La date d’infamie qui marquera l’histoire

Par Brian Giesbrecht
12 mai 2020
Mis à jour: 12 mai 2020

La théorie selon laquelle le nouveau coronavirus de Wuhan – qui fait actuellement des ravages dans le monde entier – est une arme biologique produite dans un laboratoire de niveau P4 à Wuhan, en Chine, est probablement la « théorie du complot » qui est aujourd’hui la plus populaire sur l’Internet.

Des millions – peut-être des milliards – de mots ont été consacrés à des discussions sur diverses chauves-souris trouvées ici et là, sur les scientifiques chinois qui ont disparu et ainsi de suite.

À vrai dire, nous ne savons pas d’où provient le nouveau coronavirus. Seul le Parti communiste chinois (PCC) le sait – et il ne le dit pas. Était-ce du « marché de fruits de mer et d’autres animaux vivants », comme le soutenaient au début les porte-paroles du PCC, ou provenait-il du laboratoire de niveau P4 tout proche, peut-être à la suite d’une expérience qui a mal tourné ?

Est-ce que ce virus a une origine naturelle ou a-t-il été artificiellement fabriqué ? Le Pentagone affirme que, selon la majorité des opinions, il est naturel. Mais cela n’exclut pas qu’il provienne d’un laboratoire d’où il a échappé d’une façon ou d’une autre. Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré qu’il y a des « preuves immenses » que l’épidémie de ce virus provient d’un laboratoire.

Le « marché de fruits de mer et d’autres animaux vivants » de Wuhan a été rasé au bulldozer il y a bien longtemps et les responsables du PCC n’admettent même pas aujourd’hui que le virus est originaire de Wuhan – ils admettent seulement qu’il y a été découvert pour la première fois. En fait, certains de leurs responsables disent même à leurs propres concitoyens que le virus provient d’une installation militaire américaine.

Ainsi, étant donné la forte probabilité que le PCC continue à tergiverser, à obscurcir la situation et à empêcher la vérité de sortir, nous pourrions ne jamais connaître cette vérité. Cependant, le fait incontestable que le PCC a dissimulé pendant au moins six semaines cruciales la gravité de ce qui se passait à Wuhan montre que tout ce qui est dit par le PCC ne peut être pris au pied de la lettre. Selon une estimation crédible, le PCC aurait pu éviter 95 % des infections en Chine simplement en introduisant des mesures de prévention trois semaines plus tôt qu’il l’a fait.

De plus, il y a un fait que le PCC ne peut pas cacher – c’est qu’il a arrêté tous les voyages en provenance de Wuhan, mais n’a pas empêché des milliers de Chinois, y compris des résidents de Wuhan, de continuer à prendre l’avion à partir d’autres aéroports chinois pour aller dans divers endroits du monde entier, infectant ainsi des millions de personnes.

Le 23 janvier 2020, Wuhan a été complètement fermée et aucune personne de cette ville n’a été autorisée à se rendre dans d’autres endroits en transports publics. Toutefois, selon les autorités de Wuhan, avant cette fermeture, environ 5 millions d’habitants de cette ville l’avaient déjà quittée par crainte de l’épidémie et pour les vacances du Nouvel An chinois. L’endroit où ils sont allés, que ce soit en Chine ou à l’étranger, ainsi que le niveau de risque de propagation du virus qu’ils portaient restent une question ouverte.

Souvenez-vous de cette date – le 23 janvier 2020 – ce sera le jour d’infamie qui marquera l’histoire. Tout comme le 7 décembre 1941, lorsque le Japon impérial a bombardé Pearl Harbor, le 23 janvier 2020 restera dans l’histoire comme le jour où le PCC a provoqué une catastrophe dans le monde entier. Le Parti communiste chinois a choisi d’infecter le reste de la planète.

Le 7 décembre 1941, 2.000 personnes ont été tuées. Le 23 janvier 2020 a déjà tué cent fois plus de personnes, et ce n’est pas fini. Malgré l’arrêt de tous les voyages en provenance de Wuhan, le PCC, en étant au courant de l’exode des Wuhannais avant la fermeture de cette ville, n’a pas arrêté les vols à partir d’autres aéroports chinois vers l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Afrique et toutes autres destinations.

En fait, ces vols n’ont cessé que lorsque des interdictions de voyager ont été émises par d’autres pays qui ont tardivement réalisé qu’ils laissaient entrer sur leur territoire des milliers de personnes infectées – les résidents de Wuhan et ceux à qui ces derniers avaient passé le virus dans d’autres endroits en Chine. Ce n’est pas un hasard que l’Italie, l’Iran, la Grande-Bretagne et les États-Unis aient été si gravement infectés. C’était la destination d’un grand nombre de voyageurs provenant de Chine.

Pire encore. Non seulement le PCC n’a pas arrêté volontairement ces vols, mais il s’est plaint amèrement lorsque les pays infectés ont commencé à prendre des mesures pour ne plus admettre chez eux les voyageurs en provenance de la Chine et en particulier de Wuhan. Le PCC a utilisé ses « amis » de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour se plaindre que de telles mesures étaient « racistes » et inappropriées. Voici ce que Tedros Adhanom Ghebreyesus, chef de l’OMS et, en fait, marionnette du PCC, a déclaré au nom de l’OMS le 30 janvier 2020 :

« Premièrement, il n’y a aucune raison de prendre des mesures qui perturbent inutilement les voyages et le commerce internationaux. L’OMS ne recommande pas de limiter les échanges commerciaux et les déplacements. »

Il est scandaleux que le chef de l’OMS ait prononcé ces paroles au moment où lui et le PCC étaient bien conscients que le nouveau coronavirus était à la fois transmissible d’homme à homme et très mortel – mais avant que le reste du monde ne soit pleinement informé de ces faits.

Le PCC a continué à s’opposer aux interdictions de vol et à cacher la gravité de la crise du virus de Wuhan – ceci jusqu’à ce que l’OMS ne déclare finalement, le 11 mars 2020, que c’était une pandémie.

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C’est donc ce que le PCC – le parti de Mao – a fait au monde. Nous en sommes maintenant au point où des centaines de milliers de personnes sont mortes, des milliards d’euros de dommages économiques ont été infligés au monde entier et l’avenir semble à la fois incertain et instable. Tout cela à cause du 23 janvier 2020 – date à laquelle le PCC a arrêté les voyages en provenance de Wuhan, mais ne les a pas arrêtés à partir du reste de la Chine. Est-ce que le terme « infamie » est un terme trop fort pour ce que le PCC a fait? Je ne le pense pas.

Il n’y a aucun doute que si le PCC avait également arrêté tous les vols vers le reste du monde le 23 janvier 2020, il n’y aurait eu aucune pandémie. De plus, s’il y avait seulement une simple honnêteté de la part du PCC, il ne fait aucun doute que les pays du monde entier auraient rapidement arrêté tous les vols en provenance de la Chine – même si le PCC n’avait pas pris cette décente mesure.

Ainsi, en tenant compte de cette action inadmissible – ou l’absence d’action – du PCC, est-ce que le terme « arme biologique » serait trop sévère pour décrire sa décision de laisser partir dans tous les coins du monde des milliers de Chinois – les résidents de Wuhan ou d’autres endroits en Chine qui auraient pu être infectés par les Wuhannais ? Chacun de ces voyageurs, n’a-t-il pas été autorisé par le PCC à se rendre en Occident en tant qu’une arme mortelle ? En fait, je ne suis pas sûr qu’il y ait un mot qui soit trop dur pour ce que le PCC a fait. Qu’est-ce qui aurait pu venir à l’esprit des dirigeants du PCC pour agir de façon aussi inadmissible et, au premier abord, raciste ? Qu’est-ce qu’ils avaient dans leur tête ?

Après tout, la Chine est le berceau de l’une des plus anciennes et des plus évoluées civilisations du monde. Les villes, les bibliothèques et les beaux-arts chinois florissaient déjà en Chine lorsque l’Europe n’avait rien de pareil et les Amériques étaient dépourvues de villes ou bibliothèques. Le peuple chinois a toujours été parmi les peuples les plus honnêtes et les plus travailleurs de la planète.

Pour ceux qui affirment que la démocratie et la liberté sont en quelque sorte incompatibles avec les Chinois, il suffit de prendre l’exemple du petit Taïwan au large des côtes chinoises. Dans cet État insulaire, les Chinois ont réussi à construire une démocratie libérale florissante, où les gens jouissent d’un niveau de liberté et de prospérité inimaginable en Chine continentale.

On peut aussi regarder Hong Kong, où de courageux habitants essaient désespérément de préserver leurs libertés et d’éviter de devenir juste une autre ville contrôlée par l’État-parti chinois.

Que s’est-il donc passé en Chine continentale ? Comment cette nation vraiment impressionnante a-t-elle pu dégénérer au point d’exporter sciemment la mort et la destruction à tous ceux qui se trouvent en dehors de ses frontières ?

La réponse est simple : c’est à cause du règne du PCC sur la Chine et de sa détermination sanglante à rester au pouvoir à tout prix.

Depuis son arrivée au pouvoir en 1949, ce Parti a, à tour de rôle, affamé ou brutalisé ses propres citoyens, écrasant toute dissidence. Le Parti de Mao est responsable de la mort d’au moins 60 millions de personnes au cours de son règne violent.

On espérait que la visite historique de l’ancien président américain Richard Nixon en Chine, en 1972, encouragerait le régime chinois à devenir plus humain, plus libéral et plus coopératif. En effet – au moins après la mort du tyran Mao Zedong en 1976 – les nouveaux dirigeants chinois ont permis aux talents de leur peuple de s’épanouir et ont laissé prévaloir des éléments de la libre entreprise. Grâce au travail dur et à l’esprit entrepreneur, des millions de Chinois on réussi à sortir de la pauvreté.

Mais le PCC n’a jamais laissé les libertés humaines se développer, de sorte que la prospérité accrue a eu un prix énorme. Le Parti maintient un contrôle absolu et ne tolère aucune dissidence. Il maîtrise également les médias et exerce de plus en plus de contrôle même sur des organisations internationales comme l’OMS qui, en théorie, devraient être apolitiques. Le PCC pervertit ces organisations.

Lors des prochaines années, on pourra réfléchir et analyser pourquoi les choses ont si mal tourné. Cependant, il est déjà clair que l’OMS était bien trop désireuse de plaire aux dirigeants du PCC. L’association d’un PCC arrogant et d’une direction de l’OMS qui lui léchait les bottes est responsable d’un malheur et d’une souffrance d’une ampleur colossale et tragique.

Si quelqu’un espérait qu’un PCC plus conciliant émergerait de cette pandémie catastrophique, ses espoirs ont été immédiatement anéantis.

Une Chine qui serait actuellement remise du virus profite d’un Occident affaibli pour y renforcer son influence, neutraliser la contestation à Hong Kong et intimider ses voisins. Au lieu de présenter des excuses et des compensations, le PCC enhardi répand de fausses informations selon lesquelles le coronavirus proviendrait de l’armée américaine ou d’Italie et refuse même d’admettre que le virus est originaire de Wuhan – il admet seulement qu’il « a été découvert pour la première fois [à cet endroit] ».

Un signe vraiment décourageant de la façon dont le PCC prévoit de se comporter dans la période post-pandémique est sa tentative de chantage à l’égard de la France – à savoir qu’il n’aidera ce pays frappé par le virus de Wuhan seulement qu’en échange de l’autorisation à Huawei de fournir à la France son réseau 5G.

Autre exemple décourageant : la Chine continue de garder, comme au Moyen Âge, deux Canadiens en otage dans le but de faire chanter le Canada et l’obliger à renoncer au principe de la primauté du droit. L’audace de l’État-parti chinois est hallucinante : après avoir mis la France à genoux avec le virus exporté de Wuhan, le PCC profite de sa vulnérabilité pour arriver à ses fins. Envers le Canada, il agit comme un gangster. C’est vraiment du kafkaïen à l’échelle cosmique.

Cependant, les poursuites judiciaires contre la Chine ont déjà commencé. Il est symbolique que l’État du Missouri – là où Winston Churchill a prononcé le discours sur le rideau de fer – ait été le premier État américain à intenter des poursuites visant à compenser les dommages infligés par le virus de Wuhan.

On peut dire que la guerre froide avec l’Union soviétique a officiellement commencé lorsque Churchill a prononcé ce discours au Westminster College de Fulton, dans le Missouri, le 5 mars 1946. Il a dit, et c’est bien connu : « De Stettin sur la Baltique à Trieste sur l’Adriatique, un rideau de fer s’est abattu sur le continent. »

Bien que l’URSS ne soit plus, la guerre froide destructrice se poursuit à ce jour sous une forme modifiée. Quiconque doute que l’Occident soit maintenant engagé dans une guerre froide aussi intense et aussi destructrice avec la Chine communiste n’a qu’à regarder ce que le PCC a fait – ou plutôt n’a pas fait – le 23 janvier 2020.

Nous ne savons pas ce qui va suivre. L’Occident cherche des signes de la part du PCC indiquant que ce dernier voudrait s’excuser et au moins discuter d’une compensation. Il veut voir au moins un signe indiquant que le PCC serait plus coopératif et moins hostile envers l’Occident, et qu’il offrirait plus de liberté à son propre peuple. S’il n’y a aucun de ces signes, les prochaines décennies seront très difficiles. Jusqu’à présent, on les cherchait en vain.

Le 23 janvier 2020 est une date d’infamie qui marquera l’histoire.

Brian Giesbrecht est chercheur principal du groupe d’experts canadien Frontier Centre for Public Policy.

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