Les dangers de trop croire en la science, expliqué par des scientifiques

2 août 2016 Mis à jour: 22 mars 2017

L’univers est rempli de mystères qui remettent en question notre savoir actuel. Dans la série « Au-delà de la science », Epoch Times rapporte des récits à propos de ces phénomènes et théories qui posent un défi à nos connaissances actuelles. Sont-ils vrais ? Peuvent-ils permettre de futures découvertes et nouvelles compréhensions de notre univers ? À vous de décider.

Parmi les scientifiques ayant aidé à établir les théories et les lois scientifiques largement acceptées, nombreux sont ceux à avoir prévenu leur homologues du futur de ne pas être limités par leurs travaux. Ils ont également fait remarquer que nombre de grandes découvertes furent d’abord ridiculisées, pour s’être tenues en opposition avec les notions préconçues.

Ce qui suit sont 17 réflexions de certains des plus grands esprits de la science.

1. Les bénéfices d’être moqué

« Réjouissez-vous quand des scientifiques ne croient pas en ce que vous savez être vrai. Cela vous donnera plus de temps pour travailler en paix. Quand ils commencent à prétendre l’avoir découvert avant vous, cherchez un nouveau projet. »

– Efraim Racker dans « Resolution and Reconstitution of Biological Pathways from 1919 to 1984 », publié par Federations Proceedings en 1983.

Efraim Racker (1913-1991) était biochimiste. Il est connu pour son travail sur la découverte des mécanismes de synthèse de l’ATP, une molécule utilisée pour transporter l’énergie dans les cellules de l’organisme.

2. Les scientifiques devraient se débarrasser de leurs notions préconçues

« Vous êtes expressément prévenus de ne vous laisser influencer en aucune façon par les théories ou autres notions préconçues dans l’observation de phénomènes, dans l’interprétation d’analyses et dans d’autres décisions. »

– Emil Hermann Fischer, cité par M. Bergmann dans « Das Buch der Grosse Chemiker ».

Emil Hermann Fischer (1852-1919) était chimiste. Il a reçu le Prix Nobel de Chimie en 1902 « en reconnaissance des services extraordinaires qu’il a rendus par son travail sur le sucre et la synthèse des purines », selon le Site du Prix Nobel. Fischer est également connu pour avoir développé la projection de Fischer, une façon de dessiner en deux dimensions des représentations de structures organiques.

Hermann Emil Fischer vers 1895. (Paul Gericke)
Hermann Emil Fischer vers 1895. (Paul Gericke)

3. Une forte résistance aux idées nouvelles

« L’esprit apprécie aussi peu une idée nouvelle que le corps apprécie une protéine étrangère. Il lui résiste avec la même énergie. Il ne serait peut-être pas tant fantasque de dire qu’une idée nouvelle est l’antigène le plus réactif qui soit à la science. Si nous nous regardons honnêtement, nous verrons que nous commençons à argumenter contre une idée nouvelle avant même qu’elle soit entièrement formulée. Je ne doute pas que cette dernière phrase ait déjà été reçue par le rejet – et montré comme le mécanisme de défense est rapide à se mettre en œuvre. »

– Wilfred Trotter, dans « The Collected Papers of Wilfred Trotter F.R.S.», publié en 1941.

Wilfred Trotter (1872-1939) était chirurgien et psychologue social.

4. Ce n’est parce que cela ne peut pas être facilement mesuré, que cela n’existe pas

« La première étape est de mesurer tout ce qui peut être facilement mesuré. C’est acceptable aussi loin que ça aille. La seconde étape est de négliger ce qui ne peut être facilement mesuré et de lui donner une valeur arbitraire. Cela est artificiel et induit en erreur. La troisième étape est de présumer que ce qui ne peut être mesuré facilement n’est pas si important. C’est de l’aveuglement. La quatrième étape est de dire que ce qui ne peut pas être facilement mesuré n’existe pas vraiment. C’est du suicide. »

– Charles Handy, économiste et psychologue béhavioriste d’entreprise, dans son livre « Le Temps des paradoxes ».

Image d’un microscope. (Shutterstock)

5. Les « lois » de la physique peuvent changer

« Nous n’avons pas le droit de prétendre que des lois physiques existent, ou si elles ont existé jusqu’à maintenant, qu’elles continueront d’exister de la même façon dans le futur. Il est parfaitement envisageable qu’un jour la Nature provoque un événement inattendu qui nous surprenne tous. Si cela devait arriver, nous serions incapables de nous y opposer ; même si le résultat serait que, malgré nos efforts, nous échouerions à mettre de l’ordre dans la confusion résultante. Dans le cas d’un tel événement, le seul cours ouvert à la science serait de se déclarer elle-même en faillite. »

– Max Planck, dans son livre « L’Univers à la lumière de la physique moderne ».

Max Planck est considéré comme l’un des fondateurs de la physique quantique. Il a reçu le Prix Nobel de Physique en 1918 pour « les services qu’il a rendu au développement de la Physique par sa découverte du quanta d’énergie. »

« La science ne peut pas résoudre le mystère ultime de la nature. Cela est dû, en dernière analyse, que nous faisons nous-mêmes partie de la nature et sommes donc une partie du mystère que nous essayons de résoudre. »

– Max Planck, dans son livre « Où va la science ? ».

Le physicien allemand Max Planck vers 1930. (Wikimedia Commons)

6. La science est-elle une « autre forme de religion » ?

« Nous ne devons pas attendre que la science nous donne la permission de faire quelque chose d’inhabituel ou d’aller au delà de ce que nous croyons possible. Si nous faisons ainsi, la science deviendrait une autre forme de religion. Nous devons être non-conformistes, nous devons tendre vers l’extraordinaire. »

-Joe Dispenza, dans son livre « Faites évoluer votre cerveau ».

Joe Dispenza est neuro-scientifique et chiropracteur. Il est l’un des scientifiques interviewés dans le film « Que sait-on vraiment de la réalité !? » . Dispoza souffrait de fractures aux vertèbres dues à un accident de voiture, les docteurs disant qu’il ne pourrait remarcher qu’après une opération. Il refusa l’opération, pensant pouvoir se guérir par la volonté. Il a pu marcher de nouveau trois mois plus tard.

7. Ce qui peut nous sembler ridicule maintenant pourrait être le future de la science

« Je ne doute pas que la réalité du futur sera bien plus surprenante que tout ce que nous pouvons imaginer. Ma propre interrogation est maintenant que l’univers n’est pas seulement plus étrange que nous le pensons, mais plus étrange que nous pouvons le penser. »

– J.B.S. Haldane, dans son livre « Possible Worlds and Other Papers ».

J.B.S. Haldane était biologiste. Il est l’un des fondateurs de la génétique des populations. Il a également dérivé l’équation Briggs–Haldane avec G.E. Briggs pour décrire la cinétique enzymatique.

8. Qu’est-ce que la raison ?

« La raison, pour la plupart des gens, signifie leur propre opinion. »

– William Hazlitt, dans son essai « A New School of Reform: A Dialogue between a Rationalist and a Sentimentalist ».

William Hazlitt était écrivain et philosophe.

Portrait de William Hazlitt, tiré d’un croquis de William Bewick.

9. La science est pour la plus grande partie « opinion et illusion »

« Il y a par convention la couleur, par convention le doux et par convention l’amertume, mais en réalité il y a des atomes et le vide, énonçait Démocrite. L’univers est seulement constitué d’atomes et du vide ; tout le reste n’est qu’opinion et illusion. Si l’âme existe, elle serait également constituée d’atomes. »

– Edward Robert Harrison, dans « Masks of the Universe ».

Illustration d’un atome. (Shutterstock)

10. La science comprend le mystère

« J’adore la science et cela me fait mal de penser que tant de personnes en sont terrifiées ou pensent que choisir la science signifie que vous ne pouvez pas également choisir la compassion, les arts ou encore être émerveillé par la nature. La science ne veut pas dire se soigner du mystère, mais de le réinventer et le revigorer. »

– Robert Sapolsky, dans son livre « Why Zebras Don’t Get Ulcers ».

Robert Sapolsky est un biologiste et un neurologue. Il est connu pour ses travaux sur les maladies liées au stress.

Robert Sapolsky (P. S. Burton/Bill Branson for the National Institutes of Health Record)

11. Einstein sur la « vérité objective »

« Les concepts en physique sont des créations libres de l’esprit humain, et ne sont pas, malgré les apparences, uniquement déterminés par le monde extérieur. Dans notre effort de comprendre la réalité, nous sommes dans la même situation qu’un homme essayant de comprendre le mécanisme d’une montre fermée. Il voit sa surface et ses aiguilles, il entend même ses bruits quand elles tournent, mais il n’a aucun moyen d’ouvrir le cadran. S’il est ingénu, il pourra former une image du mécanisme qui serait responsable de toutes les choses qu’il observe, mais il ne pourra jamais être vraiment sûr que son image est la seule qui puisse expliquer ses observations. »

« Il ne sera jamais capable de comparer son image au mécanisme réel et ne pourra jamais envisager même la possibilité ou le sens d’une telle comparaison. Mais, comme sa connaissance s’élargit, il croit certainement que son image de la réalité deviendra de plus en plus simple et pourra expliquer une variété de plus en plus grande de ses impressions sensorielles. Il pourra aussi croire en l’existence d’une limite idéale de la connaissance et qu’elle est approchable par l’esprit humain. Il pourrait alors appeler cette limite idéale la vérité objective. »

– Albert Enstein et Léopold Infeld, dans leur livre « L’évolution des idées en physique ».

Albert Enstein durant une conférence à Vienne en 1921 (à 42 ans). (Ferdinand Schmutzer)

12. Les scientifiques présentent des facettes différentes sur la scène publique et derrière le voile

« Le déductivisme dans la littérature mathématique et l’inductivisme dans les revues scientifiques sont simplement des postures par lesquelles nous choisissons d’être vus lorsque le voile se lève et que le public nous voit. L’illusion théâtrale est brisée si nous demandons ce qui se passe en coulisse. Dans la vraie vie, la découverte et la justification sont presque toujours deux processus différents ».

– Peter Brian Medawar, dans « Induction and Intuition in Scientific Thought ».

Peter Brian Medawar (1915-1987) était immunologiste. Il a partagé en 1960 le Prix Nobel de Physiologie et de Médecine avec Sir Frank Macfarlane Burnet pour « la découverte de la tolérance immunologique acquise » selon le site de la Fondation Nobel.

Peter Brian Medawar en 1960. (Wikimedia Commons)

13. La science ne prétend pas la certitude, l’objectivité émotionnelle

« Une erreur commune à la plupart des critiques défavorables à laquelle la science est soumise aujourd’hui est de clamer la certitude et l’infaillibilité, ainsi qu’une complète objectivité émotionnelle. Il serait sans doute plus proche de la vérité de dire qu’elle est basée sur l’émerveillement, l’espoir et l’aventure. »

Cyril Hinshelwood, cité dans la notice nécrologique de Hinshelwood par E. J. Bowen publiée en 1967 dans le journal Chemistry in Britain.

Cyril Hinshelwood (1897-1967) était physicien chimiste. Il partagea le Prix Nobel de Chimie avec Nikolay Nikolaevich Semenov en 1956 pour leurs recherches dans le mécanisme des réactions chimiques.

Cyril Hinshelwood. (Fondation Nobel)

14. Ce qui est, est

« Un homme devrait chercher ce qui est et non pas ce qu’il pense être. »

– Albert Enstein, cité dans le livre de Peter Michelmore « Enstein, l’homme et le savant ».

15. L’erreur fatal de la science

« Rien n’est si fatal au progrès de l’esprit humain que la présomption que nos vues de la science sont ultimes ; qu’il n’y a pas de mystère dans la nature, que nos triomphes sont complets et qu’il n’y a pas de nouveau monde à conquérir. »

– Sir Humphry Davy, cité par David Knight dans son livre « Humphry Davy: Science and Power ».

Sir Humphry Davy était chimiste et inventeur. Il a découvert le sodium, le potassium et le calcium en utilisant l’électrolyse. Il a également découvert que le chlore, dont on pensait qu’il contenait de l’oxygène, était un élément. Il a inventé la lampe Davy, une lampe sûre d’utilisation dans les mines de charbon.

Sir Humphry Davy (De I. Asimov’s Biographical Encyclopedia of Science and Technology)

16. L’âme ne pourra pas être expliquée par la science

« Je maintiens que le mystère humain est incroyablement rabaissé par le réductionnisme scientifique, qui promeut le matérialisme pour rendre compte de tout le monde spirituel en termes de modèles d’activité neuronale. Cette croyance devrait être classée comme superstition. […] Nous devons reconnaître que nous sommes des êtres spirituels avec une âme, existant dans un monde spirituel tout autant que des êtres matériels avec des corps et des cerveaux existant dans un monde matériel. »

– Sir John C. Eccles « Évolution du cerveau et création de la conscience ».

John Carew Eccles, un neurophysiologiste, remporta en 1963 le Prix Nobel de Physiologie et de Médecine avec Alan Lloyd Hodgkin et Andrew Fielding Huxley pour son travail sur la transmission synaptique chimique.

Image d’une main et du soleil. (Shutterstock)

17. Les compréhensions modernes peuvent devenir obsolètes, comme tant d’autres avant elles

« Chaque expérimentation détruit un peu du savoir du système qui a été obtenu par des expérimentations précédentes. »

– Werner Heisenberg, dans son livre « Les principes physiques de la théorie des quanta ».

Werner Heisenberg était physicien théoriste. Il a reçu le Prix Nobel de Physique en 1922 pour « la création de la mécanique quantique, et son application, qui a mené à la découverte des formes allotropiques de l’hydrogène » selon le site de la Fondation Nobel.

Werner Karl Heisenberg vers 1927. (Wikimedia Commons)

 

Version anglaise : Dangers of Believing Too Much in Science, Explained by Scientists

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