3156 dollar, et 1,35% face à la devise européenne, à 84,71 pence pour un euro.

Boris Johnson compte inscrire cette nouvelle date-butoir dans la loi d’application de l’accord de divorce qu’il présentera dès vendredi aux députés.

« Le programme électoral (de Boris Johnson) excluait explicitement toute extension de la période de transition. Ce gouvernement est déterminé à tenir les promesses faites aux Britanniques », a déclaré son porte-parole à l’issue du premier conseil des ministres post-législatives.

« Ceux qui pensaient qu’une forte majorité permettrait au Premier ministre d’adopter une approche patiente pour négocier le meilleur accord possible (de relations commerciales avec l’UE) ont été pris par surprise », a souligné Kit Juckes, analyste pour Société Générale.

« La lune de miel post-électorale est terminée, la livre sterling a perdu près de 2,5% par rapport au sommet de 1,35 dollar atteint au lendemain des élections tandis que les marchés envisagent la possibilité d’un Brexit sans accord fin 2020 », a renchéri Ricardo Evangelista, analyste pour ActivTrades.

Vendredi dernier, la livre avait en effet bondi à des niveaux plus vus depuis mai 2018 face au dollar et depuis fin juin 2016 face à l’euro, juste après le référendum sur le Brexit, dans la foulée des résultats électoraux.

Fort de sa nouvelle majorité, Boris Johnson présentera vendredi à la Chambre des communes la loi d’application de l’accord négocié avec Bruxelles encadrant la sortie du Royaume-Uni de l’UE le 31 janvier.

Ce compromis de divorce prévoyait une période de transition jusqu’à fin 2020, prolongeable jusqu’à deux ans, afin d’éviter une rupture brutale, chaotique pour l’économie, si les deux parties n’arrivaient pas à conclure, dans ce laps de temps, le complexe accord qui régira leur relation commerciale sur le long terme.

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