Les élus de New York font pression pour que les attaques avec des seaux d’eau contre la police deviennent un crime

Par Zachary Stieber
4 août 2019 Mis à jour: 5 août 2019

Les élus new-yorkais préparent un projet de loi qui criminaliserait le fait d’asperger de l’eau sur des policiers, à la suite une série d’attaques de ce genre à New York le mois dernier ( juillet 2019).

Les députés républicains Mike LiPetri et Michael Reilly ont annoncé le projet de loi cette semaine.

« L’État de New York doit annoncer clairement que cela ne sera pas toléré, et je suis persuadé que ce projet de loi fournit aux forces de l’ordre les outils dont elles ont besoin pour réagir correctement », a déclaré M. LiPetri lors d’une conférence de presse le 31 juillet, diffusée par la station de radio américaine WABC.

Le projet de loi classerait en infraction de catégorie E le fait de jeter ou de pulvériser de l’eau ou toute autre substance vers un policier ou un agent de la paix. Les contrevenants risqueraient jusqu’à quatre ans de prison.

Pour que le projet de loi soit adopté, il devrait être approuvé par l’Assemblée et le Sénat de l’État, avant d’être signé par le gouverneur Andrew Cuomo, un démocrate, qui n’a pas encore indiqué sa position sur le projet de loi.

« J’espère que mes collègues d’Albany appuieront cette mesure législative des deux camps. Parce que si c’est ce qui les préoccupe, la sécurité de nos forces de l’ordre, ils le feront », a réagi M. Reilly.

Les députés, les policiers à la retraite de la police de New York et le président républicain Donald Trump ont blâmé le maire de New York, Bill de Blasio, pour ces attaques. M. de Blasio est fréquemment en tournée à travers le pays pour préparer sa candidature à l’investiture du Parti démocrate à la présidence.

M. de Blasio a publié des déclarations condamnant les attentats, en écrivant dans l’une d’elles : « Lorsque vous manquez de respect à nos officiers de la police de New York, vous manquez de respect à TOUS les New-Yorkais. Nous ne tolérons pas de tels actes dans notre ville. »

Mike LiPetri a déclaré que le maire devrait montrer son soutien à la police et qu’il devrait utiliser sa plate-forme nationale pour « brûler plutôt que d’ériger des ponts » entre la communauté et les forces de l’ordre, a rapporté NBC NY.

Il a appelé M. de Blasio à condamner les attaques lors du débat de mercredi à Detroit, mais le maire ne s’est pas exécuté.

« Nous avons maintenant des individus qui arrosent littéralement les agents de police en service avec des seaux d’eau, alors que les agents font leur patrouille de routine. Ces patrouilles visent uniquement à protéger la qualité de vie dans les quartiers qu’elles desservent. Aujourd’hui des seaux d’eaux. Mais qu’en sera-t-il la prochaine fois ? De l’essence ? De l’acide ? », interroge M. LiPetri. « Nous devons envoyer un message fort que de tels actes ne seront pas tolérés. »

M. LiPetri s’est expliqué lors d’une apparition à Fox News : « Si l’État de New York dit qu’il défend les force de l’ordre, il adoptera notre projet de loi. Mais c’est maintenant qu’il va falloir se décider, maintenant que les actes doivent frapper plus fort que les mots. Beaucoup de politiciens, ils aiment parler, eh bien maintenant, maintenant on va voir ce qu’ils vont bien pouvoir faire. »

« La différence, c’est que, contrairement à d’autres États et villes, l’État de New York aime faire avancer cette rhétorique anti-policière et dire à nos forces de l’ordre de ne pas arrêter ces gens et que nos procureurs ne devraient pas les poursuivre, alors qu’en ce moment ils devraient le faire. Ils doivent poursuivre ces criminels dans toute la mesure du possible », a-t-il ajouté.

Robert Perez, 24 ans, a été arrêté fin juillet pour avoir arrosé d’eau deux policières dans le Bronx, révèle Pix 11. Il a été accusé de délit criminel, de harcèlement, d’inconduite et de malversation criminelle.

Trois suspects ont été arrêtés le 24 juillet pour avoir été impliqués dans d’autres arrosages. L’un d’eux a été identifié comme étant Courtney « Killer Court » Thompson, membre connu d’un gang.

Ils ont fait face à des accusations d’obstruction à l’administration gouvernementale, de nuisance criminelle et de malversation criminelle.

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