Débordements après la qualification de l’équipe de foot algérienne : le général Soubelet en a « ras-le-bol de ces faux Français »

Par Séraphin Parmentier
15 juillet 2019 Mis à jour: 16 juillet 2019

Si Bertrand Soubelet affirme avoir « du respect pour l’Algérie », il n’a néanmoins pas hésité à condamner fermement les nombreux méfaits commis dans plusieurs villes de France par des supporteurs des Fennecs après la qualification de l’équipe algérienne.

Peu après la victoire de l’équipe d’Algérie contre le Nigéria en demi-finale de la CAN, les concerts de klaxons et les scènes de liesse ont laissé place à des échauffourées dans de nombreuses villes de l’Hexagone comme Paris, Marseille, Montpellier ou Lyon.

Jets de pétards et de fumigènes, rodéos, barricades, incendies volontaires et déprédations en tout genre, caillassage des pompiers et des forces de l’ordre, la liste des exactions commises par les supporteurs des Fennecs en dit long.

Dans un message publié sur Twitter le 15 juillet, le général Bertrand Soubelet a condamné les nombreux débordements intervenus après la qualification de l’équipe de football algérienne pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).

« Je n’admets pas les excès et les dégradations auxquels nous assistons »

Ancien numéro trois de la gendarmerie nationale, spécialiste du maintien de l’ordre et de la lutte contre la délinquance, Bertrand Soubelet en a visiblement assez de voir les mêmes incidents se répéter depuis le début de la compétition.

« J’ai du respect pour l’Algérie, son peuple, son drapeau mais en France je n’admets pas les excès et les dégradations auxquels nous assistons après ces matchs dans les rues de nos villes. Quand on aime et on célèbre un pays, on y reste et on y vit. Ras le bol de ces faux Français ! », écrit le général Soubelet.

Après avoir reçu des critiques pour ses propos, le général Soubelet a publié un nouveau message sur les réseaux sociaux, expliquant qu’il avait « été pris à partie par des défenseurs de la bien-pensance », ceux-ci ayant tôt fait de l’accuser « de tous les maux ». « Leurs attaques sont en réalité un honneur pour moi », a ajouté l’ancien élève de Saint-Cyr. Si elles vont à l’encontre du politiquement correct,  ses déclarations sur les méfaits commis en France par certains supporteurs de l’Algérie relèvent selon lui « du bon sens » et sont partagées « par une majorité de Français ».

« La vérité est simple : j’aime mon pays et je n’accepte pas qu’il soit détruit et critiqué par une minorité d’individus à la recherche d’une identité. C’est tout. Mais dans notre pays, il semblerait que l’on ne puisse pas dire les choses sans être considéré comme un membre du camp du Mal… Je continuerai à dire les choses comme je l’ai toujours fait à l’Assemblée Nationale, avec les ministres et le président de la République. Avec constance et sans excès », poursuit le haut gradé.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 282 personnes soupçonnées d’avoir pris part aux incidents survenus après la victoire de l’Algérie ont été interpellées en France dans la nuit du 14 au 15 juillet. Parmi elles, 249 ont été placées en garde à vue.

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