D’autres prétendants à la présidence polonaise

Par Epoch Times avec AFP
26 juin 2020
Mis à jour: 26 juin 2020

Entre un ancien séminariste et un eurosceptique ardent, en passant par un pionnier des droits des homosexuels, les 11 candidats à l’élection présidentielle polonaise de dimanche forment un groupe très disparate.

Le président sortant Andrzej Duda, soutenu par le gouvernement ultraconservateur, brigue son second mandat face notamment à son principal rival, le maire libéral de Varsovie, Rafal Trzaskowski, appuyé par le plus grand parti d’opposition, la Plateforme civique (PO).

Voici les profils de quatre parmi les autres candidats:

Szymon Holownia

Journaliste devenu célébrité, Szymon Holownia, 43 ans, s’est fait un nom en tant qu’animateur de l’édition polonaise d’« Incroyable talent ».

Capitalisant sa renommée, il s’est lancé dans la politique en se présentant au départ de cette course présidentielle.

Indépendant, se déclarant catholique progressiste, Holownia s’est hissé à la troisième position dans les sondages, soutenu par les électeurs à la recherche d’une alternative sur la scène politique extrêmement polarisée en Pologne, entre les populistes au pouvoir et l’opposition centriste.

Szymon Holownia, journaliste polonais et candidat présidentiel indépendant prononce un discours pour les habitants et les partisans lors d’un rassemblement électoral les derniers jours avant les élections présidentielles de dimanche le 25 juin 2020 à Radom, en Pologne. Photo par Omar Marques / Getty Images.

Fervent partisan de l’ancrage de la Pologne dans l’Union européenne et dans l’Otan, il est aussi engagé dans des œuvres caritatives en Afrique.

Holownia est végétarien et militant des droits des animaux.

Il avait suivi une formation religieuse chez les frères dominicains, avant de se lancer dans le journalisme.

Wladyslaw Kosiniak-Kamysz

Médecin originaire d’une famille profondément enracinée dans la campagne, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz dirige le Parti paysan polonais (PSL), une petite formation de centre-droit qui a le don de forger des coalitions à travers presque tout le spectre des partis politiques.

-Un manifestant montre une affiche portant un portrait du candidat de l’opposition Rafal Trzaskowski lors d’une manifestation anti-gouvernementale une semaine avant l’élection présidentielle du 20 juin 2020 à Varsovie. Photo par WOJTEK RADWANSKI / AFP via Getty Images.

Considéré comme prétendant très sérieux au début de la course présidentielle, Kosiniak-Kamysz, 38 ans, a glissé depuis au quatrième rang.

Andrzej Duda

Selon les analystes, sa base d’électeurs ruraux a été récupérée par le président sortant Andrzej Duda, considéré à la fois comme conservateur et garant de la généreuse campagne de dépenses sociales du gouvernement populiste de Droit et Justice (PiS).

Krzysztof Bosak

Dans le contexte du soutien élevé des Polonais à l’UE, le candidat d’extrême droite Krzysztof Bosak est un des rares politiciens du pays à plaider publiquement pour sortir son pays de l’Union.

Chef adjoint du parti parlementaire marginal Confédération Liberté et Indépendance, Krzysztof Bosak, 38 ans, veut restituer la peine de mort, exclut l’égalité des droits pour les homosexuels et s’oppose aux indemnisations pour les biens juifs spoliés depuis la Seconde Guerre mondiale.

Cet ancien gymnaste, passionné de la planche à voile, libertaire économique, est classé cinquième de la course, selon les sondages.

Robert Biedron

Ardent défenseur des droits des LGBTQ, appelant la Pologne catholique à reconnaître les unions homosexuelles, Robert Biedron est le premier candidat présidentiel ouvertement gay de Pologne.

En 2011, il fut le premier député ouvertement gay, avant d’être élu maire de la ville de Slupsk (nord) trois ans plus tard, et finalement député européen en 2019.

Athée, diplômé en sciences politiques, Robert Biedron est polyglotte parlant anglais, français, italien, russe et même espéranto.

Fondateur du parti Wiosna (Printemps), il est soutenu par une alliance de gauche. Il lutte en faveur des droits des femmes, de l’État de droit et de la séparation de l’Église et de l’État.

 

 

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