Crise sanitaire : ils sont étudiants et doivent fouiller les poubelles pour manger

Par Sarita Modmesaïb
29 janvier 2021
Mis à jour: 29 janvier 2021

Avec la crise sanitaire du virus chinois, les étudiants se retrouvent souvent en grande précarité. Impossible de poursuivre les petits boulots qui leur permettaient de payer leurs études : serveurs dans les restaurants ou les commerces, baby-sitters…

Alors, pour manger, ils sont parfois contraints à pratiquer différentes formes de glanage telles que récupérer des aliments dans les poubelles.

Les poubelles des marchés et des magasins

À Grenoble, un groupe d’étudiants témoigne sur France2 de leurs fréquentes incursions sur les marchés du coin. Sous l’œil bienveillant des commerçants qui comprennent la situation, ces jeunes adultes récupèrent poivrons, carottes, radis et même des morceaux de pommes de terre.

« Les étudiants, ils viennent presque tous les jours », expose un commerçant. « On fait ce qu’on peut. On leur donne les fruits qu’on ne peut pas revendre, on les aide avec ça. »

À Paris, des groupes d’étudiants s’organisent afin de récupérer des aliments dans les bennes de commerces alimentaires. Ils exposent ensuite leurs trouvailles,  dans le hall de l’université, laissant libre choix aux étudiants de venir se servir gratuitement.

L’un des organisateurs s’est confié au Parisien : « On sait qu’on n’a pas tellement le droit de faire ça sur le campus, la direction ne serait pas d’accord, mais si ça peut aider. C’est aussi une manière de montrer que des aliments sont jetés dans des bennes alors qu’ils peuvent encore servir ».

La Banque alimentaire… et le gouvernement, au secours des étudiants

À Bordeaux, sur le campus, la banque alimentaire organise une distribution de nourriture une à deux fois par semaine, en partenariat avec le Crous et l’Atena (associations étudiantes).

« Depuis le premier confinement, la banque alimentaire de Bordeaux et de la Gironde a enregistré plus de 700 demandes d’aides alimentaires d’étudiants. C’est une nouvelle précarité qui s’installe avec la crise sanitaire », souligne Gilles Dupuy, président de la Banque alimentaire sur France3.

Autre aide venant de l’État, cette fois : Emmanuel Macron a annoncé jeudi 21 janvier, l’extension du ticket-repas à 1 euro aux 2,5 millions d’étudiants, permettant l’accès à deux repas à 1 euro, midi et soir, dans les restaurants universitaires.

L’inconvénient, de taille, réside dans le fait qu’environ un restaurant universitaire sur deux est demeuré fermé depuis la crise sanitaire. Et parmi les restaurants ouverts, nombre d’entre eux ferment le soir.

« Il faudrait des réouvertures et des élargissements d’horaires pour que cela fonctionne », explique Morgane Gode-Henric, présidente de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), sur Le Parisien.

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