La danse classique chinoise, une vision plus large du monde

La danse classique chinoise, une vision plus large du monde

Michael Hu a été captivé par les sauts défiant la gravité et la profondeur de la narration lors d’un spectacle de Shen Yun Performing Arts. Cela a fait naître en lui le rêve de devenir danseur. (Edward Dye)

21 août 2021

La première fois que Michael Hu a vu Shen Yun Performing Arts, il a été rempli d’enthousiasme et frappé par l’idée qu’il allait devenir un danseur. Si une image dit mille mots, alors Shen Yun est une série d’images qui se succèdent dans un spectacle capable de transmettre 5 000 ans de culture d’inspiration divine, explique-t-il. C’était passionnant, grandiose et profond. Hu témoigne qu’il voulait aussi raconter des histoires avec autant de pénétration.

Soutenant ses ambitions, ses parents l’ont envoyé dans un camp d’été d’une semaine pour apprendre la danse classique chinoise, la forme d’art ancienne que Shen Yun, à New York, a popularisée dans le monde entier.

La réalité ne correspondait pas à ce qu’il avait imaginé.

« C’était surtout des étirements », dit Michael. « Je n’ai pas vraiment aimé. »

Les sauts, saltos et culbutes de la danse classique chinoise, qui défient la gravité, exigent un danseur souple et flexible, et il faut une affinité naturelle ou une grande quantité de travail pour obtenir cette assise. Michael a donc renoncé à son rêve.

« Puis en 2016, c’est là que tout a changé », dit-il. Il était sur le point de s’inscrire dans une académie d’arts pour étudier la trompette, mais à la dernière minute, ses parents lui ont demandé, pourquoi ne pas essayer la danse classique chinoise ? Il pourrait l’étudier pendant un an, ou quelques mois, et s’il n’aimait toujours pas, revenir à la musique.

Michael s’est préparé à monter sur scène en solo lors du concours international de danse classique chinoise NTD.

 

Hu s’est préparé à monter sur scène en solo lors du concours international de danse classique chinoise NTD. (Edward Dye)
Michael Hu. (Larry Dai)

Il s’est avéré que la première année ne consistait qu’à s’étirer, de manière douloureuse parfois. Mais après avoir acquis les bases, la danse a commencé, dès lors Michael s’est engagé. Chaque moment douloureux qu’il a enduré, chaque exercice répétitif auquel il s’est astreint, en valait la peine, car son rêve de devenir danseur devenait de plus en plus tangible, jusqu’à ce qu’il réalise ce rêve en partant en tournée avec Shen Yun Performing Arts, la première compagnie de danse classique chinoise au monde. Michael dit qu’à chaque fois qu’il voit le visage du public au lever de rideau, il est rempli de gratitude et de contentement.

Récemment, Michael s’est préparé à monter sur scène en solo, les préliminaires du concours international de danse classique chinoise NTD ont eu lieu tout l’été, les demi-finales auront lieu le 4 septembre, et les finales et la cérémonie de remise des prix le 5 septembre.

« Je veux acquérir une plus grande expérience de la scène », dit-il. Pour lui, il ne s’agit pas de se mesurer aux autres, mais d’avoir la chance de monter seul sur scène et de voir s’il peut vraiment briller.

 

Le danseur Michael Hu incarne Xiang Yu, un grand guerrier chinois, dans cette représentation. (Edward Dye)

Pour le concours, il prépare une danse narrative sur l’un des plus grands guerriers de Chine à son déclin. Vers la fin de la guerre, Xiang Yu encerclé pendant la bataille de Gaixia etau bord de la défaite, réfléchit à la série d’événements qui l’ont conduit dans cette situation, et regrette de ne pas avoir tué le général adverse lorsqu’il en avait l’occasion.

« Là, il fait son dernier combat », dit Hu. Le grand guerrier se rend compte que, quels que soient son panache, ses compétences ou ses prouesses sur le champ de bataille, son destin dépend des cieux.

« Il y a toujours quelque chose de plus haut que vous qui joue un rôle dans votre vie », ajoute Michael. Ce sont des histoires comme celle-ci, dans le premier spectacle de Shen Yun qu’il a vu, qui l’ont attiré, dit-il. Il n’y a pas seulement le bien et le mal qui s’affrontent, mais des puissances supérieures qui parlent du sens et du but de l’humanité.

« Parce que j’ai été élevé en Amérique… je n’ai pas la chance de connaître toute la culture chinoise, ses 5 000 ans d’histoire », dit-il. Mais, Shen Yun lui a transmis l’essence de cette culture, ainsi qu’aux autres danseurs de la troupe, et enfin à un public issu de milieux et d’horizons extrêmement variés.

« C’est une beauté que les gens saisissent d’instinct », a-t-il dit. « Et ils savent que c’est encore bien plus beau encore. »

C’est la première fois que Hu participe à un concours de danse, et le jury de ce concours est composé d’artistes et d’anciens élèves de Shen Yun. Bien que la danse classique chinoise soit une forme d’art transmise depuis des milliers d’années, elle était pratiquement inconnue en Occident jusqu’à ce que Shen Yun la fasse connaître. La compagnie artistique new-yorkaise n’a pas seulement fait connaître cette danse sur la scène mondiale, mais l’a porté à de nouveaux sommets.

Dans la danse classique chinoise, il existe une méthode qui consiste à utiliser le corps pour diriger les bras et la taille pour diriger les jambes. De nombreuses écoles et compagnies de danse en parlent, mais Shen Yun et son école d’affiliation, la Fei Tian Academy of the Arts, sont les seules à l’enseigner.

Il s’agit d’une méthode dans laquelle la force de chaque mouvement commence au centre du corps, conduisant à plus d’amplitude sur scène avec des gestes plus majestueux et des sauts plus elevés ; le principe est simple, la technique est compliquée.

« Il s’agit avant tout d’utiliser son cœur pour danser », conclut Hu.

Les finales du concours pourront être diffusées en continu sur NTD.com le 5 septembre de 13 h à 17 h 30 (heure de l’Est), et la cérémonie de remise des prix commencera à 19 h.