Cultiver sa moralité en endurant une fausse accusation

Par Epoch Times
24 mars 2014 Mis à jour: 17 août 2019

M. Wei était le père âgé de Wei Lianfang de Changzhou. M. Wei excellait dans la médecine traditionnelle chinoise. Il se plaisait à exercer la charité, traitant riches et pauvres sans rien attendre en retour. Lorsque des gens démunis venaient pour un traitement médical, il refusait de se faire payer. À la place, il leur donnait des remèdes gratuitement et un peu d’argent. Lorsque les gens venaient de loin pour un traitement médical, il leur offrait du bouilli de riz et des crêpes avant de commencer l’examen médical. Il disait en plaisantant : « Ils ont beaucoup marché et ils ont faim, ce qui rend leur pouls instable. En commençant par leur offrir nourriture et repos, leur pouls va pouvoir s’apaiser. Je n’essaie pas de faire des actions charitables. C’est un tour de passe-passe que j’utilise pour me vanter de ma maîtrise de la médecine ! » Il essayait souvent de cacher ses actions charitables avec des excuses similaires.

Un jour, M. Wei fut demandé auprès d’un patient pour traiter sa maladie. Lorsqu’il repartit, les dix taels d’argent posés près de l’oreiller du patient avaient disparu. Le fils du patient suspecta le Dr Wei, mais il hésitait à confronter le médecin. On lui dit de s’agenouiller devant la maison de M. Wei avec un bâtonnet d’encens. M. Wei fut stupéfait par son comportement et lui demanda : « Pourquoi faites-vous cela ? » L’homme répondit : « Quelque chose me préoccupe et je voudrais vous en parler, mais j’ai peur de vous offenser. » M. Wei lui dit : « Je ne m’offenserai pas. Vous pouvez présenter votre question. » L’homme lui dit ce qui était arrivé. M. Wei l’invita et lui dit : « Oui, j’ai pris l’argent pour une urgence. Je pensais vous le rendre en venant ausculter votre père demain. Puisque vous m’avez demandé l’argent aujourd’hui, je vais vous le rendre tout de suite. Je vous prie de n’en parler à personne ! » Puis, il donna dix taels d’argent au fils du patient.

Lorsque le fils du patient était à genoux devant la porte du Dr Wei avec un bâtonnet d’encens, tous ceux présents dirent que Dr Wei avait toujours été un homme noble et respectable, que le fils du patient ne devrait pas salir un homme d’une telle intégrité morale en l’accusant d’avoir volé de l’argent. Mais lorsque l’homme sortit de la maison du M. Wei avec de l’argent dans la main, tout le monde soupira de déception. Ils dirent : « Tout le monde sait qu’on ne doit pas juger un homme d’après son apparence, mais qui se serait attendu à ce que M. Wei soit une telle personne ! » Tous les habitants de la ville commencèrent à condamner et à diffamer M. Wei, mais il semblait indifférent aux critiques.

Bientôt le patient se remit complètement de la maladie. Alors qu’il faisait son lit, il trouva les dix taels d’argent manquant sous son matelas. Bouleversé par la découverte, il s’exclama plein de regrets : « Je n’ai jamais perdu les dix taels d’argent ! Mais j’ai ruiné la réputation d’un vieil homme de noble caractère ! Que devrais-je faire ? Je dois aller trouver M. Wei et lui rendre l’argent devant tous ! Il ne doit plus souffrir de l’injustice ! »

Cette fois-ci, lui et son fils se rendirent ensemble chez le M. Wei. Tous deux s’agenouillèrent chacun avec un bâtonnet d’encens dans la main. M. Wei les vit, il leur demanda avec un sourire : « Pourquoi êtes-vous ici aujourd’hui ? » Le père et le fils dirent avec une expression embarrassée : « Nous avons trouvé les dix taels d’argent dans notre maison. Nous avons fait une fausse accusation ! Nous devrions être condamnés ! Nous sommes venus vous rendre l’argent que vous nous avez donné. » M. Wei les releva avec un grand sourire et leur dit : « Ce n’est rien du tout. Ne vous sentez pas coupable ! »

Le fils du patient demanda à M. Wei : « Ce jour où je vous ai insulté en vous accusant de vol, pourquoi ne vous êtes-vous pas défendu ? Pourquoi avez-vous choisi de souffrir la fausse accusation ? J’ai tellement honte ! Vous êtes si généreux de nous pardonner. Je me demandais si vous voudriez gentiment nous expliquer pourquoi vous ne vous êtes pas défendu. »

M. Wei expliqua en souriant : « Votre père et moi sommes voisins. Je l’ai connu comme un homme très frugal. En apprenant qu’il avait perdu dix taels d’argent sur son lit de malade, il serait sans doute devenu encore plus malade, les mauvaises nouvelles lui auraient peut-être coûté la vie. Je préférais souffrir d’une fausse accusation dans l’intérêt de la santé de votre père. Lorsque vous avez ramené l’argent manquant à votre père, il s’est sûrement senti mieux et il s’est remis de sa maladie ! »

En entendant ces mots sincères, tous les deux s’agenouillèrent encore une fois, ils se prosternèrent devant M. Wei. Le patient dit : « Merci, Monsieur ! Merci pour votre haute moralité. Vous m’avez sauvé la vie au prix de votre réputation ! » M. Wei les invita à entrer et à boire quelques verres ensemble. Le père et le fils repartirent joyeusement.

Ce jour-là, une grande foule entoura la maison de M. Wei tel un mur épais. Chacun disait que la hauteur du caractère moral du Dr Wei était vraiment étonnamment élevée. Depuis ce jour, chacun commença à l’appeler « le bienveillant M. Wei ».

Il est rare pour un homme de se montrer indifférent aux fausses accusations devant tous et de ne pas se défendre. Mais M. Wei ne pensait à rien d’autre qu’à la santé de l’homme qui l’avait faussement accusé de vol. Il était prêt à l’aider à bien aller aux dépens de sa propre réputation quitte à se faire traiter de voleur. Lorsque les gens remercièrent M. Wei pour son indulgence et sa générosité, il ne montra aucune arrogance. Il considéra son action simplement comme un trait de caractère que tout homme devrait avoir.

Source : fr.clearharmony.net

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