Des antiracistes en réalité racistes

Par John Stossel
16 août 2020
Mis à jour: 16 août 2020

Les manifestations de Black Lives Matter ont conduit de nombreuses personnes à vouloir participer à une action utile pour réduire l’injustice raciale. Les groupes de défense de la justice raciale ont reçu beaucoup d’argent.

De grandes entreprises ont fait des dons de plusieurs millions de dollars.

« Mauvaise idée », déclare l’animateur radio afro-américain Larry Elder dans ma nouvelle vidéo.

« C’est condescendant… et pas utile. J’invite les personnes de race blanche à se détendre. Arrêtez de nous aider, parce que vous aggravez les choses ! »

Cela aggrave la situation, dit-il, car cela soutient l’affirmation des militants selon laquelle « les Afro-Américains sont victimes du racisme. [Mais] si le racisme était dans l’ADN des États Unis, Barack Obama n’aurait jamais pu être élu. La réussite n’a jamais dépendu aussi peu du racisme qu’aujourd’hui ».

Je lui réponds en jetant le doute sur ses propos : « Ce doit être un énorme problème, sans quoi il n’y aurait pas toutes ces manifestations ! »

« Eh bien, on leur ment », répond Larry Elder. Les enseignants, les militants de race noire et les médias donnent « aux jeunes l’impression que le racisme reste un problème énorme aux États-Unis alors que ce n’est pas le cas. »

Ce n’est pas le cas, dit-il, car aujourd’hui, toute personne qui fait ces trois choses peut réussir : « Terminer le lycée, ne pas avoir d’enfant avant de se marier, trouver un emploi. Faites ces trois choses, et vous ne serez pas pauvre. »

Le plus grand problème auquel est confrontée la communauté afro-américaine aujourd’hui, selon M. Elder, est l’absence de pères. Dans les années 1960, la plupart des enfants de race noire étaient élevés dans des foyers biparentaux. Cela a changé lorsque la guerre contre la pauvreté de notre gouvernement a commencé.

Les prospectus ont transmis le message suivant : c’est le travail du gouvernement, et non votre responsabilité, de prendre soin de vous et de vos enfants. « Une mère avec deux enfants gagne plus d’argent qu’elle ne gagnerait au salaire minimum grâce à tous les avantages qu’elle reçoit de l’État-providence ! »

Aujourd’hui, dit-il, Black Lives Matter encourage en fait l’éclatement des familles. Leur site web dit bien « de perturber le modèle occidental traditionnel basé sur le noyau familial ».

C’est une idée de Karl Marx tirée du Manifeste du Parti communiste. La co-fondatrice de Black Lives Matter, Patrisse Cullors, se décrit fièrement comme une « marxiste de formation ».

Larry Elder la traite, elle et les manifestants anticapitalistes, de « charlatans ».

« Veulent-ils vraiment du socialisme ? » demande M. Elder. « Veulent-ils vraiment des produits de qualité inférieure ? Ils portent tous du Nike et utilisent des produits Apple. Ce sont des hypocrites. »

Mais ils sont en train de gagner !

Ils redéfinissent même le sens du racisme. Les « antiracistes » d’aujourd’hui définissent le racisme comme « toute politique ayant un effet disproportionné ». Ainsi, même une déduction fiscale est raciste parce qu’en moyenne, les personnes de race blanche déduisent plus que les personnes de race noire.

« L’antiracisme présume des choses sur le monde qui ne peuvent tout simplement pas être vraies », dit Kmele Foster, producteur principal chez Freethink. « Nous sommes tous au fond, quelle que soit notre race, des individus. L’antiracisme prend cela et le tourne à l’envers. »

Récemment, le Musée de l’histoire et de la culture afro-américaines de Washington, qui fait partie de l’Institut Smithsonian financé par les contribuables, a créé un poster : la « culture blanche » signifie des choses comme « la famille nucléaire », « l’autonomie », « un calendrier très strict » et « la gratification différée ».

L’affiche est « méprisable », déclare M. Foster. « Il est offensant de suggérer que les Afro-Américains ne peuvent pas aspirer ou posséder toutes les valeurs décrites dans un document comme celui-ci. Les Afro-Américains peuvent être ponctuels. Les Afro-Américains ont en fait du succès dans ce pays. »

L’affiche a été retirée, à la suite de plaintes.

Je voulais demander à Black Lives Matter de me parler de ce genre de choses. Nous avons contacté les 14 sections américaines. Aucune n’a accepté d’être interviewée.

Dommage. Je voulais demander aux « antiracistes » s’ils ont remarqué qu’eux-mêmes ainsi que les partisans de la suprématie blanche soutiennent maintenant des politiques ségrégationnistes similaires, comme les espaces réservés aux personnes de race noire (ou blanche). M. Foster souligne que les tenants de la suprématie blanche et les antiracistes pensent que « la race est un attribut immuable de ce que nous sommes ».

Il préfère la vision de Martin Luther King Jr. : une nation où « les gens ne sont pas jugés sur la couleur de leur peau, mais à la nature de leur caractère ».

« Les dirigeants de Black Lives Matter ne veulent pas vraiment la vision de MLK », déclare M. Elder. « Ils veulent une société coordonnée par la couleur, tant que c’est eux qui assurent la coordination. »

John Stossel est un correspondant de presse primé et un auteur à succès. Son dernier livre s’intitule : No, They Can’t : Why Government Fails-But Individuals Succeed (non, ils ne peuvent pas : pourquoi le gouvernement échoue alors que les individus réussissent).

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