Des ados attaquent une dame handicapée avec de la farine et des oeufs avant de se prendre en photo

Par Louise Bevan
30 juillet 2019
Mis à jour: 30 juillet 2019

Pour Janice Morris, 49 ans, une promenade dans le parc s’est transformée en une épreuve traumatisante. Cette anglaise handicapée de la ville de Bury St. Edmunds, dans le Suffolk, en Angleterre, a été prise à part par un groupe d’ados cruels qui l’ont bombardée d’œufs et de farine avant de l’abandonner sur le banc.

Mais ça ne s’arrêtait pas là.

Les garçons ont ensuite posé avec leur victime pour célébrer leur acte malveillant. Une photo qui a déclenché colère et indignation après qu’elle a été affichée sur Snapchat par l’un des membres de la bande. La photo a gravement choqué et indigné les habitants de la communauté locale, dont certains ont affirmé que le gang était notoire et terrorisait les résidents depuis des semaines.

La pauvre victime, Janice Morris, 49 ans, souffrait de graves problèmes de santé mentale. Les garçons lui sont tombés dessus alors qu’elle marchait seule dans le parc. Ils l’ont malmenée avant de lui cracher dessus, puis sont allés acheter des œufs et de la farine avant de revenir pour continuer leur harcèlement sur la femme sans défense et prendre une dernière photo « trophée ».

Illustration – Shutterstock | Anett Horvath

La police du Suffolk, qui a été rapidement appelée sur les lieux, a rapporté à l’Independent que Janice Morris avait été laissée dans un état de « grande détresse » bien qu’elle n’ait pas été blessée physiquement. « Ce type de comportement est totalement inacceptable », a déclaré plus tard l’inspecteur Anthony Bridgland au Daily Mail. « Nous voulons rassurer tout le monde sur le fait que nous abordons la question avec fermeté et que nous soutenons la victime. »

Un résident local a témoigné, désespéré : « La vérité, c’est que ces enfants n’ont rien à faire, alors ils causent des ennuis. »

Une autre femme du coin s’est insurgée, furieuse de ce qui s’était passé si près de chez elle. « Tout ce que je sais, c’est qu’ils sont du coin. J’étais absolument dégoûtée d’apprendre ce qu’ils ont fait à cette pauvre femme », dit-elle.

Illustration – Shutterstock | Rawpixel.com

« Comment se sentiraient-ils si c’était leur mère, leur grand-mère ou leur sœur ? », questionne-t-elle, outrée. « C’est honteux, vraiment. »

La victime elle-même s’est courageusement adressée à Sky News. « Ils m’ont d’abord encerclée, puis sont réapparus avec un sac de farine, d’eau et d’œufs », se souvient-elle. « Je considère certainement qu’il s’agit d’une agression contre ma personne, du fait que je puisse simplement me promener dans un espace vert. J’aimerais entendre leurs raisons si possible », a t-elle partagé.

« Cependant, ajouta Janice Morris, avec compassion, je n’ai aucun désir de voir les tensions actuelles s’aggraver. »

Illustration – Pixabay | Bru-nO

Son amie, Katherine Brame, est allée voir la victime et a confirmé qu’elle était « en sécurité ». Les habitants du quartier lui ont offert de l’aide et même des cadeaux. Pourtant, ce dont la quinquagénaire avait le plus besoin, c’était d’être laissée seule.

Dans un post qui a depuis été supprimé, Katherine a expliqué sur Facebook : « L’incident d’aujourd’hui m’a rendue si triste et dévastée. C’est compliqué, mais si vous voulez aider, pourquoi ne pas faire un don à un organisme de bienfaisance en santé mentale », suggère-t-elle. « Les personnes atteintes de ces maladies invisibles passent totalement inaperçues, et elles sont dans une situation d’indigence », écrit-elle encore.

Quatre adolescents ont été arrêtés à la suite de l’attaque du parc. Malgré tous les efforts des policiers pour garder inconnue l’identité des jeunes, des photos ont fuité et des commentaires furieux se sont déversés sur les réseaux sociaux.

Un parent d’un des garnements impliqué pour avoir pris la photo de l’incident a cependant a pris sa défense. « Ce n’est pas un arracheur de cheveux », a déclaré la belle-mère de l’adolescente de 17 ans au Mail Online. « C’est juste un garçon stupide. Il n’a jamais eu de gros ennuis, mais c’est sérieux. »

Au fur et à mesure que la colère à l’égard du gang juvénile s’est intensifiée, la police a confirmé qu’elle protégeait les adolescents en leur offrant une protection policière. Une précision qui n’a pour autant fait qu’attiser la colère. « Pourquoi ces garçons devraient-ils être protégés après avoir causé une telle détresse à une femme innocente qui marchait dans le parc ? », pensaient les gens.

Cependant, la justice est intervenue. Les adolescents ont reçu une peine de travaux forcés pour leur délit, selon une information du Sun, et devront porter le fardeau de leur honte pour le reste de leur vie.

Heureusement, ce gang cruel de cinq personnes représente l’exception et non la règle. Nos voisins les plus vulnérables méritent notre compassion, et jamais, en aucune circonstance, notre mépris.

RECOMMANDÉ