Les démocrates de Caroline du Sud luttent pour empêcher les universités d’enseigner la Constitution

23 mars 2019 Mis à jour: 23 mars 2019

Préambule de la Constitution des États-Unis : « Nous, le Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d’établir la justice, de faire régner la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d’assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution pour les États-Unis d’Amérique. » (NDT : La traduction des paroles citées plus haut sur l’image)

Les démocrates de Caroline du Sud ont plaidé pendant plus d’une heure pour empêcher l’adoption d’une loi obligeant les universités d’État à donner un cours intitulé « Constitution 101 », le mardi 19 mars.

Le projet de loi proposé par les républicains mettrait à jour une exigence déjà existante depuis 1924 d’enseigner ce cours, laquelle a été jusqu’ici ignorée par l’Université de Caroline du Sud. Le projet de loi a déjà été adopté au Sénat, mais les démocrates, lors d’une audience du sous-comité de la Chambre des communes tenue mardi, ont soutenu qu’il serait trop lourd pour les étudiants, tant sur le plan financier que scolaire.

Le projet de loi exigerait que chaque étudiant de l’USC suive un cours de trois crédits d’un semestre couvrant les documents fondateurs de l’Amérique, dont la Constitution des États-Unis, la Déclaration d’indépendance et le Fédéraliste, recueil de documents fédéralistes.

Les représentants démocratiques de l’État de Caroline du Sud, Ivory Thigpen et Wendy Brawley ont fait valoir que le coût du cours, que M. Thigpen a appelé « Constitution 101 », pourrait être transféré aux étudiants. Ils ont également fait référence à un représentant de l’USC qui s’est opposé à l’exigence du projet de loi selon laquelle les étudiants doivent réussir un examen exhaustif couvrant toute la matière du cours pour obtenir leur diplôme.

Le représentant républicain de l’État de Caroline du Sud, Garry Smith, qui parraine le projet de loi à la Chambre, a souligné plusieurs cours non requis par la loi que l’USC pourrait cesser d’offrir si elle voulait réduire ses coûts, comme « Diplomatie publique et citoyenneté mondiale ».

« Je dirais que si vous ne pouviez pas réussir un examen sur la Constitution et la Déclaration des droits, vous ne devriez peut-être pas obtenir votre diplôme », a martelé M. Smith.

Ce projet de loi est la dernière tentative des républicains de Caroline du Sud d’obliger l’USC à offrir un cours déjà requis par la loi. La première tentative a eu lieu en 2014, laquelle a été rejetée par le président de l’USC, Harris Pastides, par le biais d’une lettre énumérant plusieurs raisons pour lesquelles l’université ne pouvait pas offrir ce cours, dont entre autres le mandat de la loi de tester les étudiants pour « loyauté envers les États-Unis ».

« Il appert qu’une mise à jour de ces lois soit indispensable pour trouver l’équilibre entre la conformité et l’application », écrivait M. Pastides à l’époque. « L’Université de Caroline du Sud s’est engagée à travailler avec les membres de l’Assemblée Générale pour trouver une solution favorable. »

La législation mise à jour semble répondre à chacune des préoccupations de Harris Pastides.

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